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Full text of "La Rotonde 31e année, 18 septembre 1962 - 11 mars 1963"

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LA ROTONDE 



le 25 avril 1962 



HAUSSE 



FRAIS PREVU 



POINTS SAILLANTS 
DE LA REUNION DU 17 



— Présence à cette réunion 
de la quasi totalité des 
membres du Crand Con- 
seil. 

— Première fois dans l'his- 
toire de la 1 edé; un pré- 
sident de.s délibérations. 

— l'oint central de la réu- 
nion: relations entre gra- 
dués et sous gradués. 
Conditions d'une nouvel- 
le entente. 

MOTION: 

— Sous proposition des étu- 
diants de Droit : commis- 
sion spéciale créée pour 



réformer les statuts de 
la 1 ECO. 

— Amendement à l'article 
23a de la constitution en 
faveur des gradués. $7.00 

leur est remis sur le $13 
versé annuellement à la 
I ede. 

— Deux parties de la mo- 
tion adoptées a l'unani- 
m i t é . 

— Sortie heureuse du nou- 
veau C. H. (irignon étu- 
diant ... en occurence 
le près, de la Philo. Pour- 
un "coquetel" . . . 



Après chaudes discus- 
sions Irais étudiants 
hausses de $13.00 à 
$20.00, dont cinq retour- 
ne auX facultés; et deux 
à la Fédération. Se Soci- 
ales contre. 

— Commission créée pour 
étudier la possibilité de 
la construction d'un ('en- 
tre Social. Le Commun 
I.au s'y oppose. 

— Réunion relativement pas 
très longue. Beau travail 
du Président permanent 
des débats. 



— CHANGEMENTS PROBABLES -— • 


1961 — AVANT — 1962 


1962 — APRES — 1963 


Sous gradues 


Sous-gradués 


Fédération — 13.00 


Fédération - - $20.00 


Remis aux Fac -^$2 00 


Remis aux Fac — $5 00 


Gradues 


Gradués 


Fédérati n $13 00 


Fédération — $ 1 3 00 


Facultés - $2 50 


Facultés — $7 00 



Comment se 



définit le R.I.N. 



!.. K l.N ■ ■ • ; .. • • ; -:•• 
; ' : • ' : ' ' ' ' v •' l 1 " 

■ i . . pu) i ■' • ■ ii ; '> : ' • ; 

.-....,•' ...•■■ 

qu'il il<>i:i:i ... i ■ ■■ .«.'< ' 
veau part : ni -i-parulisit . . en 
lur.- qu'i ■ ;'•■•' . iih 

i <• qu'n h 'est. pas, il pt-ut 
devenir Uf:rn.. . -• li U 

i ' ; . . • i ' , •> ' ■:.«.' 
;.••:..• ,:, :■..•;: pi iii-ie a Ui.e 
:■' ,i tue •- Kn il'autre.i mots, 
•■• r. •• ■::'■•' t-hose ne peut 

. ■! ic • , . • ,. . ' •>•■.:!, 

,...•■: .•:...• !i emi 

Vins: i U I N •. . . .. • ' i*.:,- .• 

; •.■■•■ en eui e un ri . 

'.•■!!.•'' : • | > i ; i r a i : • ■ • ' 

■ atmi 

I' ,•• .■ • M M ..: . ' C! .; ul ;■ 
dei ...ri r< . i riiii.i r.t qui le il. I.N. 
. .i i i ru p;i |i;i ri ! . ; .• 

. : • ; • : . i . ■'■:■..• \ : : i - J . i ! 

• i dm ' "i . .'.;.' . . :,: r;i'i 

: . :. " '• : p.i " .' ... ;.. .. 

ii ; p.ii •'..•■:• • I ~ ,' 

fit p'/L.i ri ■ . . : • ' '• ■ 

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!-• ■ nu ■'.-.]■ I i.ilateu: : . 

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■ ■ ■• ' |Ui • i i i .i ; :■ 

K.I N ■ •/. :•;.,•• :• ; . . ■ , 

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:• ' ■' ' • : • ■ ■ ' . . i'.'- r< .• 

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, • i ,■-. !: •'. 

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ex • . , • • i ' • • . . ■ • ti p i 

. ' : i • ■ |l ; | .•','.■ 

.i l'irul« pendun i 
Les étapes 
1 Propajjat imi de i >,<. , , 
L.'. Kloetion ai. c w\\ ernen • ■ ' . 
'■'. N'é^rociatiori; 

i Instauration d v \'\u<' >v< 

danrr. 

A insi, i ette r évolut ion sera pa- 
fifiqu»' et demooratiqur, et il ap- 
partiendra au parti politique d'ex- 
poser une doctrine et un pro^ram 
me complet que la nation ratifiera, 

^ "lia le R.I..V. non pas une 
doi ' ri ne rie droite ou de gaucho, 
non pa« une société qui v>ut mi 
oo.se r ses cadres, niais des hom- 
mes ',iii veulent réaliser la démo- 
cratie d'une nation, pour la nation 
surtout par la nation. 



I .. }; ; N a ••...-. »r- des le 
1 ■ ■:■■'•'' 

.;..: . • part le , o U 

: M : .'. :• . ; .i : ' 

; me- <: ! l! ..' • • a 

■ • : .i- .. ;.>•.'.•.. Iciiaratioiis de. M. 

. .• li . . fai, ri suivante: le 
i ..• qu'il est temps pour 
I e 1 ' e 1 . . i f :::..' d i - : i 
••:.•■• : : • - l'ai tien p 

( )| : . " : :. V * > 1 1 : ; l'a 
: t d< la ii iXl'llii étape d< la 
i.r. .,'r.. - -,..;, vers l'indépendance. 

Mai- ..•••■•:. • . ■ al le < ' »nseil 
'■••-.. ; • .' aut nsel une telle 
. ■ li ■ luiti et i . • ■ • part n 
• . ■ pi i nii ïit des diffei ,-i t.. 
■ " . • li.l.N du terni ire que 
i .' l'autre part , pour qui 
R I N modifie a nui tituti i 

p. il l Se| ; • puUl qu'il -•- f' 'lli.-' 

I . . • ' 

: ' de .-• — liiciii'lii'i' 

\ • ....... ■ . : . ! i ■.■•■. 

' . . en! >■ qu'est 

li 1 N • ■ • . . , . • • aç,' .;. 

■ , ■ • 






Louis COURTEMANCHE 



« oui ment --, delimi le K.I V 

ivcment de propa- 
l'êi.'u îit ion 

I '■ : w' i ' ! en i e iju'il répai ■! 
. . .■ ■■ île l'independan e du (,>ue 
' ■■ I' l soi M<-1 i- -r. est prne ip île 
I nlre psychologique: elle 
o -e a propager et à expli(pjer 
l'id. ! : d< t'iridépen. lance nat ionale 
par île ■ [j'ililnuit ions, defî mani '■ 
t at iof. pulilirpies ' ' sociale- . des 
- éanee ■ fl'el urje et i ,'erses ;: u' i i 

• . at ives 

Krlucation parr-e que les iiihii 
l-res du K.I N. onl i dise que l'in- 
'!• pi ndanee n'est p.- • un mot n«a- 
t'ique mais une rc: : • impliqu int 
une i ériovat ion de >o< iete, une 

éleva» ion au statut <;,• nat loll ou 
\ eraine. 



i . • ; ,iq-.i . ii K l.N !. a pas 

-, u . . ■■ ; i-r d> adres car il a 

_ ..- . .... i . • . nati '.., ['• .'.t..' 

: mai la . ' . que i - ■ - 

iiuiie- - met .t en! 1/ i - ' 

|Ue le li.J.N. •-:. faisant apj>el a 

,.'..' • , .. I» ja i ihon a pu 

• e i a élaborer les f i 
•'•:.' ; . i ' : ne qui repoli 

■ i ra \ i aiment a \ be soins et aux 
d e x i r ■> >!i s i anadiens français. 
D'à m ment a .ne/- vous pu 
concevoir que les quelques ir.em- 
1 •* ■• lu IT-I n a • ■. . . revendi- 

l'iel e> . . • , - o d< a peu sée 

un nati 

I es \nirlai> et l'indépendance 

Permette/ m i d'empruntei a M 

1 '.■ : • - It ..-.'..• . . mot de la fin 
I ''abord iih mise au point ^S< -u • 
mtni e parât isti par notn 

' ; : • '. ' Mi Nous vouions no 

lepi i . Y : i le L'il'- 

' " a ■ . • e \ • e i ' 1 1 . • • N t !' i d < 

i'il.depi nd.ii • i ' ' - en 

.. eau ' Ui a ■ .- ].i i -, \ il • 
."■-.' 1 1 ieiii , . .....' 

■ !- Ai .' .,, I- pags i . \ ■ 
mai : i i '.,.••• Kl a 

[ u i \ . ■ i v o i r 1 1 m li 

'• . : i h ■ -- p r < 
que M I ' ..!,',,.; lonnai! 
y a [ m ■ » - d'un . i • . - ' q ' ; i on! • ■ • 

l.'rll.'l' ! ''■'., 

l'a ta" fm i • • . Ut l,o advel 

oie- ; . , '■:..,..•• e- pi 

:•'• le ' ' • ■ "'..■.•• \ ,,|. I 

don, |,- -a\ ph.i-, t x d,- l'indépen- 
dance 

1 I. I ' :. •■■ !en. .- k::.- a 
: .: • j i-i|!.',ri 
1 •< i 

J La pel mdi ou "1 ' .' • 

lei en rid i • ' 'a pa - 

i r e i ix mois 
■ '■ I .a période des ri nce- ions 

Non y somiiK-s "a plein". 
1 Vient une pel iode d'achat d< s 
1 'ii sciences i ai or: es a iera de 
di suader les gens en offrant 
■mil de meîleui s emplois, 
plus simplement en leur fai 
sant le- plus belles pronies 
d'avenir. 
la 1 rsqije ij.,11 aura- ci , ;,. 
' • ■ aux mise ,i 

pied. e qu'on peut ten 

ter poUi '■ . f'ollt i e In ! i olll'- 

le, aloi- \, i«-iidra la -i\n nie 
et a pe 

'"> l.'indépenda! 



"PLAGES" (Suite de page 1) 

collabore à (lilï'érentes n-vuos 
dont l.i' ' > /ut un catiadn n m , 

Lu Ri in» (h l' l ' n i r> rsiti Lu- 
<il, et les' .1 1 eh in ■■< <l< In Ut- 
il l(lt H l >■ iil niMiji ii ni . 

l'hii/i s, riiKjuanli 1 sonnets 
dans une forme que les jeu- 
nes auteurs ont reniée. Un 
re.spect des conventions for- 
melles, une versifient ion i\t'> 
pins sévères. J'ai déjà écrit 
que l'alexandrin est difficile 
a manier et que rare sont ceux 
qui le maîtrise. Pourtant M. 
Ménard réussit de beaux vers: 
"La servante aux bras lon^rs 

♦ •t au rire moqueur" 
"Ni belle, ni jolie, et des 

mains t rop gercée.-" 
"Lui chantait, chant de paix 
chassant le vent muet" 

-J'aurais aimé y lire quel- 
ques [mêmes avec d'autres 
formes que ceux du sonnet. 
l 'i »ur tin ile^ l'ecical ion ou de 
variété. 11 y a une certaine 
monotonie a voir .">0 sonilets 
qui se suivent, n'ayant pour 
' il !">• qu'un numéro Austérité, 
peut-être Intégrité poétique, 
pt'Ut-ét re. 

Plusieurs poèmes m'ont plu. 
Notons XVIII, XXV, XXXI. 
X1JII. Les images qu'on y 
r»qn i >nt re s> mt ><m\ ent brè\ e- 
et concises 

"Des jours alignés, tels i\v> 

cci diei's ¥11 rang" 



"Ht le violon sortit sur la 

pointe des pieds" 
"Radieux et vêtus d'un peu 
de vent fragile" 
Ces deux dernières images me 
plaisent beaucoup. Et je ne 
sais pas pourquoi. Ainsd il en 
est de certains sonnets. J'aime 
l'allure folklorique du numé- 
ro XXV, et l'imagination de 
l'auteur pour ce "petit violon 
crasseux" qui- accompagnait 
le rêve d'un enfant (XXXI). 

Deux choses m'ont frappé: 
la poétique des noms propres 
et la poétisation de certains 
lieux qui nous sont proches. 
"Malthilde von Schatten", 
"Au Ilot du Ueeperbahn, ton 
corps abandonné". Il est plai- 
sant de retrouver Bytown, 
l'K-101) a cote du printemps 
palernntain. Le poète n'a plus 
de frontières. Il se retrouve 
sous tous les toits. 

Et je termine en constatant 
que ces sonnets maigre l'al- 
lure rigide, contiennent un 
rythme plus souvent moderne 
et une inspiration diverse et 
attentive. 11 ne s'agit certes 
pas d'un premier essai. En 
somme, J'auteur nous semble 
bien être un "enfant aux son- 
ges \ igilants". 

Et voilà, c'est "fait. L'élève 
a crit iqué le niait re. 

J.-Yves Thébergc 



I. indepei 'lani - 
lia 1 'e ; * demain 



1 '• ! pa ; 



—BAL DE GRADUATION^ 

LE 26 MAI 

MLl.ETS EN VENTE BILLETS EN VENTE 

S 12.0(1 (le couple) .S 12. (Ml (| e couple) 

S'ADRESSER : 

AUX PRESIDENTS DES CASSES UNISSANTES 
A LA MAISON DES EITDIANTS 

1 KWOJ ET: — Lieu: (bateau Laurier. 

— Heure: (1.30 h. p. ni. a v.Ul h. p. ni. 

-• l»AL; — Sous la présidence de son excellence 

Monsieur Ra\ mond liouscjuet, am- 
bussiideur de 1 rance au Canada. 
-Lieu: Salle de Rai du Château 

Laurier. 
— Heure: s. 'M) lires p. m. a ÎL'.OO hres. 

— Musi(|ue: orchestre de Kenn\ Camp- 
bell. 

• '). Après-Rai: — Lieu: 

— Heure: de minuit a . . . 

— Léger goûter servi au cours de cette 
matinée. 

\.li. I ne brochure-souvenir sera envoyée à tous les 
participants. Les messieurs pourront louer leur 
habit de gala pour une modique somme' aux 
CREATIONS SI MAR, st. rue Principale à IIull 
(PR I-5HÏH ). 

LA FEDERATION DES EU IMAMS VOIS CON- 
VIE TOCS A ASSISTER A CE RAI, (JI'KILK 
DONNE A L'OCCASION DE LA COLLATION DES 
(.KADES DE SES EU DIAN PS, PROMOTION Bl-62 
LE SC< ( ES DE ( E'ITE ENTREPRISE REVIENT 
A ( HA( l N D'ENTRE NOl S. I VITES EN LEVE 
NEMENT SOCIAL PAR EXCELLENCE. <|l ON SE 
LE DISE ET Cil 'ON Y ASSISTE. LE TOI T POÏ R 
I \ SOMME DE S 12:00. 




ug ft oT ONOC 



-FAIRl fder 



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Volume XXXI. /Vo 1 



UNIVERSITE D'OTTAWA 



Le 18 septembre 1962 







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le jeiidl_ i\\ ^V_ , L t, ' , !l , L r '-l 



I ai ulte des s, ien< e- rue \H tmlas 

» r ' ! > . ! a . i \ ' ' ' ' '' ' 

... .- ■ . 

\ i (>!»■ i.arneau tue < umher land 

. 

... !•■ K.r. 1 " V- ''k 
I < oie (.arne.iu nie < millier l.uid 

| e \ v ndr l'ili i 1 septembre 

• . •' i i ta" 

i our de l'ediliee print ipa I 
. : . . ' 
il ■ ■ ■ iîli 

I iwln-il \ ar h" se Ion les f.ic lllles 




programa 





I e samedi '£'> septembre 

■ ,. l'ai : ' . Y') 11 !«• l'apnY-: A h 

Ni uni n " Krest a" 

Profi -.seiir ■ ' étudiants (i ibl ic. at oire) 
Dans chaque [acuJte 

. . :u h: aiir à 1:1 1 nu it 

• -, ■ ' [. n : a ' >rc hest re d'"»Harr\ l'ozv 

( Ollsee , nie llilîlk 



programa 



p dimanche 23 septembre 



10.30 du matin à 11.30 du r.atin ^ 
Messe en plein [-«il 
(dur de l'édifice principal 
11.45 dé l'avant-midi à 1.45 de l 'après-midi 
Déjeuner-causerie - Romée Maione, 
conférencier invité 
Ci y m n as e 
2.00 de l'après-midi à 5.00 de l'après-midi 

Ciné-Club: "Deux hommes dans Man- 
hattan" 
Cinéma Elgln 
H. 00 du soir à 1 .00 de l'avant-midi 
r'iesta: danse et feu de joie 
Musique: Ray Le Veck 
Camp Fortune 

Départ par autobus, dans la cour de 
l'édifice principal, à ".00 du soir. 




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LA ROTONDE 



18 septembre 1962 






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•;.:WftW£ ; : 



En principe, je déteste les gens qui ne 
sont pas au courant des événements qui se 
passent autours d'eux. Cela m'énerve encore 
plus quand ce sont des gens qui détiennent 
des responsabilités financières entre leurs 
mains. Je parle en ce moment de l'exécutif 
de notre fédération et plus précisément, 
puisqu'il faut le dire, de notre trésorier. Je 
m'explique. Il y a à peine quelques heures 
encore, on nous parlait volontiers à la 
fédération d'un sérieux programme d'austé- 
rité à lequel tous les comités, y compris 
LA ROTONDE et THE FULCRUM devaient 
se soumettre. 

Partiquement, cela voulait dire pour LA 
ROTONDE et pour notre confrère anglais, 
que l'on devait publier nos journaux en nous 
servant d'un procédé tout à fait différend 
et, bien entendu, moins coûteux, appelé le 
Off Set ou procédé de photographie. Cela 
^présentait une économie d'environ mille 
dollars pour la fédération. 

"Or voilà qu'en dernière heure, La 
Rotonde apprend que l'université a accepté 
partiellement notre demande d'augmentation 
de frais de cotisation, et qu'elle nous ac- 
corde une hausse de deux dollars au lieu 
du trois prévu. Il y a cependant une condi- 
tion; c'est que ce deux dollars additionnel 
doit être remis aux facultés." 

Et voila; le tour est joué!... en l'espace 
dequelques.minutes, on supprime trois mois 
d'efforts en vue de donner à la fédération 
ktn~ programme d'austérité qu'elle avait du 
prévoir pour comblé le vide laissé entre 
l'augmentation des dépenses et la stabilité 
des revenus. 

Vous ne savez pas encore le pire. La 
rigolade ne fait que_ commencer! Aller 
jusqi/à lundi soir, le 17 septembre, à cinq 
heures, personne dans l'exécutif de la fé- 
dération n'était au courant de ce change- 
ment. Ou plutôt oui; LA ROTONDE sait de 
bonne source que notre vice-présidente 
anglaise était au courant depuis une semai- 
ne de la situation mois -qu'elle avait tout 
simplement (tenez-vous bien)! oublié d'en 
evertir l'exécutif. J'admets qu'on peut faire 
des oublis, mais de la sorte... c'est un pfu 
fort. J'appelle cela de l'irresponsabilité. 

Qu'un simple étudiant qui fréquente 
l'université pour la première fois ne soit 



pas au couragt de la situation cela peut 
s'admettre fort bien, mais que l'un de nos 
officiers les plus importants commette une 
telle erreur, admettez que la pilule est dif- 
ficile àavaler. 

Ce n'est pas tout, vous n'êtes pas sans 
savoir que c'est le DAE et non pas comme 
il se doit, le trésorier de la Fédé, qui a 
exposé par trois fois au cours de l'été les 
raisons militant en faveur d'une augmenta- 
tion des ffais de cotisation à la Fédéra- 
tion. Je n'ai rien personnellement contre le 
d irecteur du DAE et je ne l'accuse pas d'avoir 
mal présenté nos revendications (la preuve 
en est faite car l'on a obtenu grâce à son 
intervention une partie de nos revendica- 
tions). 

Ce que je dis et ce qu'il faut faire 
comprendre à notre fédération c'est que 
ce n'est pas là SA responsabilité propre. 
Je ne vois rien dans notre constitution ou 
dans le manuel des étudiants qui dit Ijue le 
directeur du DAE doit s'occuper des finan- 
ces de la FEUO. Il me semble que c'est 
pourtant si clair. En principe, ce sont les 
personnes ou la personne à qui échouent la 
responsabilité financière '.ETUDIANTE à 
gérer les affaires financières étudiantes et 
avec l'aide d'un comité de finance -à pré- 
senter, si nécessaire devant l'Administra- 
tion ode l'Université, toute requête ayant., 
trait aux choses financières étudiantes. Il 
est grandement temps que^à ce point de 
vue, le trésorier de la FEUO, prenne en 
main ses responsabilités sans le recours 
d'une tierce personne. Dans le cas d'un 
refus ou d'une mésentente quelconque, l'ex- 
écutif de la fédération suara exactement» à 
quoi s'en tenir et elle pourra répondre pré- 
cisément à n'importe quelle question de la 
part des étudiants. Je trouve cela pour le 
moins anormal que tout d'un coup, en l'es- 
pace de quelques minutes, on puisse dé- • 
truire trois mois de labeur sans que les 
personnes responsables ne soient au cou- 
-rant LES PREMIERS d+ lo^it^otion^ 






Sref, dans cette question de trois dol- 
lars, les jeux sont faits et il n'est pas 
question d'en reparler, du moins pour le 
moment, à la Fédération. Nous avons eu 
deux dollars de peine et de misère. Il faut 
remercier qui deaVoit c'est à dire le direc- 



teur du DAE d'avoir pu obtenir la permis- 
sion de percevoir nos propres frais. 

Cette histoire nous a permis de com- 
prendre une chose. C'est qu'il ne nous est 
même pas permis de décider si. oui ou non 
Tl y aura augmentation do frais dans notre 
propre fédération. Je m'explique. Les étu- 
diants se groupent en fédération et élisent 
un» exécutif à qui l'on confie le pouvoir de 
prendre des décisions dans l'intérêt général 
et le bien commun de la Cité étudiante. Ce- 
ci devrait comprendre à mon avis le pou- 
voir de prendre des décisions qui ont trait 
à l'aspect financier. Si l'exécutif, appuyé 
par le Grand ConseiT décide qu'une augmen- 
tation de frais s'impose pour un meilleur 
fonctionnement de la FEUO, je trouve nor- 
mal et sain "qu'on l'accorde"... surtout 
pour trois dollars... surtout si ce sont les 
étudiants eux-mêmes qui déboursent ce 
montant. Or, il semble que ce ne soit pas 
aussi simple que cela. Pour une question 
aussi banale que l'augmentation de frais de 
trois petits dollars (le prix d'une sortie de 
cinéma à deux) l'on a dû attendre pendant 
tiois mois une décision de dernière, heure 
qui est venue chambardée tout d'un coup 
trois mois de travail. Je dis simplement 
que je trouve la situation anormale et que' 
la décision finale aurait dû être prise par 
notre Grand Conseih~" 

Bref, sans argent l'on n'accomplit pas 
grand chose... surtout pour des activités 
d'étudiants. Un programme d'austérité, cela 
aurait pu être efficace pour un certain temps 
mais cela ne devait certainement pas durer 
une année enfMre. Le bien-éW des étu- 
diants en aurait souffert énormément et cela 
risquait fort bien d'empêcher l'utilisation 
de personnes capables de travailler au ser- 
vice de la fédération. 

Après le nuage d'austérité \%)\ a menacé 
d'assombrir les plans de la FEUO, espé- 
rons que notre trésorier présentera un budget 
un peu plus attrayant. 

Il reste que dans le domaine financier, 
a l'université d'Ottawa, tant au point de 
vue Administratif qu'Etudiant, on a la dé- 



jà* septembre 1962 



LA ROTONDE 

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On avait l'Inquisition, la Gestapo, les 

S. S nous avons maintenant la redouta- 

POLICIA. ..police officielle de l'Initiation. 
Malheurs aux pauvres "navots" que l'on • 
trouvera errant dans les quartiers des 
"GRANDS". .,1a POLICIA sera sans merci! „ 



^ 



<<*~~ 



ii il». 



Ses décisions nous assure-t-on auront 
force de foi partout sur le campus et tous 
les "VERTS" devront s'y soumettre. Cette 
terrible POLICIA se - fera un devoir de 
s'occuper de façon très particulière des 
petits "NAVOTS" récalcitrants e^'assu- 
rer l'ordre là où il sera nécessaire. 



POLICIA assumera plusieurs nouveaux 
rôles cette année dont le principal consiste 
à agix tomme guides officiels de l'Initia- 
tion. 



POLICIA 



\ 



sagréable impression 
pas de limaçon. 



de n avancer qu'au 

Jean GOBEIL, 
. directeur. - 



Tft&t de l <xu*$iàKLet 



Bienvenue du président 



,<-' 



Depuis quelques jours j'ai 
le plaisir de voir la population 
étudiante envahir le campus. 
C'est une joie de retrouver les 
anciens et de serrer la main 
des nouveaux. Aujourd'hui, 
grâce à l'hospitalité habituelle 
de la Rotonde, il m'est possi- 
ble de tous vous saluer des 



votre premier jour ici. Je sou- 
haite une amicale bienvenue "t 
une bonne année académique h 
tous les étudiants et à toutes 
les et • liantes. Je formule éga- 
lement d*es voeux à l'endroit 
des professeurs, des conseils 
étudiants le chaque Faculté et 
du grand conseil de la Fédéra- 
tion. 

En ce début d'année, vos 
deux aumôniers vous rappellent 
encore une fois qu'ils veulent 
être à votre entière disposition; 
Un nouveau local qu«.* nous ha- 
biterons bientôt nous rappro» 
chera de^ vous. L'aumônerie 
sera logée désormais dans l'an- 
cien local dp *la pharmacie 
Brûlé à l'angle des rues Lau- 
rier et Waller. Ceci nous pla- 
cera au carrefour de vos che- 
mins les plus habituels et nous 
permettra certainement de vous 
être plus utiles. Bonne armée, 

Louis Raby, o.m.i. 



Mes chers confrères, 

Une des taches les plus 
agréables du Président est de 
vous accueillir àla vie étudian- 
te de cette université. Que ce 
soit votre première année parmi 
nous ou que vous soyez un de 
nos anciens, j'espèYe que cette 
année sera la meilleur*- de 
toutes. 

L'année est déjà bie£ com- 



mencée. La parution de ce jour- 
nal sitôt est un témoignage dîP 
dévouement avec lequel vos 
collègues travaillent pour vous. 
Notre comité d'initiation a 
préparé un programme intéres- 
sant pour nos nouveaux et j'es- 
père que nos anciens partici- 
peront avec enthousiasme à cet 
accueil. 

J'espère aussi que l'esprit 



d'ensemble , qui a déjà contri- 
bué tellement au bon début de 
l'année, continuera en augmen- 
tant. 

Notre progrès dépendra en 
grande partie de la coopération 
qui existera entre le corps 
étudiant, -les professeurs, et les 
autorités de l'Université. 

Je vous offre mes meilleurs 
voeux de succès pour l'année. ■ 



David Casey 



I 



y* 



IQ POTOMOC 



-4 



Il reste a mentionner qu'afin d'assurer 
Une p l us g ronde effica cit é de contfô.e~*ur 
les nouveaux, chaque" faculté n'aura droit 

qu'à une dizaine de "POLICIA"^. 110 **'* 
au préalable par le comité central de 

TInitïation. 



EL SENIORITAS ! ! 



A L'AFFICHE 

1 'INITIATION, REVE I CETTE ANNEE CN 

caractère de nfcsi \ mexicaini 

• JEUDI SOIR, (.'est la danse en plein air dans 
r v la cour de l'école Gameau. 



GARE 



4 



K 



4 «V 



JOUFNAL FRANÇAIS DES ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE 

D'OTTAWA 

Membre de la Presse universitaire canadienne 

ej Membre spécial de la Corporation des Escholiers Griffonneun 

Directeur... Jean gobeil 

Secrétaire à fa rédaction........ ..gaston fortin 

Collaborateurs Pierre galrpeau, alphonse morissette 

robert loperrière. t 



A**- 



,. t 



• VENDREDI (I SI LA PAR AOL I 

i 'SWlIDI SOIR. Vous l'avez devinez... comme 
chaque année la grande «danse annuelle... 
On nous assure qu'en plus cette année, de 
vrais rafraîchissements ne seront pas ou- 
blies. M\ \ LA TEQUILA! 

• DIMANCHE MATIN. Du nouveau ! 

Pour la première fois dans l'histoire de 
l'Initiation. 

Messe en plein air dans la Cour Centrale en 
face de l'édifice de 1' \dministration. 
» suivie évidemment d'un bon goûter. 

• DIMANCHE XPRÈS-MIDI.CINÉ-CLl B... 

A l'affiche: "Deux hommes dam Manhattan'' 
« DIMANCHE SOIR... «LAORANDAFD STA" 
au Camp "Fortune, feux de joie, danse 
musique, chansons etc.;... 



El El El El 



i 



vous 






EL DIRECTOR ! 



TOUT CECI ET BEAI ( 01 P PLUS POUR 
LA MODIQUE SOMME DE. $4.00 4)1 
COUPLE SI VOUS ACHETEZ LE BILLET 
DE GROUPE.;... 

VI NEZ BONS? VENEZ MÉCHANTS? 
VI NEZ SEUL ? VENEZ CEL4BATAIRE 
OU AMENEZ TOUTE LA FAMILLE WEC 
VOUS MAIS VENEZ EN GRAND NOMBRE 

V LA FIESTA LES 20, 21,-22, 23, 

SEPTEMBRE PROCHAIN. —— 

BILLETS EN VENTE A LA MAISON 



DES ETUDIANTS 




NAVOTS / 



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LA ROTONDE 



W* 19a 



% 



^ A nouveau cette année 




MONTEE 

















* Hc-aatae 






Samedi, 29*septembre 1962 

Départ d'Ottawa: le matin, de la Cour Centrale en face 
de l'édifice de l'Administration, rue Cumberland. 
Voyage: 2 arrêts. 

Afriyée: Mont Orford à 2.30 de l'après-midi. 
Coup d'Envoi: 3.00 de l'après-midi. 
Marche et discussion jusqu'au chalet de ski de l'Orford 
Souper: 1 6.00 du soir. 
Ascension; 7.15 du soir 
Messe: 9.00 du soir. Communion et Liturgie de la Farole 

sur la montagne. 
Casse croûte: 1.0.00 du soir.' 
Coucher: 10.30 du soir. 



Pierre Galipeau 



- , 



Dimanche, *30 septembre 1962 

Lever: 6.45 heures 

Laudes: 9.00 de l'avant-midi. 

Marche avec discussion et en silence. 

Diner: 1 2. 00 heures. 

Arrivée àSt-Benoit (Rassemblement) 3.30 heures 

Messe: 4.00 de l'après-midi. 

Départ: 6.00 du soir. - 







Qul REGAIN 
DE 

FRAÎCHEUR 



Oui, avec Coke y a d'Ia joie! 

C'est "toujours danse et toujours rit" 

grâce à la joyeuse détente que procure 

le Coca-Cola pkjuant et froid! 



Demandez "CoVt" ou "Coci Col* " leïdeu» marque» idenltlienl le produ 
de Côc« Cola Liée, le breuvage pétillant préféré dans le monde entier--' 







CAFETERIA/ 



A ST - BENOIT 



i 



Les 29-30 septembre 



. Ôomi 






tu le sais. Pax Romand organise chaque innée, fin septembre, une grande montée à l'abbaye 
'lu Lac. Cette montée est une ascension étudiante un peu dans le genre de celle que font chaque 




me 
St-Benoit 
année ichartres ies étudiants français. Les quatre universités suivantes--* participent: Ottawa. Laval, Mont- 

.1 et/ 
univesattas t 

La Montée St-Benon est une des .plus belles réalisations étudiantes au Canada. C'est un mouvement physi- 
e ' spiritui us entraîne loin des 1. HHIBI de la facilité. C'est un *este total: la marcha, U 

discussion, la prière; et surtout, c'est une démarche accomplie dans la joie. V - 

La Montée St-Benoft est en marche! Et nous avons besoin de toi. ' * " • 



et/ Sherbrooke. Depuis 1' n dernier, la Monté* a commencé é prendre de l'envergure et-cette année les 
,a»s précitées y participetont pleinement: tout le monde fera les deux jours. 



Le thône: LA l»\l\ 






) 



Il y a du nouveau! La Montée sera une grande marche de deux jours à quatre universités, à mille étudiants. 

-ûû— ! — m a rc h e ra u n p pu p l u s; on i r a plu s lo^n d a n s l' a pprofondis se ment d- u th cme;-WH? nouve+le-fo«miJe- 

permettra une expérience plus riche que par les années passées. Autre.nouvelle: pas de conflit. avec l'Initiation. 
Tu pourras danser une fin de semaine et marcher vers St-Benoft LaUn de semaine suivante. Le thème que nous 
vivrons cette année: LA PAIX, Un thène^d'ar tvalité. une réflexion sur' le monde moderne, un engagement pour 
demain. ■■■"**• ^ , • ••• 

Le monde moderne esi' dans une impas.se La paix nécessaire' à l'épanouissement de l'homme n'existe 
pas. La paix est annoncée par le Christ; paradoxe entrepromesse et absence. !** - "**■ 

Donc, le grand but est d'éveiller l'étudiant à sa responsabilité personnelle dans rétablissement de la 

iX * = — 

Pourquoi pas une étude de la paix à Ottawa'' 

rce que la paix intérieure et ext. t le résultat d'un effort. La Montée - d] jue le terme 

tteut signifier de physique, de aplritua] et d'intellectuel .- est un effort. 



p 



La Montée, un combat pour la paix. !'[)■' rr.aru:- 
une communauté dans l'ascension. 

\ ■ 

Nouvelle formule: 



-à un mille plutflt q/f'àdeux pour'obtenir 



La Montée St-Benoft adopterai m formule nouvelle: h Mon seront repartis en chapitres 

M 38 personnes, un ehajrftra comprendra * de ..x ;.. >nns. et chacune -! [uipea sera dirigée par 

un chef compétent et bien préi .. • , 

Nous considérons una la tâche du chef d'équipe est très_im portante. A la Mo ridant d*ux jours, il 

devra assumer la responsabilité complèl ., équipe. C'esUui qui verra à la tû qui stimule- 

ra l'enthousiasme et qui assurera la discussion en plus de «uider l'équipe dans le mouvement général du cha- 
pitre. Pour arriver à cela, le chef doit Ire au courant des aspects matériels. Ln&llectuelfl et spirituels du 
pèlerin:. » 

Côté technique: , 

Nous t'invitons doi 4ont#fi qui aura-lieu les 29 et 30 septembre du mois. Côté matériel, un petit mot: 

st entendu qjw ai leur sac de couchage et tout au moins, trois bonnes couvertes rou- 

lées et attachées. i ■ 

Aux jeunes OUaaJon conseille La samedi de porter une fûpa ou des siacks; et' le dimanche, une Jupe sport' 
est de rigueur . x 

A NE PAS OUBLIER... De i...ns souliers de marche, 2 paires de bas de laine, un chandail chaud et Un 
imperméable as cas de pluie. , - 

Le prix du billet n'a pas encore été fixé définitivement mais cela vous sera annoncé lors de la-campagne 
de publicité sur le campus. 

Conclusion 

La pontée nous apportera quelque chose qui se trouve par chacun, mais en commun: Par chacun..... Par 
tous; Pour chacun Pour tous. 

Le départ d'Ottawa et l'insertion dans l'aventure de la Montée représente un détachement de l'habituel, du 
routinier. L'insertion dans une. discipline de groupe est un désencomprement qui laisse libre pour la pensée et 
la méditation. »• 



LE BUREAU DU TRESORIER DE L'UNIVERSITE D'OTTAWA VIENT DE CONFIR- 
MER A LA. ROTONDE LA NOUVELLE QU'IL Y AURA, AU COURS DE CET AUTOMNE 
DES CHANGEMENTS IMPORTANTS EFFECTUES DANS LE MOBILIER ET DANS LA DE- 
CORATION INTERIEURE DE LA CAFETERIA. 



LES JEUNES FILLES TOUT SPECIALEMENT POURRONT SE REJOUIR DE CETTE 
NOUVELLE PUISQUE AVEC L'INSTALLATION DE NOUVELLES CHAISES REMBOUR- 
REES, "L'EPOQUE DES MAILLES BRISEES" DANSlEURS 3ASDE NYLON VIENT DE 
SE TERMINER. 



ON A EGALEMENT EU LA BONNE IDEE DE REMPLACER NOS VIEILLES TABLES, 
STYLE "BONNES SOEURS" PAR DE VERITABLES PETITES TABLES DE CAFETERIA 
POUVANT SERVIR QUATRE PERSONNES. RELIANT DEUX DE CES TABLES DE QUA- 
TRE L'ON POURRA FORMER UN DEUXIEME GENRE DE TABLE, CELLE-CI POUVANT 
SERVIR HUIT PERSONNES. 






DDE 

■0 □ 'D 

B B'B 



D W D 

D B D 

B î B 




D 



S B B B B @ -B B E 

□ H □ D D S D D E 




LA CAFETERIA AYANT ETE PEINTE L'ANNEE DERNIERE, IL N'EST PAS QUES- 
TION POUR LE MOMENT DE REPEINDRE A NOUVEAU LES MURS. NEANMOINS IL EST 
FORT PROBA3LE QUE DES RIDEAUX SERONT INSTALLES DANS LE BUT DE CON- 
TRIBUER A DONNER UNE ATMOSPHERE PLUS CHAUDE. COMME LA MAQUETTE 
L'INDIQUE CI-HAUT , IL E§T PREVU QUE L'ON POURRA ASSEOIR JUSQU'A 280 PER- 
SONNES A LA FOIS, ETt3UE L'ON POURRA AU COURS D'UN SEUL REPAS SERVIR 
JUSQU'A 600 ETUDIANTS. ON AVAIT APPLAUDI LA NOUVELLE DU DEPART DES 
JEUNES DU H.S. DE NOTRE ENCEINTE. VOILA QU'ON NOUS ASSURE MAINTENANT 
QUE L'ON MODERNISERA. C'EST UN PAS DE MARCHE. BREF, IL Y A DE QUOI SE 
REJOUIR ET FELICITER LES AUTORITES D'AVOIR ENTENDU LES PETITIONS DU 
CORPS ETUDIANT -CT SURTOUT D'AVÛlR POSE-JJN GESTE CONCRET AFIN DE RE- 
MEDIER A CETTE SITUATION ANORMALE. NOUS ATTENDONS CES CHANGEMENTS 
AVEC ANXIETE! - 




Pour la première fois dans l'histoire de l'Université d'Ot- 
tawa une faculté sera reçue. officiellement par une cité. En 
effet, les 13 et 14 octobre prochain, la faculté des Sciences 
Sociales visitera la ville de Jollette. - A leur arrivée, les 
quarante étudiants se présenteront à l'hôtel de ville, où le 
maire Roussln les invitera A signer le livre d'or et leur 
offrira une réception au nom de la population. 

Dans l'après-midi il y aura 
visite industrielle à l'Impérial 
Tobacco, sous la direction 
du gérant, M. Rosaire Roch. A 
quatre heures, le Séminaire 
de Joliette ouvrira ses portes 
aux invités d'Ottawa. Le 
Jeune Commerce s'est occu- 
pé de divertir ses invités 
durant la veillée en leur 
offrant une soirée récréative. 
Un programme aussi varié 
a été pensé pour la journée 
du dimanche. Une messe 
solennelle sera chantée par 
le Rév. PèreQuirion , doyen 
de la faculté des Sciences 
Sociales. Un dîner- eau série 
suivra., où le conférencier 
invité sera nulle autre que 
l 'ex-premier ministre M. An- 
tonio Barrette. Pendant le 
repas, les étudiants trouve-' 
ront l'occasion d'échanger 
des Idées avec des indus- 
triels, des commerçants et 
hommes d'affaires de Juliet- 
te. Le tout se terminera par 
une visite de la ville de Ju- 
liette. 

Une telle rencontre a pour 
but de faire connaître le 
caractère "fédéral" de la 
faculté des Sciences Socia- 
les. En effet r les étudiants 
qui participeront à ce voya- 
ge appartiennent à toutes 
les régions du pays. Ainsi, 
ils pourront transmettre à 



leurs hôtes différentes, opi- 
nions tant au point de vue . 
politique, économique que 
sociale. Le groupe bi.-ethni- 
que de cette faculté s'effor- 
cera, de prouver à la popula- 
tion joliettaine qu'il existe 
un esprit de -corps au sein de 
l'université d'Ottawa, spé- 
cialement dans le cadre de 
la faculté des Sciences so- 
ciales. Notons que le corps 
professoral sera représenté 
par le Rév." Père Lazure, 
directeur du département de 
sociologie, et parle docteur 
Buxton, professeur de scien- 
ce politique; 

Ce précédent que crée la 
cité de Jollette d'ouvrir ses 
portes à des étudiants uni- 
versitaires aura sans doute 
pour effet d'engendrer un 
nouvel esprit socio-universi- 
talre.de grande portée. L'or- 
ganisateur de cette rencontre 
M. Claude Rivest, avouait 
à notre^ journaliste que la 
population de Joliette atten- 
dait avec impatience l'arri- 
vée des étudiants delà capi- 
tale^ fédérale. Le prestige de 
Ta faculté des Sciences So- 
ciales -et de toute l'universi- 
té d'Ottawa repose dans les 
-mains de ces- quarante élus. 
Espérons qu'ils laisseront 
derrière eux un précédent qui 
fera'honneur à notre institu- 
tion. 



VIVE LA SEINE I 



j 

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MUE RENATA PIESTINA 







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* 



^ - _!_ 



N 




LA ROTONDE 



11 octobre 1962 



éditor 



Il politiq»t 



Pour dissiper Its équivoques, il tout 
s 'expliquer, il faut présenter sts positions, 
faut *e définir. Ceit et que gggs 



du journal 



tion. Nous considérons tout do même que 
l'une de nos taches les T>lus importantes 
sera de juger de la valeur des projets quel- 
conques, scnimi s au pu Wicétudiant^ar la 




DEMAIN 



: 



Journal fait eni 
diants pour des étudiants, La Rotonde est 
le journal français des étudiants de l'Uni- 
versité d'Qtt»wo. A ce titre, son premier 
but est (Tinformer les étudiants sur les 
activités de leur milieu. 

Tous les étudiants de toutes les facul 
tés ont le droit d'écrire dans La Rotonde 
et d'y exprimer librement leurs opinions. 
Libres ae toute censure directe, les direc- 
teurs s engagent à publier les articles 
sensés que leur soumettront les étudiants. 

La Rotonde est une publication bi- -. 
mensuelle; cela nous force quelque peu 
à restreindre la longueur des textes soumis 
afin de permettre une plus grande publica- 
tion de textes. 

Loin d'éviter la controverse, La Roton- 
de, de tradition antique et solennelle, se 
se fait un point d'honneur de publier côte 
à côte les opinions les plus divergentes. 
Elle aspire également à présenter avec le 
plus d'objectivité possible les nouvelles 
idées susceptibles de déranger les vieilles 
habitudes etjaire évoluer la Cité étudiante. 

La Roionde sera un journal d'avant- 
garde. La Rotonde est une affaire d'équipe 
et requiert par conséquent la participation 
d'une foule de gens précieux qui sans 
apporter l'expérience nécessaire aux pos- 
tes-clefs de la direction sont indispensa- 
bles à. la bonne marche du journal. 

Si Lu Rotonde forme une équipe autono- 
me, elle n'en demeure pas moins un comité 
important de la FEUO. C'est pourquoi nous 
avons l'intention cette année de tenir les 
étudiants de toutes les facultés au courant 
des nombreuses activités de leur fédéra- 



? K6T W i JuHûïï a, jjuT i i fi j ii i' mùw " 's* 



TUJèTu 

ciel le du journal, exprimeront toute diver- 
gence d'opinion avec la FEUO, l'Adminis- 
tration ou le DAE. 

Nous n'avons pas l'intention de nous 
prendre trop au sérieux et de croire nos 
jugements définitifs et entièrement véridl- 
ques. Nous acceptons toute critique cons- 
tructive ou destructive... d'abord qu'elle 
est sensée. 

" Notre premier but (nous empruntons à 
Jacques Girard %•% réflexions sur le jour- 
nalisme étudiant) est d'éveiller la classe 
étudiante à ses propres problèmes et à 
ceux qui agitent la collectivité de la ren- 
dre consciente de son rôle social." 

Cette année La Rotonde n'entend pas 
demeurer étrangère aux problèmes particu- 
liers de notre corps étudjant. La Rotonde 
considère scandaleux le fait que malgré 

une population de plus de trois mille étu- 
diants, aucun pfan d'e ns e m ble- et a u c un e 



YjkT 




Il octobre 1962 



LA ROTONDE 




C'est jeudi, le 11 octobre 1962» que n'ouvrira* Rome, en présence 
de quelques deux mille cinq cents cardinaux, archevêques, évêques, 
abbés et supérieurs d'ordresjl'un des plus grands conciles de tous 
les temps: 
VATICAN 11. 

Le Concile qui débutera Jeudi proeta&jréunira les Eglises de toutes 
les nations, de toutes les couleurs et de toutes les races. Ce aéra le 
Concile le plus représentatii que l'Eglise a Jamais connu. 

Avant d'expliquer brièvement les buts du Concile et de montrer 
ce qu'il a fallu d'organisation matérielle pour sa- préparation, ré- 
pondons à la première question q*i nous vient a l'esprit: Qu'est 
ce qu'un Concile Oecuménique? 

Le concile, nous dit -on, est "rassemblée de tous les évêques 
de l'Eglise catholique, qui en union avec le chef du corps épis- 
copal et sous son autorité, traite de que stions de foi, de morale, de 
discipline, de gouvernement, d'organismes ecclésiastiques et, éven- 
tuellement, définit des dogmes, fixe des lois, trace des directives 
-pour la vie chrétienne et pour l'apostolat." 

On i->eut dire que c'est la première fois dans, l'histoire qu'un 
concile répondra 'pleinement i_Ja définition du mot "oecuménique". 



politique définitive n'a encore été établi 
ayant trait au problème crucial du logement 
étudiant sur notre campus. A cet effet nous 
publierons à la fin du mois de novembre un 
numéro spécial consacré à la crise du 
logement à l'Université d'Ottawa. 

La Rotonde célèbre cette année le 
30e anniversaire de sa fondation* 

Nous espérons publier 
vers la mi -février 1963, un numéro spécial 
fêtant nos trente années d'existences. 

En un mot La Rotande désire avant tout 
cette année: "renseigner, commenter et 
même quelque fois revendiquer." 

C'est là ce que nous espérons faire 
cette année. 



jr + jç Pas d'acord avec le 

FULCRUM *** 



Jean G03EIL, 
directeur. 



— — fc 



hn eget, IM ' lHgUfffla TiDns'Cra^holiqùes . inrernationales fixent la pro- 
portion de i •présentation à 31.5 pour cent pour les deux Amériques, 
comparativement à 30.5 pour cent pour l'Afrique , l'Asie et lfjcéanie 
et à l'Europe, 38 pour cent. 

De façon générale l'on peut dire que la participation des laïcs 
au Concde est très mince. En ce sens qu'Us n'ont été appellésqu'à 
titre de consultants. ToutefoiSj l'on don remarquer qu'au Canada 
français, , sous l'instigation du cardinal Léger, sept de nos vingt deux 
diocèses ont procédé à dès réunions consultatives ou les laies ont 
pu exprimer leurs opinions sur les grands problèmes de l'Eglise. 
Bref, devant l'immensité des problèmes que pose leXXième siècle 
U est salutaire que Jean XXU1 an eu idée de mettre en pratique U 
grande idée d'un concde oecuménique. 
LES BUTS DU CONCILE. . ' 

C'est le Saint père lui même dans sa première encyclique 
AD PETRI CATHEDRAM qui a fixé au Concile un triple but. Pre- 
mièrement, l'accroissement de la foi catholique, deuxièmement, la 
rénovation véritable de la vie chrétienne, enfui, l'adaptation des 
institutions ecclésiastiques aux nécessités de notre époque. 

'11 faudrait tout un reportage spécial pour traité du problème 
immense de l'organisation matérielle d'un concile de cette enver- 
gure. Nous nous limiterons à vous en donner un bref aperçu quitte 
a Vous renvoyez à des seurceS plus documentées. 

Le -concile Vatican II a mobilisé pour sa préparation plus de 



La Rotonde ne partagé pas du tout l'avis de l'éditorialiste du 1 ulcrum 
qui affirmé dans la première phrase de son édltorlal "Appeasement" que 
la Fédération existe "en premier lieu" pour le bien de ses membres 
individuels. La Rotonde croit que la FEUO existe premièrement en fonc- 
tion du bien commun de la communauté étudiante. De plus LA ROTONDL 
affirme qu'il n'existe pas a proprement parler des membres individuels de 
la FEUO. Ce sont les facultés, si l'on veut s'en tenir aux mots qui sont 
les véritables membres individuels de la Fédé. Nous nous contentons 
pour le moment d'exprimer notre désaccord, quitte â reprendre dans notre 
prochaine livraison, les raisons qui motivent cette opinion. 

La Rédaction 



$ Où Va Votre Argent? $ 



A. Oradués: 



MEDECINE: 
DR. CIVIL 
COM. LAW 



A la Faculté 



$7.ee 

$4.00 

$4.00 



A la Fédé 



$13.00 
$13.00 
$13.00 



Du>13. 4 00 1» 

Fédé remet a 

la Faculté 

$2.b0 
$7.00 
$7.00 



Total 



$17 
$17 
$17 



Au Doyen A la Faculté A U Fédé 



B. Sous-Gradués: 



*-V 



ARTS: 

COMMERCÉ 

SC. SOC. 

SCIENCE 

PHILO 

ED. PHYSIQUE 



$2.00 
$2.00 
$2.00 



$2.80 



$2.00 
$2.00 
$2.00 
$2.00 
$300 
$2.00 



$15.00 
$15.00 
$15.00 
$15.00 
$13.00 

$i:.oo 



Du 13.00 la 

Fédé remet a 

la Faculté 

$2.00 
$2.00 
$2.00 ( 
$2.00 

$2.00 



Total 

$19.00^-^ 

$19.00 

$19.00 

$19.00 

$18.00 

$19.00 



huit cenrs spécialistes divisés dans onze commissions et trois grands 
secrétariats. Une fois un immense sondage d'opinions recueuillies 
et mis en volumes, puis classifiés. l'on travailla fébr dément » 

Ja rédaction d'envjroh 74> projets de lois qui seront soumis à l'appro- 
bation du PAFB. 

Une fois de plus la "V die éternelle" et le monde entier atten- 
dent avec anxiété les délibérations de cette grande aventure que l'on 
a surnommé avec raison "LE GRAND EXAMEN DE CONSCIENCE" 
de L'Eglise en voie de rénovation. 

L'EQUIPE 



A^ 



Bravo, James Meredith! 




Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être', que par 
des insoumis. Sans eux, c'en est fait de notre civili- 
sation, de notre culture, de ce que nous aimions et 
qui donnait à notre présence sur terre une Justification 
•te. ils sont ces Insoumis, le "sel de la terre"- et 
les responsables.de Dieu.'^ 

--André Gide. 
Journal 




dcètte 



FEDERALE 



-c 



— "»jc ^y 



H*tm* 



•mnKmm 



Guy Robitaille 



DROLE DE REPRESENTATION 



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•■* 



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* 



Les Canadiens se sont donnes le 18 juin un Parlement hors de l'ordinaire, non pas tant 
du point de vue de la qualité de sa dépuration, bien que celle-ci soit de beaucoup supérieure 
à la précédente, mais du point de vue de sa composition. Très peu souvent dans l'Histoire de 
notre pays a-t-on vu un gouvernement en minorité et une opposition aussi diversifiée". A quoi 
tient cette situation? Pour une chose, elle vient du vote régional. 



JOURNAL FRANÇAIS DES ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE 

^ D'OTTAWA 

Membre d« la Prni» un l va r» 1 ta Ira canadienne 
• t Membre spécial de la C or pora t Ion de • EachoMera Grlffonneuri 




O<N)0€ 



* 



dts 

VELIES.... NOUVELLES.... NOUVELLES.... NOUVELLES ... NOUVELL 



ENFANTILLAGES. - La faculté des Arts retourne au vieux système du Bon Pasteur 
qui prend bien soin de ses brebis. L'étudiant qui se sera absenté d'un cours devra don 
ner la raison de son absence au Secrétaire. En cas de maladie, 11 faudra présenter ur 
certificat médical. Enfin, les autorités de la faculté se réservent le droit de juger de la| 
validité des raisons* invoquées —Probablement dans quelques temps, nous dit-on, une 
lettre de maman sera requise pour expliquer que son petit fils de 21 ans s'est mouillé 
les pieds (le pauvre enfant) et qu'il a dû s'abstenir des cours du lundi matin. tt se pour 
ralt même que l'année prochaine Maman en personne vienne l^lM * on 
"tou tou" devant le Jury de la faculté des Arts. Et dire que l'on pense due le rôle des 
mères de famille n'est pas lmppjt&ut * notre âge. Tfc 

' é • • f* - • r~ ,1 yj 

£ — z3 ' 



NOMINATIONS. 

M. François H a mon. a été élu, mercredi soir le 10 octobre, directeur du comité central de de-] 
mandes d'annonces. Il remplace a ce poste M. Maurice Charlebols, démissionnaire»- ' . j 

Joe Lewis et Pat Watson, deux étudiants à la faculté de Common Law, ont été élus représen- 
tants des gradués au Comité de Finances de la FEUO. 

(■lenMcSweeney, étudiant à la Faculté des \rts. a été élu directeur de l'Ottaviensis (Vearbook). 

Louis Roy, étudiant à la Faculté de Droit a été élu directeur du comité des Délmts Français. 

EJH Forcier, vice-présidenl de la (acuité des Sciences sociales,. vient de démissionner de son 
poste de directeur de Radio I tudiante. 



Directeur Jean Gobeil 

Rédacteur-tn-chef Guy Robitaille 

■ i 
sécréta ire a la red ac tlon , . , «_Gaston Fortin 

Pages des arts ..'..«mJean Lefebvre. Anne .L égaré 

Page sportive François Robichaud, Orner Monfils 

Reportages spéciaux-Murray Majtais, François de Martigny 

Chef des nouvelles Pierre Galipeau 

Collaborateurs: Charmaine Charbonneau, Alphonse Moris- 

sette 
^Distribution Weff* Glaude 

Photos Glen McSweeney, Jean-MSrie Godin 

Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, - 
Ministère des Postes. Ottawa. 

7 * IMPRIME A LA TRIBUNE DE HULL 



Le vote 
régional 



\ • 




• Louise Lefebvre est la nouvelle présidente du collège Bruyère. 

• Robert Lafleur, étudiant en quiUru-me année de Sciences Politiques a été élu à la réunion du 
grand conseil, directeur du bftJ osa gmdui 

» 

• • • • * M- 

• Lé club King-Lapointe tiendra son cocktail le 16 octobre, à 8H.30, en la salle Académi- 
que, rue wilbrod Des cartes de membres seront en vente â la porte. 



Jt Les séparatistes du campus ont tenu leurs élections générales et ont élu Louis Courte- 
manche a la présidence. Four l'assister: Michel Chevrier, vice-président, André Loren- 
ger, Claude Latrémquille et Jacques Rlou. * 

• CAMPAGNE DE s\N<i. - L» Croix Rouge viendra saigner nos étudiants au cours du» 
mois de novembre. Différentes dates sont assignées pour les facultés suivantes: Arts, 
19 et 20 novembre; Médecine. )e 21; le 22 sera réservé à la faculté des Sciences. Le 

^directeur de la campagne: Gerry Rochon. • 

• L DU CATION PHYSIQUE • - On annonce la nomination de Mlle Fleury comme chargée de 
- cours à plein temps à l'institut d'fiiJtteâtton Physique. Elle est la première femme à être 

engagée connu- professeur a plein temps A*cette faculté. 

♦ • • 

•/ Tous ceux et celles qui sont intéressés à travailler activement pour le club progressiste 
conservateur de l'Université d'Ottawa, S.V.P. rejoignez Robert Lafleur à CE 3-9491 
d'ici le "12 octobre. , 



D'une façon très accentuée les 
Canadiens om .subtitué a l'intérêt 
national les intérêts locaux. U 
faut toutefois ajouter qu'Us y fu- 
rent en quelque sorte poussés par 
le manque de dynamisme des prov 
grammes politiques- La princi- 
pale préoccupa. ion des gens de 
l'Ouest et an: la vente de 'leur ble, 
et la politique du gouvernement 
en ce domaine ayant été fort heu- 
reuse, ils ont voté en bloc pour 
le parti Conservateur. La prin- 
cipale préoccupation des provinces 
de l'Est, des- Maritimes et du Pa- 
cifique étant le chômage, et l'ac- 
tion du gouvernement a cet égard 
ayant été très insuffisante, ces 
provinces firent des brèches sé- 
rieuses dans le camp des conser- 
vateurs» Le parti Libéra^ n'ayant 
pu canaliser toutes ces voix. dissi- 
dentes» ce sont les tierg. partis 
qui les .ont finalement récoltées "et, 
avec elles, la balance du pouvoir.— 

Au t Québec, outre le chômage, 
ce lut également la crise nationa- 
lisa» que traverse la province qui* 
motiva le vote. Lassés par cinq 
ans rt'one dépuration nulle et sur- 

" tout privés de la présence d'un 
chef en Chambre, les Québécois 
en grand nombre ont Voté pour le 
Crédit Social, non pas tant pour 
ses promessés"utopiques et par- 
fois fanfaronnes, mais a cause" de 

— îa personnalité de Real Caouette. 
Les Canadiens-français se cher- 
chaient un chef, ils -l'ont trouvé. 
Real Caouette, c'était l'homme que 
ni les Conservateurs, ni les Li- 
béraux n'avaient *su leur donner. 
Aux yeux de. nombreux. Québécois 
le Crédit Social c'était Real 
Caouette. Avec lui. ijs* avaient' 
l.i certitude de ne pas passer ina- 
perçus même si cela devait se 



retourne'* en définitive contre eux. 
Aux yeux du reste du pays le phé- 
nomène créditiste, c'était une mani- 
festation du nationalisme canadien- 
français. Un journaliste ea vue 
de Toronto n*a-t-il pas déclaré 
le soir des élections que le vote 
crédiiiste au Québec était une con- 
séquence du séparatisme. 



r* • 



Une .situation 
paradoxale 

Voila donc comment se présente 
le ,25e Parlement. Le Canada, 
grande puissance économique, un 
des pays les plus industrialisés 
au monde, se trouve placer entre 
les mains d'un gouvernement con- 
servateur minoritaire porté au pour- 
voir grâce au vote rural. Alors 
que les Conservateurs tenteront de 
.sauvegarder le prus longtemps pos- 
sible leur situation précaire, les 
Libéraux ne. manqueront pas, s'ils 
trouvent l'appui nécessaire, de pré- 
cipiter la chute du gouvernement 1 
afin d'aller chercher la victoïirlR .'*- - 
qui leur a échappé de Justesse. 
Et dans cette situation déjà fort 
complexe viendront s'ajouter les 
Créditistes, en très .grande majo- 
rité du Québec, qui ne manqueront 
pas d'épouser les griefs de leurs 
compatriotes de langue, française 
et de les porter à'nu.et les Nép- 
démocrates qui prôneront le dgl 
de socialisme qu'il leur reste. 

Que sortira-t-il de cette si- 
tua: ion paradoxale? La réponse 
relevé de 1 opportunisme politique, 
car, sommé toute, c'est en fonc- 
tion de l'électoral que les situa- 
tions naissent et se développent. * 
Une chose est certaine: les ventes 
de blé, le chômage e? le nationa- 
lisme canadien-français ne feront 
pas bon ménage bien longtemps. 

Oui vraiment, les Canadiens 
se sont donnés une drôle de. repré- 
sentât ion. 

Guy Robitaille 









<%e A&f£o (frcU cadette &.papceA, 




rcch.ingc. OR Al l II' 



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STIAMBERT, QUÉBEC 



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LA ROTONDE 



11 octobre 1962 



11 octobre 1962 



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LA ROTONDE 



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A Sherbrooke, du 24 a u 29 septemb re: 




I 



CONGRÈS de la FNEUC 



par Jacques Du.be 



Kx ttcuMulU** 




OLE! 



OLE! 




au comité de 

CùOtÙLtiô* 

DIRECTEUR: Robert René de Cotret, Se. Eco. III 
CO-DIRECTEUR-.Morcel Angrignon, Se. Pol. IV . 
ASSISTANTS-DIRECTEURS: François Hamon, Se. Pol. III 
François Robichaud, Coinm. Il - Pierre Desjardins, Arts III 
MEMBRES DU COMITE: Jean-Pierre Arvisais, Co.nnw W- 
Sylvie Ploufft, Se. Pol. III - Trida 3runau - Se. Pol. Il 
Francine Mayer, Arts II 
Elaine 3oivin, Sc.Pol.il] __ 



b 



a l'Université de Sherbrooke, le 
26eme congrès de la Fédération 
Nationales des Etudiants des Uni- 
versités Canadiennes. Les étu- 
diants de notre université y étai- 
ent représentés par cinq délé- 
gués: David Casey, président de 
la Fédération, Valérie Forbes» vice - 
président anglaise, Jean-Louis 
Braun, trésorier, ainsi que Don 
Manders et Jacques Dubé, co-di- 
recteurs 4 U comité de la FNEUC 
sur- notre campus* tr 

La FNEUC étant l'union na- 
tionales de plus de cent mille étu- 
diants canadiens, elle se doit cha- 
que aànée de réunir les représen- 
tants* de ses membres afin d'éta- 
blir la politique nationales et in- 
ternationales qu'Us désirent ac- 
complir. 

politique nationale 



La FNEUC. est une union na- 
tionale qui nous offre plusieurs 
services dont nous avons jusqu'ici, 
par notre propre faute peu profité. 
Espérons que cette année notre par- 
tic îpanon saura plus avantageuse 
pour notre propre campus ainsi 
que pour les étudiants de tout le 
Canada. 



ore stations aux différents gou- 
vernements provinciaux. On fit 
d'avantages: La constitution fut 
changée de façon à inclure parmi 
les fonctions du président national 
ces trois mots: M il est bilingue" 
De plus on décida d'ajouter au 
personnel permanent du Secré- 
tariat national un secrétaire ad- 
ministratif adjoint jSifàf veillera à 
la réalisation d'unprogramme d'ac- 
tion mise en oeuvre par les étu- 
diants de langue française. Cette 
année en plus de continuer de con- 
cours lu éraires, concours de pho- 
tographie, débats- séminaires 'et 
autres activités nationales. La 
FNEUC publiera une revue bilingue 

\nationale. L'université de la Co- 
lombie Britannique, qui seule était 

A)rêt à accepter le risque financier 
' Vune telle oeuvre, fut chargée de 
sa publication. 

Prônant le bilinguisme par tout 
le Canada et à tous les niveaux 
le congres, comme par les années 
passées, vota un nombre considé- 
rable de mesures a cet effet. - 11 
n'en demeura pas au stage idéo- 
logique. On exhorta les conseils 
étudiants a encourager sur leur 
campus l'étude du Français (ou 
de l'anglais selon le cas). On 
chargea ' les présidents" régionaux 



Les étudiants canadiens 
auront enfin leur charte 



En effet , lors âiè-Jtecênt con- 
grès national de la FNEUC, les 



étudiants canadiens ont ap rouves" 
en principe une charte qui, après 
de nombreuses tentatives, réussit 
à satisfaire les exige&nces des dif 
férents milieux universitaires""du 



La charte, qui veut proclamer 
les droits et devoirs des étudiants, 
n,'est pas nécessairement rédigée 
en fonction des conditions actuelles 
au Canada. 11 s'agit d'un exposé 
d'idéals accessibles, pratiques, 
pour la gouverne des étudiants et 
celle de leurs associations locales 
et n at îonales, tout comme jwur la 



Les étudiants ics plus L'Icgançt choisisserf» le complet Massique" fait 
d'un luxueux tissu c>V , J.niR-W , 0"W Bien que dHinc souples;* 
extraordinaire, ce |tt*sq pcrroei au vêtement de garder iiuaue sa. 
belle coutx: primitive- VOrlon ctwrfefe aux coârumcs une apparence 

soignée en tout temps . . il VOU1 permet d'avoir toii|ours une mise 

impeccartlc Fîiii dans une gamme (fendue de tissus et teintes. 
Complets, environ $65 00 rVve» |^etne veste, environ $75-00. 



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143 Rideau Street, Ottawa 



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'M,.,:- Ifrv.^f II " f ■■'■■ | 

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gouverne des [wrsonnes et des or- 
ganismes qui s'oCcupent des étu- 
diants, comme par exemple les 
autorités >ies universités- et les 
gouvernements. 

Notre charte, qui attend la rati- 
fication de chaque université, veut 
proclamer ) les droits et deoirs 
le l 'étudiant, 2) les droits et de- 
voirs de la Fédérât ion des étudiants, 
3) les-d^o-Hs- et -d ev oi r s -de, d'Union 
nationales des étudiants. 

Se basant sur l« droit fonda- 
it mental qu'a chaque individu de faire 
fructifier dans toute la mesure -du 
possible. Ses talents naturels [X>ur 
le plus, grand bien de la collec- 
tivité, la charte affirme entre autre: - 

- \c droit qu'a chaque étudiant de 
recevoir une formation conforme 
à- sa propre langue, sa propre cul- 
ture. * 

- tous 'les étudiants ont le droit 
à des services et à des conditions 
propres à, l'étude et aux recher- 
ches. . (enseignement, logement, 
soins médicaux, repas convenables 
et a pi ix roociiquaa} 



* tous les étudiants ont le droit 
de n'être pas réefuits, par des be- 

t kjv it v c f Tfianr*TT»T*c J : — * ' »^^^^»^ a » 

Jv MU iiiiaircici Of œ ouvc| t.* I 

emplois saisonniers ou tempo- 
raires. 

- .tous, les * étudiant s ont le droit 
de fréquenter une Université libre 
de toute contrainte financière et 
aouissant d'une autonomie complète. 

- en tenant compte des lois de 
l'Etat et du respect qu'Us doivent 
à leurs concitoyens, tous les étu- 
diants ont le droit de penser, dire 
lire et écrire tout ce que bon 
leur semblera, à l'intérieur comme 
à l'extérieur de l'enceinte univer- 
sitaire. * 

- ayant le droit d 'être protégés 
contre toute meSure arbitraire ou 
injuste -de la part du pe'r&onnel 

-enseignant ou du personneï r admi- 
nistratif. Les étudiants ont aussi 
le droit Je participer au gouver- 
nement de leur université, d'obte- 
nir dés changements raisonnables 
quant aux "méthodes d "enseigne- 
ment et au |>ersonnel ainsi qu'aux 
règlements de l'universitaire, 
enfin, tous les étudiant sont l e dro it 
de s'unir et de partici|>ei a la vie 
publique. • *'# 

Le devoir principal de l'éiudiaqt 
est évidemment de se consacrer 
tout entier a son programme d'étude 
et <it tirer le meilleur parti possible 
des moyens dont il dispose. 

Far conséquent, les étudiants 
ont aussi le devoir d'être des mem- 
bres actifs et créateurs de leur 
nnlieu intellectuel. De plus, ils 
ont le devoir de défendre et de sau- 
vegarder l'autonomie de l 'université 
et la liberté académique. 

FifralemehtV-Us ont de 'devoir 

l'appuyer leur associât ion étudiante 

et de s'intéresser .aux jeunes gens 

qui ne frequenten? pas l'université. 



■■■■■■■■■■■■I 

IMPRESSIONS 
\ d'un étudiant 
ÉTRANGER 



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Sci. Soc. III 



La présence d'un étudiant étran- 
ger à l'Université prend toujours 
l'allure d'une aventure sociale mou- 
veïïïte fréquentât ions, nouveau mode 
dé'^'VfëV nouvelles méthodes d'en- 
seignement, out un "apprentissage 
social" à refaire. Les gars de la 
Sociologie pourraient nous en dire 
long. Cette nouvelle adaptation 
se fera d'autant plus vite et de 
façon d'autant plus naturelle que 
le Latino -Américain ou le Chinois 
ou l'Africain s'intéressera au 
••comment vivre" du milieu, d'au- 
tant plus qu'il s'évertuera à prendre, 
si l'on peu< dire, la- température du 
campus, bref r à l'observer. Le 
but de mon modeste article est 
justement de livrer à l'opinion étu- 
diante mes impressions d'ensemble 
sur la vie £ l'université d'Ottawa. 
Ces observations, largement géné- 
rales, loin d'être le fruit d\ine sé- 
rieuse*enquête, sont plutôt l 'expres- 
sion de quelques faits croqués au 
vif, au fil de mes journées dans 
ce bain universitaire. 

D'abord le fait le plus saillant: 
une ambiance de camaraderie assez 
franche, lavée de toute scorie dis- 
criminatoire. Que ce soit autour 
des tables du cafétéria ou__dans"" 
les couloirs des facultés, filles 
et gars_ se* côtoient et s'échangent 
maintes idées. Remarquons, entre 
autres, que monsieur Diefenbaker 
n'avait pas besoin de se détourner 
de ses obligations nationales pour 
venir "intégrer" tel Africain, teX. 
Asiatique, tel Latino-Américain, et . 
j'en passer... Jout le monde se sent 
*at home', compte tenu des pre- 
mfcftfl impressions de dépayse - 
ment pour 1rs nouveaux et surtout 
pour les étrangers. 

Ma seconde remarque se situe 
au niveau des relations entre étu- 
diants et corps enseignant: Ques- 
tion capitale, car il y va de la ren- 
tabilité même de l'enseignement. 
Certes, n'appartenant pasva toutes 
les facultés a la fois, je n'ai pas 
assez dé critères pour généraliser, 
mais, mes professeurs a moi me 
paraissent bien disposés a discu- 
ter les questions floues avec nous, 
Us se montrent assez ouverts a 
un franc dialogue avec les étudiants. 

Venons-en 
diantes. 



Y' 



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aux activités etu- 
11 semble que la FEDE 
a été le théâtre d'un coup d'état. 
Le passé du comité déchu -que 
j'ignore et c'est dommage - me 
permettrait cènes de qualifier la 
conduite de mes " révolution- 
naires". Les gars de la Faculté 
de Droit n'apprennent pas le Droit, 
je. veux le croire, pour le violer; 
c'est le plus que je puisse dire. 
J'ai enfin pris lecture delapre* 
miere livraison de La Rotonde et 
j'avoue avoir été quelque peu dé- 
contenancé: pas de lignes d'aciion, 
pas d'orientation. Peut-êtce qu'il 
existe de sérieuses raisons a cet.e 
démission d'apparence systémati- 
que. Pour moi, j'Incline encore 
à croire que la presse étudiante 
a un message a transmettre a sa 
communauté , elle a une position 
a définir face a la communauté 
humaine, elle a une conscience étu- 
diantine à créer, éclairer et main' 
tenir. ....bretelle ne peut être qu'une 
presse engagée.,... 



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11 octobre 1962 






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LA ROTONDE 






Fossoyeur 



tmUiu^um 



ftakuckod&Hfri&x 



«'Dieu sait que je n'ai p(à*-le-{ond méchant. 

Je ne souhaite jarriais la mort des gens. 

Mais si l'on ne mourait plus, 

Je crèverais de faim snr mon talus. 

Je suis un pauvre fossoyeur." 

G. Brassens 



M' 



. 



- 



A. ■ m— 



EE MOUVEMENTE / 



'Avec toutes ces idées d'évolution de 
l'esprit, on arrive de nos jours à un dilemme 
qui, a première vue, peut "sembler insoluble.. 
Par exemple, la semaine dernière, tout à 
fait par hasard, j'ai saisi une conversation 
entre un professeur de philosophie et un étu- 
diant. Celui-ci demanda: "De quel droit pré- 
tendez-vous posséder la vérité?" Et le pro- 
fesseur de répondre: "Le thomrsto c'est la 
vérité. Tu le verras l'an prochain." Excel- 
lente réponse qui fait montre d'un pouvoir 
de penser à toute épreuve, réponse admira- 
ble, digne d'un docteur en philosophie. 
Mais revenons à la question de l'élève. 
Question raisonnable de la part d'un élève 
athée ou communiste, mais non d'un élève 
de notre uni.versité catholique. Demander si 
un professeur de philosophie thomiste possè- 
de la vérité. Quel toupet! 
Voilà ou nous conduira l'université 
laique. Des élèves poseront des questions 
auxquelles des professeurs, d'une foi moins 



solide, ne pourront répondre. On tentera 
d'élaborer des théories ne contenant point la 
Vérité établie par saint Thomas, théories qui 
côtoieront le péché sans s en émouvoir. 

Afin de régler ce problème, il faudrait 
que les autorités entreprennent un balaya g* 
des mauvais élèves. Si on craint un scan- 
dale en les expulsant en bloc, qu'on leur 
fasse échouer leurs examens, une fois . . . 
deux fois . . . trois fois . . .jusqu'à ce 
qu'ils se découragent. Puis, débarrassé de 
ces mauvaises. têtes et de ces mauvais es- 
prits, il serait bon d'être plus prudent avant 
d'accepter tel ou tel élève. On pourrait, par 
exemple, exiger une solide lettre de référen- 
ce d'un prêtre ou mieux du curé de la parois- 
se. On pourrait encore exiger une 4 note de 
80% dans un examen de catéchisme. 

Alors, seulement là, pourrons-nous espé- 
rer avoir une université d'où sortiront des 
hommes sur lesquels la société pourra s'ap- 
puyer. Ht 




PRÉPAREZ VOTRE AVENIR 

Servez votre patrie pour payer vos études 




Vous pouvez devenir officier dans I* Armée 
canadienne, tout en poursuivant vos étud 

à l'université, aux frais de l'Etat, grâce 
au Programme d'instruction pour la 
formation d'officiers des force* 
régulières -(ROTP), commun 

aux trois Armes. > 

• Vos études universitaires 
seront payées. ? • 



Vous recevrez une allocation 
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instruments de travail. 

Vous toucherez un revenu 

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Vous bénéficierez o'une 
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dentaires vous seront fournjs 
gratuitement et, en plus de v ^ 
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une carrière aussi intéressante 
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d'officier de l'Armée moderne 
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l'officier flujaliaiti àt entre 
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Direction de l'effectif (D Mon) 
Quartier général de I Armée 
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grâce à la joyeuse détente que procure 

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Ë3Ê 




MONTEE 



SCIENCES DOMESTIQUES 



i 



112 Waller (en face de- la cafétéria)' 



chaque mardi, 12.15 à 12.45 un excellent 
repas est servi aux fines bouches. Les bil- 
lets sont disponibles auprès des étudiantes 
de 4e année 







i 






ST- BENOIT 



(.-."V. 




BRIAN 
BROWN 



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>•-.«* 



Voici les dates et les titres de-films que nous vous offrons>*ur la première partie de l'année: 



onsTpwur 



I 
I 
I 
I 
I 
I 
I 
I 



NOM: Renée Claude 
CARRIERE: Chanteuse 

PLUS GRAND MOMENT DE SA VIE: "L'Instant où J'ai 
trouvé le courage de commencer a chanter. S'il n'arrivait 
un échec, je crois que Je ne le retrouverais pas." 
PHOBIE: "Vieillir' Et la peur des blancs de mémoire." 
AUTRE CARRIERE: "Je ne sais pas. Je crois que Je mt 
tuerais plutôt que de cesser de chanter." 



23 septembre: 
14 octobre: 
28 octobre: 
11 novembre: 
25 novembre: 
9 décembre: 



DEUX HOMMES DANS MANHATTAN (Français) 

LE GRAND SECRET (Français) 
LE TROU de Secker (Français) 

THÉ SËVENTH SEAL de Bergman (suédois) . 

Un film de Bunuel (Mexicain) 

PAIX A CELUI QUI VIENT AU MONDE (Russe) 







s représentations auront lieu comme parle passé auElgin, le dimanche sx>ir à 8h.30 du soir, 
• ) Le coût de la carte de membre est de $3.50 



Pour de plus amples informations adressex-vous à Gilles Bourque, CE 2-6130 




EXPOSITION 



Exposition. A voir. Gallerie Nationale. Cent ans de Controver- 
ses. 1850 à 1950. Collection Walter P. Chrysler. > 
Remarquable par la variété des peintres présentés: quantité à 
connaftre et aussi noms célèbres tels Pissaro, Picasso, Gauguin, 
Toulouse-Lautrec, Matisse, Van Gogh, Renoir, Jawlensky, etc- 
Evolution rituelle. Il est particulièrement intéressant et surtout 
unique de pouvoir enfin étudier à souhait et voir de près une fou-, 
le de tableaux "originaux" tels un immense Matisse très connu 
et nombre d'autres. Jusqu'au 4 novembre. 

Anne Lé garé 




• 






t » ■■!■• " ■ 



QU'EST-CE QUE 
LE CREDIT SOCIAL? 



RENEE CLAUDE 






**w 



Ronald Després, ancien de 
l'Iniversité. vient de publier 
aux éditions "\ la page", 
son deuxième ouvrage, un 
roman À la fois comique et 
lyrique intitulé. "Le -scalpel 
ininterrompu". In roman a 
lire. $2.00 chez Dussault et 
chez Irvine's.* 



Les Éditions du Jour inaugurent 
Cet automne leur nouvelle saison lit- 
téraire, avec un des sujets les plus 
controverses a l'heure actuelle : le 
( redit Social 

Aux élections générales Su 18 
juinJ962, le mouvement du (redit 
Social a remporte une surprenante 
victoire sur les anciens partis poli-,. ' 
tiques au Canada. 

Au moment même ou tout le 
monde s 'interroge avec angoisse sur 

In doctrine erédif.t»fe, on i tente. 
pour la première fois, de donner une 
réponse objective et Si n-ntiîiquc ;i 
la Question maintes et maintes fois 
posée: Qu'est ce que le C ledit 

Social .'" 
LTauleûr de çel ouvrage.' M Yôf- 

d.m kostakeff. jeune intellectuel 
neo canadien cToriju'nç bulgare, pin 
fesseur en philosophie et en luteia- 
ture. n'est pas lui-même creilitislc 
Pourtant, comme il l'indique dans 
son. introduction, il considère la doc- 



trine créditait comme "hypothéti 
qiiement valable et théoriquement 

défendable", l-t ceci, explique l'air- 

teur. "en dépit de l'opinion gêner, de 
ment répandue parmi certains intel- 
lectuels, selon lesquels l.i do. Inné 
crédit iste semble répudier tont- lien 
BVCC la réalité . ." 

Cet ouvrage révèle l'un îles as 
•"pectS théoriques les plus intéressants 
de la doctrine creditiste .1 ftavofr sa 
reforme monet.iue li plus sus 

pecte et la plus conteste In outre, 
il donne une, analyse lucide de la 
situation ■Ctneffc de notre régime 
monétaire et l'historique des sv< 
tèro* qui l'ont préce '. 

Un ouvraee de i?k pages, en 
vente- tm . prix po pulair e d- Jt.QO 

tl.ms toutes les principales librairie) 
de la province, dans I s dépôts de 
i'Mirnauv ou chez l'éditeur- IIS 

i dirons mi jour. 3411, rue 

Saint-Denis. Montréal (VI 9 22?K) 



La Société Dramatique annonce son premier 
spectacle^JU s'agit d'un Ionesco, plus véritable 
et' plus concret que la "Cantatrice cWive": 
c'est une tragi-cpmédie, versant dangereusement 
autant d'un côté que de l'autre: - "Tueur sans 
gage". 



Oh demanda des écrits (pas plus de 300 mots) et 
des poèmes. Si la chose vous intéresse, les faire 
parvenir à la section Artistique. Mais nous som- 
mes subjectifs: il se peut que nous ne les pu- 
blions pas * 

i 



Au Hibou, mercredi soir, jniblic restreint mais enthou- , 
■iaste; 

Nous l'avons trouvée, après son premier spectacle, sagement assise 
dans un coin retiré de la cuisine ( la "loge des art îstes"), étonnée 
de son succès, belle, simple- et pas du tout la vedette que nous cro- 
yions rencontrer. ^ ^ 

Voudriez-Vous nous raconter comment -et quand vous avez com- 
mencé votre carrière? 

V<fcrs l'âge de quinze ou seize ans, après avoir» vu Bécaud donner 
ff* sp ectacle, elle a réalisé qu'elle avait toujours voulu chanter. Elle 
ITs^ava mais sans résultat. Plus tard (U y a environ deux ans), 
avec 1 aide de son mari, elle tenta de nouveau l'expérience et entre- 
prit une tournée des boues de la province. Puis, un jour, on lui offrit 
le créer une nouvelle chanson: "Feuille de gui", ( premier prue 
iu concours international de "Chansons sur mesure"). Depuis, 
elle a enregistré un disque ("C'est mon oeil"). Et de là, la célé- 
brité. •*•-._#* 

- — Quel genre de chanson préférez-vous? Quel compositeur? 

Llle n'a aucune préférence pour un genre spécifique. Une 
chanson lui plaît ou ne lui plaît pas. Chez les compositeurs fran- 
çais, elle aime bien, entre autres, Brassens, Ferré ainsi que Gains- 
bout g -unis quelques unes denses chansons. .Chez les Canadiens, 
F< rlan I, Brqusseau, Léveillée et surtout Vigneault. 

Quelle chant eo se et chanteur canadien» préférez- vous? 

Combien de temps mettez-vous pour arriver a votre înterpré- 

on finale d'une chanson? 

Pour Renée Claude, une chanson ne doit pas êwe seulement 
sentie ou encore vécue, mais dominée, |x>ssédée et assimilée au 
point le faire part te intégrante de sa sensibilité propre. Pour cette 
raison, elle avoue mettre jusqu'à six mois de travail avant de se 
sentir prête a présenter une chanson. Ceci vaut autant pour les 
chansons amusantes que i»ur les chansons sentimentales, ou encore 
tristes. Elle ajoute, avec un peut sourire' qu'elle aimerait inter- 
préter plus de mélodies "mi-figue' mi-rfcisia" dans le style de "La 
• chaussée d'Àntin" ou de "La Servante" mais que c'est là un genre 
qui demande encore' plus de travail. • . 
Quels SOS! VOS projets d'avs^ir? 

Chanter. Chanter autant, et aussi longtemps qu'elléVle pourra. 




Par Orner Monfils 



Devant une foule délitante 
d'environ 5,000 spectateurs, 
l'Université d'Ottawa a triomphé 
de celle de Carleton au compte 
de 13 à 10. Le Grenat et Gris 
s'est, de ce fait, mérité deux 
points dans le classement, en 
plus de garder le fameux Pedro 
tant désiré par ses rivaux. 
v "Des le premier quart, Ottawa 
prit les devants, grâce à un sim- 
ple et un touché; le premier point „ 
fut le résultat d'un botté de 40 
verges /de Brian O'Connor, la 
recrue du début de saison, alors 
Que les six autres furent, enre- 
gistrés par Paul Benoit qui cap- 
ta une passe de quatre verges 
d.e l'a r ri ère-quart Earl Black- 
adder. 

<La partie était loin d'être ter- 
minée puisque Don McGregor 
des Ravens botta le ballon entre 
les poteaux, ce qui leur valut 
trois' points; il rata un autre jeu 
du m'eme genre et Carleton dut 
se contenter d'un seul point. 

Cependant.au troisièmequart, 
nos porte-couleurs, loin d'être 
assurés de la victoire, complé- 
tèrent une autre patfse, celle- 
là de seize verges et bonne pour 
un autre 'touché. C'est le nou- 
veau quart-arrière Peter Saran- 
tos,' remplaçant le blessé Earl 
Blackadder qui parvint à porter 
le compte à 13,4 en notre fa- 
veur. 



Par la suite, les Ravens ten- 
tèrent l'impossible pour égaU- 
ser, mais leurs efforts. s* avérè- 
rent plus ou moins utiles: en ef- 
fet, seul John Dever réussit un 
touché à la fin de ce même troi- 
sième Quart, en perçant nqtre 
défensive et en courant 21 ver- 
ges. 

Le compte r-ésta le même jus- 
qu'à la fin. C'està ce momentrlà 
que notre ligne défensive vola 
la vedette: Jim Casserly, Bob 
Johnston, Dave Preston et Paul 
Benoit furent les piliers défen- 
sifs qui nous permirent de rem- 
porter cette joute. 

Par contre, nous devons men- 
tionner le succès défensif de 
nos- adversaires ainsi que l'ex- 
cellent jeu de Glen Robinson 
durant toute la partie: ce dernier 
a parcouru 97 verges en vingt 
occasions. 

En ce qui a trait aux passes, 
le quart-arrière Glen St. John 
des Ravens en a complété 9 sur 
24. La luttent assez chaude 
durant la partie, ma'is le Grenat 
et Gris l'emporte grâce à son jeu 
d'ensemble' et aux' encourage- 
ments de ses partisans. 

Nous espérons que les étu- 
diants sauront encourager les 
leurs pour qu'ils continuent à 
nous faire honneur. * 



Sacré vieux PEDRO! 




Qdt&d** 



là PLUS DOUCE. LA PLUS SAVOUREUSE 



A nouveau 




nous 



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LA ROTONDE 



11 octobre 1962 



ECHANGE 






MC MASTER 



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19, 20, 21, OCTOBRE 1962 



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LA NOUVELLÇ ENCYCLOPÉDIE DU MONDE est à la fois 

UN DICTIONNAIRE UNE ENCYCLOPEDIE 



OUI CONTIENT: tous les mots courants 
de la langue française avec Içur pronon- 
ciation, leur étymologie, leur définition, 
leUfzjfns Ipropre, leurs' sens figurés, 
leur» acceptions rares; tous les noms 
scientifiques;, tous les termes commer- 
ciaux; tous les néologisme» usuels ad- 
mis dans ItjJsngaga parlé, tous les mots 
^nouveaux fabriques pour des tecftp»- 
ques évoluant sans cesse. 



OUI CONTIENT: des traités, des expo- 
sés et des nomenclatures offrant une 
vue d'ensemble de chaque science, de 
chaque technique, et permettant de 
trouver les mots ignorés ou oubliés; des 
résumés faisant la synthèse de chaque 
matière afin, de fournir un enseigne- 
ment qui ait une unités des tableaux 
synoptiques; des planchas dessinées. 



Le 14 octobre le T.K.I». 
Henri Légaré, recteur de 
l'Université d'Ottawa , a pro- 
posé la pratique d'une nou- 
velle vertu qu'il a appelée 
"la vertu de non-conformi- 
té". 

Le Père I. égaré a expliqué 
Ull quelque 450 nouveaux 
gradués de l'Université le 
rôle bénéfique d'une telle 
\ertu dans notre société mo- 
derne. Il prenait la parole 
à l'issue de la cérémonie 
de la collation automnale 
des grades au théâtre Ca- 
• »l. 

Le Père Légaré a décrit-^, 
en ces mots la poussée alar- 
mante qu'on remarqu*» aujour- 
d'hui dans l'uniformisation 
de la pensée, du goût et du 
comportement. 

nommer les STûtres, 



ressentir ce que ressentent 
les autres, penser comme 
tout lemonde.c'étaientlâles 
caractères distinct ils des 
sociétés primitives. Il sem-. 
ble que notre soèiété soit en 
voie de retourner à ce con- 
formisme total". 

Le Père recteur a surtout 
voulu mettre en garde les 
étudiants - ces privilégiés 
qui sont normalement appe- 
lés à constituer l'élite de 
notre population - contre 



les' dangers que présente ce 
conformisme social. Il les ■ 
invités a repenser Jeurs con- 
victions et leurs motifs d'a- 
gir en ces mots: 

"Plusieurs s'émeuvent au 
jourd'hûi du conformisme 
ÉMU lequel versé le peuple. 
Que les massés cherchent 
une certaine sécurité dans la 
conformité au comportement 
collectif, rien d'étonnant à 
cela. 

"Mats l'étendue du mal 
qui afflige notre temps de- 
vient apparente si notre at- 
tention se porte sur lés pri- 
vilégiés qui devraient nor 
malement constituer l'élite 
de r»otr«» population. Qu'il 
s'agisse du domaine politi- 
que, de l'économique, ou du 
purement social on cherche 
vain ement les vrais chefs. 



UR LIVRE EXPLOSIF 



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DU MONDE 



Le scandale des 



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les leaders, qui se distin- 
guent de la masse pour l'é- 
clairer et la diriger. L'ins- 
piration â l'action n'est plus 
le souci du bien social dé- 
couvert par les forces de la 
raison et imposé par la per- 
suasion. La statistique ca- 
pricieuse et le sondage d'u- 
ne opinion collective à cour- 
te vue décident le plus sou- 
vent des affaires les plus 
graves. Le chef n'est plus 
A l'avant-garde. Il suit la 



troupe". - ' .. 

( 'est à ce point que le 
recteur a suggéri Jl pratique, 
vie la vertu de non -conformité 
qu'il reconnaît être celle 
des vrais chefs et qu'il a 
proposé particulièrement à 
l'élite de demain. 

«11 s'agit là", a-t-il dit, 
"d'une vertu délicate qui 
n'échappe pas à la règle 
énoncée par Xristote, assa- 
voir que la vertu doit se te- 
nir dans un juste milieu. La 
vertu de non-conformité se 
tient dans le îuste milieu 
entre lès aspirations légiti- 
mes de la personne et les 
exigences du bien commun". 

comme résultat de cette 
tendance universelle au con- 
formisme, a poursuivi le Pè- 
re Légaré, le gouvernement 
s'est v u dans l'o b llgation 
d'intervenir positivement. 
Cette intervention s'est ma- 
nifestée tout particulière- 
ment dans le domaine de 
l'éducation. 

"L'éducation fut toujours 



considérée cojnme synonyme 
du développement complet 
de l'individu sous tous les 
aspects de son être, physi- 
que, intellectuel et moral. 
Mate nul autre -domaine de 
l'effort humain n'a été l'ob-" 
jet d'une pius grande tenta- 
tive de socialisation et de 
contrôle gouvernemental." 
"\ussi, je vous Invite, 
chers diplômés, à vous inter- 
roger sans cesse sur vos 
convictions et vos motifs 
«l'agir. A la lumière des prin- 
cipes qui vous ont été in- 
culqués durant vos études, 
examinez avec soin lés pro- 
positions et les actes de vos 
dirigeants, les prétentions 
des groupes trop exclusive- 
ment soucieux de leurs in- 
térêts, les campagnes idéa- 
II s te s des soci alistes à ou- 
tra ncëT15e~ soyez ni char- 
riés par les courants de 
l'opinion ni obstinément re- 
belles aux exigences raison- 
nables de la vie communau- 
taire." .. 




7 JÇ. P. 4c<^xi 



Mardi soir dernier le lb oc- 
tobre les **Ediuetfs del^ffo*mme" 
sous -la plum^ de Joseph Cos- 
tisella lançaient un livre intitulé 
"Le scandale des écoles séparées 
en Ontario" L'auteur, français 
d'origine mais d'ascendance aus- 
tro-hongroise suit des cours 
depuis deux ans à l'Univers: 
d'Ottawa en vue d'obtenir sa maî- 
trise en latin, Professe ut du 
Collège Marie -Médiatrice de Hull 
et critique littéraire tu Journal 
Lii DROIT, M. Costisella habit» 
Ottawa depuis seulement deux ans. 
Néanmoins, cela ne l'a pas em- - 
pêche de remarquer toutes les 
injustices que subissent les 
Franco-Ontariens dans ledoma-tw- 
•de l'éducation. 

Ce livre qui ne manque pas de 
contreverses et qui err choquera 
plusieurs est un réquisitoire con- 
tre le rScisme que pratique quo- 
tidiennement à l'égard des cana- 
diens-français le gouvernement 
taries,; l'épiscopai irlandais et 
le ministère» de -i 'éduc ai l'on l'on -. 
tatio. "Le scandale des éçoi 
se , || i " un livre d'une brillante 
actualité ei qu'il faut Uri i oui 

comprendre les probj 
minorités )Er'«i \ BTCaha 



DEBAT PUBLIC 






Lionel Chevrier 




A tAUDITORIUM DE MEDECINE 
— ENTRE* — — 



ET 




LIBERAL 



CRÊDITISTE 



ANIMATEUR: Jean-Luc Pépin 



JEUDI LE 1er NOV. A 8k DU SOIR 



ENTRÉE GRATUITE 



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25 octobre 1962 



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PLEUREZ, PLEUREZ/ 



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il n'en restera rien" 









dernière livraison d e not re journal 

o ui upp rtiiil imw uiiw MeSwMMer rtPtr^ 
élu directeur de l'annuaire universitaire. 
La première question que l'on se pose 
c'est à savoir pourquoi un canadien-fran- 
çais n'a pas été chargé d'une telle acti- * 
vite. La réponse est pourtant simple. Au- 
cun canadien -français n'oyait posé sa 
candidature. Surprenant mais vrai. 

Premièrement, laissez-moi vous pré- 
ciser que je n'ai aucun doute au sujet de 
la compétence de l'ami McSweeney. C'est 
un chic type qui a su reconnaître son 
devoirs.envers la société étudiante: s'en- 
gager dpns l'action au service du corps 
étudiant. 

Cependant il est une chose que je ne 
peux accepter. Depuis plus de cinq ans, la 
communauté française du campus s'alarme 
devant le fait que l'annuaire n'est pas 
assez bilingue et que le français devrait 
être un peu plus respecté. Voilà que 
l'occasion se présentait de prouver une 
fois pour toutes que nous étions des gens 
d'action aptes à s'engager dans une voie 
déterminée. 

Mais rien n'a changé. Nous sommes 



rwmnrxm 



*? 



séjours grands plaignards, incapables 

de. On s'inquiète, on analyse et surtout 
on critique. L'administration de l'Uni- 
versité, la Fédération, la Rotonde, les 

• différents comités, tout y passe. La so- 
ciété étudiante devient donc par le fait 

« même une plaie saignante de laquelle se 
dégage un arôme dégoûtant. J^r 

On se cache derrière une serre d'as- 
sociations patriotiques qui s'engagent 

. pour nous, qui prennent nos propres dé- 
cisions et qui prétendent oeuvrer en no- 
tre faveur. On achète sa carte de membre 
et le tour est joué. Plus de liberté de 
parole, plus de responsabilité envers la 
communauté. On devient des machines 
graissées par l'honneur d'être membre 
de telle ou tel le 'association et motorisées 
par un drapeau et une chanson. Tramés 
vers des décisions que l'on refuse de 
croire mais que l'on accepte tout bonne- 
ment, on préfère les larmes à l'action. 

Mais lorsque la question du bilin- 
guisme surgit, voilà que nos armes prin- 
cipales viennent nous porter main forte. 
En outre mentionnons les larmes, les 



cris, la gesticulation et finalement la 



* 



25 octobre 1962 



LA ROTONDE 



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NOUVELLES.... NOUVELLES.... NOUVELLES.... 



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CELUI QU'ON A DU 
SURNOMMER TROP 
TÔT "L'ANCIEN" 



Êâi. 



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ClUB 



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veulent nous assimiler. L'action? N'en 
parlons pas. Sâtir notre propre économie? 
Laissons cette tâche aux "inaudits an- 
glais". La maturité politique? Que Da- 
niel Johnson s'en charge. Nous, on dé- 
truit, on s'abaisse les uns les autres. 

Je ne voudrais pas passer sous si-, 
lence les dignes confrères de ma langue 
qui se sont engagés activement dans les 
affaires estudiantines. Des chefs qui ont 
compris que le fait français ne deviendra 
une réalité vivante sur notre campus, 
que lorsque nous nous serons engagés 
dans l'action et que nous aurons accepté 
notre responsabilité envers la communau- 
té étudiante. Avouons quand même que 
ces "engagés" sont des perles noyées 
dans un océan de larmes. 

S'engager c'est risquer. Et risquer 
c'est tendre vers une plus grande matu- 
rité. Les cartes sont distribuées et les 
jeux sont à faire. A nous étudiants ca- 
nadiens-français du campus de choisir 
entre l'enfantillage des délires et la 
maturité de l'action. 




EME ANH£U3£JJl£A.QU1JJ£.^LSÇ!,ENCES 



CLASSE DE .U.QEJL. 

suuAL b s iNvTre'TSbrtaft ' -gi 'i îu i aw ' n i a un suuP b ft-cAtft t k i h 



SE 



I.JHUWI 



LUNDI LE T7NOVEM3RE, A L'HOTEL ST-LOUIS DE HULL 
LE PRIX DU SILLET: $2.50 



L'invitf .. nul autre que REAL CAQUETTE... chef adjoint du Crédit Social 



Pjerre GALIP2AU 





de l'indifférence.. 



i 




Un jour, l'écrivain améri- 
cain Richard Wright décla- 
rait après un séjour de trois 
mois dans l'un des états de 
son pays, que de tous les 
jeunes qu'il avait rencontré, 
"pas un seul ne sentait le 
besoin d'être différent des 
autres" .L'auteur de Native 
Son et de Black Boy est un 
noir. Dès l'enfance, il a 
appris la portée des mots et 
la valeur des choses, sa 
condition l'y obligeant. Est- 
ce par pessimisme qu'il 
s'exprime ainsi sur la jeu- 
nesse? Possible. Mais ne 
donnons pas trop vite aux 
problèmes des solutions. 

Imaginons que des étu- 
diants de vingt ans n'aient 
plus d'originalité (pas ques- 
tion ici dé la barbe ou de 
toute autre forme puérile 
d'affirmation de soi), que 
le souci d'une vie person- 
nelle leur soit étranger! Ima- 
ginons-' que. des trois mille 
: ■> > -x . 



étudiants qui fréquentent 
notre université, trois cents 
seulement veuillent vivre 
à fond leur vie d'homme! a 
Richard Wright parle en ces 
termes de l'originalité, il a 
vu juste:! pour beaucoup 
d'étudiants, le goût de la 
grandeur est passé de mode. 
Pourtant, les étudiants 
lisent (façon de parler) Cor- 
neille, Pascal, Montesquieu, 
Saint-Exupéry, Péguy, Ber- 
nanos, ces géants de l'Es- 
prit. L'Histoire leur rappelle 
que de grandes figures hu- 
maines ont existé. En som- 
me, les matières scolaires 
ont un v petit air d'héroïsme, 
qu'elles 'soient bien ouvmAl 
enseignées. Il est étorwant 
qu'une telle invitation spi- 
rituelle atteigne si peu de 
gens. Il suffit d'ouvrir les 
y$ux pour le constater: Da- 
me Indifférence occupe un 
trône que personne ne veut 
luienlever. 



Je suggère l'organisation, 
d'une enquête à l'université. 
Les étudiants ne répon- 
draient qu'a une seule ques- 
tion: "Pourquoi ètes-vous 
ici?" Les uns, très nom- 
breux, diront qu'ils ne le p 
savent pas.' D'autres, prati- 
ques et francs, ne le cache- 
ront pas: ils veulent de l'ar- 
gent. La culture, c'est beau, 
â condition que ç& ne force 
pas trop et que ça rapporte 
un de ces quatre matins. 
Certains, on les compte sur 
les doigts de,.la, main/ dé- . 
sirent apprendre. .Ils sont 
vite rec<*inaissables:*dans 
les salles de cours, ils ne 
chahutent pas; le professeur 
ne répète pas pour eux deux 
ou trois fois la même chose, 
il n'a pas recours à des 
moyens disciplinaires pour 
attirer leur attention. Qu'on 
s'arrête à la question du 
silence en classe. Se croi- 
rait-on à l'université? 

La correction des devoirs 
et examens fournit d'autres 
preuves encore plus saisis- 
sante* de cette indifférence 
à la vie de l'Esptit. Pas- 
sons l'éponge sur les fautes 
d'orthographe, elles se mul- 
tiplient au rythme de la re- 
vanche des berceaux. Qu'en 
est-il du style? D ne s'agit 
pas de jouer au styliste, 

mais combien d'étudiants 
ont-ils le souci de connaître 
leur langue? Il ne faut pas 
chercher longtemps avant de 
savoir* pourquoi il y a des _. 
cours de grammaire à l 'uni- 
versité: le verbe s'accorde 
avec son sujet, mais oui, 
encore une chose démodée. . 
11 reste le plan des idées. 
Combien d'élèves peuvent- 
ils présenter leurs idées de 
façon claire et ordonnée, et 
de façon personnelle sur- 
tout? Certains en sont ca- 
pables, les autres répètent 
les notes prises à qui mieux 
mieux, 

Plusieurs s'étonneront de 
l'allure de cet article. Il a 
été écrit dans le calme; j'a- 
vais cette conscience que 



certaines choses doivent 
être dites. Il faut détester 
tous les êtres qui se con- 
tentent de demi-mesures ou 
du plus difficile, car il, y a 
en nous un "chevalier Rol- 
land", un Schweitzer, un 
Mofcart, (pour reprendre le 
mot de Saint-Exupéry). Si 
quelqu'un n'avance pas, une 
bonne poussée dans le dos 
peut lui faire du bien. Cet 
article a -voulu dénonder un 
mal: quelque part, il y a un 
manque d'Idéal, une médio- 
crité, une absence de gran- 
deur dont l'indifférence n'est 
que le signe. Depuis quel- 
ques temps, les étudiants, 
#our ne citer qu'un exemple, 
se révoltent contre le sys- 
tème de présences. Us di- 
ront de grands mots, Pater- 



nalisme est- toujours le plus 
en vogue. Mais qui se de- 
mande "le pourquoi d'une 
telle rigueur de la part des 
autorités 9 Lorsqu'une uni- 
versité se doit d'obliger 
ses étudiants à venir aux 
cours, je crois qu'elle le 
fait après bien des tentati- 
ves de compréhension. 

L'Idéal reprendra-t-il un 
jour son exigence vitale? 
Justifiera-t-il la trame de 
vies entières? Je nten doute 
aucunement. J'espère qu'on 
me donnera l'occasion de 
parler de ce feu sacré qui 
nous fait, pôw employer un 
mot de Claudel, "devenir 
ce que l'on est". 

Normand Tremblay, 
professeur - 



SCIENCES - - - 1 Les étudiants de la faculté des Sciences se sont 
rendus à Kingston en fin de semaine afin d'encourager le Grenat et 
Gris. En effet, une centaine d'étudiants ont fait ce voyage défrayé 
par le conseil de la faculté. 

Une dépense de $400.00 vient de procurer aux membres de la 
faculté des Sciences un magnifique tourne-disque. Tous les midis, 
dajns l'édifice du Département de chimie, les étudiants pourront 
prendre leurs repas tout en écoutant leurs airs préférés. 

ARTS - - - Un nouveau journal fait son apparition à la faculté des 
Arts. Gilbert Frenette et Peter Mandia sont les deux co-directeurs. 
Le directeur des nouvelles de "La Rotonde" apprend de source 
fiable que le journal s'intitulera peut-être r, GQDENDARD M .._.. 



LE DEFILE DE Mo m .s ET LE "PEP-RALLY" qui devaient avoir 
lieu le 2 novembre prochain ont été côntremandé. Avis aux inté- 
ressés. 



-* 



SCIENCES SOCIALES - - - Le voyage à Joliette fut un événement 
inoubliable Félicitations â son organisateur Claude RiVêst. Il 
apt>ert qu-'une autre activité se prépare lentement pour le mois de 
février. Bon courage aux organisateurs. 

Une rumeur circule voulant qu'un nouveau parti soit en voie 
de -formation au sein de la faculté. On va jusqu'à dire qu'il s'inti- 
tulerait "Le parti du Peuple" et que sa philosophie serait d'un 
socialisme "fort et illimité", (ça force... un peu trop...) 

PENSEE LAZURIENNE - - - "Félix Lee 1ère est un rejeton de 
l'Université d'Ottawa. C'est peut-être un des seuls qui a si bien 
tourné et qui tourne^ncore." 

DIMANCHE LE 28 OCTOBRE à deux heures (2h.OO de l'après-midi) 
le Grand Conseil de la FËUO, tiendra une réunion plénière à la 
salle 140 de l'édifice de la faculté ^es Arts. Tous les étudiants 
sont invités a assister aux délibérations du conseil. 



LA S AINT -VINCENT DE PAUL organise sa première soirée de 
. patinage le 4 novembre à la patinoire de l'université. (A recomman- 
der aux jeunes^filles qui veulent maigrir...) 

L A, CH ORALE DE L'UNIVERSITE D'OTTAWA a repris ses acti- 
vités le 17 octobre dernier. Les répétitions ont lieu le mercredi 
soir de 7h.30 à 9h.30. Ceux qui veulent en faire partie appelez: 
Monique Brossard à CE 3-6016, ou Gilles Roger, à PR 7-5012. 

DERNIERE HEURE - - - L'Imprimeur de la Reine, vient de décou- 
vrir qu'il imprimait le Mercurius, organe officiel de la faculté de 
Commerce. Il ne l'imprime plus... 

LE VOYAGE A NEW YORK - - - Les étudiants des Sciences So- 
ciales organisent un voyage à New York dont le coût sera de 
$32.00. Ceci comprendra le transport et la chambre d'hôtel. Le but 
du voyage sera de visiter les Nations Unies du 22 au 25 novembre. 

FEUO. - La Fédération nous anflbnce que les candidatures sont- 
maintenant ouvertes au poste de directeur de Radio-Etudiante, 
Pour de plus amples renseignements, voir l'administrateur, â 61 i, 
rue Cumberland. ^ , 

PHILOSOPHIE - - - Trente cinq étudiants de la faculté de philo- 
sophie -se sont rendus au Lac "La Blanche", propriété des Pères 
Oblats. Plusieurs scolastiques et professeur» de la faculté ont 
contribué au succès de l'entreprise. 



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DE 

L'O.N.U. j 

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Une quarantaine de personnes 
ont assisté vendredi soir der- I 
nier à la réunion de fondation 
du club des Nations Union. 
Parmi l'assistance on rerasr- i 
quait deux professeurs, MM. f 
Dubé et Spicer, de même que 
deux étudiants dont la compé- 
tence en ce domaine constituera 
sûrement" un précieux atout, 
Valérie Forbes et Marcel Col- 
lin; respectivement secrétaire, 
et trésorier national de l'ACE 
NU. Sous la présidence de 
Jean-Pierre Borduas, directeur | 
du Club des Nations Unies, les 
membres ont décidé de remettre 
A plus tard l'élaboration d'une 
constitution: ils s'en sont 
tenus à l'adoption en principe 
de dix résolutions qui leur 
furent soumises et a la nomina- 
tion d'un comité provisoire dont 
la fonction sera d'aider le 
directeur dans la préparation 
d'un rapport devant être pré- 
senté A la prochaine assemblée 
générale pour discussion et 
approbation. Font partie du 
comité provisoire: Valérie For- I 
bes. Guylalnê Rouleau. Yvon 
V aie io. Pienre Bérubé. Franco 
Pilarella, Germain Dion, Jac- 
ques Lefebvre, Michel Larivlè- 
re et André Loranger. 



La doctrine Munroe et Cuba 



sur 



te 



» ■ . . . r 



"monde 



5** 



IQ PQIPWOC 



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JOURNAL FRANÇAIS DES ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE 



D'OTTAWA 

Mambr* d • la Pum unlvinluln ( inadimnt 
il Mimbn ipiciil ^ li Corporation do» Eicholliri Grlffonnoura 






Directeur 



«Jean Gobe il 



Rédacteur-en-rhef 7777. Guy Robi taille 

Secrétaire a la rédaction ',.. Gaston Fortin 

Pages des arts Jean Lefebvre, Anne Lé garé 

Page sportive François Robichaud, Omer Monfils 

Reportages spéclaui-Murray Maltais, François de Martigny 



Chef des nouvelles Pierre Galipeau 

Collaborai, i \: Germain Dion 

RenéRosBerry 

Corre^ursT;^^--^ Alphonse MoriSSOttC 

\ Lifte Pifrret - Pierre Reauchamp 

Dactylo:...: .": ....Charmaine Charbonneau 

Photos: Glen McSweeney 

Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, 
Ministère des Postes, Ottawa. 

IMPR1MEA LA TRIBUNF DE HULL 



par 



{2e%0t4MH 



Z Vu 



*K 



Droit civil 



Contr an'-mcn' a ce que beau- 
coup pensent i U sens dei propor- 
tions existe gui 'lu*'. 
Quand On habite un grand payi 



et qu'on se prétend une grande* 
nation qtt* "a -péalisé de grandes 
choses, on n'aime pas se faire 
insulter par un peut "vaurien" 
qui le nom Castro, porte ftf barbe 
et se mêle de commander a tout 
le monde et de n'obéir à personne, 
bien qu'il commande lui-même 
sur un peuple qui compte à peine 

millions d'habitants. Et Ce 
sentiment est encore plus vrai, 
quand "on" s'appelle:Américains. 
L'antagonisme se hisse main- 
tenant au niveau des principes, de- 
puis que le gouvernement de La 
Havane a fait part de son inten- 
tion ^bien arcêtée de poursuivre 
une politique d'inspiration nette- 
ment communiste. Les hommes 
M tes idées .viennent de Moscou; 

rnmerce se fait surtout aVe'c 
les pays du Rideau de fer; les 
armes sont communistes 'et s'em- 
pilent a Guba -avec. une. rapidité, _ 
qui a jîe quoi agacer la quiétude 
de leurs voisins continentaux. 

La crainte ; et l'amour-pn | i - 
blessés font oublier' la logique. 
On parle de danger pour la na- 
tion américaine... Bt des lors on 
s*« xpiique assez facilement pour- 

l«é milieux influents du Sénat 
et de la Chambre des Représen- 
tant a font de si grandes pressions 
gU] , i M. Kenne ly, pour que 

son gouvernement fitopt€ une po J 
Ktique i lug énergique nversleré 
jim* le FldeJ Castro. Plusieurs 
membres du Congrès ne se gè- 
ne;, , irdemanlei uncagre.s- 



*ion ouve-rte contre l'île de Cuba, 
"ce qui équivaur en. pratique a une 
éliminât ion" par la forcé du ré- 
gime politique qyi s'y est ms- - 
tallé depuis le début de janvier 
1959. 

•M. Kennedy a jusqu'ici résisté 
à. toutes ce s „• pressions. Parce 
qu'il est moins Américain que 
ses compatriotes? Non. Il est 
sans doute plus intelligent que la 
moyenne des Sénateurs interven- 
tionnistes^ et il entrevoit mieux 
les conséquences néfastes qu'une 
action militaire contre Cuba pour- 
rait* avoir sut le |>restige àés 
ift at s -Uni s un |»eu partout dans 
le monde. 

Les interventionnistes se ré- 
clament habituellement de, la^dpc- 
trine Munroe pour justifier le 
balayage du régime Castro aCuba. 
Malgré toute la bonne volonté qu'on 
voudrait avoir, ce: 
teliecuelle s'explique assez mal. 
Comment régler avecun<? solu- 
tion de 1623 les problèmes dé 1962, 
dans des circonstances* politique s 



bours: empêcher toute interven- 
tion américaine en Europe ou en 
Asie. L'étonnant serait que les 
Américains aillent jusque lai 

Il est sûr, en. outre, que cer- 
tains Etats sud-américains ver- 
raient d'un très mauvais oeU une 
intervention militaire des Etats- 
Unis à Cuba. Le précédent est 
dangereux: îL pourrait leur être 
opposé un jour. 11 constituerait 
en effet une violation manifeste. 
de l'engagement signé par les 
Américains à Montevideo, en 1933, 
par lequel les Etats-Unis s'enga- 
geaient à ne pas intervenir dans 
. "les affaires intériédre~5~OU ex- 
térieures" de leurs voisins. D'au- 
tre-part, nombreux sont les Jeunes 
Etats, qui accèdent aujourd'hui a 
l'indépendance, en Asie comme en 
Afrique; ceux-ci auraient sans 
doute bien 1. la misère à faire 
le point avec la démocratie,^ 'il s 
voyaient' les Américains réduire 
par la force l'expér tence cub aine, 
" Enfin un débarquement mili- 
taire a Cuba pourrait facilement 



a fait différentes, alors quqP^^Trégènérer en conflit généralisé. 



tout 

Mats-Unis ont définitivement 
renie la longue tradition d'isola- 
tionisme qu'ils avaient pendant 
si longtemps prônée. Dams un sens, 
la solution pourrait même deVB 
nu- ii*. Empêcher pour 

des raisons cun!ifiç_ntales t Ote 

venfion- étrangère en Améri- 
que; cela pour-rail aussi vouloir 
■.lue, au nom de la même loglr 
en \ "liant •l'arginiH nt a re- 



puisque le problème' de Cuba s'ins- 
crit maintenant dans le contexte 
de la *<• froide et que , les 
Russes ont jj ., ctellement promis 
leur aide' à CtUft en cas de con- 
flit armé avec i continent. En 
fait, une ;elle (>erspective doit 
nous laisser assez froid. Est- 
ce que les Russes riaueront la 
guerre nucléaire pour Cubé? C'est 
,-peu • probable, comme le soutient 



Paul Saur loi dans le "Devoir" du 
17 septembre 1962, parce que l'en- 
jeu n'en vaut pas la peine. U pour- 
rait en coûter cher de l'ignorer. 
Donc, pour le moment, la po- 
litique de prudence du président 
Kennedy vis-à-vis du régime de 
Cuba semble être la politique ap- 
propriée, bien qu'elle soulève de 
sévères critiques de la part du 
Congrès et du peuple américains. 
Nous ne sommes plus en 1905 
ou en 1910: l'administration dé- 
mocrate actuelle ne peut se per- 
mettre la fantaisie de détacher 
un régiment de fusiliers à Cuba 
pour rétablir l'ordre et sauver 
en même temps les estiges de 
ce qu'on appelle communément 
la doctrine Munroe. Les temps 
ont changé; des principes nou- 
veaux gouvernent nos habitudes 
politiques et le monde libre même 
accepterait aves peine la réduc- 
tion de Cuba riir le géant amé- 
ricain. 

Au point de vue matériel, la 
victoire serait facilement acquise. 
Ce serait une répétition du com- 
bat entre le chat et la souris. 
Mais des considérations morales 
doivqnt empêcher les Américains 
de se lancer dans une entreprise 
que certains' milieux ne manque- 
raient pas de leur reprocher. 

Ce serait une tâche a leur 
blason et en même temps, un très 
mauvais service a rendre a leurs 
intérêts dans les pays du mfinde 
libre. 



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25 octobre 1962 



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25 octobre 1962 



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KAIHO- 



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Un mois en retard, on attendait avec anxiété la première émission de Radio-étudiante 
"nouvelle formule". - Sans distinction aucune ,nous fûmes lamentablement déçus. Je 

^*^^***mmÊr'VM'*mmmm^k^ hi»»> In nervosité 



*i- 



BUTS 



administration des affaires 
udï.«. ces' de l'Université 

d'Ottawa. 
Promouvoir les intérêts de 
'Université et du^ corps 

•'tudiant. 



- ■-' •- 



GOUVERNEMENT ETUDIANT 



MEMBRES 



Sont membres les étudiants 
gradués et certains sous- 
|-gradûés. 

Langues officielles: Fran- 
çais et Y, Anglais. 



POUVOIRS 



Représenter les étudiants. 

Droit de contrôle c de sur-, 
veillance, de sanction. 

Elle seule peut prendre 
des responsabilités finan- 
cières. 



n 



i 



GRAND CU U l 



EXECUTIF 



Membres vota. - - i- :■>> uti. - 2.-Re,. 
sentant de chaque groupei n; uni vers i tu. 
(prés, de facultés) - Membres consultants - 
Conseiller universitaire - Av ii at-conseil - 
Auditeur- Commissaire. 



Membres: Président de la fédération. 
Vi coprésident (français) 
Vice-président (anglais) 
Secrétaire 



■- —• Trésorier 






POUVOIRS DU 
GRAND CONSEIL 



t — « — 



POUVOIRS PRINCIPAUX 



Prend les décisions finales* - Organisme 
suprême de la FEUD. - Nomme les princi- 
paux membres de la Fédé. - Dirige les finan- 
ces au moyen d'un comité de Finances. - For- 
me ou abolit les différents comités. - Recon- 
naît les diverses associations étudiantes 
sur le Campus. - Amende- f à la Constitu- 
tion. 



Voit a l'exécution des décisions prises par 

1p Grand Conseil. - Usage de certaines me- 

iplinairps.' - Administration des 

al . .. courantes de la FEUCX - Nomination 

émissaires. " Suggestions, résolutions 

(ii ..nd Conseil. - Prépare l'agenda des 

■•mblées du Grand Conseil. 



\> 



« » 



CONST . 

• La présente constitution 
a priorité sur tout autre cons- 
titution antérieure. , m 

• "Tout amendement doit être 
approuvé par l'Administration 
de l'Université. 

• Est entrée en vigueur le 
premier avril 1960; 



DISCIPLINE 

• Les mesures disciplinaires 
sont prises par l'exécutif. 

• Tout membre a le droit 
d'en appeler de la décision 
de l'exécutif au GRAND 
CONSEIL. 



FINANCES 

' • La Fédé a pour source de 
revenu principal la cotisa- 
tion annuelle de ses membres, 
(ref LA ROTONDE, Vol. 
XXXI, no 2, page 2) 

• Cet argent sert exclusive- 
ment au» bon fonctionnement 
de ses divers comités et 
organisations, 

• Les finances sont sous la, 
direction du trésorier assisté^ 
d'un comité de finance." 



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rLiciJiejjYo; 
et le tract des débuts... Mais tout de même, nous avoir servi une pareille t 
avec autant de sérénité, c'en est trop! 



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LA FORME 

Une '• atmosphère "colon"; 
exemples - - les rires niais et 
les exclamations de. Pierre Du»., 
puis, la lettre de la "mère" à 
son collégien, et finalement, la 
chanson "Nous, autres dans, 
not' temps" jouée AU COMPLET 
une diction qui laisse à dési- 
• rer; la voix langoureuse d'Anne 
Légaré ou encore le ton es- 
soufflé de Pierre Dupuis qui 
s'écoute parler et qui nous 
parle de nos "Gee Oees" - ce 
sont les Grenats et Gris; des 
blagues, des blagues, 13 minu- 
tes et "Semi de. blagues, quel- 
ques unes très bonnes, quelques 
unes très moches... et toutes, 



x 
mal lues; deux ou trois i 
views -ordiriaires,... voilà c 
ment m'es.t apparue la "nouv 
formule" de Radio-étûdian 




LE FOND 



Je. n'ai aucune expérience 
radiophonique et mes jugements 
sur la. matière sont purement 
ceux <r*un profane. Néanmoins, 
ni s assez au courant des 
rOUSgefe d'un service d'informa- 
tion pour savoir qu'une émis- 
sion* de radio ne se conçoit pas 
et ne ser présente pas de la 
sorte. Je veux dire que le plus 
grave' reproche que l'on peut, 
adresser à Radio-étudiante 
"nouvelle formule" c'est son 




ty 




i - 



COMITES 




À l'heure 






du travail 



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7 



NOTM TAUDIS I 




permanents 



pinloi^.li noîsoi foi ttidiwts 



EUM. Entraide Universitaire 
Mondiale. 

FNEUC. Fédération Nationa- 
le des Etudiants des Uni- 
versités Canadiennes. 

SUCO. Service Universitaire 
Canadien d'Outre-Mer. 

THE FULCRUM 

LA ROTONDE 

COMITE DES AFFAIRES 
EXTERIEURES 

COMITÉ DE COORDINATION 



PAX ROMAN A 
MERITE ETUDIANT 
RADIO - VARSITY 
COMITE DE PUBLICITE, 
^COMITE CENTRAL DE DE- 
MANDE D'ANNONCES 
COMITE DE FINANCES 
ACENU. L'Association Ca- 
nadienne des Etudiants des 

Nat|ons- Unies. 
LE CINE-CLUB 
RADIO-ETUDIANTE +~~ 



AUTRES COMITES 



SAINT VINCENT DE PAUL 
LES CHANTIERS D'EMMA- 
US. 
LE CLUB DE FRANÇAIS 

( Moréas-Cézanne) 
THE SOLIDALITY 
LA LEGION DE MARIE 
OTTAWA MISSIONNAIRE 
LACORDAIRE 
LA CONGREGATION 

MARIALE 
GLEE CLyB 
LA CHORALE DE ; 
- L'UNIVERSITE 
THE DRAMA GUILD 
LA SOCIETE DRAMATIQUE 
LES CORPS ECOLES 
JEUNESSES MUSICALES 
CATHOLIQUES 



T 




du rendez-vous 



r 




FI Ll 



re fi&u/etiâ 



la. plus savoureuse des cigarettes 
à bout filtre 



manq.ue de sérieux. La vie uni- 
versitaire comprend à mon avis 
l'ensemble des corps adminis- 
tratif professoral et étudiant. 
RadioTétudiante ne nous a fait 
voir et ne nous avait fait enten- 
dre que l'aspect "rigolade de 
la olasse étudiante." Voila en 
essence ce que Je lui reproché. 

Evidemment, l'on ne s'impro- 
vise pas bon commentateur 
comme cela au .début de l'année 
'et je dois quand même faire 
remarquer .l'effort fonrni par 
Pierre Dupuis, malgré sa ner- 
vosité apparente, pour mettre 
de l'entrain dans l'émission. - 
On sent également dans le ton 
de voix d'Anne Légaré une 
facilité à s'exprimer et à li re 
les textes. Fille a sûrement fait 
de la radio.. 

On dira que j'exagère; que je- 
fais de la (sic)' cfitique destruc- 
tive, qu'après tout l'-émission. 
n'était pas aussi mauvaise que 
veux, le laisser croire. Le 
fait est que je persis-te^à_croire 
après ce que jiai entendu jeudi 
soir" que l'émission était mau- 
vaise. Mauvaise au point d*> 
vue présentation et organisa- 
tion du matériel: on annonce 
dès le début de l'émission que 
l'on adoptait un*- "nouvelle 
formule" mais on ne nous a pas 
dit ce QUE SERA cette "mm 
veile formule". Pauvre- au point 
de vue idées: aucune prise de 
..position claire et rtette quant 
aux problèmes étudiants. Aucun 
éditorial ou texte de fond. Au- 
cune nouvelle au sujet ; de la 
t KUO. Enfin medioceS-.au point 
de vue' diction pour des raisons 
es. 

Je n'ai pas aimé l'émission. 
Je trwuve qu'elle a été mal 
conçue. C'est pourquoi je le 

dis. Toutefois, s'il faut blâmer 
partiellement nos commenta- 
teurs qui n'ont pas», craint de 
dévoiler publiquement la %■ 
table identité du "Fossoyeur'', 
il ne faut pas passer sous 
silence le manqua de responsa- 
bilité de Luc Forcier, direc- 
teur démissionnaire de Ru 
étudiante, c'est â lui'et à lui 
seul que revenait la responsa- 
bilité de faire marcher- Radi<< 
étudiante pour l'année 1962-63. 
Or celui-ci décide tout d'un 
coup, au début de l'année qu'il 
n'a "plus le temps'' de s'occu- 
per du poste que lui avait" con- 
fié LE GRAND CONSEIL. J'ap- 
ile cela purement et simple- 
ment de l'irresponsabilité. -Que 
*Luc Forcier n'ait pas le temps, 
:t, mais qu'il attende jusqu'au 
i'Ut d'octobre pour prendre 
sa décision.- c'est un peu 
fort. La vrai yaison.de la 
mission de Ltfc Forcier n'est 
un secret pour personne; il ne 
st pas entendu avec son 
ecl pour avoir ■■ 

d'Apposé! ses idées. M. Foi 
eier. plutôt que de s'seéomodfti 

a préféré démissionner laissant 
à son. équipe prise au dépourvu 
•s directeur, le soin de pon- 
dre l'émission médiocre de 
jeudi SOll dernier. Il manque 
un directeur à Radio-etudfante. 
("e-o une évidence et c'est 
d'ailleurs pourquoi l'executif 
de la Pédé B "il vert le poste 

aux candidatun rons que 
mi qui prendre ce comité en 
main saura lui apporter l'orga- 
nisation Sfr le sérieux QUI lui 
BOSt nécessaires. 
J'oubliais.:....:... la musique 
choisie 

Jean OOBEIL 



RADIO -fcTUDlANTE " 
•Chaque Jeudi soir 
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Page 7 



Page 6 



JULIETTE 



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*. *~- - 



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A 



Des représentants de la compagnie 

* 

de téléphone Bell rendront visite aux 

•9 

étudiants qui seront bientôt diplômés en 






GENIE ELECTRIQUE 

* COMMERCE 

* SCIENCE 
♦ARTS 




nous accueille ! 



por René RosBerry 



La visite industrielle et sociale de la faculté des Sciences Socia- 
les ^e l'iniversité d'Ottawa à la cité de Juliette, les 13 et 14 
octobre derniers, s'est soldée par un franc succès. Le groupe 
composé d'une quarantaine d'étudiants représentant les trois 
départements de la faculté est revenu enchanté de ce voyage - En 
effet, la ville de joliette nous a réservé un accueil des plus cha- 
leureux; et tout fut mis çn oeuvre pour rendre notre séjour agréa- 
ble: banquet, visite industrielle, soirée, etc. 



LA ROTONDE aussi s'est rcn* 
due à Joliette, et nous voyons 
ci-haut M. Antonio Barrette 
feuilletant les pages de. notre 
joun,«d étudiant. . 



AVIS- 



Hospitalité joliettaine 

Pour ma part, l'hospitalité 
des gens de Joliette m'a 
particulièrement frappé. £1- 
le * s'est manifestée de 
-.plusieurs manières, entre 
autres- la -façon * avec la- 
quelle les étudiants ont__été 
accueillis par hes différen- 
tes familles -qui .les ont 
héberges four la fin de 
• semaine. ^ 

Il faut signaler le ge 
généreux des restaurateurs 
de la ville qui ont offert 
gratuitement +e repas du 
samedi midi. De plus, les 
autorités municipales *fle 
Joliette, dont le Dr Rous- 
sin est le premier - 'magis- 
trat, ont préparé un màgni» 
banquet. X/invité 
d'honneur a ce dîner-cau- 
serie était, nul ai£re que 
\1. Antonio Barrette. Une 
récréative organe 
par le Jeune Commerce 
a aussi contribué a rendre 
cette visite très agréai '.•■. 
Une surprise noua atten- 
dait: l'invitation de M. F. H. 
'Desrosiers, industrie] bien 
connu, qui nous reçut a son 
magnifique domaine au 
Lac-des-'Français. 

Fierté des gens de 
Joliette 



Nous avons au s s] été 
épatés de*nnille façons. par 



a* 



ce sentiment de 'fierté qui 
anime les gens de la ville 
de Joliette. 

Cette fierté d'être Jollet- 
tain se remarquai^, chez les 
gens qui nous ont reçus 
de même- que chez les per- 
sonnes avec qui nous avons 
fait connaissance. Leur 
façon de parler de leur 
ville, leurs institutions, en» 
fin' tout ce qui est joliet- 
tain trahit ce sentiment de 
fierté. Un coup d'oeil sur 
leurs nouvelles écoles, et 
survie magnifique séminaire 
de Joliette ne peut que 
raffermir cette impression. 

La propreté de la cité,de 
Joliette est aussi une ca- 
ractéristique qui saute aux 
yeux du visiteur. 

Un grand merci a*la 

ville de Joliette qui ar créé 
un précédent en ouvrant"" 1 
toutes grandes ses portes 
à des ^étudiants universi- 
taires. Cette visite nous a 
été très profitable à tous 
points de vue, et nous es- 
terons avoir laissé à la 
population de Joliette une 
bonne impression de la fa- 
culté des Sciences Socia- 
les. L'organisateur de cet- 
te rencontre qui nous a per- 
mis de nouer des relations 
et d'enrichir nos connais- 
sances^ M* Claude Rivé st. 
mérite" aussi nos félicita- 
tions. 




INTERVIEW 



LUNDI ET MARDI 
12 ET 13 N0VEM3RE 



„« 



Faites-vous réserver dès maintenant une 
entrevue par votre service de placement, 
pour connaître les emplois offerts par 



BELL 





FNEUC 



D'un commun accord, lès comités de la FNEUC 
des trois institutions dans la région d'Ottawa, l'Uni- 
versité d'Ottawa, Carleton et le collège Saint-Patrice,, 
ontjéussi à obtenir des"escomptes de 10'.' aux maga- 
sins suivants: 

— Nettoyeur Spic and Span 
— Jack Winter, oculiste, 237, rue Elgin 
— Tip Top Tailors, 202, rue Sparks, et 1295 ave. 

Carling 
— Henry Feller (vêtements pour dames), 244, rue 

Elgin" — . ^ 

— Jack Snow Crédit Jewellers, 112, rue Sparks, 

88, rue Rideau et 144,' rue Principale, Hull 
— Wôlfe Shoes (chaussures pour dames), 92, rue 

Rideau et 94, rue Bank 
— Kofïman's Ladies Wear, 92, rue Bank et 62, rue 

Rideau 
— Horlick's Collège Shop, 279, rué Bank 
— Albert's Mén's Wear, 74, rue Rideau 
— Olympic Sports Shop, 753, rue Bank 
— Brancato et Daigneault, Pizza Take Out, 813, rue 

Bank , - 

— Pharmacie "Civic", 1123 ave. Carling 
— achats réguliers: 10% .. 
V-prescriptions : 15% 
— Pharmacie "Norman", 56, rue Rick i 
— rachats réguliers: 10 r < 
— prescriptions: 15% 
Les magasins suivants accorderont .une escompte 
de 20%: 
— Sherman's Musicîand (disques seulement), 105 rue,, 

Principale (Hull), 151, rue Sparks 
^— Le fleuriste Proulx, 96 rue Rideau— 99 rue Barik. , 



-i — * 



Depuis le 4 octobre 1962, j'ai 
assisté à une controverse d'in- 
terprétation constitutionnelle 
entre LA ROTONDE et 
LE FULCRUM. Il ne s'agit pas 
tant d'un point spécifique de la 
constitution de notre fédération 
que de l'interprétation d'un 
principe général qui peut, s'il 
est faussement compris, causer 
une crise majeure au sein de 
notre corps étudiant. 
»Le 4 octobre, la rédactrice du 
Fulcrum soulignait que 4, la fé- 
dération existe primordialement 
pour le bénéfice de ses membres 
individuels." LA ROTONDE 
riposte. Elle croit, et je l'ap- 
puie, que la fédération existe 
premièrement pour le -bien com- 
mun des étudiants.. 

Mais c'est ijn jeu de mots 
typique aux étudiants de Droit, 
m'a-t-on répondu.' Non, ce n'est 
pas un jeu parce q»e la mauvai- 

.. se interprétation d'unejoi don- 
nerait un "droit à' chaque - étu- 
diant d'agir selon sa propre 
volonté avec l'argent des cof- 
fres du trésorier: Si la version 
du Pulcrum s'avérait pratiqua? 
ble l'on pourrait tout de suite 
exiger de la Fédé une somme 
d'argent pour organiser une 
fête quelconque en faveur de 
sa classe. Ce serait là le bé- 
néfice d'un membre individuel. 

A mon avis, l'exécutif et le 
Grand Conseil lorsqu'ils légi- 
fèrent doivent toujours penser 
initialement au bien commun. 
La loi spécifique qu'ils passent 
_ . peut toucher. un groupe particu- 
lier mais t'est toujours' en fonc- 

. tion du bien de la m a sa* étu- 
diante que ce groupe sera frap- 
pé par la législation. J'ai dis- 
cuté la question avec la direc- 
trice du Fulcrum mais elle*este 
sur ses positions. Je sens tout 
de même qu'elle et moi sommes 
d'accord mais' que les mots 
dont elle se sert dans son 
éditorial ne communiquent pas 

A sa pensée enacte. 

Gilles LAROSE. 
i étudiant 3ième, 

. Comm. Law. 



avec 




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vice-président 




I..i Rotonde: Grois-tu- qu'une commission d'enquête sur Iti réorRa- 

fon de lia Fédé s'avère nécessaire'? 
V.i\ Depuis longtemps. Pour beaucoup, la Fédé n'"st <\n'\u\ chaos 
incompréhensible. Je dois cependant ajouter que l'apathie générale 
le l'ail dernier a beaucoup diminué surtout chez les nouveaux. 
La Rotonde: Comment la Fédé compte-t-ejle faire voir aû-x étudiants 
l'Importance d'une telle commission? 

V.P.F. Chaque étudiant doit se faire un devoir de comprendre le 
problème. A cet effet, noua exigerons une coopération des divers 

tés,' qui se chargeront d'annoncer.la chose aux étudiants. Mais 
le fait que tous le sachent n'est pas assez. Il faut agir. 
La Kotonde: Kst-ce la première réforme majeure^de la Fédé 9 
V.PJF. Assurément. Rien de tel ne s'est fait-depuis sa fond a tion . 
Kt cette réforme doit être faite. *jj le Grand Ceneettj rtl -l' e x é cut if 
ne sont satisfaits de la présente .constitution qui ne répond pas 
aux besoins actuels. •> ■ ; 

Là Kotonde: Peut-on être optimiste devant cette résolution?- 
V.P.F.On se doit de l'être, car le sort de*»» Fédération en dé] 
La Rotonde: pourrais-tu nous donner brièvement une idée <|e Uj 
réforme de cette nouvelle constitution? 

V.P.F. Rien de précis pour le momeht. Cependant on dé-sire |;f 
Béparation des gradués et sous-gradués, sans briser l'équilibre 
universitaire. On compte aussi s'occuper de certains départements, 
dépendant directement du Conseil Administratif,' Enfin une c 
ration plus active.de tous sera exigée, 
la Rotonde: Quel rôle jouera l'exécutif? 

V.P.F. il doit aoumettre*4in rapport au comité x. Ce rapport con- 
tiendra les suggestions de ! 'Exécutif, et il scn étudié a. la réunion 
lu Grand Oonaeil, en plus des autres rapporta des facultés. 
La Rotonde: Bref, tous, ont droit de parole > 
N.P.I. HxaeWnent^VJe voudrais aussi ment ionner qu'u n comité 



Enfanté' par l'ancien "Cercle 
français" dont il tire ses 
racines, le Cercle" Moréas Ce' 
zanne se veut essentiellement 
dynamique et artistique. L'uni- 
"que postulat qui nous motiva 
•ncevoir' ce dit cercle, fut 
purement et simplement le man- 
que d'intérêt que manifestent 
les étudiants face jt l'art, en 
général. Pour obvier à cette 
lacune inconcevable, nous lètrr 
proposons comme Solution le 
cercle Moréas-Cézanne. 

Il appert que les activités 
foncières de ce cercle touche- 
ront, autant que faire se peut, 
à tbuffj («a branches de l'art. 

De» Cartes de membres tarant 

vendues incessamment à tous 

étudiants qui désireront 

^s'intégrer à notre cercle et p:ir- 

tëtre, par b- fait même, leur 

culture tant soit peuacadémique. 

'Jacques NADK.V 
président 



d aura poul idler le., différentes conSTOUtfroià 

universités 'canadienne s. 

La Rotonde: ht le ntpî^.rt final? -, 

v.r.i . Le rapport final du Grand Conseil doit être- remis 'au coh- 

•.f-il !'• l'-Vl" inist • vnnMe \'.\ février. 

La Rotonde: Et le Centn Social dans tout cela'' 
* V.P.F. Un a tu die là indépendamment de la commis- 

tuôte èl nous avons le droit d'espérer que ce ne aura 
^4>>U8 UT n /thé. Depuis le temps qu'on en parle... 

Merci 






t 




AVERTISSEMENT 



Ce pfor^de. l'organisation de la Fédé s'adresse aux^nou- 
veaux et même a quelques anciens désireux de voir clair 
dans leur gouvernement étudiant. Le tout comme l'on peut 
le constater est un résumé de nombreux résumés. Nous 
avons présenté l'essentiel. Notre but: faire. connaître aux 
étudi-ants les rouages' de lei/r fédération. Voilà pourquoi 
cet effort de vulgarisation. • m _^, - 



Le tout est simple: on 
s'est aperçu qu'un chan- 
gement de la présente 
constitution s'imposait. Si 
l'on consulte le rapport 
de la société justinienne 
on y apprend la décision 
suivante, qui fut adoptée 
par le Grand Conseil: 



il 



Qu'il soit résolu qu'une 
commission soit créée 
pour étudier la réorgani- 
sation financière et ad- 
ministrative de la FEUO." 
On ne peut que se réjouir 
devant une telle mesure, 
l'on se doit d'en attendre 
le plus grand bien pour 



la communauté étudiante. 
Et de qui dépendra le suc- 
cès-de tous les étudiants, 
car c'est eux qui forme- 
ront leur fédération. Donc 
cher lecteur, la fédération 
n'est pas l'affaire d'une 
cliajje a^uekontjue, mais 

ton affaire. 



— 



FORMUtE 






DE REORGANISATION 






• DÉCISION FINALE 
- - - LE GRAND CONSEIL - - -\ 
(LES PRÉSIDENTS DES FACULTES) 






GRAND CONSEIL EN SESSION PLÉNlkflE 



COMMISSION CONSTITUTIONNELLE 

- Formée de 7 membres* - 



UN AVOCAT 

PRESIDENT DE LA FEUO 

PRESIDENT DU CLU3 03ITER DICTA 

UN REPRESENTANT DU DROIT CIVIL 

UN REPRESENTANT DU CO.MMON LAW 

DEUX REPRESENTANTS 

DES FACULTES SOUS-GRADUEES 



: 






COMITE* X - SECRETARIAT 



LES AUTRES COMITES 




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_ _ _ ^- - DIVERGENCES JZL ±'^C 



physique: 

"Situation de deux lignes, de deux rayons, etc 
qui vont en s'ecartant." 




irainniaftTiqiMel 

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La Société Dramatique de L'Université dlOttawa organise un concours 
de pièces en 1 acte écrites par des étudiants de lTJnivesité, Les trois 
meilleures pièces seront présentées au grand public a la mi-mars 
1963. Des prix en espèces seront offerts aux trois lauréats, le soir 

de la première. "... 



Regl 



ement 



dans la défaite 



Ame .- 



■\ 



• Civilisation: périodes transitoires entre deux boucheries. 

• En ce temps -là, c'était la paix. En ce temps-lâ. c'était tfemaln. Qui sait? 

• Sympathie: communier au malheur. Amitié: côtoyer le bonheur avec générosité. L'idéal: 
sombrer dans l'un et l'autre avec l'autre. î * 

• Progrès: Le barrage est terminé. Les turbines fonctionnent. Le mur se lézarde. Crai- 
gnez d'être inondés." v 

•. Abolissez l'honnêteté morale et les droits d'auteur, donnez-moi un éditeur, faites-moi' 
auteur: je lignerais alors de mon nom "Le Misanthrope" que f intitulerai "La comédie 
Humai ne." 

• Sens de la morale et de la responsabilité: manger une banane sur la rue et avoir scru- 
pule à jeter la pelure. 



- 1 - 
un 



•rlfûnTe du sort: une, femme qui a échoué en' amour se fait courriériste du coeur; 
désiquilibré coiffe la barrette"" professorale: un autre scientifique devient "théologien;"*^ 
un concierge s'élève à la sainteté, une poétesse, au mysticisme. Admirable. 

• Et si Je dly:J"A bas les fanatiques*", je le* deviens aussi. Suffit-il donc d'aimer? 

• Aimer, c'est consentir à ne plus exister pour tendre à être. 
-i Aimer, c'est pouvoir dire "j'aime" et non pas "je t'aime." 

• Car ce n'e^t-pas la personne qu'on doit a4mer, ce serait la plus horrible des menson- 
ges, c'est ce qu'il y a de sacré en elle. On respecte la personne comme un sanctuaire: on 

ne l'aime pas.. 

_ _• Aimer, c'est tout comprendre et ne jien accepter (vanité...) et c'est ne rien comprendre 

et tout accepter (foi). 

• Faut-il conclure? aimer, c'est ne' rien comprendre. Et cela .c'e.st à n'y rien comprendre 
— ("Le coeur a srés raisons...") 

• Aimer, c'est ne pas savoir encore que l'on aime ou mieux c'est ne pas savoir qui l'on 
aime. 

• Ne pas ai m* r Bans l'abstrait. Le jeu dangereux que d'aimer. Il vous entraîne dans le 
• mesquin ou vous élève dans le sublime. 

• Renouvellement des promesses d'un universitaire: je renonce a la littérature, à ses 
pompes et à ses oeuvres % 

* — - 

Guidé 



1) Le concours s'adresse à toupies étudiants de l'Université d\>tawa) 
La Société Dramatique accorde au terme "étudiapt de 1 ^Université" le 
sens de: toute personne enregistrée aux cours de 4 i lhv^r k sité, ou de 
ses collèges affiliés. **, ' J^ 

2^ Les pièces ne doivent pas excéder une durée de «'e'pTesentatiofj 
de trente minutes (en. 3 pages dactylographiées, à double interligne)* 

3) Les auteurs doivent tenir compte des possibilités scénique s très 
réduites de la salle académique. 

4) Tous les genres peuvent être abordés par les auteurs: tragédie, 
comédie, drame, farce, théâtre d'avant -garde, comédie -musicale, 
revue, etc. « 

5) Les pièces doivent parvenir au bureau du Rév. père Julien, o.m.i., 
directeur du Département de Français et modérateur de la Société, 
avant le 5 décembre, à minuit. 

6} Les manuscrits seront tapés a la machine, a double interligne. 

7) Les manuscrits seront signés d'un- pseudonyme. Les auteurs 
inscriront leur nom, adresse et numéro de téléphone sur une feuille 
séparée qui sera glissée, dans une enveloppe scellée portant leur pseu- 
donyme. En aucun autre endroit ne devra-t -on trouver le nom véri- 
table de l'auteur, ou tout autre indice pouvant servir à l'indentifier 

8) Un jury composé de professeurs de Français de 1 université dési- 
gnera les pièces gagnantes, le 3 janvier 1963. 



■ 

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JEUNESSES MUSICALES 



le club 




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seul club social et culturel dans la région d'Ottawa où prédomine une 

authentique atmosphère sud-américaine, vous invite à devenir membre dès 

aujourd'hui. Sont éligibles les étudiants âgés de 21 ans ou plus. 

LES PRINCIPALES ACTIVITES 

■ 

La danse dans un merveilleux décor tropical, des jeux, des expositions 
d'art, dès cours de danse, la conversation espagnole et autres. 



La formule des Jeunesses Mu- 
sicales du* Canada semble être 
celle qui convient le mieux pour 
offrir un ensemble d'activités ar- 
tistiques sur le campus. 

Il serait bon dé rappeller les 
possibilités qu'à en main le mou- 
vement JMC. La carte de mem- 
bre accorde d'abord l'admission 
a 4 concerts de qualité. Chacun 
de ces concerts sera précédé, 
quelques Jours auparavant, de l'au- 
dit ion d'un' ruban sonore, fait par 
l'artiste invité et par un musi- 
cologue. Aucune initiative musi- 
cale ne sera i ri semée sans con- 
texte préparc J'avance. Par là 
une excellente occasion de par- 



faire sa culture. 

Dans les projets pour des con- 
certs hors-série, on nous pré- 
pare, entre autres, un -récital de 
musique électronique, exclusif aux 
membres. _ : — -^- 



La réalisation d'une saison ef- 
ficace- "demande un fort groupe 
d'adtiérants intéressés. Jusqu'à 
date on nous rapporte que la ré- 
ponse est très encourageante. 
Pour s'engager sur le plan artis- 
tique, pour s'initier a un art uni- 
versel, ou simplement pour béni- 
ficier des 60 avantages (financiers 
et autres) qu'offre le mouvement 
JMC, il n'y a que $3 à souscrire. 
Un effort qui vaut le coup. 



.y 



OUVERT DU MERCREDI AU DIMANCHE 
8h.30 P.M. 
ENDROIT: 282-A, RUE SPARKS 
TELEPHONE: CE 4-5118 






CINE-CLUB 



WMflNGM 1Z 2? OeiOÛRZ^ 



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."".'■""»■• 



le trou de Becker 



U2 SPORTS $12 - SPORTS $12- SPORTS 

i 

Chaque année, les étudiants, fournissent la somme de '$12.00 au 
Département des Sports de l'Université. D'après une petite enquête 
conduite auprès des "piliers*' du t'Common Room", du campus en gé- 
néral, j'ai appris,* a ma grande stupéfaction, que peu savaient es que 
-Ton faisait du fameux $12.00 et que peu encore étaient curieux de le 
savoir.' . -. - 



Je me suis alors rendu interviewe i , M. Robert Pelletier, direc- 
teur des sports de notre .noble institut ion de haut -savoir. Celui-ci m'a 
brossé un tableau général de la structure des sports. 

Du point de vue \ . politique, ceci est la responsabilité du Con- 
seil des Sports. Cet organisme est composé de divers personnages; 
-eprésentanisdu bureau du recteur, ue l'économe, du corps profes- 
soral .^et des départements des relations extérieures ef affaires-étu- 
diantes. La mise en application de cette politique est faite par le Dé- 
partement des Sports, sous l'habile et compétent e» 'direct ion de Robert 
Pelletier, ancienne gloire des sports mterçollégiaux. 

L'étudiant peut participer activement sur le plan intercoilégial 
comme sur le plan interfaculté aux S|x>rt s suivants: Badminton, ballon- 
panier, football, golf , hockey, natation, ski, soccer, tennis, pis;* 
pelouse, ballon-volant. Des formules d'application lui «ni nstribuées) 
a cet effet lors de l'inscription générale, et pour ceux qui les auraient 
égarées, d'autres formules sont encore disponibles au bureau du Dé- 
partement des Sports à 157 rue Nicho las. 1 -^ 

Un bon montant de la 'somme versée est -eonsacré a j'adnunis. 
t rat ion et à l'équipment très coûte.ux de ' nos équipes de football, de 
hockey et de ballon-volant. La carre d'éîudian' donne Jr6it a par- 
ticipât ion à toutes les activités sportives en tant que spectateur, et i>er- 
met aussi aux patineurs de se servir delà patinoire universitaire (Mmto). 
M. Pelletier m'a aussi révélé que les' fdl lu **Sqi*ash" auront 

accès aux deux locaux situés au Minio. 

11 va sans dire que même si les locaux pouvant servir à l'exer- 
cice des sports sont ivsr remis, le Département (kl Sports ofîre un 
programme Varié et équilibré et qu'il est seulOnt m du ressort des 
étudiants de secouer beur léthargie et de une pari active a 

ces activités. 

Seul votre inténêt et votre participation vous permettra de re- 
tirer un plein rendement do» vot.it placement de $ 12*09, * 





i %»»». — «% * 



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Ottawa 34 Kingston 20 

' . par Orner MonfUs. 

Earl Blackadder et Brian O'Connor ont conduit le Grenat 

et Gris à une troisième victoire consécutive depuis le début de la 

"saison 

Bfl effet, a Kingston lors d'une joute régulière de la ligue 
une r collégiale de football le collège militaire de l'endroit a baissé 
pavillon devant nos i>orte-Çouleùrs au compte de 34 à 20. 

Dès' le premier quart Paul Benoit parcourait dix verges pour 
compter le premier touché d'Ot awa. A la fui du second engagement 
ce fut au tour de Glen Robinson, de. Vince Thompson et Bunny Matte 
de marqué six points chacun pour les" nôtres: le premier passa la 
ligne ' des buts après une course de cinq verges, le second, grâce 
a une interception a vingt -cinq verges des bUts, enfin le troisième 
sur une passe dé Blackadder. Tous ces touchés furent convertis. 
par Brian O'Connor qui se signale, également par un touché au qua- 
trième quart. . Du côté de Kingston les touchés furent enregistrés 
par Lett, Cléments et William. 

_ A la suite de cet e rencontre le Grenat et Gris se trouve placé 
au second rang du circuit intercoilégial, un point derriereTes me- 
neurs. l'Université Mc'Master. Avec un peu plus d'encouragement 
ils erimoeroni sûrement en tête! 



yJQUIPE 








Allen. J. - A 

Benoit. P. - A ^ 

Blackadder. E. - Q.-A. 
Boivin, D. i G. 
Bradley, F. - C. 
Char le bois, P. - D. 
Desjardins. P. - C. 
Fraser: P. - A. 
Goudreau. R. - P. 
Hopkins. W. - P. 
Johnston, P. - D. 
Johnston, R. - A. 
Lalancette, ft. - P. 
Lamarche, J. - P. 
Lebrun. M. - A. 

Lisk. J. - C.-A. 

Lonergan. P. - G". • 
Malone. A. - G.-A. 
Matte. B. - A. 
O'Connor. B. - A. 
Paradis. J. - C. 
Potvin. G. - D. 
Preston. D. - G. " 

Robinaon. G. - C.-A. 
G. Rocheleau, / - E.-G. • 
Rock. W. - D. 
Ruthledge. B. - A. 
Sarantos - P. G.-A. 
Sicotte. R. - D. 
Simard. C. - D. 
Thompson, V. - D. 
Titley. G. - P. 
Yanoko - L. - D. 
Kennedy . D. - G.-A. 






* 






Ottawa 28 Waterloo 6 



La marche de la victoire se poursuit:. _■ 

Dans la tradition des dernières années, norre équipe a adopté 
une attitude à sens, unique, c'est à dire que seule la victoire les sa- 
tisfait. . - — m - ■ ; . 

Leur vu ioi; ante de 28-6 sur les "Warnors"de Waterloo 

cil une preuve à l'appui. Couvrant 470 verges avec leur puissante. 
attaque aérienne ej terrestre, le Grenat et Gris demeure l'équipe 
à battre du circuit Ottawa-St-Laurent. 

Après trente minutes de jeu 1« s Carabins gagnaient 7-6 grace^ 
m touche l conv. i-, ii Brian O'Connor. Bob Kuhn du Waterloo avait 
réussi le seuL>oucher ,,de son club avec la passe de quatre verges 
de MUce Nm^Tlau deuxième quart. Après ceci il n'y eut plus de doute 
sur l'issue finale do la joute. Bill Roch et Brian O'Connor revin- 
p* à la clïarge avec chacun deux touchés, et Jack Lisk devait, pour 
,j,,uf i l'insulte "à *ra blessure en compter un autre oeuf les dernières 
minute:, lu match. La fiche fut complèie, quand Earl Blackadder botta 

un simple, •■ ' . «< ; , 

Si l'on pouvait maintenant être assuie du support loyal de nos 

étudiants, la situation du football serait formidable. 




Equipe de 



BALLON 
PANIER x 

HOI/ZliRg 





■ 






.fc]RRATl M 

Dans notre dernière édition, 
nous avons oublié d'inclure à la 
direction du club les noms de 
Bud Archibald. vétéran Instruc- 
teur" et celui de John Thompson, 
gérant du club. 











cé£ AÛ/éb <frtu caAeœ & papdA. 




c Ninlh Ru 

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i)t\r.(il. J i.'/i.; mil n.'us 

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SEULEMENT 



NàRthmtE9B 98c 



■ST- LAMBERT. QUÉBEC 






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LA ROTONDE 



25 octobre 1962 



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\\m/>,» -il//, . \M>. **-( f "^. ». 



4 CINQUANTE BONNES RAISONS 
f pour 



-» 



&- 



MANQUER VOS COURS 



; ■ 



\ 



C Ne N $achant qu'écrire cette semaine, j'ai pensé prêter ma colonne à mon ami, François 

E à* Martigny. Vous y trouverez cinquante bonnes raisons qui permettent de manquer un 

- cours. Plus besoin d'appeler votre maman pour vous défendre. 

; Les excuses précédées d'un astérique ont été faites en collaboration avec un copain, 

I qui, à cause de $a grande humilité (hum!, hum! bis, etc..) n'a pas voulu révéler son nom. 

= NA3U • 



A NE PAS OUBLIER 



LES EXAMENS * 
DE COMPETENCE 



AUX EMPLOIS DE CARRIERE 
QU'OFFRE LE SERVICE CIVIL DU CANADA 



i^r^ 






DANS LE SERVICE EXtÊrIE^ 1 "^* 1- ** 

ET 
EN ADMINISTRATION PUBLIQUE 

, AURONT LIEU LE JJ 

SAMEDI 27 OCTOBRE 

•ENDROIT: Edifice des Arts, 164, rue Waller . 

(candidats à l'examen en français) 
HEURE: 9h. du matin 
r 

Vous pouvez vous procurer de plus amples 

renseignements au bureau universitaire 

de placement 




1.- Il a plu toute la riuit et la maison était inondée." 

2.- "Je n'ai pas trouvé ma gomme." 

3.- "Hector a fait une indigestion. Hector c'est mon chien." 

4.- "Il ne restait plus de pâte a dent." 

5.- "Je n'avais plus de bas propres." 

6.- "Mes lunettes étaient sales et Je me suis trompé de local". 
-1.- "Soutenir avec force que l'édifice des Arts n'était plus là." 

8.- "Mon suçon était* collé dans mes cheveux" * 

9.- "Je'me suis coupé les oreilles avec mon rasoir électrique." 
10- "J'étais pris dans me» .draps." 
11.- Un imbécile m'a écrasé les doigts hier soir." 
12.- "t'n farceur a mis mes dentiers dans le Jell-O." 
13.- "TanteArthure est arrivée avec ses quarante-deux enfants-. 
14.- "La grand-messe se termina plus tard que prévu." 
15.- "Le curé a fait sa visite de paroisse." 



SALLE ACADEMIQUE 8.30 P. M. 



: 



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16.- "Vous comprenez... c'était un cours sur Montaigne" Le plus dr«4e~c'est que l'on 

ne comprendra pas. f 

1?.- "Je suis allé manger à la cafétéria..." Expliquer le menu. 
18.- "Mon papa se faisait pendre ce matin." 

19.- "On a changé les meubles de place hier et Je n'ai pas retrouvé l'escalier.' 
20.- "J'ai commencé â lire "Les poésies" de Dostoïevski. Cela m'a tellement 

emballé que Je n'ai pu me coucher sans l'avoir terminé." Attention de ne pas rire. : 
21.- "Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas." C 

•22. : "On a eu une. patine d'électricité. Les autobus ne "marchaient" plus." 
•23.- "Mon papa s'est fait enlever sa voiture." 
•24.- "Je suis allé stationner ma voiture et Je rfai pas été chanceux: -Je n'ai pas frappé 

de "lift" pour revenir a l'université" 
•25.- "Je me suis marié hier." A ne pas employer trop souvent. 
•26.- "J'ai eu un enfant." Une fois par année. 

J'ai mis mes pieds sous ceux du Père Lavlgne." ' . — 
Le Père Lavigne a écrasé mes lunettes." 
On m'a enfermé dans la salle 230." " — — "■ 
Je me suis écrasé un ongle en "déboulant" du 5e étage." 
•31.- "On a peinturé la salle 236 sans m'avertir." 
•32.- "Je me suis fait prendre dans la porte tournante â la bibllo." 



•27.- 
•28.- 
•29.- 
•30- 



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Z *^3.- "Mouman voulait pas que Je vienne parce qu'on étudiait un auteur â l'index." 

Z *34.- "Je me suis promené pendant trois heures avec mon cabaret à la cafétéria." 

Z *35.- "Je suis allé au mariage de Jean et de Cécile." 

Z *36.- "Ma plume a eu une Indigestion." 

- •37*r. , lJ:ai été excommunié." 

Z *38.- '1* L'édifice des Arts était barré." J^ 

Z •39.- "Je ne pouvais plus trouver ma cravate." 

\ *40.- "Les feux de circulation ne fonctionnaient plus au coin de Laurier: Je n'ai pu 

; traverser." . . ' ■ ■ " ■ ' 

1 *41.- "Je me sula perdu dans l'édifice des Art/" Non valable après la 2e année. 
: *42.- "Les Jeunesses musicales catholiques donnaient un cocktail à * la télévision.' 

2 43.- "On a eu des élections et mon papa est en chômage." Z 
Z 44.- "Je me suis endormi au cours précédent. Non, non, ce n'était pas au cours de 

Z monsieur du Tremblay^!' .._ L .„ z 

\ . 45.- "Ma mère sortait de prison ce matin." 

I 46.- "J'ai attendu cinq heures pour avoir mes livres à la librairie universitaire: on ne 

; les g pas encore. On m'a assuré que dans..." Excuse non valable après le mois 

1 d'avril. • 

2 47.- "Dlvus Thomas Aqulnas, doctor communis, est tombé sur la tète." - 
" 48.- "J'étais enterré sous les "verres" au "Gomnvon Room." 

• 49.- "J'ai essayé de trouver une place dans ma case pour mettre mon paletot." 

S 50.- "J'ai lu "Le Fossoyeur". C'était tellement bon que Je n'ai pas vu l'heure." ; 

2 '' ~ Z 

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"'••'• ■ I • I ■ I I • I I I I I I I I I I I I I I I I I ■ I ■■ I | | | | ■■• | • | | | | | | | | ! | | | | | | | | | | | | | | | | | | ( , ( | , | ) ( ,,, | | | ■ | I I I 




_ PU BOTTIN 
SUSPENDU DE LA 



Claude Léveîllé 

sur le campus 

le 14 novembre 



Si vous vous demandez pour- 
quoi vous n'avez pas encore 
reçu d'exemplaire du bottin'des 
étudiants, c'est que son direc- 
teur, Michael Kirby, étudiant en 
4e année de la faculté des 
Sciences Sociales a ete sus- 
Pendu des cadres de la fédé. 

En effets c'est jeudi le 8 no- 
vembre à neuf heures du soir 
que LA ROTONQE a appris la 
nouvelle que l'exécutif, confor- 
mément aux articles 26 et 27 
de la constitution, avait pris 
la décision d'expulser de ses 
cadres un directeur de comité. 
Le motif invoqué: le fait que 
ce directeur avait de son propre 
chef et sans consultations au- 
cunes, retiré de l'imprimerie 
LL DROIT des textes où étaient 
inscrits les noms, adresses et 
numéros de téléphone des étu- 
diants et des étudiantes de 
l'I niverslté. 



par Jean Gobeil 

• 

désavantages du côté financier. 
En somme, l'on ne doit pas selon 
le comité de finance, sous au- 
cun prétexte, engager les ser- 
vices d'un professionnel sans 
l'expresse autorisation de la 
part de l'exécutif ou du comité 
de finance. 

Kirby s'est donc vu refusé le 
montant qu'il demandait. La 
procédure normale aurait été 
qu'il attende jusqu'à la prochai- 
ne réunion du<;R \\d CONSEIL 
pour débattre une dernière fois 
le refus du comité de finance. 

(ttien que Kirby ne veuille 
pas se prononcer sur cette 
question) ce qui est arrivé en 
réalité, et je tiens mes infor- 
mations de sources sures, c'est 



Mais voyons tout d'abord le ^ ue dans la journée du mardi 



Voici le complet fait avec de 

/'Orlon* 



Les étudiimrs les plus élégants choisissent le complet classi- 
que" fait il un luxueux ttSSU 65% !.iirtc-)5' < Or/on. Bien que 
d'une souplesse extraordinaire, ce tissu permet au. vêtement de 
garder intacte sa belle coupe primitive . . , L'Orlon confère aux 
costumes une apparence soignée en tout temps ... il VOU1 
permet d'avoir toujours une mise impeccable. Faits dans une 
gamme étendue de tissus et teintes. 



film des événements quitte à 
revenir plus tard aux motifs 
d'expulsion. 

Michael Kirby est directeur 
du comité qui prépare le ( \\i 
PUS et le HOTTIV Vous ave/ 
déjà reçu le CÂMPL'S, il n'en 
est plus question. Il s'agit dans 
cette histoire du MUTIN des 
étudiants. \u cours de l'été 
Kirby a embauché sans l'auto- 
risation verbale ou écrite de 
l'exécutif ou du comité de fi- 
nance une. dactylographe pro- 
fessionnelle. Il s'est engagé à 
lui verser la somme de 92 dol- 
4ars pour le travail général ac- 
compli. 

Lundi 15 novembre, monsieur 
Kirby a demandé au comité de 
finance de la Fédé d> ratifier 
cette dépense non prévue dans 
son budget annuel. Deux raisons 
motivaient sa requête. Premiè- 
rement, le fait que l'emploi 
d/nne secrétaire professionnelle 
avait grandement facilité la 
rapidité de l'ouvrage et que 
deuxièmement, du fait que c'est 
une professionnelle, il en. résul- 
terait une meilleure qualité de 
travail. 

Le comité de financera refusé 
d'accorder à Kirby la somme 
qu'il demandait et cela pour 
deux raisons majeures. Premiè- 
rement, le fait qu'une telle 
dépense n'avait jamais été pré- 
vue sur son budget et qu'il avait 
fait cette transaction sans l 'ap- 
probation d'au moins Ifexéctitif. 
Deuxièmement, qu'en accordant 
ta somme demandée on établirait 
un fâcheux précédent qui pour- 
rait comporter de très grands 



6 novembre, Kirby s'est rendu 
chea l'imprimeur, en l'occur- 
rence, LFT DROIT, et il a retire 
les textes sut lesquels étaient 
inscrits les noms,* adresses et 
numéros de téléphone des étu- 
diants. If y avait d'ailleurs â 
ce moment-là déjà quinze pa- 
ges de terminées. 

V la nouvelle de ce geste peu 
orthodoxe, l'exécutif a sommé 
Kirby de rapporter les textes 



chez l'imprimeur sans quoi des 
mesures de sanction seraient 
mises en vigueur contre lui. On 
l'avertissait par lettre "confi- 
dentielle" et on lui donnait 24 
heures pour rapporter les textes 
sans quoi il était expulsé de- 
la Fédé. 

Kirby n'a pas rapporté les 
textes avant , la fin du 24 
heures^ de sorte qu'il 

1 est par le fait même suspendu 
temporairement des cadrés de 
la LU o, I/on dit bien tempo- 
rairement puisque cette décision 
de l'exécutif doit être ratifiée 
par le Grand Conseil non moins 
de huit jours après la date d'ex- 
pulsion. La prochaine réunion 
du(irand conseil aura donc lieu 
le 15 novembre prochain. L\ 
ROTONDE a interrogé les deux 
parties en cause ,1'exécutif d'une 
part, et le directeur du HOTTIN 
de l'autre, pour le moment elle 
se contente de rapporter les 
faits quitte à exprimer dans 
son prochain numéro ce qu'el- 
le pense de cette affaire." 
—-H importe en terminant de 
faire la distinction entre deux 
causes distinctes et qui seront « 
traitées séparément aux réunions 
du Grand Conseil. Le cas de ' 
l'expulsion sera débattu a la 
reunion du 15 novembre et celui 
du débat sur le refus du comité 
de finance.,, le 22 novembre. 



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OU PONT OF CANADA LIMITED i MONTRÉAL 

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ARTS 19 ET 20 NOVEMBRE SCIENCES 

MEDECINE 22 NOVEMBRE 




21 NOVEMBRE 



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: LA ROTONDE 



8 novembre 1962 




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RÉFORME DE LA FEUO 



"Pour progresser, il ne suffit pas de 
vouloir agit, il faut d'abord savoir 
dans quel sens agir." 

G. LE BON. (Hier et Demain) 



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nauarsaeei 



Pour permettre l'existence d'une fédération d'étu- 
diants a l'Université d'Ottawa, il a fallu que ses offi- 
cierTcohsacrent toute leur imagination, leur temps» 
leurs forces et une bonne partie de leurs énergies a 
conquérir sa sécurité la plus élémentaire. (1) 



Des efforts louables certes, ont été fait pour amélio- 
rer le siatut social des étudiants et des étudiantes, 
mais lorsqu'on songe a tout ce' qui reste a faire pour 
en arriver a une situation normale, l'on doit consta- 
ter avec regret, qu'a l'heure actuelle, nous sommes 
en pleine période de "survivance". 

Lm cote de la FEUO, seul corps représentatif des 
étudiants, la situation s'est aggravée d'armée en an- 
née au point d'en devenir totalement déplorable. La 
décision récente du Grand Conseil de la Pédé de pro- 
céder sans plus tarder a une reforme complète des 
structures de la FEUO prouver sans équivoques que 
les cadres actuels sont véritablement inadéquats et 
que si la bédé veut vivre (après &6 ans... elle en a 
bien le droit) elle devraje donner sans plus tarder 
les outils nécessaires a la mise en oeuvre de projets 
et de mesures visant a promouvoir l'épanouissement 
de la société étudiante, tn un mot, la FEUO a besoin 
d'une nouvelle constitution. 

Le problème $e pose a savoir sur qui en defénitive re- 
posera le pouvoir de prendre la décision finale du re- 



fus ou de l'acceptation de la majeure 
mes qui nous seront proposées. Si Von se fie sur la 
procédure que nous propose le Comité de Réorganisa- 
tion, il semble que ce soit sur le Grand Conseil et le 
Grand Conseil seulement que reposera en defénitive la 
décision finale. 

Mais voila.... les choses ne se passent aussi sim- 
plement que cela. Le Comité de Réorganisation de- 
vrait faire savoir aux étudiants toute la vérité au su- 
jet du pouvoir de décision finale. A savoir: qu'ender- 
* nier essort, ce n'est pas aux étudiants mais bel et bien 
h, l'Administration de l'Université que reviendra le 
pouvoir ultime de refus ou d'acceptation. Il me sem- 
ble pour le moins nécessaire que la société étudiante 
soit mise au courant de ce fait lourd de conséquences. 
Car, en defénitive, le Grand Conseil aura beau accep- 
ter les* meilleures reformes possibles et des structu- 
res lés plus solides qui soient il reste que le pouvoir 
de décision finale de l'acceptation ou du refus des di- 
tes reformes leur échappera toujours. 

L'orsqu'on entreprend un plan de réorganisation 
-de cette envergure il importe d'exposer TOU& les don 
nées du problème. Surtout celle qui a mon sens est 
la plus importante de toutes. — . 



8 novembre 1962 



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LA ROTONDE 



Page 3 







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v 



Vue^par un latino-américain 

Yvon Vaîcin 



1 




La Révolution cubaine, de- 
puis qu'elle a quitté la Sierra 
vuestra, n'a cessé d'aiguiller 
l'attention des milieux politi- 
ques. Elle amena l'Amérique 




I ««V»! 



I ■■•••■•■■••■! 



t.... .......... 



(1) Comme preuve a l'appui l'on peut citer le fait que 
l'Administration n'a reconnu notre constitution qu'en 
1960-61, soit 12 ans après notre fondation (1947- 
48) 



, ■* 

u Il reste -malgré tout que cette réorganisation est 

possible dans la mesur? ou nous fournirons un 

appui nécessaire au Comité de Réorganisation. 

j premier pas vers la réalisation du syndicalisme 

étudiant. 

X JEAN GOBEIL 

directeur. 







SUR 



DEMAIN 



ton d'annonceur, dans un calme 
mielleux/, c'est )f '.«New-look". 
J'ai toujours. l'impression d'être 
une tranche de pain .qu'oc est 
en train de graisser. Avec quoi? 
C'est Juvénal qui disait: "Que 
ferais-je à Rome? Je ne sais 
pas mentir" (Satires in. 41) 
C'est encore JuvènaJ qui disait: 
"Du pain et des- jeux!" Aujour- 
d'hui on n'est plus à Rome, on 
est à la télévision. Et on ne 
ment plus, on convainc. Person- 
ne n'y échappe, Rome est par- 
tout. 



sriilïcitatiDhs. réclamations, 
demandes?, rave rxlîcat ions, dé- 
clamations, réthoriquages, 
gueulards.; criards, emmerdants, 
marrants ou drolatiques produits 
par ces esprits enfiévrés que 
sont les ajpfltfl de publicité). 
On se propose même d'installer 
ces engins dans les parquets 
des gares et des édifices pu- 
blics. Personne n'échappera à 
leurs attentions. 



Mais quand on se sent coincé, 
où-va-t-on? 

Essayez une nouvelle dimen- 
sion, il faudra souvent la dé- 
fricher, dans bien des cas elle 
. st encore inculte: la dimension 
de l'intérieur. "'Stand still, like 
the humming-bird." C'est la di-f 
mension éternelle de la vie, 
nous rappelle Henry Miller. 

Jean Louis Major 



"STAND STILL" 



on se senr coincé 



où-va-t-on ? 



-*' 






/X 



Vous saviez que l'espace 
devie*nt de plus en plus rar^ 
Le président de. la commission 
d'enquête sur 'la télévision en 
Grande-Bretagne déclarait ré- 
cemment (à la^ télévision) que 
tout le problème réside dans le 
manque d'espace-temps, qui 
rend difficile l'organisation des - 
émissions. La ville d'Ottawa 
autorisera dorénavant la cons- 
truction de gratte-ciel; U faut 
utiliser une nouvelle dimension 
spatiale, l'autre, commence à 
disparaître. La population nord- 
américaine travaille vingt-cinq 
heures par semai he 4 regarde la 
télévision 42 heures par semai- 
ne et feint de travailler 15 heu- 
res par semaine: iKne reste plus 
beaucoup d'espacé-temps pour 
vivre. Jamais auparavant les 
individus n'ont occupé moins 
d'espace que dans nos villes 
modernes. 

Mais quand on- se sent coincé, 
où va-t-on? 



Quand survient un événement 
comme celui le la crise Cuba- 
Hussie-USA, on découvre com- 
bien l'espace est restreint sur 
la planète. Quand se présentent 
les circonstances comme celles 
des élections actuelles dans le 
""Québec, on a l'Impression que 
peu "à'' peu l'on est acculé à un 
espace toujours plus précaire. 
Je n'ose plus ouvrir le journal 
de crainte que ces immenses 
liages publicitaires ne me sau- 
tent à la figure. Le sourire est 
la chose la plus merveilleuse du 
monde; mais quand il s'agit du 
sourire de politicien^ reproduit 
à des millions d'exemplaires et 
atteignant des proportions af- 
fectées de gigantisme, je rye 
sens mal à l'aise. Si j'ai le mal- 
heur de regarder la télévision 
plus d'une demirheure, je dois 
subir la coulée de discours po- 
litiques, pardon! d'annonces po- 
litiques, car on ne fait plus de 
discours, tout se débite sur un 



Le New Yorker C 13 octobn- 
1962) m'apprend qu'on installe- 
ra au plancher de^ super-mar- 
chés des écrans publicitaires. 
L'idée est s in.pl e. Grâce à un 
projecteur installé sur une éta- 
gère (et lo projecteur n'occupe- 
ra qu'un- pouce cube de ce pré- 
cieux espace) l'image, reflétée' 
par un jeu de miroir, apparaîtra- 
sur une plaque dans le plancher. 
Et l'appel du produit annoncé 
s'illumine sur la plaque 15 fois 
la- minute. Et. quand on pense 
que les sirènes perdaient leur 
temps à chanter ... On rappor- 
ts rjue tous les produits annon- 
cés fa cette façon "ont augmenté 
leurs ventes d'au moins 507c et 
même quevl'un deux à grimpé 
de 1,1007c. Avis à tous les po- 
liticiens. 

Le truc est basér-sur des sta- 
tistiques Signalant que la pl^U"-^ 
part des américains., marchent 
tête baissée (probablement 
pour échapper aux gifles des 
pancartes néons, dessins, chro- 
mos, découpages, collages, 
écritures, griffonages, blocus. 




Lfl ROTONDC 



JOURNAL FRANÇAIS DES ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE 



d;ottawa 






Utmbri da la Prmt un l va r« » ta Ira canadlanna 
• i Mimhrt apaciaj ri • la C or poFa t IoiT-*ra Eachollar. Grlffonnau.» 



* 

DIKI ( Il l R .....Jean Gobell _^*_ 

Rédacteur-en-chef Guy Robitallle 

Secrétaire à la rédaction .Pierre Bpauchamp 

Pages des arts Jean Lefe Ç vre et Hélène_Beauchamp 

Page sportive François Robichaud, O'merMonfils 

Reportages spéciaux-Murray Maltais, François de Martigny 

Chef des nouvelles Pierre Galipeau 

( ollaborateurs:'. , Germain Dion 

RenéRosBerry f 

rorrecteurs: Alphonse .MojissaUÊ 

Line pierret 

Dactylo- Charmaine cnarnonm-au 

Photos:'. GlenMcSweeney 

caricature.': Don Davidson 

* Autorisé ' 'jmme envoi postal de deuxième classe. 
Ministère des postes. Ottawa. 

IMPRIMFA LA TRIBUNElDE HUM. : ■ 

-à— ; — ; * 



latine au premier plan de 
l'actualité Internationale et 
dernièrement elle a survolé 
l'humanité en la plaçant au 
bord d'une tragédie nucléaire 
dont sans doute elle aurait eu 
a s'en souvenir longtemps, 
certes les bons offices de 
M. c-ihant eurent heureuse- 
ment la vertu de faire baisser 
la tension Internationale. Il 
faut payer un tribut d'homma- 
ges aussi A la modération in 
«ollte du chef du Kremlin. 

Cependant, les exigences 
de Castro évacuation de Guan- 
tanamo tout particulièrement, 
et la reprise du blocus naval 
laissent â penser que la crise 
cubaine est loin d'être sur- 
montée, bien que le secrétaire 
général des Nations i nies 
nourrisse* encore un 

Profond optimisme. 

En somme, quel est le noeud 
de la crise cubaine? Pourquoi 
j a-t-il une crise cubaine? La 
r ponse est en apparence plu- 
tôt simpliste: la crise cubai 
ne est sans doute la consé- 
quence du blocus naval amé- 
ricain qui lui-même trouve sa 
motivation dans la présence 
de fusées soviétiques sur le 
territoire cubain. La menace 
qui planait sur l'hémisphère 
autorisait le leader du Monde 
libre â assurer la protection 
des positions occldentales.au 
risque d'une guerre nucléaire. 
Pourtant, à notre humble avis, 
la présence de ces fusées so- 
viétiques ne pouvait Être 
Qu'une occasion pour les U. 
S. \. de tenter un coup de 
force. 

En effet, l'histoire de fa 
Révolution cubaine jusqu'à 
cette date a toujours inven- 
torié les tendances avouées 
de la Maison Blanche a régler 
1« problème cubain par les 
armes. L'opinion américaine 
multiplia ses moyens pour 
•cculer M. Kennedy a cet ex- 
trême "to blast Cuba out of 
the sea" et l'Américain se 
demandait toujours étonné î 
"why is Président Kennedy 
sleeptng"? 

Won se rappelle aussi -îe-*- 
rôle actif du Central Intelll- 
lencc Agency dans l'histori 



% 




que invasion de la Baie des 
Cochons qui a connu la tra- 
gique fin que l'on sait. Aux 
U.S. A., Cuba est même devenu 
un problème électoral. 

En fait, la crise cubaine 
est un phénomène complexe. 
Multiples sont ses causes qui 
l'ont déclenchée. La donnée * 
la plus énlgmatique qui fait 
encore le tour des cénacles 
politiques est la raison de 
l 'installation par la Russie 
de fusées A Cuba. Quel inté- 
rêt ce geste pouvait-il offrir 
aux soviets? Pour saisir le 
pourquoi de l'attitude sovié 
tique, il faut évoquer ici des 
antécédents. 

D'un côté, une révolution 
agressive, dynamique, dirigée 
contre l'Impérialisme yankee 
("Cuba si, Yankee no"), pro- 
tecteur du Caudillisme latino- 
américain (Baptiste, Prise il 
la, Trajlllo, etc...) champions y 
des intérêts américains en ^ 



Centre d'etsai 
des futées 



VQ BERMUDES 

naval») 
tUKindûy |\ 



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MEXICO r H*v*N* 

: • : : : : : : : : : : ; : : : : | j goife du Mexique 

MEXIQUE \ ^_J\ 



pfei\ 



\ 

CAP CANAVERÀL 

\ -ra , 



OCÉAN ÂTLÀHT1QL 



ROOSEVELT R 

(Base navale) 



Guantanamo 



de Ramey ) | . 



\>? HONDURAS 



MER DES ANTILLES 




GUATEMALA 

\ El SALVADOR^ 

o ÔCÉ AN PAC/F/QUE 



«»«« 
•»»«« 



DE 



CANAL 

PAtfAMA 



O BASES 1 
AMÉRICAINES P * 



COSTARICÀ. 



«w-vCA 



sceptre hideux d'une confla- 
gration mondiale en cas d'in- 
tervention américaine à Cuba, 
le régime castriste ne serait 
plus qu'un souvenir histori- 
que. Il est vrai que la présen- 
ce des soviets n'a constitué 
qu'une simple soupape; car, 



PANAMA.* <+iac4.eu±eté de La P&Z&&Z 



Amérique latine; une révolu- 
tion visant A détrôner les dy- 
nasties américaines du sucre, 
du pétrole et de l'électricité 
A la Havane pour prendre en 
main le contrôle des pouvoirs 
économiques du pays. \ l'op- 
posé se situe la cascade de 
représailles des t. S. A.: des- 
tructions massives des champs 
de cannes à sucre, suppres- 
sion du quota de sucre cu- 
bain, embargo économique, 
etc... cuba se débattait donc 
dans une impasse périlleuse 
qui réclamait une solution â 
brève échéance>-La solution 
tout le monde la connaît. Cu- 
ba, en vue de neutraliser les 
effets des mesures de repré- 
sailles de la part des Bats- 
Unis se tourne vers le Krem- 
lin. Dès lors, la révolution 
avait foulé aux pieds son dra- 
peau nationaliste pour en 
arborer un nouveau. Elle entre 
dans sa phase marxiste, Igno- 
rant complètement la' Doctrine 
Munroe et elle établit un régi- 
me rouge à quelques dizaines 
de milles du plus grand des 
empires capitalistes. 

On conviendra donc que la 
présence soviétique A Cuba 
n'était qu'une présence -de 
fortune, une solution de re- 
change, un phénomène de 
self -défense et d'auto-sécurl- 
té. On a maintes raisons dé 
croire que sans les soviets 
qui ont toujours brandi le 




d'après nous, la Russie serait 
peu disposée â recourir aux 
armes nucléaires pour défen- 
dre Cuba, en cas d'une inva- 
sion américaine. Elle s'en 
servirait plutôt comme moyen 
pour attiser sa propagande 
anti-américaine * et émousser 
le nationalisme latino-améri- 
cain contre les ISA. 

m le Kremlin a répondu avec 
autant d'enthousiasme â l'ap- 
pel de Castro la raison est 
que Cuba, lui confère une po- 
sition stratégique au coeur 
du monde occidental. Là o$ 
la question devient litigieuse 
c'est A savoir la nature de 
cette position stratégique. 

Serait-elle purement mili- 



taire comme l'explique la 
"théorie du déploiement évo- 
quée par M. Jean-Luc Pépin? 
Dans ce cas, la présence des 
soviets et de leur équipement 
nucléaire A Cuba traduirait 
une volonté de réplique sovié- 
tique' 'A la République Etoilée 
qui a drôlement cerné les 
frontières de l'URSS.Etait- ce 
pour conférer A la république 
socialiste latino-américaine 
une capacité miliuaire sus- 
ceptible d'imposer le respect 
aux U.S.A. Difficile A dire. 

A notre avis, Cuba repré- 
sentait pour le Kremlin un 
foyer idéologique d'une am- 
plitude majeure. L'URSS dans 
cette perspective voulait s'at- 
tirer les sympathies de la 
Révolution cubaine en Améri- 
que Latine, pour transmettre 
l'Idéologie marxiste aux mas- 
ses latino-américaines. Cette 
tâche fut d'autant plus facile 
qu'aux yeux de la grande ma- 
jorité des masses latino-amé- 
ricaines (n'en déplaise aux 
aveugles qui refusent d'ad- 
mettre cette évidence) le 
Castrisme apparaît comme un 
messianisme économico-social 
promoteur de la libération é- 
conomlque et inscrit dans le 
mouvement, ascensionnel et 
irréversible de •<* montée du 
Tiers-monde, persuadées- com- 
me nous d'ailleurs - »«ue la 
révolution cubaine s'était 
avérée une nécessité inéluc- 
table, ces masses n'ont pas 
une maturité assez dévelop- 
pée pour réaliser que cette 
révolution a poussé son che- 
min, qu'elle a emprunté une 
vole funeste aux réalités 
latino-américaines grâce A la 
saine et efficace polltinue des 
U.S.A. 

Cette by£Q&èM idéologi- 
que se vérifie encore plus A la 
lumière des menées américai- 
nes au sein de l'Organisation 



des Etats Américains, con- 
clusion des dernières assises 
de Punta Del Este, l'exclusion 
de Cuba de l'OEA qui signi- 
fie en quelque sorte le désir 
des USA de freiner l'exporta- 
tion du Castrisme en Amérique 
Latine. La Révolution du 
barbu de fait a été isolée dans 
son Hé, mais il reste encore 
son venin idéologique pour 
les pays latino-américains W- 
de l'hémisphère. On comprend 
fort bien que les USA veuil- 
lent préserver l'Amérique 
Latine de toute Influence nos- 
cives aux traditions reconnues 
et admises par le consensus 
Occidental. Néanmoins, la 
politique américaine a été si 
scandaleuse qu'il serait dif- 
ficile pour un latino-américain 
d'approuver le coup de force 
contre Cuba. L'une des fai- 
blesses majeures de la récen- 
te déclaration radio-télévision 
de M. Kennedy c'est de n'a- 
voir pas annoncé A la face de 
l'opinion publique mondiale 
la cessation des crapuleuses 
mesures offensives américai- 
nes dans cette partie du 
globe. 

Si les USA revendiquent le^ " 
leadership du monde dit J *K- 
bre'Ml faut qu'ils reconnais 
sent avant de brûler Marx, 
le droit des peuples latino- 
américains A la maîtrise de 
leurs ressources naturelles. Il 
faut qu'ils abandonnent le 
contrôle de la majorité des 
terres cultivantes et du po- 
tentiel économique de plu 
sieurs nations latino-améri- 
caines. Il faut en un mot, pour 
éviter une nouvelle révolution 
cubaine qui n'est pas impos- 
sible dans les conditions ac- 
tuelles de l'Amérique latine, 
que le Secrétariat d'Etat et le 
Capltole revisent complète- 
ment leurs attitudes fondamen- 
tales A l'égard des peuples 
latino-américains . 



. 






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Page 4 



LA ROTONDE 



8 novembre 1962 

i .il* 



Reprenons nos forces 




^ M |,H l , r 7«Hl^aÔJ UiatJUIiitiIVl llllltMMniUIIII|i 

: TABLEAU COMPARATIF POUR L'ANNf 



par J.M.Demers 



. 



• p 



On est porté à croire que le Québec est décidé a ne 
plus vivre â loyer dans une maison construite sur son 
terrain. Forcé par les nouveaux rapports entre les nations 
il doit choisir de devenir une. entité économique s il veut 
^fc<UsUnct4ajis,Ik)UgiriiBailon politique nprd- 
"aïnéricâlne: Et le mot poùi déiïlM liiuin,9kmmmtmmÊm^ 
NAL1SATION. Tous les citoyens ne s'y plaisent pas au 
même defcré; les Plaines d'Abraham sont encore fraîches 
dans quelques mémoires, et Us préfèrent le mot ' étatisa- 
tion" heureusement qu'en certain milieu on saittïue chan- 
ger le vocabulaire pour attirer quelques puristes n'est pas 
un gain mais une faiblesse. 



? 



LES PREMIERS PAS: 
" La Montréal Light, Hc-at 

and Power,. Cm 'important pro- 
ducteur et distributeur d'élec- 
tricité fut achetée, par le gou- 
vernement comme une chose qui 
s'imposait; aujourd'hui il s'agit 
d'élargir l'applicatun du princi- 
pe et pourtant on peut voir que 
la liberté intellectuelle québé- 
coise est tellement récente qu'el- 
le est indécise à donner* une ré- 
ponse à ce nouveau concept de 
vie; dans certains milieux fer- 
més, on offre contre la natio- 
nalisation de l'électricité la dé- 
fense de l'entreprise puvée (un 
mythe.. si bien enseigné). Il SU 
évident que la propriété privée 
provient «du droit naturel, mais 
il a été souvent démontré qu'a 
certains moment s. le bien com- 
mun devait primer. 

LE FONDEMENT : - 

1 Le bien commtfflreste la 
raison fondamentale de la na- 
tionalisation: c'est pôuY son 
grand avantage national .que le 
Québec prend en main sa des- 
tinée économique. On nous dit 
que nous sommes les noirs du 
^Canada; n'oublionb pas alors que 
nos frères d'Afrique n'ont pas 
attendu autant que nous pour se 
rendre' maîtres de ce qui leur 



n 



était dû par le droit naturel. 
Aussi, en revoyant le rap- 
port Gordon sur les perspectives 
économique^ du Canada, on garde 
en membre) la phrase suivante: 
"Les ressources électriques du 
pays ont 'été, pour la majeure 
partie, mises en valeur et ex- 
ploitées par des capitaux cana^ 
01 destinés a être employés 
au Canada." Mais ou est la par- 
ticipation du Québec a l'élec- 
tricité du Québec? 

Depui's 1906. l'Ontario dis- 
tribue à §£S -citoyens l'électricité 
Ittlte dans ses propres ctn- 
- tra l LU tant, avai'-on quel- 

qu'assujettissement écoftomiquL H 
vaincre, ou n'était-ce pas dans 
un but uniquement prafique r c'est- 
à-dire pour mieux servir -le bien 
commun. Et, que due lu récent 
achat des gros producteurs d'é- 
kctncité de la Colombie -Canu 
dienne, par leur gouvernement 
provincial créduiste (l'opposi- 
tion des crédit istes ( québécoiw_a 
la national isanon péri son sens 
prw :' 1 national, 

qu'on veut leur attribuer, pour 
voir transpirer de -la politique 
de coalition). Que du ! its 

Unis m les ressens les plus 
importants appartiennent au gou- 
vernement; et en Europe: la Fran- 
ce, l'Angleterre, etc. . Et même 



à cela, on Voudrait que- le Québec 
s'en passe?. 

■<-f Pour nous, mieux servir le 
bien commun ce n'est pas seu- 
lement la standardisation de la 

llilimil l ' Uin "'- ' H n i i "■> 

meilleur rendement, ou i>our don*" 
ner un service meilleur et moins 
• coûteux, mais c'est aussi garder 
chez -nous notre argent, garder 
au Québec les- trois millions 
d'impôt fédéral payé en ce mo- 
ment par les compagnies privées, 
Bn un mot C'est la fin de la vie 
a'loyer. ^ * 



LES OBJECTIONS: 

Me Mawell Cohen, irofes- , 
seur à la faculté jdt droit de 
l'Université JdcGill pro|>ose une 
autre solution: **Pai exemple, U 
pourrait s'avérer nés pratiqué 
. d'établir une sorte de régie se- 
mi-autonome, de l'énergie au Qué- 
bec, qui embrasserait le système 
actuel de l'Hydre Québec et "les 
Compagnies privées de pouvoir; 
cette régie permettrait de con- 
server, l'identité corporative de 
chacun des deux groupes prin- 
cipaux; les groupe plus petits 
i»ourr aient pottf fms d'efficacité, 
être fondus soit- avec k* groujx.* 
de lHydro-^uébec soit aver b 
grouj>e de la Sha,winigan." (1). 
Dans une province anglaise cent»-, 
proposition nécessiter an une t— 
tude sérieuse mais au Québec 
on n'en peut plus des compromis 
avec ceux qui sont en dehors 
de nos cadres nationaux. C'est 
peut -être dommage, maison s'est 
brûlé 'à .maintes, s et 

maintenant,, on 
poêle. 

• . Dans d'autres milieux, on 
sV si plu à faire du chantage: on 
a Wulu nous faire croire que les 
mume ij ^alités perdraient des ta- 
xes qui sont pour elles une vraie 
source de revenu: pourtant la loi 



Z Compagnies 

Z Shawinigan Water & Power 

3 Quebec'Power Co. 

I Gatineau Power Co. 

- Northern Québec Power ■ 

ï Compagnie du Bas St : Laurent 

: Pembroke Electric Light Co. Ltd. 

Z TOTAL 



Impff L s ur Je rev ■ enu 



$11.980.000 

1,809,893 

4.457,100 

743.610 

7342,905 

202,957 

$19,842.465 






' ■ ■ ■ iMiiiiiiiiiniiiiiiiuiiiiiiiiniinijii 



de 1 •Hydro-Québec dit bien car- 
rément que la corporation est 
tenue de payer' ses taxes muni- 
cipales tout comme une CC-rpo- 
.rati< .lire. 

Beaucoup d'autres objec- 
tions sont posées, mais presque 
toujours on laisse loin derneie 
l'KS'SOR'T KCONOML^Ufi OU 
QUEBEC. 

CONCLUSION: 



Si la Shawi 
pour 230 millions, il suffirait 
25 ans à ïb mêlions par an 
pour la payer, c'est-à-dire les 
profita annuels actuels. Si tt 
pensons au impôts qui nous 
revu ndraieai m aOIçaufrip , 
fus dus à la standardisation, ain- 
si' qu'à la magnifique école pour 



nos futurs industriels de 'langue 
et de culture française, c'esr 
une nécessité absolue. "En plus 
d'assurer graduellement aux nô- 
tres. les commandes de ces en- 
treprises qui aujourd'hui nousé- 
chappent, bien qu'elles soient 
fondées sur notre patrimotn^na- 
tional, cette industrie deviendrait 
«immt une grande école d'où 
sortiraient des chefs bien prépa- 
ies i>our prendre la direct ion des 
industries q*ii vont haître chez 
nous ou qui vont passer auxmams 
fies nôtres par suite de la mol. - 
lisation croissante de nos capi- 
taux d'épargne." 






8 novembre 1962 



LA ROTONDE 






Page 5 



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i 



■. 



LA 

JV AT I OIS 

DE 

L'ELEC 




ANCIPATiON 



ONOMIQUE DU 




par Michel Chevrier 



L'avènement au pouvoir du parti libéral en 1960 avait 
fait naftre les plus grands espoirs dans la province de 
Québec. Non seulement ce parti se proposait-il un pro- 
gramme de réformes qui s'imposaient, mais aussi avait-il 
"eu soin de s'adjoindre quelques hommes de grande valeur. 
Parmi ceux-ci, on Trouve le populaire commentateur de 
Point de Mire, René Lévesque. Depuis quelques années. 
11 fascinait des millions de téléspectateurs québécois 
avec ses exposés simples et précis. Ecoeuré par les ma- 
nigances de la Société d'Etat dans la grève des réalisa- 
teurs, et attiré par le vent réformateur qui soufflait déjà 
à l'intérieur du parti libéral québécois, il se lance dans 
l'arène politique et devient le grand responsable de l'é- 
lection de vingt-deux députés libéraux. Gagnant sur toute 
la ligne, René Lévesque se met aussitôt au travail avec 
les résultats que l'on sait 






. n n*i 11 as question 

à ce montent -ci de justifier ou 
de ,désapi lojjVer le geste élec- 
toral du tandem Lesage-Lév- 
que. Cela n'a d 'ailleurs aucune 
espèce d'importance. Nous devons 
retenir avant tout • que pour la 
.première fois un gouvernement 
. tenre d'appliquer une pol.n 
d'envergure, et es sent .elien 
québécoise. Depuis le temps qu'on 
en parle, les moyens employés 
importent peu. 

11 serait beaucoup plus im- 
portant d'e,xamine Mes répercus- 
sions économiques d'une tell- 
mesure d'ans le développement 



futur de'- r*iecraB b*co*sa 

dans son ensemble. Nous savons .* 
loué q ie certaines circonstances 
h 'oriques ortt fait de la provin- 
ce de Québec une région écono- ■ 
mique relativement faible si cm - 
examine la situation en relation* 
l'essor in ii •! lel tu < 

I Un :;• noi - américain. 

k' celât st pai r iculi 
, vrai^poui [>■ Canada français, 

II nous 

qillJ ntexte politique 

actuel, la situation derneui 
telle pour une , • -, «déter- 
minée* Cela ne nous empSchl 
pas cepe-ndanr dé song- r a cei 



MiiKs amélioration! •irn- 

posen et pour ce f.uiv, nous 

■ ns de toute éviii-nce do 
servir de la seul force- ,ue nous 
US Vraiment:' 1 '_i.it a t qué- 
bécois. • 

fct cettt |hj1h ique, m 
vons l'appliquer m .■" le seul 
secteur' qui nous .-appert ieiMi 
en pi opi e, du nu le 

ment? les ressources naturel- 
les. L'élc-cti Ictté en I * une. t,*a 
solution est simplet n' uf MliO 
nalisons l'électricité* Bn linn 

nous en ,>n .-non le S0SM ' 

Mais qu'est-ce '|ue Signi- 
fie au jusu cejii pi. ise de cùti- 

? O 1 . ,'•! 
seront 1< 

! 11 

deux principaux. -D'aboi 1,'C.i 
nou ■ ons u/r • pu 

i env nt 'mgm 
uâ smai s deUw 
viendra ■ < ! '1 

■ ix.it ion devenue mutile, ■ 
sieurs million! . Mai ultai 

.nt de beâuèeup 
\\ | lus ' itbi J ■ 

I l l-Ui lu CCU1I 
lui-; .niplica; . 

Nous pn noir loue la i 
Ce . secteur, Ce OJUÎ 

signifie -n langage . bis clali 
que- des lots nous prenons les 
R8| nou:,, tel fl! ; 

français.' Bl .au mOmeiS ou | 
Douspermeùrôns f< a ïts 

décrd' n- nt , nous 

serons dans l'obi îg.nioi: 
met les compétences iv 



. L'experi- no h sgmenisÉg» 

MVDRC) Québ le nied 

leur SSempISK Comment eXj liqaei ' 
m< nt le fait ,uM y a .a 

. ,•' !• Canadu-n- 

. français ne sembla,- pas aVoTi 
dsposuions nece; 
Ci ait icullei 

qu'aujuui ' ingéfli'. 

qui ' i av .i la i éaJ 

MsnicDiisgan soient, 

canadiens -fr ar^a k..' 

D'autre part, il ne 1 

CUIl KM Ce 1 

•ra un vaste poUVDiT , 'achat qui 
liri gera éventueU 

le sens ' 

( 
i icemeni 

• . - 

ke Vicieux - RM . 

Mai 

VlCe b.ell ,'i "fil I 

L'asp"Ct / ii.inbut ion a. 

aùs! inc 'i" ! 

■ 
équi' ibl< mem le v '" lans 

, u pauvres* Non 
- par exemple r i u '' 
• li 
qu'à ce tîtn 

1 
1 1 ail a ceti 
vi V | 

'il' 
s* 

usélble lu t 

coroi ■ . * icun 



étant tienne les hitWei pcefas 
qu'elles pourrsieni enlirer*.Sau« 

le une intervention de l'Etat jx.'ut 
résoudre i -ietne. Cette rai- 

son seule justifierait pb îneinerv 

ijjuê~vetti fà sëT" Igjpsn? 

M le la province -Je 
Niais il y a évidern 
mon' plus: fon :aim ntalement 
l'u, I I lu .. s >' $ " 

tenu '.>><< i iue nV . 

ne la création d'tne 
écoi* atlon peur la 

•un'.- fi ançeise. 

U D • 

leurrer sur les pi 

_bilJlés de cette national! s auo! I 



sûrement* Cett "i tsnifica- 
". électrique esK aujoui l*hul 



ui a rrair a la liliérato 
■•- i . ( 
facteur.» limitent considérable 1 

;i d'une puis 
économie canadienne -française. 

i aussi longte i ces I d 

. (Jévrnttfc 

adn ;i iC ' 

in i: es limite* 

,\. i t global ai 

tant ', !■■ nttipi , 

ce -, qu'a l'i: ■■• mem* 

ces limites, noi|S pourrofli 

■ i'é- 

pan • ■ I 

tan' , lu: de force qu'ell' 

ppuyées psi .ations 

tVeS (lut: 

i 
Ta 

. ' ' n- 

- ■ • 











du STATIONNEMENT 






--~-^A- 



La FEUO constate la nécessité du stationnement gratuit sur le campus. Par consé- 
quent il lui but des bits pour aider a améliorer la situation intenable qui existe présen- 
tement. Les étudiants qui se servent de leur automobile pour venir à l'Université sont 
I nrUn n> rùnmirtre a rs niipstiennalre et de le faire Parvenir a vant le 16 no vembre au 

bureau de l'exécutif. J*^* 



DIPLÔMÉS en SCIENCES, en COMMERCE, en 
„ ÉDUCATION PHYSIQUE, en ARTS. 



. V 



r,_. r _^... T ,.. ,,<, - 




bureau de l'exécutif. 

1.- Venez -vous régulièrement a l'Université en automobUe?...,.^ fc ^ l e fir i 1 j(.". 

°. ^ * 
2.- OU stationnez vous durant les heures de cours?..... 



■ • • «•;••• 

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I 
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| 3.-Avez-vous déjà reçu un billet de stationnement pendant-que vous assistiez à vos 

| cours? " — 

Quand? ►. • • , .....»....%* • 






4.- Les conditions de stationnement sur le campus vous apparaissent-elles 

normales? • 



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8 novembre 1962 



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• Une 
•nouvelle revue 



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■C'-'^r— 



4 JNCIDENCES 



* 

Une revue paraîtra à l'Uni- . 
versité. Elle s'appelle Inci- . 

£r i r H ! 'P rfjnf>n ' 



■ 



HOIMLRVNG 

Promesse électorale 

mal tenue 



>f*»«. "Tff 



des 



:.i 



p'as; le TEL QUEL de l'an 
passé devient INCIDENCES, 

et reste dirigé par le même 
groupe. 

Cette revue a pour but de 
créer un milieu culturel à 
l'Université, de favoriser la 
publication de- poèmes, nou- 
velles, articles critiques, etc. 
Ne nous gênons donc pas 
pour offrir -nos écrits 

Tout étudiant se doit d'en- 
courager une telle initiative. 
Achetons le prochain numéro 
d'INCIDENCES. Aidons Inci- 
dences, qui à de graves en- 
nuis financiers, à vivre ei à 
bien vivre. 

Il y aura sous peu un lan- 
cement. Qu'on s'y rende. 



• „ Normand. Tremblay ■ 



^ff.,. jfjr .,. ^sr » 



MIVFiirS ^MnilVFIIFS 



LUNE 

La lune est pleine... 

Je me demande qui 

l'a mlae dans cet état? 






rç 



C'EST DANS LE DOMAINE DE LÀ PHOTOGRAPHIE QUE LE CERCLE 

MOREAS-CÉZANNE ENTEND COMMENCER SES ACTIVITÉS DE1962-63. 

EH EFFET, UJ4E EXPOSITION DES OEUYRES DE M. JEAN-LOUIS 

GRÀVEL, PHOTOGRAPHE DE VAL-MENAUD SERA PRESENTEE DU ', 

12 AU 16 NOVEMBRE DANS LA SALLE D'EXPOSITION DE LA FACULTE 

DES ARTS. .BIENVENUE A TOUS 1 



w 



DÉBAT 
CAOUETTE 
CHEVRIER 



r 



Chououou.." démagocue... bravo... 
la Banque du Canada... Hitler... 
Pie XI... Mussolini... Saint-Tho- 
mas... en français... * . 

Le ieudi, 1er novembre, dix heures 
et trente du soir: le combat entre 
Lionel Chevrier et Real Caouette 
vient de prendre fin. Non sans dif- 
ficultés, l'animateur Jean-Luc 
ypin a réussi à maîtriser les deux 
adversaires . et l'assistance en 
délire. Pendant deux heures et 
demi la foule qui emplissait a cra- 
quer l'auditorium de médecine a 
été tenue sur un qui-vive continuel. 
Certains étaient venus pour enten- 
dre Real Caouette, d'autres pour 
le connaître, d'autres pour le huer, 
et le s autres pour entendre un 
débat. Ceux qui sont venus pour 
entendre Real Caouette l'ont en- 
tendu, ceux qui sont venus pour 
le connaftre l'ont connu, ceux qui 
sont venus pour le huer l'ont hué. 
et ceux qui sont venus pour en- 
tendre un débat n'ont pas entendu 
de débat. Mais en revanche, ils 
ont assisté à un fameux spectacle: 
des envolées oratoires a l 'emporte- 
pièce, des répliques piquantes et 
parfois mal à propos(dela part de 
M. Caouette), de l'ironie "en mas- 
se" et des réactions tumultueuses 
venant de l'assistance, voila quels 
sont les faits saillants de cette 



L'Ottawa Missionnaire: Lie 18 novembre prochain, l'Ottawa 
Missionnaire organise sa première soirée de patinage. Le tout 
se déroulera à la patinoire de l'Université d'Ottawa à compter 
de 8h.30 du. soir. 



Ba traque: Au secours Mouman'.Tels sont les mots que redisent 
sans cesse six récalcitrants de îa Darraque numéro 4 qui se 
sont vus Incarcérer dans leur taudis pour deux semaines com- 
plètes a cause d'une infraction commise le soir de l'HaJloween. 
A notre humble avis, aucune punition ne pourrait se comparer 
à celle-ci. Deux, longues fins, de.semaine qui réveilleront l'en- 
nui de mouman et qui permettront eri même temps de préparer les 
prochains raids.' 



Nouveau parti: Un nouveau parti vient d'être lancé à la faculté 
des Sciences Sociales. Dénommé le NPG, (nouveau parti de 
gauche) il propose aux étudiants sérieux et conscients d'une 
évolution saine de notre société l'étatisation des tavernes et la 
naturalisation de l'Amour libre. L'idée d'un tel parti, dont la*") 
valeur ne saurait être discutée, a vue le jour lors du célèbre 

voyage à Joliette. Mais on nous assure en haut lieu qu'il rf'est 
nullement le reflet de ce qui s'y est passé. Les fonds Néces- 
saires a sa bonne marche proviennent de la'BTlf (Britifch Toas- 
ter Union), vendeur de toasters aux couvents et collèges du 
Québec. On se souvient que cette association avait été fondée 
par trois FESSlors du voyage à New York en mars dernier. - 
Bonne chance à cette aventure méritoire. 

Lacordalres: Seulement cinq dollars-et vous vivrez jusqu'à cent 
ans. Telle est la conclusion qui se ^dégage de l'annonce lacor- 
daire publiée par le comité central de ce mouvement qui nous 
propose une série de cours sur l'alcoolisme. Spécialement re- 
commandé aux abonnés de l'Albion. T^^ 



Commerce. - Le nom de la duchesse de la section "Commerce" 
sera dévoilé Je lertfécembre a l'hôtel Bruce Mac Donald lors 
d'une danse or organisée par Louis' Thlbodeau, directeur de la 
soirée. Un reportage de la soirée sera retransmis par les postes 
CBQFT et CBOT. Tous les étudiants du campus sont cordiale- 
ment invités. Les billets au prix de $2.00 du couple, sont en 
vente dès cette semaine. 

En primeur: (Gilbert Ilécaud donnera son tour de chant dans la 
région Hull-Ottawa, le 22 novembre prochain, au Glèbe. Pour dé 
plus amples détails, veuillez consulter la prochaine livraison 
de notre journal. 



8 novembre 1962 



JLA ROTONDE 



Page 7 



Les élections étaient-elles nécessaires? 



dater au grand jour. C'est alors 
que survient la fin de semaine tu 
Lac à l'Epaule où M. Le sage 
doit opter en faveur de son mi- 
nistre de s Ressources naturelles 
et nécessairement a l'encontre 



I 



par Guy Robitaille 



—«r— ; — ■ -i , , < 



~i— : . ; , , ' ■., ; .-,. . , , ., . , ' , , m ù ... pi ^.^r— - 



L'article 85 de l'Acte de l'Amérique du Nord britan- 
nique simule que la législature provinciale a une durée 
maximum ae quatre ans et qu'elle peut-être dissoute n'Im- 
porte quand avant l'expiration de son terme. C'est en 
vertu de cet article que le premier ministre Jean Lesage 
1 ■ r ainft flM I K""» nant - gOUVcrneur la dissolution de_ ^ 
"■■ pfe eiribléelég iaia t lv « et qu e c e lui - ci t^écesBaifemën T"^ 









©• 



I^^^S^ :;;;:!T.TïïS 



des vues de M. Marier. 

Afin' de ne pas trop vexer 
Jes-o p-p o-M ri ' 1» un compromis 
(qu'on attribue aVl. Georges La- 
palme) règle la question: le gou- 
vernement portera la, nationali- 
sation de l'électricité directe- 
ment devant le peuple, soit au 
moyen d'un référendum, soit par 
une élection générale. C'est alors 
que l 'opportun isme politique en- 






accordée. En posant ce geste, le premier ministre voulait 
porter la question de la nationalisation de l'électricité 
directement devant le peuple du Québec. Etait-il néces : 
saire qu'il aglssaVde la sorte? 



tf» ligue Ui eomumi ua tw fw 



• Le système parlementaire 
canadien, tant au fédéral qu'au 
nrovincial^fournit assez peu d'ex- 
emples de législatures qui ont 
dissoutes avant terme.. Ef 
lorsque cela s'est produit, ce 
fut soit à cause d'un renverse- 
ment de régime, soit par oppor- 
tunisme politique. Comme il n'y 
a pas eu de renversement de 
régime au Québec, peut-on dire 
que M,. Lesage a agi par oppor- 
tunisme politique? C'est ce que 



les libéraux veulent bien nous 
laisser croire, mais Us n'ont. 
que partiellement raison. 

Comme l'a fau. remarquer 
M. Jean-Jacques Bertrand, la 
nationalisation de l'électricité n'a 
jamais été l'apanage du parti 
libéral avant l'annonce des élec- 
tions; elle fut le point de mire 
de M. René Lévesque unique- 
ment. Personne n'ignore en effet 
que le ministre des Ressources 
naturelles se fait l'avocat de la 
national isat ion» de l'électricité de- 

^ « ^-^ . l_^~ 



i ■» 



L' électricité c ' est moue 



Honneur au mérite: Le 15 novembre prochain, se déroulera la 
/^soirée "Honneur au mérite ".Cet te activité permet de mettre en 
évidence les étudiants les plus méritants tant au point de vue 
académique qu'extra curriculaire. 

Congrès des Affaires canadiennes: Messieurs Thomas C. Douglas, 
chef du N.P.D.; David Lewis, François- Albert Angers, Real 
Caouette, Henry , Hicks, -aeter Newman, Yves Oubé et Jean 
Marchand seront les conférenciers de marque Invités au deuxième 
Congrès des Affaires canadiennes qui se tiendra à la Faculté 
* de Commerce -de l'Université Laval, du 30 au 24 novembre pro- 
chain. . "L'ECONOMIE CANADIENNE: OU ALLONS-NOUS? 
v est le sujet qui sera discuté. * r , 

Gerry Kochon: Nous apprenons que Gffty Rochon vient d'être 
nommé représentant de Rothman's King Size cigarette sur;le 
campus. 

•Kl-.M : Vendredi soir le 2 novembre. l'Association canadien- 
ne étudiante des Nations-Unies se réunissait & la maison des 
étudiants. Le but de la réunion était de communiquer à ses re- 
présentants qu'on allait vendre des cartes de membre au prix de 
un dollar. Pour cela, il suffit d'en' parler avec votre président 
de classe. - 



ISA TION 
CITE 



puis quelque temps déjà. Jusqu'à : 
l'annonce des élections en sep- 
tembre, il faisait cavalier seul. 
Mais maintenant, tout le groupe 
libéral est devenu prophète de 
la nationalisation. Et s'il en est 
ainsi, c'est qu'il y fut contraint. 
. Le premier ministre Le- 
sage, avec 54 députés contre 40 
pour l'opposition Union nationale, 
et -un mandat à moitié terminé, 
n'avait nullement besoin d'en ap- 
peler au peuplé 7 pour nationaliser 
— les compagnies privées d'électri- 
cité. Ce sont l'attitude intransi- 
geante de RenéLévesque et la 
réticence d'une ptfrtie. du cabinet 
qui l'ont forcé à agir .ainsi. 
M. Lesage est tiraillé par 
des tendances bieh opposées. 11 
y a d'une part René Lévè*sque, 
avec à sa suite quelques minis- 
tres et sans doute quelques dé- 
putés, et d'autres part M. Geor-. 
ge Marier, président du Conseil 
législatif et à qui M. Lesage 
semble se ralliera avant âge. Or 



d appert que M. Marier, le 
porte-parolë des financiers delà 
rue S' -Jacques auprès de M« Le- 
sage est opiosé a la nationali- 
sation, et que le premier ministre 
lui-même y csl plus .ou "moins 
intéressé. Mais voila: M. Léves- 
que est pressé de faire la na- 
tionalisation qu'il juge la pre- 
mière étape de la libération é- . 
conomique du Québec. C'est pour 
lui une question de- vie ou de 
mort. Si M* Lesage ne décrète 
pas la nationalisât ion, le ministre 
des Ressources naturelles par- 
tira et le premier ministre est 
forcé de se rappeler que s'il est 
au pouvoir c'est pour une bonne- 
part > dû à Re^é Lévesque dont 
la popularité est toujours grande 
a travers la province. La dis- 
sension s'empare du cabinet: il 
y a les pro-nationalisation et les 
contre, d y a ceux qui pratiquent 
le patronage et que l'idée d'une 
élection hâtive effraie. La dis- 
sension ministérielle r.isqued'é- 



rendum. confirmerait la décision 
de la population et. éviterait sans „ 
doute une scission au sein do 
cabinet, mais une élection offri- 
rait en plus le très grand avan- 
tage de confirmer le.gouYerne- 
« ment au pouvoir pour un nouveau 
mandat 'de quatre ans grâce a 
cet excellent cheval de bataille 
'Qu'est la nationalisât ion des conv 
pagnies privées d'électricité. Et 
c'est ainsi que le recours' au 
peuple, d'abord envisagé pour 
éviter .une grave scission au sein 
du cabinet ."devient un magnifique 
atout politique. C'est dans ce sens, 
que l'on peut parler d'opportu- 
nisme politique. ' 

Normalement le recours au 
peuple n'était pas nécessaire, le 
parti libéral jouissant d'un man- 
dat précis et d'une majorité suf- 
fisante pour lui permettre de ré- 
aliser la national isatioji de l'é- 
lectricité. Mais vu les profondes 
divergences qui se faisaient Jour 
et qui menaçaient sérieusement^ 
l'unité du cabinet et par delà 
l'unité du parti, le premier mi- 
nistre Lesage s'est vu torcé 
de déclencher des élections pour 
trancher la question. D'une pier- 
re il faisait deux coups puisqu'il 
se.voyalt offrir par les présentes 
une occasion unique de voir son 
parti reporté au pouvoir sous la 
bannière de la nationalisât ion. La 
légitimité de cette décision est 
certes discutable, mais je qrois 
qu'elle peut être réléguée au 
second rang vu l'importance de 
la question en jeu. 



-\ 



Q 



< 



Quelles Impressions s'en déga- 
gent? Qu'il est bien difficile de 
trouver un adversaire de taille à' 
M. Caouette, non pas du point de 
vue de l'intelligence mais du point 
de vue de la performance. M. Che- 
vrier est sûrement un grand per- 
sonnage de la politique canadienne, 
mais son efficacité se mesure 
beaucoup plus dans l'enceinte des 
Communes - que sur une tribune 
contradictoire, plus M. Chevrier 



rrialt, plus 11 mettait en valeur 
son adversaire car cela nous a 
permis de constater jusqu'à quel 
point M. Caouette maniait É la per- 
fection le style oratoire. 

Le député de Villeneuve était 
donc pleinement dans son contexte.- 
Quand il s'agit de débiter des mots, 
d'envoyer les bras dans toutes les 
directions et d'esquisser un sou- 
rire au moment voulu, il neJe cède 
en rien aux meilleurs comédiens. 
Exerce-t-il un magnétisme sur la 
foule? Je ne sais, mais la ruée 
d'une bonne partie de l'assistance 
sur lui a la fin du spectacle nous 
permet d'affirmer tout au moins 
qu'il suscite des intérêts passion- 
nés. Une chose est certaine: le 
phénomène Real Caouette est une 
réalité bien vivante. 

Et le combat cessa, non pas fau- 
te de combattants, mais faute de 
temps; il n'en demeure pas moins 
un sérieux aspirant au titre de 
meilleur spectacle de l'année aca- 
démique. 

Félicitations à la Société Justl- 
nien, organisatrice de la soirée, et 
bonne chance pour lés débats à 
venir (trois sont annoncés). 

Guy Robitaille 



Néron C. César, 



PROMOTION '57? 




Lorsqu'à l'université il est question de mu- 
sique, il se trguvQtJpujours quelqu'un 
pour parler de Néron Claude, l'homme à 
l.i l>rc d'or. Aucun autre virtuose de «et 
instrument difficile n'a acquis une réputa- 
tion à la hauteur decelle du gars,d'Antium.' 
Durant ses premières années universitai- 
res Néron s'en tint surtout au traditionnel, 
mais à son apogée il vint très près de ce 
ijue_lcs- modernes appellent -le Ja/* Hot. 



( eux de ses contemporains et amis qui 
ont survécu l'ère de ses succès, et ils sont 
lamentablement peu nombreux^se rap- 
pellent que pendant sa dernière période 
s'attacha d'une façon singulière au "torch 
'long**. Le plus grand succès de sa ^arrière 
eut lieu a Rome alors qu'il exécuta avec 
flamhoyancc son solo pour lyre avec ac- 
compagnement de trompettes par un 
groupe "hot" dit les Prétoriens. Rome 
n'en est jamais revenue. 



• • • • • 



•••••• 






• • • • 



Rome nr fut pas rtconstruttê fi 
un Jour, Ont épargne^ prudent* 

moftn l<- /»lus mu dr fonder tel 
finances, Ouvrei un compte 

tT épargne aujourd'hui mrnu 




(iuy 



Banque de Montréal 

^<t Themtiw Seutfue eut (?4H4d4 \ 
LA BANQUE OÙ CES COMPTES D' ET U ûlh^NTS SONT BIENVENUS 



\i\'4l 



1. 



^Succursale ave Laurier et rue O'Connor: K.w. iiu.h, gérant 
Succursale me Rideau, 10 Rideau; \. r II. loi , gérant 



PROGRAMME des partis 



LIBÉRAL 




BREF HISTORIQUE 






1.- Nationalisa; u>n uiuntMruu- fea U compagnies . 

d'électricité québécoises* . 

2.- .Etablissemem plF la Coui SOp du cour 

1 Xpropl lanon de ces compa^nu .. 
3._ | i formelle de ne pfttni hausser les taux 

là où ils sont normaux ma,is engagement a les 

abaisser là où ilt> soni exhorbitants. 
4.- Knsagemrnr >.« p < Hni lie enctei 1- S Indivl Uii 

a l'emploi de ces • yv 

5.- Conversion immédiate en 60 cycles du vieux sy 

me de 25 cycies i' TAbium. 







UNION 
NATIONALE 



* . • 



■■ 



*i* 



«^-4 







.-Nationalisation îmnu: I CompSffniestC" 

pagnio du Pouvoir du lias St-Laurenf et Northern 
Québec Power. ' 

2.-vConvocation djlll vdum avant- le 30 juinl^b^ 

<^ pour décide: le la n • autres 

Cou 

3.- Liberté iloi ■ i.ir ..••- mix Bw moi es du 

po^r an contr e^ une, 

telle nationalisation. "«•' 
4.- Respect du#erdlCI tendu par le , Êpi< . 



La lune que se livrent pré- 
s'-ntement les partis politique* P fl 
québécois au sujet de la natio- 
nalisât i<m de 4,'électricité n'est 
que l'aboutissement normal d'un 
mouvement de libération écono- 
mique entrepris il y a déjà plu- 
sieurs années. 

Des 1932. le Dr Pnilftppt 
Hamel déclencha I une première 
offensive Contre les "trustards" 
qui paralysaient notre vie poli- 
S) économique et s'atta- 
. quait prlncipslement au mono- 
pole de Télectncitc. A à 
époque, l'Actfon Libérale Na 
nale, nouvellement formée d'in- 
.endanrs et de libéraux dissi- 
nts éjH.usa les revendications 

dû 

régime inerte, vieillot et crou- 
lant d'Alexandre Tsschereau. 

Malheureusement, pourcon-- 

sulirier Kl positions auprès de 

. l'électorat, l'A.L^I. fui obligée 

en 193S de s'allier aux éléments 

BTS <*■** Maurice Du- 



Maurice Patry 

nalisation. 

Mal structurée et désavan- 
tagée par les difficultés écono*- 
miques de cette époque, l'Union 
Nationale fut re jetée dans l'op- 
position au BCfTutin de 193V. Du- " 
rant ce dernier mandat et juste 
avant la grande débâcle, le ré- 
gime libéral "sous la conduite de 
Godbout marqua le premier pas 
dans la voie de la nationalisation 
en donnant au gouvernement qué- 
" eont rôie^xJe 4a Mo ntréel 



norme québécoise par l'établis— 
sèment d'un système _dfe planifi- 
cation économique. 

Cependant René Lévesque, 
ministre des richesses naturel- 
les, comprit rapidement que cette 
planification économique ne pou- 
vait être réalisée sans la natio- . 
nalisation de l'électricité, base 
du tout le complexe industriel. 
11 partit en guerre avec ses 
cartes et ses schémas et repre- 
nant ses tactiques de Pouît de 
Mire, il parcourut la province 
expliquant en blanc sur noir tous 
les avantages d'une te l.e natio- e 



S 



Hlifl pour former le nouveau 
parti de l'Union Nationale. Le 
Congrès le Sherbrook" confia 
la direction de ceue alliance à 
Duplessil qui écarta aussitôt les - 
élrmeiiis révolutionnaires de l'A- 
LJS. et par le fait même tua^ 
dans l'oeuf les glrmes dé la 
nationalisation île l'électricité. 
Aux élections générales ne 1936, 
Duplessis grâce a son dynarms 
. me et "à «on Catéchisme des, 

filecteurs renversa le réfth 
' ■•TaSChereau et s'empressa de 
roraesses de natio- 



Light Hear and Power maintenant 

connue sous le nom de l*Hydro- 

Québec 

A partir w 1^44, il sem 

blait bien \uv le projet ic lu 
nationalisation de l 'électricité é- 
tan mort. Personne n'qn parlait 
et Duplessis, pratiquement invul- 
nérable, accordait aux produc- 
reurf d'électricité des conces- 
sions^e plus en plus nombreu- 
ses sur l'usage de nos ressour- ' 
ces hydrauliques. 

11 fallut attendre 1960 et la 
présence du socialiste Lévesque _ 
(comme on s'est plu a l'appeler) 

ressusciter laquest ion. Aux 
élections de i960, le paru libéral v 
après avoir médité durant 16 ans 
dans-r<4>Dasitioju était porté au 
pouvoir grâce a un programme 
dynamique rempli de mesures *" 
précises |x>ur opérer ^''libéra- 
tion économique du v uébec. Les 
candidats libéraux dirigés par 
Jean Lesage s'engageaient prin- 
cipalement a promouvoir l'éco- 



/ 



nalisation. 

Les réactions ne tardèrent 
a se manifester. Diverses 
associations (chambres de Com- 
merce, associations -d'indus- 
triels, S.S.J.B., etc..) approu- 
vèrent la thèse de Lévesque et 
à leur suite l'opinion publique 
emboia le pas. Mais il existait 
encore des réticences et l'on 

"sentait un certain malaise du 
côté du gouvernement. En vue 
de régler la question, le premier 
ministre Jean Lesage réunit au 
mois d'août, son cabinet en con- 

. férence spéciale au Lac a l'E- 
paule. Rien ne transpira de ces 
réunions a. huis clos jusqu'au 17 
septejnbre, lorsqu'à la grande 
surprise de l'électoral, le pre- 

- mier minisire demandait la dis- 
solution des Chambres et re- 
mettait entre les mains du peu- 
ple la resixjnsabilité du enoix 

a faire.' ' — ' ' 

Le dernier chapitre appar- 
t lent désormais au peuple. 



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8 novembre 1962 



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LE CAFARD 



TOI 



Lors de notre premier numéro, nous avions demandé des 
écrits, des poèmes. Nous avons été servis à souhait. Plu- 
sieurs étudiants se sont donné la peina, d'épousseter leur 
Muse et de la faire travailler un peu. Voici donc ce que, 
en toute subjectivité nous avons cru être Tes doux crits 
les plus expressifs. L'un d'eux suggère Péguy, tandis que 
l'autre, plus simple évoque les "haiku" japonais. Mainte- 
nant il serait intéressant de recevoir de la prose . ï'. 



C'est ça, t'as le cafard; 

Tu te crois vaincu. 

Mais tune Testas; 

Tu te crois esclave, 

Mais tu es libre. 

Tu te crois lâche. 

Mais tu es brave. 

Tu as peur de la nuit. 

Et pourtant tu te couches, 

Tu'sommeilles. 

Tu crains le jour, ■' . / -- , 

Pourtant tu veux courir. 

T'as le cafard. 

Et tu n'es même pas capable 

Dé crier au secours, 

Pour que les gens t'aident... 

Pourtant tu es brave. ' 

Pourquoi faire Je clou. 

Te laisser taper dessus'' 

Ah! Tu ne comprends pas. 

Tu es brave et lâche. 



Tu es fort et faible. 
Tu es fou, " 
Tu ne sais pas. 
Tu veux être compris, 
Qu'on te comprenne. 
C'est ça, le cafard; 
On se maltraite 
On se méprise 
On veut mourir. 
Tuer sa bravoure 
Par sa lâcheté d'homme. 
C'est ça, le cafard; 
^tVest l'incompréhension. 
Ce n'est pas vivre. 
C'est la peur .de la peur. 
Peur de soi. 
Peur de rire, de crier, 
Peur de rien en soi. 
Le cafard, 

C'est se fuir '. 

Guy Pe 



Je voudrais 

Seulement ta présence - ;,', 

Nos doigts enlacés 

joue contre Joue 

et ne rien dire. 

Maurice Pelletier. 
Education physique 










&e Afy&> 



&fiOfh^ 




Si »Otr« V>nh R |« | 
pars aussi longtemps ,, 
dewjit, j \nirc sens, noua 
vous enseiuins un jutic 
rechange GRATUT! 



MmthRiteW 98c 



ST-LAMBERT, QUÉBEC 



Le Dialogue des 




Carmélites 



critique - par Michael Ylénard - Philo II , 



«"'REGAIN 

i DE 

■•i FRAÎCHEUR 



• 



(>u-|. avec Coke y a d'Ia joie! 

C'est "toujours danse et toujours rit" 

grâce à la joyeuse- détente que procure 

le Coca-Cola piquant et froid! 



ésM 



D»man4tr C ifcfl ... .;, ■ n .-,• , ...-. i<>i.Mih,< r produit 

dt-Coca CoU Hé* l« t*y*gr JMhrilMl pr*léi* tant H n,on»eentier 



^\ 



L'AUlfcUR : 

, +. "il y a une j an 1- de Jeette 
a SC8 aj»ôrrcs qu» m'a' toujours 
frappé plue que toute ïùjn ; allez 
IgneV toutes les nations." 
Ct.st un moine dominicain qm N 
vient dg rappeler la parole du 
Christ - ce dominicain insolite, 
moitié autrichien, moitié fran- 
çais, dont il semble que la robe 
blanche appartienne au folklore 
de Saint -Germain-des-Prés. Ce 
rnoine hors-série dont la cellule 
est ■enpcéeeri^unc loge d'ar- i 
dans un studio" de cim 
Boulogne, le Père Bruck, comme 
on l'appelle. 

1 ère CLEF DU PhRSONNACi, : 
"Allez et enseignez toL 
nations." Le cinérna est le 
seul langage que tout le monde . 
puisse comprendre (y compris 
ïhinois) - un rangâgi pi lu 
timtes ks nations, un .langage 
un iV' rsi i. 

CLbF DU'PhRSONNAGb: 

Une autre Broie qui m'a • .^ 

toujours frappé* .beaucoup et cet- 

J' 1- ' ■■■;, ' « e:BlaiseCendrars: 

"Vivez, mîifl vivez donc, qu'im- 

la suite. Vous n'êtes pas 

juge.-." c'est peai ble, u ii.qu.e 

ï-so'ie un moine parucul.ri .(„"' 
certain, ma vie n'est pas faci/e. 
Mais je ne m'en occupe pas. Je 
s volontairement des ored- 
lères. En ce moment, je fais 
un film, et c'est touPce que j, 
veux savoir. Ce film, d'ajoir 
Bruck, je. l'ai porté treize in&, 
connue une femme porte un en- 
fant. 
*e CLbF DU PbRSONNACb ;: 

Bruckberger est de ceux 
•qui ont toujours eu U coin . 

facile. C'est pourqiK»! il n'n 



suivi it- s ch ta tfe sa 

vocation. Ln 1940, au sortir du 
monastère, il devint franc-tireur, 
où plus exactement, chef de grou- 
| . C'était l'a guerre. Fait pri- 
sonnier par la GestaiK), il ifiops 
cinq moi b« Pendant ce 

. tempSf.il travaille son premier 
film: Les Anges du Péché, qu'il 
" réalise bientn- avec Giraudoux 
er Breasooi mati qu'il oubliera 
di signer. I comble, ce 

diable d'hoir. trop parler 

l.i. D Paris, on lVxjv.'ie 
en Afrique à Ain Scfra; de là 
en Amérique. "L'Amérique, le 
seul .u pour là pi 

f. i t tni^if, j'ai respiré 
librement, le seul pays," où la 
liberté sent vraiment chez elle." 
De la,. il passe en Grèce, dans 
l'il; le Rhodes, où il réa] 
"Le-. BUj | li r. 
SU] M DU FILM: 

il s'agu ici des Carméll 

< U . , •■ .,ne guillotinées en pla- 
cée d< Grève; U '17 thermidor, 

1 94. Sur' les têtes innocentes 
de Jeanne Moreau, Pascale Au- 

, Tamia Balachova, la guil- 
lotine étend son ombre. Voie, le 
tbems d'un film conçu- par un 

;e, mélange' de savant, de 
• chevalier ei de soldat. 
L1-; DlALOGUt.; 

Le dialogue est ^chargé de . 
toute l'angoisse de KtfnoFt, C'é- 
tait l'obsession de /Mme G. Von 
1 » - , aussi, celle de G. 

Bernanos. A trois mois de la 
mon, Bernanos la sentait venu 
et I tidnblaird angoisse et de 
peur. 11 dynne son âge à la prieu- 
re agonisante. L'affreuseangoiâ- 
se dont il colore son agon 
c'est la sienne. 



Quoi, nous les laisserions 
mourir, sans rien tenter pour 
elles? 

- Ce qui' importe, ma fille, 
c'est de ne pas les laisser mou- 
rir sans nous. 

- Hél qu'ont -elles besoin 
de nous pour mounrl Mourir, 
mourir, vous n'avez"" plus que 
ce mot a la bouche! §erez-vous 

" tous jamais las de tuer ou de 
mourir? Serez- vous "jamais ras- 
sasiés du sang d'autrui ou* de 
votre propre sang? Je ne veux 
pas qu'elles mcurenrl Je ne veux 
pas mounrl 
PERSONNAGES ; - 

Dix*huit religieuses sont là 
qui continuent de prier, tandis 
que la guillotine s'installe. Leur 
martyre est proche,' elles le 
savent. Elles y sont résignées. 
Mieux, 'elles y aspirent; à L*ex-, 
ception d'une seule, soeur Blan- 
che de l'Agonie du Christ, que 
la seule vue d'une souris a tou- 
jours /ait défaillir, et qui s'an- 
goisse a la pensée qu'il lui sera 
impossible, a elle, congénitale- 
ment lâche. comme elle est, de 
faire bonne figure sur l'échafaud. 
Cependant, elle ne mourra pas 
mfcins que les autres. 



i 



QUALITES : 

Bnjck a voulu faire un film 
universel/ c'est-à-dire que n'im - 
paria qui plusse voir et com- 
prendre, sans être choqué par 

. quoi que ce soit de confession- 
nel. "Quand je veux prêcher 
dit-il. Je monte en chaire." Mais 
parce qu'il fait un film, U ne 
mélange pas les genres. C'est 

• tCiB simplement l'histoire d'un 
groupe de femmes dans une so- 
ciété qui les dévore. 

Bruck a voulu faire une 
oeuvre d'art. Fouiquier T inville 
qui envoie le carmeTï l'écha- 
faud, n'est pas un être ignoble. 
Il a ses raisons de tuer, des 
raisons qu'd est en droit d'esti- 
mer supérieures, il représente 
la loi. S'il en faisait un monstre 
fwo a ces innocentes, s'U le 
taisait. tout non, et elles toutes 
blanches, il aurait réussi à faire 
un western, non une oeuvre d'art. 
Bruck a voulu faire un bon 
film. Il', veut » Tque les" chinois 
puissent aimer ses carmelit-es. 
C'est pour ' cela qu'il ne faut 
pas qu'elles soient, trop carmé- 
lites. Il -faut seulement qu'elles 
soient- des femmes sans défense 
et qui prient, dei suppliantes. 
Il faut qu'un chinois ou un pajxiu 
puisse comprendre que finale- 
ment ce sont les suppliantes qui 
gagnent, puisque mourantes, sans 
crime, elles meurent 'pourtant 
dans la joie* Bl le père de dn< , 
si mon" film BB1 bon, Us corn 
prendront, et je pourrai me con- 
sidérer comme un bon Domini- 
cain, "Vivez, mais vivez donc. 
.n'importe la suite. Vous n'êtes' 
pas juges." 



k. 



PISTE ET PELOUSE 
1962-1963 







m 



■* 



FOOTBALL 



FOOTBALL 



Un dernier bon "sprint" pour terminer ce relai de 440 verge». 
Clément Labrecque, ici, représente l'Université d'Ottawa. 



CARLÉTON 23 GRENAT ET GRIS 7 



P Dans une joute régulière du circuit Outaou ai s - St-Laurent. l'Université d^CarlK .m 
a maîtrisé le Grenat et Gris~au compte de 23 à 7. Carleton se méritait ainsi lé cham- 
pionnat -de l'ouest de cette ligué de. football et ce, à nos dépens. 



CLASSEMENT FINAL 



McMaster 

Carleton 

Ottawa 

R.M.C. 

O.A.C. 

Waterloo 



• 



C'est samedi le 20 octobrex qu'eut lieu au Collège 
Militaire Royal de Saint-Jean, Que., U rencontre annuelle 
de Piste et Pelouse de la Conférence Ottawa- St-Laurent. 
Les quelques centaines de personnes présentes a la 
compétition ont pu constater V effort et le désir de vaincre 
qui animait chaque athlète.. i 

Bien qu'au point de vue technique, on remarqua une 
faiblesse générale, tout de même on a pu apprécier 
chez plusieurs d'entre eux un style de saut, de course ou 
de lancer plus étudié, plus maîtrisé, qui donnait k son 
possesseur un meilleur rendement, plus d'efficacité dans 
chaque mouvement et une performance plus grande. 

L'université d'Ottawa iut dignement représentée. au 
triple saut en la personne de pierre Morissette. Non seu- 
lement il remporta l'épreuve, mais il établit le record 
enviable de 42' 7V- Pour sa P axt < * ndre Séyigny termina 
premier au javelot avec un lancer de 148' 7". y ' 

11 est rumeur que la rencontre de Piste et Pelouse 
1963 soit tenue ici a Ottawa. 

Nous espérons de ce fait plus d'enthousiasme parmi 
les étudiants de notre université pour fournir un plus 
grand nombre d'athlètes. Lé campus regorge d'étudiants 
fort doués; mais tous font-ils vraiment un effort personnel 
pour développer et exploiter a fond tous leurs talents. 
toutes lews possibilités? Nous nous le demandons devant 
le petit nombre de représentants que nous avions cette 
-nirj- Avec im m deux paitictpaaU cueillis parfoto à U 



>,, 




,-\ 





L'HOMME QU'IL 
NOUS FAUT! 



0- 



(TesTun homme de trempe, un homme qui va de l'a\ ftfil avec forcent dé- 
termination. Mais ;l Bail aussi fa>- preuve de bon tena. Il«alt reconnaît!* 
feetïrictivèment une bonne occa&Mi quand elle s. préseti 

h(limm ,.vs,. |l ,m Mr v .Uus. paria ee cas, ven ez, discuter q 
(i , l'avenif prometteur que voua réaerv^ Traderi Un générera s.U.. 
début <•' dea poaai.bilïtea illimité» Pfif l'avenir dans une (1rs Induati 
ler^luà ckyhamiquajr^u Canada. 

Parte-en a votre eomilh ' , " ,n profe*aiohnelle eu, 

encore. 

VOUS 



arlez-n à vôlré rônaeiller d'orientation proie88ionn«« -,— 
,r., paaaez noua voir « n perapnne. Voua découvrirez que Trad Jt_ 

■ offrir txacîi meni te genre fV^ enir ^ue \ pua déerres. 



TRADERS 

FINANCE CORPORATION LIMITED 



Toujours plus haut avec un wellleOr effort» ... Gilles 

Harvey nous le fait voir en exécutant un saut en hauteur. 



dernière minute ou encore avec des activités sans parti- 
cipants, comment veut-on récolter des points, remporter 
la victoire qui semble nous fuir depuis des années? 

T'est vraiment lo temps de créer une ambiance pour 
ce genre d'activités des plus passionnantes; celles-ci 
nous îont voir et nous démontrent que pour atteindre un 
degré supérieur de rendement, l'homme doit mettre de 
l'équilibre entre le spirituel et le physique, entre son 
intelligence et son < orps. 

Nous n'avons pas A facilités mais ne nous laissons 
pas arrêter; eoyona assez n.rts pour exploiter davantage 
le peu que nous avons pour en tirer quelque chose de bien 
.-t de grand. Et espérons que bientôt nous aurons la chan- 
ce de nous réjouir de ces facilité*.. tant attendues, deve- 
nues réalité concrète. 

I nrm, pourquoi ne pas nous donner le mot pour nous 
lancer tout de suite dans l'entraînement? C'est le travail 
de longue haleine, de patience et d'endurance qui donne 
i l'athlète l'avantage au départ, qui lui fait toucher un 
haut degré de performance et qui l'amène à établir de 

nouveaux records. Lé i ■■■■■■* f 

» t si le stade et les |eil* montrent concrètement la 
puissance et .la -vitalité d'un peuple, nous devons nous 
aussi, comme étudiants, aux jeux de Piste et Pejouse 
1963, démontrer véritablement ce 9JM B«M valons. 





Wtmbre du groupe de compagnie* Trader» 



N 



Maurice Pelletier, 
I ducation physique. 



^ 



../^ 



. 



-*-- 



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■/■ • 



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Page 10 



LATRCTCmDÏL 



8 novembre 1962 



es de l'Université, 



2 Copies 



. 



IL 






**v " 



Fossoyeur 



;' • 



L'UNIVERSITE REGORGE DE POETES QUI NE DEMANDENT QU'A ETRE 
LANCES VERS DE GLORIEUX HORIZONS... ETC... ETC.. 






PETIT DIALOGUE 



■ 



- Bonjour. 

- Bonsoir. 



L: <- 



v 



~ - On fait de l'esprit? 
-Non. 

- Alors quoi? 

- De la gymnastique. 

- C'est comme Je disais. La gymnastique 
de l'esprit. 

- Pas du tout 

- Alors? 

- De la gymnastique antropophage. 

- Et pourquoi donc? . 

- Parce que Je mange. *û"~" 
Quoi? 
Le voisin ridicule. 

- Vous me faites rire. 

- Vous aussi. 

- Vous Irez loin dans la vie. 

- Je ne crois pas. 

- Pourquoi? 

- Je n'ai pas de voiture. 

- Beaucoup d'esprit. 

- Merci. 

- Qu'avez-vous l'Intention de faire? 



Apologie 
du vni •■! 



Quand le Jeune étudiant- 
Arrive â l'université, \ 
Il a peur. Et grelottant, 
Il pense, ému, â son foyer. 

Il aimerait bien être à l'aise 
Mais il craint pour son bon coeur 
Et voudrait bien pleurer. O malaise. 
Il se croit pris dans un torde ur 



\ 





VfH4#e*4*Jé d'ôlUé** 





VOL XXXÏ NO 5 



"FAIRE FACE" 



LE 22 NOVEMBRE 1962 



... - 



Le Grand Conseil décide -. 

. 1 ■ ' ' ■ — 



A 



"- Un administrateur. 

- De quoi? 

- Administrateur des affaires étudiantes. 



Alors le Jour et puis la ïflill, 
courageux, son chemin il poursuit. 
Il cherche un ami conseiller. 

Et voila qu'il l'a trouvé. 
Vous savez qui? c'est le D.A. 
E. qui lui ouvre les bras. 



N\IUCIK)DO\OSOR 



te 






^ 




IMPORTANT 
À NE PAS 
OUBLIER: 




KIRBY AURA SON 



miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuii| 




par Jean GOBEIL 

Par un vote de 10 pour, 3 contre et 2 abstentions le 
GRAND C0NS2IL a renversé une décision du Comité de Fi- 
nance et a décidé d'accorder au directeur du Sottin Michael 
E Kirby, la somme de $92.00 que celui-ci réclamait pour défra- 

— yer les coûts de travail a%ne dactylographe professionnelle. 

— Cefte résolution qui a été adopté à la réunion régulière de 
JE dimanche ^dernier stipule toutefois qu'aucun précédent n'est 
S crée en vertu de ce geste exceptionnel et que la dactylo- 
ZZ graphe devra remettre immédiatement à l'Exécutif les listes 
S d'adresses qu'elle a en sa possession. 



\fy 




« LES '1BU AT FOUR", nouveau groupe de chansonniers = 

S sir lo\Campus, ont fait leurs débuts à la danse des — 

S sciences. Nous voyons de gauche à droite: Don Manders, — 

ZZ Paul (iaftney, Don Davidson et Pierre ilenolt. „ — 

^ 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 r 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 iTi 



Cette * entente mettait fin à 
deux semaines de conflit entn- 
le directeur du Bottin et l'Exé- 
cutif au terme duquel ce dernier 
avait été suspendu de la Fédé 
pour une période d'un/Nnois. 

Contrairement a ce qu'en 
s'attendait aucun incident fa- 
rfbeux ne troubla lu réunion «de 
l'après-midi mais la plupart des 
membres du Grand Conseil mani- 
festèrent visiblement leur mé- 
c on t ent e m ent. int err o gea après la 
réunion. plusieurs avouèrent 
qu'ils avaient votés en faveur 
de la résolution simplement 
•parce qu^ils espéraient que leur 
raient la parution du 
Bottin déjà en .retard d'un mois. ^ 



CAMPAGNE DE SANG 



..., Veto de* 

U PLUS DOUCE. LA PLUS SAVOUREUSE 



...Des représentants de la compagnie Bell 

se rendront dans votre université pour 

voue parler des carrières àla Cie Bell. 

Lftft_£iudiants dû damière année en 
' GENIE ELECTRIQUE 

* COMMERCE 

* SCIENCE 

* ARTS 

. . . peuvent des maintenant se faire 
réserver une entrevue par l'intermédiaire 
de leur service de placement. 



6 




Le "Carabin" de l'Univer- 
sité Laval proclamait dans 
son dernier numéro La A - 
saigné". Aujourd'hui LA RO- 

_1QNP£ est en mesure de pro- 
clamer qu'à l'Université d'Ot- 
tawa "CA "A" PAS SAI- 
GNE". 

Tenez-vous bien: étudiants 
et étudiantes de l'Université 
d'Ottawa vous- vous êtes faits 
sajgner dans une proportion 
de 32.53. 762 3RAVES ont 
eu le courage d'affronter la 
terrible aiguille qui devait 
les dépouiller de leur bien le 
plus précieux, leur sang. 
C'est un record tellement peu 
enviable que c'est avec une 
certaine honte qu'il nous faut 
le publier. 

Interrogé par LA '30- 
TONDE - , le directeur du Co- 
mité, Reynald Guy, a déclare 
qu'il ne pouvait s'expliquer 

, l'apathie des étudiants. Mê- 
me si la publicité a été infé- 



rieure à celle des années Quoiqu'il en soit nous 

précédentes, M. Guy nous a étions en compétition avec 

"déclaré qu'on était en droit Carleton et nous nous sommes 

de s'attendre à une partici- faits battre de façon magis- 

pation beaucoup plus active trole. Os era-t-on dire: A^ 

de la part des étudiants. L'AN PROCHAIN? 



l ■ culte 
MUS 

COMMEBC1 

II). PHYSlQUf 

se. QOMI STIQU1 s 

DROH (Civil et 

costumier) 

se. SOCIAI ES 

IMIII nsui» llf 

SCIENCES 

Ml DU IM 

\\ MU 9 

rOTAL 

( IR1 I K'N 



\bre ef é tu é ie n f 

359 



Nbre de donneurs 
234 

103 



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.).' 



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ifrfi 

118 



:*9.9 
15 

30.3 

29 

i 

55.4 
43.4 



.itables conflits de personnalité 
entre des membres de l'Exécutif 
et MJchttël Kirby. Tout y passa... 
puis la laideur et la férocité 
du chien de la famille Kirby 
jusqu'à l'histoire d'une couvert*' 
Volée par la secrétaire de l'Exé- 
cutif, j* 

Bref, une réunion mouvemen- 
tée oh'- malheureusement _nous 
n'étions pas Invitée Kirby a ob- 
tenu fton $92.00 mais reste sus- 
oendil pour un mois c'est à dire 
'jusqu'au 7 décembre; L'affaire. 

est close. 



DU SERIEUX 

à I Hôtel de Ville 
dvec 

CHARLOTTE, . 

FILLE-MAIRE 



4A(H4~ryiaç.e 3 



une nation 
biculturelle 



Ottawa le 15 novembre 

L'auteur montréalais llugh 
MacLennan a invité ce soir 
les Canadiens à "se départir 
d'un passé maintenant mort 
et à considérer le Canada 
comme une nation biculturelle. 

"Nous n'avons plus d'au- 
tres choix aujourd'hui que de 
réussir seuls avec nous-mêmes 
au Canada. .Les alternatives 
se sont avérées impossibles — 
que ce soit le séparatisme, 
une plus grande impression de 
l'argent, ou l'union avec les 
Ktats-Unis," a-t-il dit ce sou- 
dans le discours traditionnel 
"l xhortatio", prononce dans 
les deux langues lors de *la 
troisième soirée annuelle 
"Honneur au Mérité" de l'Uni- 
versité d'Ottawa. , 

Le docteur MacLçnnan, pro- 
fesseur agrégé .â la faculté 
des arts de l'université Me G 111 
de Montréal, a rappelé qu'en 
un temps, les Canadien*», se 
sont trouvés chez eux dans 
état de confusion à cause de 
deux groupes ethniques qui fu- 
rent "les victimes d'un sys- 
tème de propagande et de con- 
currence". 




' Au cours de cette même côjj- ', 
nion une autre résolution impor- 
tante fut adoptée voulant qu'une 
réunion "spéciale du GRAND 
CONSEIL- soit convoquée pour 
pir même afin dé discuter et. 
de justifier les positions prises 
par l'exécutif dans le déroule- 
ment de cette affaire. Comme de 
l'ait, cette réunion fut tenue le 
soir même à huit-clos; c'est à 
dire que ni la presse étudiante ni 
la radio-étudiante purent y as- 
sister. 

De cette réunion spéciale du 
GRAND CONSEIL tenue à huit 
Clos LA ROTONDE ne peut que 
vous communiquer le texte de la 
déclaration officielle émise par 
l'exécutif le soir même. Le texte 
S6 lit comme suit: "Que le Grand 
Conseil est satisfait des expli- 
cations qui lui ont été données 
rnncerTïSht le problème dé l'Exé- 
cutif * versus Michael Kirby et 
qu'il demandé à ses membres 
impliqués dans l'affaire, c'est à 
uire monsieur Kirby et l'Executif 
de considérer dorénavant la dis- 
cussion sur ce sujet terminée et 
par conséquent de . ne plus en 
discuter p ubliquement. 

Of f i ïehfLAKU'lUWDE " 

sait de bonne source que cette 
réunion fut des plus orageuses 
et qu'elle servit d'arène à de vé- 




II a de plus déclaré qu'à 
moins que le Canada ne ^e dé-1 
veloppe comme une nation bi- 
culturelle, le pays deviendra 
un satellite des Etats-Unis et 
les Canadiens laisseront les 
Américains penser et agir pour 
eux. 

Certains ont réclamé qu'on 
sépare une partie du reste du 
pays, prétendant que cette par- 
tie détachée serait plus heu- 
reuse ainsi. 

I'n Québec séparé du reste 
du pays jetterait par terre 
foute l'économie et rendrait la 
pauvreté générale. Les Améri- 
cains n'accepteraient pas les 
Canadiens comme citoyens 
américains parce que la cons- 
titution américaine rend très 
difficile aux étrangers de de t 
venir membre des Etats-Unis 
et cinq nouveaux états boule- 
verseraient la carte électorale 
et l'équilibre politique des 
Itats-l'nis. 

''Pour toutes ces raisons, 
nous n'avons plus d'autres 
choix que de réussir, seuls 
avec nous-mêmes au Canada." 

Parlant de la dualité cana- 
dienne, il a ajouté: 

"Notre pays est une double 
nation ou il n'est rien. Pendant 
bien des années, J'ai rêvé voir 
cette dualité devenir vivante 
et dynamique, et en moins de 
vingt ans, je crois que nous 
avons rendu notre pays plus 
réel -que jamais auparavant, 
rvrtatnement en cette univer- 
sité, nous en voyorts une ex- 
pression frappante." 



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LA ROTONDE 



Le 22 novembre 1962 






.t.$m*j^t- 



L'AFFAIRE KIRBY 



r 



EDITORIAL 



LA DÉCISIPN DU GRAND CONSEIL 
N'EST PAS ACCEPTABLE 




" ' ' " - r 



- 






— J- 



1 ,A sa réunion régulière du 18 novembre, le Grand Conseil, par 
scrutin secreha adopté la résolution suivante: "Le Grond Conseil 
approuve la dépense de $92 contractée par le directeur du Bottin 
pour une dactylographe professionnelle sur I entente qu'aucun 
précédent n'est créé et sur l'entente que la dactylographe remette 
immédiatement à l'exécutif les listes d'adresses afin que l'on 
puisse reprendre l'impression du Bottin." Telle est la déclaration 
officielle de la FEUO. Au cours de la soirée, une réunion tenue 
"in caméra" allait apporter la décision suivante: Us membres de 
l'exécutif et Mrchael Kirby sont pries de considérer ce sujet 
comme, clos et de ne plus en discuter publiquement sous aucune 
façon que ce soit. Voilà les dé si r e d onnes édiles. 

Or, je suis d'avis que cette histoire, loin d'être close, ne fait 
que commencer. En effet, je ne p9ux edmettre^ue la somme de 
$92, d'abord refusée à Michael Kirby par le Comité i%s Finances, 
lui ait été accordée par la suite par le Grand Comei I. La majorité 
des membres du Grand Conseil.tout en étant fermement opposée à 
l'attitude adoptée par Michael Kirby. s 'est vue forcée de lu ioccorder 
le $92 dans l'intérêt de tous les étudiants, cet intérêt, c'est que 
le Bottin est déjà suffisamment en retard et qu'il faut le publier 
le plus tôt possible. 

Ainsi Kirby a obtenu ce qu'il désirait: $92. Mais il n'est pas 
prouvé que les frais pour service "professionnel" (en l'occurren- 
ce ceux de sa soeur) s' élèvent à $92. Je ne suis pas esses borné 
pour croire ;ue Michael Kirby a agi avec la certitude que le tout 
se passerait sans incident et que le Comité des Finances lui 
accorderait sur un plateau d'argent le $92 qu'il avait le culot de 
réclamer. Kirby savait très bien qu'il posait là un geste sans 
précédent dans les annales de la Fédération et qu'en conséquence 
if devait s'attendre à certaines complications. C'est pour cela 
qu'il a si bien manigancé son affaire: en refusent de rendre les 
listes de noms il forçait le Grand Conseil à lui voter les $92 
qu'il réclamait. En un mot, le Grand Conseil se considérait com- 
me acculé au mur. ' . 



rem 



Or je suis d'avis que le Grand Conseil n'avait pas le droit de 
...bourser Michael Kirby pour les $92 qu'il venait de dépenser 
(?) aux fins du Bottin sans en avoir fçu l'AUTORISATION PRÉ- 
ALABLE. On m'objectera que le bien commun ê%s étudiants exige 
la parution immédiate eu Bottin, or ie rétoraue que les étudiants 
s 'étant plus ou moins bien accommodés de la situation actuelle 
sans le Bottin sont bien près à sacrifier quinze jours de plus, le 
temps, pour lai Fédération de faire dactyloGraphier Tes textes par 



i 



des personnes qu elle aura choisies et qu'elle paiera le montant 
requis par leur somme<de travail. La secrétaire "professionnelle" 
de Michael Kirby pourra garder les listes des noms qu'elle a dac- 
tylographiées mais il est quelque chose qu'elle ne peut garder, à 
savoir les cartes à partir desquelles elle a pu faire les listes. 
Ces cartes n'appartiennent ni à elle, ni à Michael Kirby, elles 
sont la propriété de la Fédération. 

Le Grand Conseil aurait donc du refuser à Michael Kirby les 
$92 qu'il voulait soutirer de. la caisse des étudiants puisqu'on fin 
de compte, le montant que le Grand Conseil vient de lui voter, c'est 
notre argent. Ce sont $92 de l'argent des étudiants qui s'en vont 
à Michael Kirby pour des services "professionnels" supposément 
évaluer à $92(?). Michael Kirby et sa secrétaire "professionel- 
le"en auraient été quittes pour avoir le Bottin avant les autres étu- 
diants. Quant à la Fédération, déjà fort enlisée dans cette affaire, 
il lui aurait fallu recommencer à zéro, et, le cas échéant, encourir 
des dépenses supplémentaires afin que le Bottin paraisse avant 
que ne survienne la fin de l'année. Au moins nous aurions eu la x 
certitude que la dépensé a été approuvée par le Comité des Finan- 
ces et que la rémunération a été juste compensation pour le tra- 
vail fourni, alors que présentement il nous faut compter sur la 
bonne foi de Michael Kirby, ce dont vous me permettrez de douter. 

Une seule conclusion se dégage de cette histoire: que des 
gens de l'acabit de Michael Kirby n'aient jamais accès- aux fonc- 
tions étudiantes. Car dans toute cette affaire, bien plus que la 
réputation de Michael Kirby, c'est celle de la Fédération, et par 
delà celle des étudiants, qui est en jeu. 

■ Guy ROBITAILLE 



^ 



— 




Ma joie est mitigée! 



L0 22, novembre 1962 






: : 



LA ROTONDE 



sur ie 

•monde 






\ 




'CONFLIT 



. 




SUR 
DEMAIN 



Le Concile oecuménique* 
dont l'un des buts serait, au 
dire- -dé certains, de tenter 
d'apaiser la tension mondiale 
en détournant l'attention de la 
terre Vers Rome, n'a certes 
pas choie 1 le moment propice 
pouf commencer ses délibéra- 
tions. A peine le pape Jean 
XXin venait-Il d'ouvrir la, 
grande réunion chrétienne que 
lf- président Kennedy décrétait 
la quarantaine de Cuba et que 
les troupes chinoises ^atta- 
quaient l'Inde sût Ml fron- 
tières nord-est et nord-ouest. 
Le Concile oecuménique se 
voyait donc reietç des le dé- 
but au second plan de l'atten- 
tion mondiale/ Depuis ce 
temps, la tension semble 
s'être atténuée dans les Ca- 
raïbes, mais elle augmente 1 
toujours en Asie. 
la ligne MacMahon *• 

D'où vient l'agression chi- 
noise contre l'Inde? Au dire 
de plu sieurs commentateurs 
politiques, elle serait une ma- 
nifestation de l'impérialisme 
grandissant de la Chine en 
Extrême-Orient. Le tout gra- 
vite autour d'une question de 
frontière, soit celle qui sépare 
. le Tibet de Hfoffe. Le 27 avril 
I9TC une entente <*ntre" les 
Chinois, les Tibétains et les 
Bffrannlques ■ •., établissait la 
ligne Mac Manon, du nom du 
négociateur britannique. La 
frontière indo-Cibétaine deve- 
nait nlus ou moins- définie. 



Or comme le note le, proies^ 
seur Jacques- Yvan Morin, dans 
le Devoir du 13 octobre 1962, 
la Chine n'a jamais reconnu 
le Tibet comme un Etat indé- 
pendant et, qui plus est, la 
convention de Simla, qui éta- 
blissait la ligne Mac Manon, 
reconnaissait expressément le 
statut de* vassalité du Tibet. 
Et depuis, nous savons que la 
Chine a successivement occu- 
pé (1950) puis annexé le Tibet 
(i960). La question de la 
frontière indo-tibétaine, c'est- 
à-dire un siècle d'histoire, se 
trouve donc remise en discus» 
sion. Ce serait l'explication 
légale de l'attitude chjno'ise. 
Le revers de la médaille 

Mais derrière là dispute 
indc-chinôise il y a la ten- 
dance asiatique à la revendi- 
cation de territoires. Depuis 
qu'ils sont devenus indépen- 
dants en 1947. l'Inde et le 
Pakistan rev cliquent h' 






1 



l 






. "i 



MILLES 



C H I y E 




im^^^S^ /'birmanie 

MtJftf / 



Cache m ire. L'Inde revendiquait 
les enclaves portugaises sur 
son territoire et elle les a an- 
nexées "en février dernier. 
L'Indonésie revendiquait la 
Nouvelle' Guinée hollandaise 
et il s'en est fallu de peu 
qu'elle- ne prenne les arrnos 
contre' les* Pays-Bas. Et main- , 
tenant c'est, au tour de la 
Chine comm\inisto de revendi- ■ 
quer certains territoires in- 
iii-ns qu 'elle c onsidér a comme 
"siens. ,A J'exernple 5e l'Inde à 
Goa, elle a préféré la ,foro' 
à la- négociation. Et cette 
force est telle qu'elle pourrait 
bien n*ôtK__satis faite qu'un** 
fois l'occupation tota~îe~-rfu- 
territoire indien réalisée. 



Il y a également derrière le 
conflit sino-indien, la mauvai- 
se situation de l'économie 
chinoise:.». D ltÇB dêsas- 

tn'use^, ^qyjj les autorités at- 
tribuent aux < ala:' ilest natu- 
re] ]r>s, l'échec du système 

•:iunal, le laécuntentement 
grandissant de la poptljation 



Un peu comme tout le 
monde étudiant de l'univer- 
sité, J'af gagné mes élections 
le 14 dernier." Non sans y avoir 
laissé quelques plumes cepen- 
dant! J'ai perdu deux ou trois 
légers paris, et mes prédic- 
tions ne se sont pas réalisées. 
Je m'attendais & une résis- 
tance plus forte de l'Union 
Nationale que, dans sa forme 
actuelle, j'exècre, d'ailleurs 
royalement! Pour le coup que 
lés étudiants vont se gausser, 
de la sociologie dont le près* 
tige hélas, n'est pas encore 
très élev4 à-le-urs yeux! Toute- 
fois, "telle n'esî pas la raison 
principale qui -me pousse à ne 
pas éclater d'exubérance de- 
vant le triomphe des Libéraux. 
Sans peine, je sais contenir 
ma Joie, parce que, en bon 
avocat du diable, J'aperçois 
plusieurs points faibles dans 
l'équipe libérale au pouvoir. 

C'est un secret de polichi- 
nelle que le véritable motif de 
l'élection récente fut la me- 
nace immédiate d'éclatement 
du parti libéral. La majorité de 
la députation et du Cabinet, y 
compris le premier ministre 
Lesage, n'était pas tellement 
favorable à la nationalisation 
de l'électricité. Il a fallu que 
Lévesque, aidé de Lapalme, 
forçat la main à ces gens-là! 
Or, c'est, grosso modo, à peu 



près la même équipe libérale, 
d'esprit conservateur, qui a 
été reportée au pouvoir, 11 y a 
quelques jours. Presque pas 
de sang neuf, de nouveaux 
globules "rouges". Le dépu- 
tation libéreie compte autant 
de nouilles qu 'avant le 14 no- 
vembre. Souhaitons que le re- 
maniement ministériel en éli- 
minera quelques-unes du Ca- 
binet. Il y a une certaine lueur 
d'espoir! 

Mon point est qu'avec sub- 
stantiellement la même équipe 
qu'avant les élections, la dé- 
putation libérale risque de se 
diviser de nouveau sérieuse- 
ment, autour de la politique 
progressiste de René Léves- 
que. Une fois la nationalisa- 
tion menée à terme, celui-ci 
s'attaquera & d'autres domai- 
nes. Il n'entend pas* savourer 
indéfiniment le plat de liberté 
qu'il vient de conquérir de 
haute lutte! Quel accueil 
fera-Uon à ses prochaines 
croisades? L'avenir est plus 
qu'incertain à ce sujet! A 
moins que René Lévesque lui- 
même, au contact de Leaage, 
ne s'assagisse! J'ai bien l'im- 
pression plutôt, qu'il lui faudra 
déclencher d'autres élections, 
d'ici quatre ans. Personnelle- 
ment, Je n'y ai pas tellement 
d'objections: Je raffolé des 
campagnes électorales! Je 



trouve quand même le procédé 
un peu trop radical; il me fait 
quelque peu penser au "clys- 
tére" de Molière; prescrit à 
tout propos! 

En somme, je crois que le 
parti libéral, ou bien se retrou- 
vera, à brève échéance, dans 
un cul-de-sac semblable à 
celui du Lac- à- L'Epaule, ou 
bien il se sclérosera à un 
rythme assez, rapiae. Cette 
dernière possibilité a d'autant 
plus de chance de se réaliser 
que d'une part j'équipe libé- 
rale a grossi' quantitative merît 
sans s'affiner qualitativement, 
et que, d'autre part, le parti 
d'opposition est maintenant 
plus débile- qu'en 1960. 

Compte' tenu de l'immense 
travail qu'il a accompli de- 
puis deux ans, le parti libéral 
du Québec n'en demeure pas 
moins à mes yeux parti "séni- 
lisant", sinon un vieux parti. 
,Je n'en veux pour preuve que 
la fameuse question de la 
caisse électorale. ' Ce point 
m'apparalt capital dans un 
parti. Or, je trouve extrême- 
ment significatif qu'on n'en 
ait pas soufflé mot durant la 
campagne électorale. On n'a 
senti aucun souffle de purifi- 
cation, aucun désir de rénova- 
vation dans ce domaine. Par 
ailleurs, les accusations pré- 
cises de Johnson n'ont jamais 
été relevées ni démenties. 
L'omniprésent Nesbitt Thomp- 
son semble bien tenir les cor- 
dons t d,é la bourse libérale. 
Situation bien vulnérable, à 
* -mon sens! Non seulement il 
faudrait que la caisse du parti 
libéral soit au moins alimentée 






par les Canadiens-français, 
mais il faudrait même re viser 
de fond en comble la structure 
de cette caisse, la rendre ou- 
verte, publique et démocrati- 
que. Tant que cette réforme ne 
prendra pas corps, je persis- 
terai à croire que le parti 

libéral, comme l'Union Natio- 
nale d'ailleurs, est davantage 
le parti d'une plutocratie que 
celui d'un peuple. 



face à~ Ta disette de vivr 

facteurs poussent les 

autorites d<- Pékin A recher- 
ctel à lV.\teri''ur des situa- 
tions propres a détourner 
l ' attentio n de la population 

des problèmes nationaux. 




Bref, je suis content de la 
victoire libérale: de deux 
maux, on choisit la moindre! 
Mais, ma joie est mitigée! 
Aussi longtemps que l'admi- 
nistration Lévesque dirigera 
la province de Québec, je 
voterai pour le gouvernement 
I.esage' * 



Jacques Lazure, o.m.1. 
Directeur du Département de 



Le ft oTONDC 



JOURNAL FIANÇA» OBI ETUDIANT! DS L'UN IV8 ■ tlT S 

D'OTTAWA 
u»mhrt 4» la Praaaa «air* r ■ I ■ lr« •aaaëtaaaa 

• t Mtmhr» appelai d* la Pr«at« Etudiant* National» 



DIRECTEUR J«an QobeU 

Rédact©ur-en chef T.Ouy Robltalllt 

Secrétaire è là rédaction ..,,.... pierrt Baaucharap 

Pages des arta...... J« M Lafabvra et Hélène Beauchamp 

Page aportive Françola Roblchaud. Omer-lfonflla 

Reportagea apéclaux-Murray Maltais, Françola da Martlgny 

Chef daa nouvel!*» Pierre Qallpaau 

Collaboraietira: Qermain Dion 

René HoseBerrv 
CorMcteiira: Aiflhonae MoMaaette 

Lina pierret 

Dactylo: Charmaine unarDonnaau 

Photoav. Olen Mcflweaney 

Caricatura Don Davidaon 

Marcel Angngnun x 
Autorisé comme envoi postal de deuxième ciaaaa, 
Ministère des Postas. Ottawa. 

IMPRIME A LA TRIBUNE DE HULL 

— •— ' 



— 




Qu'est-il advenu de: 



Cléo Pâtre, 

PROMOTION 49? 




( hoisic par ses condisciples "i ;> compe- 
gne idéale pour un (voyage su i le Nil" Mlle 

. J'.ittc Objint sa licence en Hc-f-pciologiCHM ■ 

fut une étoile du théâtre universitaire 

Apres sa graduation ( le»» fil Ufl toin de 
chant >aveC son icune frère l'tolcmee; 
PlOaémée ne put tenir le coup l ri peu 



plus tard elle donna la réplique à Jules' 
( csai .m ( apitoie dans là Reine Pharaon 

mais la pièce suceoinha aux critiques et 
BUX, Mes île mais I Ile tourna ensuite un ' 
spectaculaire avec m.ik Antoine et Jes 
milliers île figurants m. us \moine ne put 
supporter les ligueurs îles scènes de r\»- 
taille a Aelnim. C leo revint .«lois a son 
pienuer amour. l'Hei pv(ol t yu\ découvrit 

la vipère et viee^vet 



/'■•m pyramhler foin argent 

Jispoinl>L- ,n mi fond 
i,i>)i (um) dti <•< casions futures, 
,1, nih n\ <//<;■ ./o dépôts 
tlltrs t/ans un i iwtpt* </'<-• 



I 



Ejnj 



Ban oui de Mon mi ai 



LA BANQUE OÙ CES COMPTES 



D'ÉTUDIANTS SONT BIENVENUS 



Succursale ave Laurier et rue OVonnor: R.W. HALE, gérant 
Succursale rue Rideau. 10 Rideau: \ FLLIOT, gérant 



Knfin une dernière raison 
derrière le conflit sino-indien 
serait la question du leader- 
ship, en Asie. La Chine, forte 
d'une population de - 700 mil- 
lions, se" sent une vocation 
naturelle à la domination de 
l'Asie. Toujours brimée par 
les puissances colonisatrices, 
^.la Chine BUXiiffli, ce~lle~~de 
Mao-Tsé Toung aurait-elle 

in trouvé l'occasion de 

tendre? D"* autant plus que 
lu surptjpulatipn de son ter- 
ritoire l'y rojiduira forcément 
un jour; Le péril "jaune, mé- 
f itz-vous du péril jaune s'écri- 
ait un rninistro canadien en 
Equateur!!! M • 

Conséquence du conflit 

Quoiqu'il en soit, le con- 
flit revêt un caractère drama- 
tique car il met en présence 
l'Inde démocratique et la 
Chine totalitaire. De l'issu de 
ce conflit peut dépendre le 
sort, déjà fort ébranlé, de la 
démocratie en Asie. M.. Nehru, 
dont les forces militaires sont 
insuffisantes pour tenir tête 
aux Chinois, aimerait bien 
~por ter "Ta" "que s t i on devant les 
Nations Unies. Mais comme la 
Chine communie ne fait pas 
partie de l'organisme inter- 
national, toutes mesures pri- 
ses collectivement "contre 

l 'avèrent déjà Inutl 
L'Inde a eu beau voter pour 
l'admission de la Chine com- 
muniste aux Nations Unies, la 

candidature 'le cette dern 

■ fut encore rejetée. Quels au; 
recours s' offrent à M. 
Nehru? Sans aucun doute 
l'ai'!»' des Américain 
Britanniques, 'les Canadiens, 
• ■t >;\ date (ie l'Union soviéti- 
que. M;us cette dern ière pour- 
r;W-ei].' continuer" indéfiniment 
d'aider un pays en guerre, avec 
son plus puissant allié? 

Quoiqu'il en soit, les at- 
taques chinois"s contre l'Inde 
s'ont venues ajouter à la con- 
fusion* qui régné dan 
partie de. l'hémisphère 
fort troublé*?.' EstMl possible ' 

de croire oue le sort du monde 

urjé telle confu- 
sion? Car alnrs ce 'Serait à 
désespérer de notre avenir. 



/ 



C'est un fait connu que ceux 
qui* désirent conserver ou obtenu 
un poste dont l'attribution se fait 
. par suffrage populaire essaient 
d'accroître leur popularité en se 
servant de tous les médiums pos- 
sibles de publicité. Les moyens 
en effet ne manquent pas; télé- 
vision, radio, journaux, etc. 

Certains cej)endant ne reculent 
devant rien pour attirer l'attention 
sur leur, -personne, Us vont même 
Jusqu'à devenir loufoques. Que 
penser par exemple de la con- 
■duite de Mlle Charlotte Whitron, 
maire de la capital nationale du 
Canada, qu» brigue les suffrages 
pour un nouveau mandat? • 

Depuis quelques jours un dra- 
me se joue sur la scène muni- 
cipale de la vUle d'Ottawa, drame 
dont le rôle principal est tenu 
par Mlle Charlotte Whitton. Voici 
le scénario de la pièce dont il 
nous manque cependant le dénoue- 
ment car U ne sera connu que 
lors de l'élection municipale du 
3 décembre prochain. 



' 



I 



Premier acte: tout d'aborc 4 , au 
cours d'une réunion à huis clos, 
le mairç, se rua" soudainement, 
toutes griffes dehors sur le con- 
trôleur de la ville, M. Paul Tar- 
dif. Mlle Whitton dont l'esprit 
combatif est COnnu de tous, a par 
la suite fait savoir qu'elle avait 
perdu son contrôle quand M. Tar- 
dif s'était adressé à elle de fa- 
çon obscène. 11 lui aurait j-to- 
pelé sa condition de célibataire. 
(Le célibat serau-U obscène?) 

Une nouvelle péripétie s'ajoute 
au drame quand la demoiselle 
-qui préside aux destinées de la 
ville d'Ottawa revint à la charge 
devant le Bureau des commissai- 
res - - armée d*an Të Volver ~jôuët T 



i 



Deuxième acte: Le "diminutive 
mayor" xomme on l'appelle dans 
la capitale, tenant toujours la vè- 
deue, 4éfia ses a dv e r s a ires- poH- 



£J 



tiques de l'affronter dans une cour- 
se à pied de l'hôtel de ville à 
RideauHall. C'est M' Sam Ber- 
ger, candidat a la mairie, qui_a 
provoqué ce défi quand il a dit 
que la m ânes se était fatiguée et 
qu'elle devrait se reposer . M. . 
Berger à relevé le défi et s'est 
déclaré prêt àaffrontei Mlle Whu- 
ton. Voila ou en *** la oi^**» 

Ces manifestations puériles 
peuvent faire sourire, mais j'es- 
time qu'iL est .tout à fait inad- 
missible qu'un édde se livre a 
des actes de bouffonnerie telles 
que sortir pieds et poings pour 
s'attaquer au contrôleur de la 
ville. Jouer au gangster avec un 
revolver jouet, défier ses ad- 
versaires- -*- -la course à pied. 
Je prête assez d'intelligence a 
Son Honneur pour croire qu elle 
n'a" pas- réellement perdu sa mai- 
teies en se ruant* sur le contrô- 
leur, mais plutôt vu la l'occa- 
sion de se faire de la publici- 
té. Le revolver jouet, le. défi 
■OBI autant d'indices qui tra- 
hissent ses intentions. 

Que dirions-nous si un pre- 
mier ministre se levait un jour 
à la Chambre des Communes pour 
défier le leader de 'Yfcppo sinon 
a un combat de boxe.\ De plus 
comment concilier qu'in maire 
qui se plaint, «iu. manque de dé- 
conim a l'hôtel, de ville fasse 
ve d'aussi peu de sérieux. 
S 'exposant au ridicule et jetant 
l i cii ut sur la ville entière? 

-3 

René RoseBerry • 



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cf 



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LA ROTONDE 



Le 22 novembre 1962m 22 novembre 1962 



LA ROTONDE 



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1 






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FICHE-MINUTE 



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NOM: 
METIER: 
PH03IE: 
JOIE: 



Claude Léveillé 

Compositeur 

Je l'avais l'autre Jour mats je l'ai oubliée. 



•• 



* 



- 






1 .t 



Par Jean-Marc Poliquin 



.- • 



Le Figaro littéraire a tenté 
cet automne d'établir un "bulle- 
' tin- -de. -santé" des lettres mo- 
d^r.e , en effectuant des son- 



dages da^us l'oeuvré des roman- 
ciers de la nouvelle école: Alain 
Robbe-Grillet. Michel Butor, 
Claude Mauriac, Robert Pinget, 



Nathalie Sarraute et Claude 
Simon. 

Au cours de cette longue en- 
quête, .on «a- laissé la parole a 
des voix aussi autorisées que 
celles de Robert Kant|rs, André 
Brincourt, et surtout celle de 
Robbe-Grillet, lui-même repré- 



I 



ÂMTISTIQU 



» 



CINEMA: GOLDEN OPERLTTA SERIES 

29 novembre - Great Waltz 
6 décembre - Naughty Morietta 

Théâtre Régent - 2. 15. .75 - 8. 15. $1.Q0. 

Long Day's Joumay into Night 

Théfttre Nelson - Eugène O'Neil 






GALERIE NATIONALE: 

Peintures, sculptures, gouaches, et collages 
Hollandais - (â la fin de décembre) 

SPECTACLES: 

25 novembre - Ottawa Youth Orchestra 

Glèbe Collegiate (Brahir.s) - gratuit 

- "SnnwhoaH 1 -» 



30 novembre 






'■-f 



'Snowboat' 

Orpheus Operatic Society 
Ottawa Technical High School 
$2.00 et $3.00 
Les Ballets Bolshot- Montréal, Amphithéâtre du Forum 

4 décembre - Les Sylphides - Chopin 

5 décembre - Lac des Cygnes - Tschaikowski 
S décembre - Bayaderka - Minkus 

J\ décembre - Danses nationales russes arméniennes, et 
ukrainiennes. 
Canadian Concerts and Artists Incorporâtes. 
1822 Sherbrooke ouest, Montréal. " 
„. $2.00 à $10.00 

HIBOU: 



21 au 24 novembre - 26 au 1er décembre 

Ton Manytiuys for One I>>]1 
Satire musicale - direction: Denis Faulkner 



SOCIETE DRAMATIQUE: 

. "Tueurs sans gages" - Ionesco - Pièce en trois actes 

SaJle Académique - $1.00 

Tél.: CE 2-6016 de 5.00 à 7.00 heures 

ou Société dramatique. Faculté des Arts, Univ. d'Ottawa 



DRAMA GL1LD : 



CINERAMA : 



Romeo and Juliet, Shakespeare 
>, 30 décembre - Salle Académique 



mderful World of the Brothers Grimm 
Théâtre Impérial - 8h.3p 



\ 



Théâtre du Nouveau Monde: "Piège pour un homme seul" 
Orphéum - 9.00 heures (sauf lundi) 

N.B. Ramasser ses sous pour la foire internationale de Montrée 
en 1967!!! 




sentatif des romanciers de la 
dernière vague. 

"M. Robbé-Grillet résumait ses 
considérations sur la. filiation 
des romanciers qui tiennent la 
vedette en France depuis la fin 
des années 50, en déclarant que 
le nouveau roman remonte à 
Kafka. 

Quel était donc ce penseur 
dont se réclament les romanciers 
français aujourd'hui les plus à 
la mode* 5 

. Un avocat juif de langue al- 
lemande et de . citoyenneté au- 
trichienne né â Prague le 3 juil- 
let 1883 et-'. mort à Vienne en 
1924. Un. homme bourré de com- 
plexes, si jamais il en ;i existé: 
il se croyait persécuté par son 
père, méprisé par ses collègues 
de bureau, incapable de fonder 
un î"v«-r, délaissé par Dieu. 
Voilà les principaux traits de sa 
personnalité. - 

Sa sensibilité littéraire s'est 
façonnée à l'école de Dos- 
toïevski, dont il s'est approprié 
"tes" thèmes, les images et les 
te; hniques. 

"Son idéologie s'est formée à 
la lecture de Kirkegaard, qui est 
devenu son auteur de ôèevet à 

partir de 1913. 

- • 

Principaux ouvrages 

Le premier des principaux ou- 
vrages de Kafka s'intitule la 
Métamorphose. Il a paru en 1913. 
C'es\ la brève histoire d'un cer- 
tain Grégoire Samsa qui se trou- 
ve un matin transformé en une 
gigantesque vermine. Grégoire 
inspirera désormais la répulsion 
aux membres de- sa famille et aux 
étrangers qui le rencontrent. D 
mourra bientôt dans sa chambre, 
au vif soulagement de ses pro- 
ches qut n'ont pas le temps de . 
s'apitoyer sur son sort. "\. ,S 

L'idée de cette nouvelle a 
été empruntée à l'oeuvre capi- 
tale de Dostoïevski, mémoires 
écrits dans un souterrain, dont 
le H héros" est un misanthrope - 
qui a souvent souhaité se muer 
en insecte. 

Le/rfeuxième ouvrage d'im- 
portance s'intitule le Procès. 
Commencé en 1914 et poursuivi 
tout au long des années de guer- 
re, il paraîtra en 1919 à l'état 
inachevé. Il raconte le drame 
d'un banquier arrêté à domicile, 
s arts raison apparente, puis tra- 
duit devant des tribunaux dont 
chacun délibère dans une at- 
mosphère de cauchemar. Le ban- 
quier meurt finalement étranglé 
par deux bourreaux, dans une 
carrière déserte. 



La Colonie pénitentiaire, 

oeuvre publiée également au 



<- - 



lendemain de la première Grande 
Guerre, prophétise -4e raffine-* 
ment absurde des supplices que 
subiront les prisonniers des 
camps de concentration, hitlé- 
riens, comme le Procès préfi- 
gurait les arrestations arblr 
traires effectuées 20 ans plus 
tard par. la Gestapo. 

-Le Château (1922). C'est 
l'histoire d'un certain arpenteur 
qui s'égare un soir dans un vil- 
lage et qui doit, sous peine de 
représailles, obtenir une autori- 
sation de- séjour de la part du 
maître du château. Après de. 
vaines tentatives, il ser.a, forcé 
fie rebrousser chemin. 

Ce coup d'oeil sur les récits 
les plus connus de Kafka permet 
de discerner les thèmes essen- 
tiels de son oeuvre: absurdité de 
la condition humaine, solitude 
fondamentale de l'homme, ca- 
ractère irrationnel des structures 
de la Noeiété, aspect dérisoire 
et fantaisiste de la justice dis- 
pensée par les tribunaux, lien 
étroit entre l'érptisme et la_ 
cruauté, apparente deréliction de 
la créature pat-le Créateur. 

Après la 'seconde Grande 
Guerre, l'Europe qui sortait de 
l'enfer des camps de. concentra- 
tion et de l'appareil de repres- 
sion hitlérien s,e jeta sur l'oeu- 
vre du juif» de Prague dont elle 
appréciait l'accent prophétique. 
L'engouement et le snobisme se* 
mirent également de la partie 
pour sacrer Kafka peintre de la 
conscience malheureuse dont 
l'existentialisme se chargeait 
justement d'expliciter la phéno- 
ménologie. 

Mainte riant que les "philoso- 
phes" du Café de Flore ont per- 
du de leur vogue à Paris, la po- 
pularité de- Kaf^â" décroît elle 
aussi. 

Cjest dommage. On se trouve 
porté à perdre de vue un excep- 
tionnel témoin de notre, temps 
qui a vécu les affres des années 
récentes comme il a vécu l'an- 
goisse toujours** actuelle des 
hommes à la recherche de Die_u 
au milieu de leurs malheurs. 

Pour les fervents de la litté- 
rature comparée, Kafka* demeure 
un sujet d'études en or. Il est à 
la charnière du principal mouve- 
ment d'idées de notre époque, 
Nathalie Sarraute écrivait à ce 
propos dans les Temps moder- 
nes, numéro d'octobre 1947: "Si 
l'on envisageait la littérature 
comme une course de relais ja- 
mais interrompue, il semble, bien 
que ce serait des mains de Dos- 
toïevski, plus -sûrement que de 
celles d* aucun autre, que Kafka 
lirait saisi le témoin." 



Le Club des 



^_»., s , . t .. 



Chansonniers 



■ 




J'en al beaucoup . . . Probablement de me 
• rendre compte qu'il y a des gens qui res- 
pectent les idées des autres. 
DEUXIEME METIER: Chirurgien / 

POINT D'E3ULUTI0N: Manque de respect pour une idée 
PANACEE: . Le piano et le volant. 



11 s'est fondé, dans notre uni- 
versité, ,un Club qui s'es.t donné 
pour mission de faire venir qua- 
tre chansonniers durant la pro- 
chaine année, et ce, pour et dans 
lc-milieu étudiant. Ppur com- 
mencer , Us nous ont offert ce 
qui ayrau dû représenter pour 
eux, un succès financier: Claude 
Léveillé. 

Le club fait un déficit de 8 
dollars - ce qui n'aurait pas dy 
se produire pour un chansonnier 
du calibre de Léveillé. Peut-. 
être aurait -on dû demander vingt- 
cinq sous de plus. Ceux qui veu- 
lent voir un artiste, ne refuse- 
raient pas d'ajouter un tout petit 
denier a un montant déjà très bas, 
pour permetrre à une initiative 
du genre de se répéter. 

Conseils techniques: un meil- 
leur éclairage, pour le. prochain 
chansonnier. Je veux bien que 
les narines de Claude Léveillé 
aient été intéressantes, mais l'om- 
bre de son nez nous cachait ses 
yeux. Ensuite, qu'on s'assure 
du bon fonctionnement du micro 
avant la représentation. Dieu 
merci, Léveillé a su mettre î 
bon usage ses années de métier 
pour se tirer dé deux pannes 
de son qui menaçaient d'être fâ- 
cheuses, imaginez un uebutam 
dans la même position. Enfin, 
s'il faut absolument qu'on au un 
présentateur qu'il prépare son 
boniment à l'avance; autrement, 
11 risquerait de faire* "séance 
de salle paroissiale". 



-\ 






/ / 



ELEVATION ET ABAISSEMENT 



y 






"Une femme qui se regarde dans un miroir et qui se pare ne sent pas la honte de réduire 
soi, cet être infini qui regarde toutes choses, a un petit espace. De même toutes les fois qu'on éleVe 
le, moi ( "le moi social, psychologique), si -haut qu'on l'élevé, on se dégrade infiniment en se réduisant 
à n'tire que cela." 

" _ •. * ' eL—.ï. — — — Simone We»l • — ' '-r— 



Ceci n'est pas pour dénigrer 
l'ouvrage du 'club; les membres 
en étaient à leurs premières ar- 
mes, et ils se sont très bien 
débrouillés, tout considéré. Ils 
nous ont offert une soirée lM 
plus -agréables. Mais autant men- 
tionner ces quelques détails de 
suite, pour ne pas reprocher leur 
accumul ation dan s d'autres spec- 
tacle . 

Jean Lefebvre. 



—De son voyage pénible du fonds de la préhistoire, l'homme n'a peut-être gardé que les ré- 
flexes conditionnés et quelques "vérités" illusoires. A la clairière d'une jungle qu'il i magin ai! infini- 
ment ' touffue, il aperçoit le ciel et ses étoiles; dans le désert illimité, il voit l'oasis - ou peut -et i 
n'est-ce qu'un mirage - ou if|)our; a un instant se reposer. 

Nous sommes dans l'une ou l'autre de ces situations: Dans la sécheresse désertique, nous 
sentons que des valeurs infinies nous portent «^l'étoile nous guide et la rosée éianche notre soif; dans 
la profusion étouffante de la jungle, noub suffoquons jusqu'au jour ou îiuus aboutissons a une. clairière 
ou nous pourrons enfin respirer. De toutes façons, nous sommes seuls. L'homme est ce coureur dont 
la halètement rythme la vie, dont le chemin parcouru marque le terme. Quand donc nu je m 'abreuver 
i la source? _. - 



CLAUDE LEVEILLE 



L'être, humain est ainsi façonné qu'il lui faille réduire en formules synthétiques, en sys- 
tèmes, logiques l'immense complexité de la nature, du monde et des êtres-v<tVdnt s. Quelle vanité dans 
tout cela ... Les mystiques savent qu'au-delà de l'apparente complexité de "choses tout se fond er> une 
Unité merveilleuse. ••■ Elle régit l'Univers. On n'est pas humble sans avoir profondément senti cela. 
Pour ma oart. je crains l'ivresse des profondeurs... \ 

—Pour certains, la vacuité du cosmos; pour d'autres l'insuffisance de notre raison a sai- 
sir l 'universalité des .choses; pour tous, un ordre supérieur qui s'impose. Mais on va jusqu'à croire 
que l'exigence spirituelle n'est, autre chose, en définitive, qu'un processus de compensation. Manque 
cfhonnêteté morale..- • 

-* La révolu de Camus naît à la fois -d'une exigence et M 'une incapacité' 1 de saisir. Llhomme 
doit recourir au Transcendant " "U, si on préféré, a lifte valeur qui lui .soit en tous points invérifiable 
et qui en même temps satisfasse ses exigences d'amour, de vérité et de justice. Il lui faut poser un 
K» le foi. Par là seulement il vit et n'est plus seul. ,- 



Q- QUELS ONT ETE VOS DEBUTS? 



R- J'Étais étudiant er 2ieme année de commerce a Montréal. J'ai 
débmé à l'occasion d'une revue étudiante. Puis j'ai travaillé 
à Radio-Canada comme comédien pendant huit mois a faire du 
cinéma. Jusqu'en 1959, les affaires vont "vaille que vaille". 
Puis , avec Jean-Pierre Ferland et Raymond Lévesque, c'est 
le "Bozo", la première boîte a chanson du genre a Montréal. 
J'ai passé ensu:te un an en France et puis un mois à New-York. 









JEUDI SOIR 

AU GLEBE 

30 mins de retard 
acoustique mauvaise 



-L'acte de foi est essentiellement individuel et inconditionné,, U est l'un, ordre spirituel. 
L'acte de foi collectif e. conditionné à des valeurs temporelles nous i 3 avi» les sept ['laies d'Egypte 

J - V 

~mais a-Pécftctle" Uômique,— — ■ 

—La justice don cesser d'être la Loi punitive; l'amour un "égoisrne a deux", la îeligion, 
une édification du moi; la philosophie, une affaire de spécialistes; la science, une machine a fournir 

des applications a la techruqu. 

-Montagne. Pas question ie reconstruire l'humanité; c'est SOI qu'il faut construire. Seule 
l'exigence pure de la conscience, toujours belle quand elle s'est dépouillée, ne sait leurrer. Faut-il 
déjà penser que c'est un paradis perdu? Même l'individualiste le plus forcené devra accepter qui/ l*hqm- 
mé est un "animal social". 1- 



*teé-H4ftdi*t i 



BECAUD 
TRIOMPHE 

Uiê. . _ le . • coMfUe ie*td* 
~ta piockaine Ràtonde 

a ■•■•■•■ aaaaaaâa a a a «a ■•■■•■••*' 



* -Peut-être la mort n'est-ell'c que ce moment ultime où l'on sent très intensément qu'on 

n'est pas seul, qu'on . ne l'a jamais été. Alors tout cède sur le plan-i'hysinue: on est trop pressé de 
réintégrer l'Unité première. La nostalgie de l'au-delà, c'est la Vie; et la mort, c'est la minute de vérité. 
Pour ma part, je voudrais ne pas quitter ce monde poussé sur une glissade arrosée de lai mes. 

_ —Aimer, c'est retrouver l'infini derrière le voile de J 'Autre. ( 

L_ -Mystique .de L'action: l'homme moderne a le tort de vouloir imposer une finalité a 

travail, à ses ambitions, à ses- idéaux. L'bnjK'rtant n'est pas d'atteindre son but. L'Homme est as- 
soiffé ' d Infini. Imptfrer "une finalité, c'est aussi ce qu'on appelle DONNER un sens à sa- Vie. Mais c'est 
la vie qui PREND un sens dans la démarche de l'Homme Vers l-'A bsolu. ■ * • 



\<- POUR VOUS, CLAUDE LEVEILLE. QU'EST-CE QUI COMPTE 
LE PLUS, LA MUSIQUE Og LES PAROLES? 

R- Je joue du piano depuis ma jeunesse. Aussi, je travaillera l'im- 
provisation jusqu'à la naissance d'une mélodie que l'oiî\seni 
être la bonne. C'est unqjarfait accouchement... 



q- Y A-T-1L DES CHANSONS gU'ON LAISSE TOMBER? 

R- Oui, lorsqu'une chanson n'es't pas comprise du public. Ce, soir 
plusieurs chansons n'ont pas été comprises^ Elles le seront 
dans 4 ou 6 ans. Puis, quand on serçt le moment venu, on les 
reprend. L'important, c'est de faire passer une chanson tout 
simplement comme si on était sur un coin de rue. 



Q- QUELLE EST LA PAR I D( ' PUBLIC? 

R- Il aide . énormément l'artiste en lui pei mettant de naître avec 
sa chanson, de vivre ftvectelle et d'y Croire. 

Jean Lefebvre & Hélène Beauchamps 



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LA ROTONDE 






T"XJ 22 novembre 1962 



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àê Jfyib qui ça***** êtfiafiu/t 




Si votre Norttf-Ritc 
M* ainsi lontfK-nips iju il.lv 
dorait, j lo/rr \cn\. nous 
" vôui enverront un" .mire 
rechange GRATUIT! 



MmthRitEW 



ST-LAMBc*T QUÉBEC 



■;.- *""T' ■/ 



NOUVELLES.... NOUVELLES... NOUVELLES.. 



- 



NOUVELLES DE L\ FACULTÉ DE PHILOSO- 
PHIE. -Jean- Marc Sineennes, étudiant en troi- 
sième, a pris la charge du Comité d'Enquête 
sur la Constitution de la FédéjftJion,. Il s'est 
associa La collaboration d'-TfWs Bériault et 
Hubert Leblanc. On se propose de convoquer 
une réunion de tous- les étudiants'de'la faculté 
afin de discuter les amendements qui devront 
être proposés par notre faculté. Après quoi, le 
comité soumettra son rapport'au conseil de la 
facilité qui se réserve le dernier mot sur la pré- 
sentation de ce document à la Fédération des" 
Etudiants. 



MI'SK -îl.\LL. - Le succès inoui du premier 
MusioUaJl de' l'Université d'Ottawa.^Uannée 
dernière, n'est certainement pas oublié par tous 
ceux qui ont vu . et entendu" ce spectacle sans 
précédent. On nous apprend que les organisa- , 
teurs de l'année passée se sont remis au travail ** 
et qu'ils préparent une soirée des plus enle- 
vantes pour le liD janvier 1963. Avis â tous les 
artistes du campus intéressés de contribuer de - 
leurs talents à la création d'une bourse d'étude 
pour l'es., étudiants de J 'Université d'Ottawa, 



M. ROMEO MAIONE 
l parmi nous 

lieu: Centre Sedes Sapientiae 

223 rue Main. ». "^ 

sujet: Scandale envers le prolétariat, 
genre: Témoignage d'un Chrétien convaincu, 
date: 29 novembre, 8 p. m. 

tous sont invités 



Le 22 novembre 1962 



LA ROTONDE 



AU HOCKEY 



UNE BONNE SAISON EN 



N.B. M. Mafoné s'est consacré depuis plusieurs années à ce pro- 
blème et a vécu lui-même l'expérience de l'ouvrier. â la merci de 
ses employeurs. Son contact avec différents pays et son souci de 
faire observer les droits et la dignité de la personne humaine 
affermissent la valeur de son témoignage. -^ 



CINE-CLl B. -Sous la direction du Père ailles 
Cazabon, professeur de philosophie politique et 
socîalc àlafaculté, on organise des discussions 
faisant suite & toute présentation du Çiné-Club 
de l'Université. Après avoir dégagé les grands 
thèmes du., film, les étudiants expriment leurs 
opinions sur l'oeuyje. Cet échange se montre 
enrichissant pari a diversité" dés opinions émise*. 



NOMINATION. - M. Guy ■ Du charme a été élu 

trésorier de la Faculté- des Sciences sociales 
en remplacement de M. Jean-Pierre Bor4uas-, 
démissionnaire. „ 



À l'heure 



COMMISSION ROYU» Dl VH II I. - L'équipe 
de La Rotonde a jugé bon d'établir une enquête 
sérieuse auprès des habitués delà Maison- des 
Etudiants afin de découvrir les auteurs d'un' 
vol audacieux. Bi effet, la semaine dernière, le 
chef des nouvelles constatait la disparition du 
calendrier Playboy, de la chambre de La Roton- 
de. Tous ceux qui seraient au courant du plus 
minirpe indice au sujet de cette affaire sent 
priés de se mettre en communication dir< 
avec le chef des nouvelles. 



CONGRES DES IFFAOtES CANADIENNES. 

résident de la faculté dp cTam=- 



IMC. - Les Jeunesses Musicales Canadiennes 

nous apprennent que leur prochain concert aura 
lieu le 11 dpcembro 19f,2. L'invitée de marque 
sera nulle autre que Lynn.Harrell violonçélist,.- 
de New York. Il serait bon de mentionner que - 
ces artistes donnent leur concert spécialement 
pour les étalants de l'Université d'Ottawa. En- 
courageons les artistes qui ont â coeur de venir 
sur notre cahpus. 



>\ INQUE 1)1 MON I RI AL. - D'après le bulletin 
mensuel de la banque de Montréal, la culture 
française au Canada se résumerait tout simple- 
ment aux chansons folkloriques de nos ancêtres. 
Devant une telle constatation, nous proposons 
rmation sur le* campus des Chevaliers de la 
Ceinture Flécnée qui se chargeraient de la 
distribution des disques de notre héros national 
Jacques Labreeque. 








du travail 



merce est actuellement â Québec Comme r 
sentant officiel de la FEUO au con. 
Affaires canadiennes. Pierre" Bo il eau, du droit ' 
civil, ' ndré Dodi»T, sefa aces ."iajes-, et Pierre 
Courtemanche de commerce feront aussi parti 
de la délégation. 



CANCELLÉE*. - La danse des Sciences socia- 
les qui devait avoir lieu le 24 novembre a été • 
se au 4 décembre. Veuillez prendre n 




RESTEZ 



ÉVEILLÉS 




A small UNtt hftlpa kwp yu awakc 
and Attentive ju«t whun von nèed 
it rnost. Itf-hind A whci-l' Kxamina- 

t ions! Social Dates! or qùkk fttimu 

latir.n at anytimo. Ovvr 2 /tnillion 

wilrl every yeeç. No prescription 
Iteederf; Agit for* Wakr-upa 49r at 
vour Hton-. Adr.-m Ltd., 20 Eglinton 
E., Toronto 12. 




du rendez-vous 



u 




\a\ cijtfiVr 

FI 11 



r| HLcuje/Câ 



la plus savoureuse des cigarettes 
à bout filtre ^ 



Maurice 



A l'Université d'Ottawa, 
depuis quelque temps, il y a 
du hockey dan s l 'a i r .. 
k Dans lfintercolléRial com- 
me dans l'intramural, l es 
gars se" sentent prêts; ils ont 
hâte de se faire valoir, de dé- 
ployer leur savoir-faire aussi 
bien au point de vue technique 
et maîtrise du jeu qu'au point 
de Vue d'esprit sportif et de 
fier compétiteur. 

Mais ici encore, pour arri- 
ver -à une haute performance, à 
un calibre de jeu supérieur, il 
laut s'imposer une longue et 
intense préparation. 

C'est ce qui -explique pour- 
quoi cette année plus de 65 
étudiants se sont présentés 
i dès le premier soir de pratique 
' avec* \e désir de tenter leur 
chance pour faire le saut avec 
le grand club, celui qui nous 
représente dans la Conférence 
Ottawa - St-I.aurent. 

parmi ceux qui nous impres- 
sionnent présentement, nous re- 
trouvons: Georges Michaud, 
Marcel Lauzon, Frank Palmer, 
.. Bernard Mcrisette, Jean-Claude 
Hébert, Claude Malette, Clau- 
de Francoeur, Clermont Si- 
mard, Andrje-- Lamy» et André 
Soumis qui nous revient d'un 
- séjour d'un an en Argentine. 
Pour une bonne équipe, des 
recrues c'est un regain de- vi- 
talité et de force, mais, des 
anciens, c'est de l'assurance 
et de l'expérience sur lequel 
repose la victoire. Parmi ces" 
joueurs dont la réputation est 



PELLETIER 



faite, nous reconnaissons: 
Jean Grenier, Luc Joly, Robert 
Rochon, Pierre Gagné, Alvin 
Doucet, Jean Bourque, Ray- 
mond Pharand et Lucien Sa- 
voie. 

Avec le retour de M. Robert 
Lapointe, ancien gérant. et ex- 
étudiant; avec l'aide de M. 
Jean- Yves Tremblay et celui 
de m. Harold Hansen du tre- 
parlement de récréation de 
la ville d'Ottawa comme as- 
sistant iristrucMiu, Monsieur 
Gaston Marcotte; Instructeur et 
fin connaisseur dans le do- 
maine du hockey, se dit vrai- 
ment satisfait du bon vouloir 
des étudiants, très intéressé 
de travailler avec eux et des 
plus confiants en la saison 
qui approche. 

fen effet, le Grenat et Gris 
débutera ses activités au Min- 
to rr 23 novembre en se mesu- 
rant au Sir George William. 

Nous constatons de plus 
cette année des changements 
de grande importance: l' uni- 
versité de Sherbrooke, comme 
nouveau membre de la ligue, 
laisse supposer beaucoup de 
fougue et de rivalité; et un 
horaire de 1.4 parties au lieu 
de 10, nous fait entrevoir du 
meilleur jeu et de la détermi- 
nation jusqu'à la fin. 

De plus, cette année à 
Ottawa, chaque joueur est sui- 
vi de près; chacun subira une 
série de tests en ce qui 
concerne le pouls, le degré de 
récupération après l'exercice. 



le poids, et autres . . . . , ce 
qui a pour but de l'aider à 
se maintenir dans une condi- 
tion physique désirable et né- 
cessaire aussi bien pour son 
rendement individuel que 
pour celui de l'équipe. 

Que nous réserve le hockey 
intercollégial, nous ne pou- 
vons le dire mais "si la ron- 
delle pouvait parler", peutr 
être nous siffleraitrelle à 
l'oreille une saison sans dé- 
faite! . . . 

D vaut la peine de suppor- 
ter notre équipe et d'assister 
aux parties. Notre présence et 
notre encouragement donnent 
souvent aux joueurs eux-mêmes 
l'élan qui les— fait bien Jouer 
et gagner d'une façon bril- 
lante. Qu'on se le dise ...... 



Dans la défaite 



comme dans la victoire-.' 



SI l'on fait le bilan de l'année 
au. point de "Vue football » l'on 
s'aperçoit que le Grenat et Gris*, 
a connu quatre victoires et trois 
défaites. En comparant cette fi- 
che avec ce que l'on connaît de- 
puis environ trois ans, oh en tire 
la conclusion que notre équipe 
n'a pas affiché sa tenue habituelle. 
Trois défaites nesont pas une non-_ 
e, mais depuis quelques années 
'l'équipe de football de l'Uni vers'ité 
faisan la pluie et le beau temps 
dsns 1 a confère nce Ottawa -St -Lau- 
rent... On la qualifiait d'invinci- 
ble et plusieurs vieux routiers 
à lTja'versité voyait dans cette 
suprématie un retour à l'âge' d'or 
que notre institution a connu au 

début du siècle* ; 

On cherche souvent a expliquer 
des pertes en rayant recours au 
manque de support» moral chez les 
partisans ou en'invoquant l'expli- 
cation maintenant classique que 
Dame Chande ne nous a pas fa- 
vorisés. Certes, ces deux facteurs' 
ont pnft-etrt joué un rôle, sur 
toutes) l'on prend note tu piètre 
support fourni par^la gent étu- 
diante lors des joutes. Mais je 
crois que les raisons suivantes 
sont probablement [lus valablrs. 



En premier lieu, la perte d'un 
nombre assez Important de jou- 
eurs étoiles laisse toujours un vide 
difficile à combler en une seule 
saison. Deuxièmement , malgré 
le potentiel individuel de chaque 
joueur, ceux-ci. n'avaient pas une 
trop grande expérience du jeu d'en- 
semble. Ajoutons à cela que la 
courte saison ne permettait pas 
toujours au Club de fournir des 
performances constantes. Cha- 
cun a sans doute fourni un effort 
louable mais d semblait souvent 
que l'on manquait de coordina- 
tion et d'ensemble à l'offensive. 
Souvent il n'y avait que. ..quel- 
ques joueurs clés qui faisaient le 
gros de la besogne. Aussi, il* 
ne faudrait pas négliger de men- 
tionner les nombreuses blessures, 
facteur qui a , souvent' pour effet 
de désorganiser tout à coup une 
solide défensive "ainsi qu'une re- 
doutable offensive. 
. Je crois que la prochaine sai- 
son leur donnera raison et qu'en- 
core une* fols le Grenat et -6ns 
en sort ira vainqueur. ' 

Il faut savoir, céder sa place, 

quitte naturellement à y revenir 
dans un court délai. 



.... .. . •< ? +•* < > . 











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LA ROTONDE 



; Le 22 novembre 1962 



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T fossoyeur 



pa* 



Aa£ucAôd*«o4** 



"Les vivant s v croient que Je n'ai pas de remords 
A gagner mon pain .sur le. dos des morts 
Mais ça me 1 tracasse et d'ailleurs 
Je les enterre a contre coeur 
Je suis" un pauvre fossoyeur." 

G. Brassens. ■ 



t, . 



On se plaint de tous côtés que les profes- 
seurs onttrop d'élèves dans leur classe, qu'ils 
ne peuvent communiquer comme ils devraient; 
Et # t en guise de preuve, on m'apporte cette 
anecdote: "Un professeur de français avait 
douze élèves dans sa classe. Alors, un jour 
qu'il avait donné une dissertation, un élève 
vient lui demander un livre de consultation. 
Le professeur lui explique qu'il ne peut prêter 
de livres aux étudiants des autres classes, en 
possédant lui-même un- trop grand nombre. Il 
suggère à l'étudiant de demander à son pro- 
fesseur. Mais, répond l'élève, vous êtes mon 
^professeur." 3ig deal, dirait l'autre. 
- Mais je ne vois toujours pas de problème. 
Un professeur ne doit pas connaître ses élè- 
ves. Le professeur donne un cours et les 
élèves le subissent. Il doit y avoir le moins 
d'échange possible. Surtout, pas de familiari- 
té. Ce serait le commencement de la fin. 

Le professeur est le gnnd maftre. Il faut 
savoir le respecter. D'ailleurs on l'a bien 
compris à l'université. Je suis tout réjoui. 
Nous aurons là une preuve irréfutable du désir 
qu'a la jeunesse de s'instruire. N'est-ce pas 



aussi une satisfaction pour le professeur qui 
regarde tous ces corps ■ inertes devant lui. 
Tous ces yeux avides. N'est-ce pas aussi un 
plaisir magnifique de voir tant _ d'esprits" pro- 
fonds vides, ouvert à ses paroles et dans 
laquelle il verse son haut savoir. Plus il y a 
d'élèves, plus le professeur est heureux. Ce 
cher professeur qui forme l'élite de demain. 

Mais ii y a aussi un problème d'argent. 
L'université ne fait rien parce qu'elle n'a 
point d'argent. Elle paie des sommes considé- 
rables à nos professeurs. Et, plus ils en sa- 
vent, plus les salaires sont élevés. Alors, on 
engage moins de professeurs. Tout est logique. 
Vous ne trouvez pas? non? Peu importe, je 
d 61* être le seul à comprendre. 

En guise de conclusion, je crois pouvoir 
dire après cet exposé que le problème de l'é- 
ducation'esf Un problème d'éducation. 




■ •*■ 



Quel C 



DE 
FRAÎCHEUR 






( >ui avec Coke > a d'Ia joie! 
uts rii" 

tee .i la toycûse détente qu<| procure 
|e Coca-< ofa piquanrei froid*! 



rnitti 




DANSE 



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AU LAKESIDE GARDENS 

PARC BRITAN NIA 

9 à 12 p. m. Unis les samedis - Orch: \1. Dlonne 



* » «../••' 



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Un? -des rares braves 



n nlUii i , 



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L'HOMME QU'IL 
NOUS FAUT! 



C'est un homme de trempe, un homme-qui va de l'avant -avec force et dé- 
termination. Mais il sait aussi Jajre preuve de boa sens— jl sait reconnaître 
instinctivement une bonne occasion quand elle se présenta. 

Cal homme, c'est peut-étrf vous. I)ans ce cas, venez discuter avec noua 
de l'avenir prometteur que vous réserve Traders, (Jn généreux salaire de 
début— et des possibilités illimitées pour l'avenir dans une des industries 
les plus dynamiques du Canada.. 

, Parlez-en à votre conseiller d'orientation professionnelle ou, rnieux 
encore," passez nous voir en personne. Vous découvrirez que Traders peut 
vous offrir exactement le genre d'avenir que vous désirez. 



TRADERS 

FINANCE CORPORATION LIMITED 

M«mbr« du group* d« compagnies Traders 



ENTREVUE 

avec 
JEAN-MARC POLIQUEN 

courriériste parlementaire 
de ] 
L'ACTION 



Monsieur Pollquln, pourquo 
M. Gordon a-t-11 parlé comme] 
11 l'a (ait au comité parle 
mentalre des chemins de fer 

Parce qu'il croyait pouvoii| 
exposer impunément une si 
tuation que les Oanadlensl 
français acceptent depuis 
toujours comme une chose 
allant de soi. Notre apathie 
était en effet "Je meilleur 
appui de la politique de dis- 
tinctions injustes dont se 
réclament toutes les socié- 
tés fédérales de la Cou- 
ronne. 



Qu'est-ce qui vous a révol- 
té le plus dans cette affaire? 

De constater que M. "Gor- 
don, homme- de peu d'ins- 
truction- - il a quitté l'école 
à 15 ans - - et homme passé 
directement à la tète du 
National-Canadien, exige que 
1 les Canadiens français dé- 
sireux de faire partie du bu- 
reau de direction de la com- 
pagnie détiennent un grade 
universitaire et fassent un 
stage de long apprentissage 
au sein de la compagnie. 
Bref, M. Gordon pose deux 
conditions essentielles qu'il 
n'a pas remplies lui-même. 

Comment expliquer la vio- 
lence des réactions du pu- 
blic devant les récentes dé- 
clarations de M. Gordon? 



A mon avis, les sections 
du mouvement séparatiste 
disséminées à travers le 
Canada français ont crista- 
lisé les réactions de notre 
peuple. Alors qu'auparavant 
chacun devait se contenter 
de protester dans son for 
intérieur, aujourd'hui il est 
possible de descendre dans 
la rue, d'organiser des ma- 
nifestations qui exercent 
autant de pressions sur le 
gouvernement. 



Le gouvernement peut-il se 
permettre l'inaction dans 
cette affaire? 

Aux termes de la loi qui 
régit les chemins de fer Na- 
tionaux du Canada, le gou- 
vernement n'a pas le droit 
d'intervenir dans" la- régie 
interne de cette société de 
la Couronne. Or le choix du 
président de la Société est 
une question de régie Inter- 
ne, en ce sens que le prési- 
dent est choisi par le bureau 
de direction et le gouverne- 
ment se contente d'entériner 
un tel choix. 



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J4niue*èiU d'OUama 




NUMERO SPECIAL 



"FAIRE FACE'' 



LE 4 DECEMBRE 1962 




MANIFESTATION 



AUCUN CANADIEN FRANÇAIS N'ATTEINDRA A UN 
^POSTE-CLE AU CANADIEN NATIONAL PARCE QU'U- 
SE DONNENT AU MERITE (Donald Gordon) 



i 



12.15 Début de la manifestation 

1230 RASSEMBLEMENT Édifice 

des Arts 



1.00 



PLACE 



LA CONFÉDÉRATION 






1.30 RENCONTRE avec DIEFENBAKER 



NCONTRE avec DEPUTES 



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décembre 




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"Il y a des circonstances on le mensonge est le plus sain des 
devoirs". (E. Labiche, Vivacité» du Capitaine Tic)* 









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Sauf erreur, le gouverne- 
ment ne pourrait intervenir 
qu'en faisant adopter une loi 
spéciale, comme ^1 4'a fait 
lors Ju congédiement vie M. 
I oyne, jadis gouverneur de 
la Banque du canada. Kn 
l'occurrence, croyez-vous 
que le gouvernement consen- 
tira à présenter une telle loi 
spéciale? 



Oui, à condition que beau- 
coup de simples députés la 
réclament. Or c'est déjà fait, 
puisque la députât ion quel 

iise a fait front commun le 
30 novembre dernier pour 
réclamerle congédiement de 

M. Gordon. 

Si ta députation québ., 
se a la sagesse de s'assurer 
)«■ c^inrours denrïoTntïvux dé- 
putés de langue anglaisé, le 
gouvernement se sentira obli- 
gé d'agir dans le BOJB de 
nos, revendications. 



Grand événement la semaine dernière, à Ottawa Donald 
Gordon, préaident des^CANADIAN NATIONAL RÂ1LWAYS 
(ça s'écrit comme ça mois ça se prononce chemins de fer 
Nationaux) comparaissait devant le comité des questions 
ferroviaires de la Chambre ^oos communes. 

Donald Gordon, une fois encore, allait oHrir au peuple 
canadien le Spectacle de son aotocratisme et de son arro- 
gance. Et les députés, semble**-! I, se pre^erofentoVoorrne 
grâce à et rituel infâme: le Parlement bafoué, le peuple, 
méprisé Ô travers ses représentants, l'opinion canadienne 
sereinement ignoré, le spectacle inquiétant d'une grande 
société d'Etat, allant à la dérive, do déficit en déficit, au 
gré des caprices et préjugés d'un homme, que (a loi sous- 
trait au contrôle direct du Parlement. 

Et, pourtant, Donald Gordon étajt moins sûr de lui, cette 
onnéo. Il est vrai que le nouveau Parlement... et cette 
vague nationaliste, les séparatistes et tout et tout... et 
puis ces créditistes, qui donnent mauvaise conscience aux 
libéraux comme aux conservateurs... Bref, Donald Gordon 
fut sommé de défendre la politique de discrimination des 
chemins de ferNationoux à l'égard des Canadiens-français. 

Ce qu'il fit brutalement, arec franchise et suffisance? 
Certes, aucun canadien -français ne participe à la haute 
direction de notre société, de constater le président du 
"CNR" (cela, on ne le soit q\»9 trop, M. Gordon); mais 
cette situation s'explique, non par une quelconque discri- 
mination - - - qui n'existe que dans l'imagination d'un peu- 
ple en quête de chimères - - - mois bel et bien par L'IN- 
COMPÉTENCE DES CANADIENS-FRANÇAIS ! La Société, 
en dépit d'efforts surhumains, ne peut tout simplement pas 
mettre la main sur de jeunes diplômés canadiens-français, 
capable de gravir les échelons qui mènent aux postes de 

commande La Société ne peut se permettre d'aller 

chercher ailleurs un administrateur canadien -français qui 
a déjà fait ses preuves - c'est contre les règjements de la 
maison -(au moins douze aes directeurs de langue anglaise 
de la Société et M. Gordon lui-même viennent de l'exté- 
rieur avec peu ou pas d'expérience dans l'administration 
ferroviaire, MAIS CA, C'EST PAS PAREIL.,.) En somme, 
la situation est ce qu'elle est, on n'y peut rien faire. Le 
reste, c'est du séparatisme, etc. Et puis, démerdez-vous 
avec tout ca. moi. il faut que j'aille faire Touler mes 



Donald Gordon a-t-il le droit de faire rouler les trains 
du "CNR" sur la tête des Canadiens-français? Quoiqu'on 
pensent le} CANADI ANS, nous disons NON, NON et encore 
NON. La semaine dernière, les journaux canadiens-fran- 
çais se sont employé à contredire, chiffres à l'appui, cha- 
cune des affirmations méprisantes de Donald-le-francopho- 
be.<... Ils en sont arrivés à mettre en doute la compétence 
oe cette fameuse direction onglo-saxone - donc compétente 



/ — 



que le président porte aux nues! Donald, d'ailleurs, s'est 
lui-même obligeamment empressé, le 30 novembre, de se 
contredire: DONALD GORDON NIE TOUT, lisait-on en 
manchette du DEVOIR. "Je déclare que je n'ai rien dé- 
claré", comme dit la chanson... 

Donald, tu t'es trompé. Tu ne t'attendais pas, tu ne 
pouvais t'attende à la vague d'indignation, d'écoeurement 
qu'on^suscitée tes paroles. Encore une fois, nous avons 
pu constater que "Le préjugé est l'enfant de l'ignorance" 
(William Haxlitt dixit - - un bon anglo-saxon pourtant!). 
Les journaux t'ont ridiculisé, les groupes de pression 
t'ont hué. A Montréal, à Québec, à Sherbrooke, on t'a brûlé 
en effigie. Ta franchise, dans ce qu'elle recouvre d'igno- 
rance et de mépris, o réussi en cinq jours ce que 95 ans 
de Confédération, avec tout ce que cela représente d'hu- 
miliatiorrs et d'fnjustices n'a pu susciter: la formation à la 
Chambre des communes, d'un front commun, des députés 
canadiens-français. 

CETTE FOIS-C» DONALD, ON NE SE CONTENTERA 
PAS DE VAGUES ASSURANCES^ DE MOTS DOUX ET DE 
BONNES PAROLES. TU AS BETEMENT INSULTÉ LA 
COLLECTIVITÉ CANADIENNE-FRANÇAISE: OU BIEN 
TU RETIRES TB PAROLES, TU CHANGES D'ATTITUDE 
EN NOMMANT SUR LE CHAMP NEUF CANADIENS-FRAN- 
CAtS AU BUREAU DE DIRECTION DES CHEMINS DE 
FER NATIONAUX, OU BIEN TU "DÉ3ARQUES", COM- 
ME ON DIT CHEZ NOUS. C'EST UNE MISE EN DEMEURE. 
ET SI TU NE VEUX PAS "DÉ3ARQUER",N0US AUTRES 
ON VA TE "DÉ3ARQUER"... ET SI ON NE PEUT PAS 
TE "DÉBARQUER",. NOUS AUTRES ON* VA "DÉBAR- 
QUER" LE : TRAIN DE LA CONFÉDÉRATION, TU 

SAIS, IL FAUT QU'IL CHANGE DE DIRECTION, PARCE 
QUE NOUS ON EN A MARRE 



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Page 2. 



LA ROTONDE 



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13 décembre 1962 



13 décembre l$62 



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EDITORIAL 



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Nous sommes aujourd'hui à tarni -décembre et nous ne savons 
pas encore sur qui va reposer la décision finale d'accepter ou de 
refuser les recommendations de la Commission d'Enquête sur la 
réforme Q9S structures de la FEUO. Cette situation ne peut plus 
durer. n. 

Il faut se rendre à l'évidence et reconnaître qu'il est inutile 
de travailler sans relâche à la mise en oeuvre d'un projet de ré- 
forme si nous savons d'avance qu'il est irrémédiablement voué à 
l'échec. Je veux dire que si nous n'avons pas la certitude dès 
maintenant qu'il y aura un minimum de représentation étudiante 
au sein de l'organisme quelconque qui acceptera ou refusera les 
recommendations de la Commission d'Enquête . . . il est inutile 
de songer à transformer radicalement les cadres de la FEUO. 
Notre pfojet subira le même sort que la campagne pour le Centre 
Social de l'an dernier. 

La réforme est d'abord et avant tout une affaire de la fédéra- 
tion. C'est pourquoi quand j'ai parlé de représentation étudiante 
je parlais uniquement des membres de la FEUO. Il faut accepter 
l'appui et l'aide de tous ceux qui voudront nous offrir leurs ser- 
vices, mais lorsqu'il s'agira de présenter les fruits de notre tra- 
vail, il faudra être présent et ne compter que sur nous mêmes 
pour défendre nos intérêts. 

■Parce que le problème est d'importance capital pour l'avenir 
de la FEUO, et parce qu'il est inacceptable pour les étudiants 
que ce soit le Conseil d'Administration seul qui prenne la déci- 
sion du refus ou de l'acceptation des recommendations de la 
Commission d'Enquête, 

LA ROTONDE suggère que le Grand Conseil de la FEUO 
propose au Conseil d'Administration de l'Université, la création 
d'une Commission spéciale, dotée du pouvoir de décision finale 
quant aux reaard des recommendations de la Commission d'Enquête. 
J'expose brièvement quelques idées sur la composition et la 
régie d'une telle commission quitte à répondre plus tard aux ob- 
jections à un tel projet. 



Feraient partis de cette commission avec droit de vote et de 
* parole; 

PREMIEREMENT: Trois (3^ membres du corps professoral de 
l'Université d'Ottawa: 
un membre proposé par le Conseil d'Admr- 
• mstration, 

un membre proposé par l'exécutif de la 
^ FEUO. 

un membre proposé par le directeur du D.A.E, 
DEU XIEMEMENT: Tro i s (3) membres du Con seil d'Administra- 
— . tioa de l 'Un i v ersité d'O ttaw a , ou le u rs re — 



présentants (Il serait bon que le vice-rec - 
teur en fasse partie.) 
TROISIEMEMENT: Trois (3) membres de la 1 FEUO (nommés au 

■ préalable par le GRAND CONSEIL 

QUATRIEMEMENT: Pour agir'comme président de cette Com- 
mission spéciale, nous suggérons le di- 
recteur du D.A.E. 



La ROÏOND€ 






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JOUIKAL FIANÇA» Dit ETUDIANT! OS L'UNIVIIIITE 

D'OTTAWA 
Maaara 4* la Irait* uilTttiluIrt imWUmi 
• t Membre spécial <*• la Praaaa Ëtudlanta National* 

UlfcECTEt R - JEAN tiOBEIL 



K» PAC [MRIN C4SI 
(iuv RobiUUle 



CHEF -DES .Vil VEI.I.ES 
Pierre" Galipeau 



SECRETAIRE A LA REDACTION 

Pierre Beauchamp » 

M «'MON ARTISTMI I 

Jean Lefebvre - Hélène. Beauchamp 

ACTl AIJTES SPORTIVES y 

Orner Mon fil s - François Robichaud - Maurice Pelletier 
REDACTEURS 

René Roseberry - Germain Dion .^ 

REPORTAGES SPBC1A1 \ 

François de Martiny - Murray' Maltais - Michel Beaubieh 

EQUIPE -TECHMtM Y DACTYLOGRAPHES ( ORRE( I El RS) 

Charmaine Charbonneau - Alphonse Morl8B6tt£ Une Pierret 

Diane Leitch 

PHOTOS 

Glen McSweeney - Jean-Guy Leclerc 

i IMCATI Ri s 

Marcel Angrignon - Don Davidson 

Autorisé comme tnvol postal de deuxième cissss. 

Ministère des Postes, Ottawa. 






IMPRIME A LA TRIBUNE DE HULL 



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DANS LE CADRE DE LA REFORME 



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QUI PRENDRA . 
lA DÉCISION FINALE? 






La Commission comprend donc au total dix (10) membres. En cas 
d'égalité des voix le président voterait deux fois. 

Ce n'est pas le rôle de LA ROTONDE d'élaborer un plan dé- 
taillé des rouages et du fonctionnement d'un tel organisme. Nous 
nous contentons d'en suggérer la création le plus vite possible 
afin de régler ce problème capital de décision finale.' 



Une fois notre proposition exposée, il s'agit de répondre 
aussi, brièvement que possible aux objections. Tout d'abord, 
comment justifier la présence de professeurs au sein de cette 
commission spéciale? Avant de répondre à cette question il 
faut dire que, sauf ppur les jeunes, les professeurs dé l'Univer- 
sité d'Ottawa sont très peu au courant des problèmes étudiants. 
Leur participation à la Commission spéciale apporterait un élé- 
ment nouveau dans les délibérations et leur expérience autant 
que leur connaissance de la gent étudiante est un atout précieux 
qu'il ne faut pas dédaigner. Enfin, leur position pour le moins 
"neutre" dans toute cette affaire aiderait "certainement la Com- 
mission à envisager les problèmes d'une façon moins partisane. 

Il y a encore des gens qui se demandent: "Pourquoi ne lais- 
sons nous pas le Conseil d'Administration SEUL, décidé du sort 
des recommendations de la Commission d'Enquête?" En répon- 
dant à cette question je me place évidemment dans une optique 
étufltenre. Personnellement je n'aurais aucune objection à ce au 



Te Conseil cTÀdministration prft Fa décision finale ... si nous 
avions au sein du Conseil un membre VOTANT en charge des af- 
faires étudiantes. (Je pense par exemple aux vice-recteurs loess*» 
de l'Université de Montréal et de l'Université Laval), qui sont 
chargés des affaires étudiantes. Mais voilà, tel n'est pas le cas 
a l'Université d'Ottawa. Le seul représentant officiel auprès des 
autorités de l'Université c'est le directeur du D.A.E. or celui-ci 
n a pas le droit de vote au Conseil d'Administration et quant à 
son Influence cela dépendrait uniquement de la personnalité de ce 
dernier. Nous voulons des critères plus surs. En deuxième lieu, 
à causé de l'importance du problème, nous croyons qu'il est plus 
juste et plus équitable que les étudiants aient le droit de déci- 
der eux-mêmes s'ils se donneront ou pas de nouvelles structures. 
Je veux dire que je crois fermement au principe de co-gestion 
des affaires universitaires surtout lorsqu'il est question d'AF- 
FAI3ES ETUDIANTES. 

Pour tout dire il faut être présent non seulement ,0**^ défen- 
dre nos positions mais également pour avoir conjointement le 
droit de les accepter ou de les refuser. 

Je n'ai pas l'impression qu'une telle proposition est réaction- 
naire ou subversive et qu'elle entend minée l'autorité du Conseil 
d'Administration. Ce que je dis c'est qu'elle est plus juste pour 
tous les partis concernés. 

»-n somme il y a problème: celui de décider qui prendra la 
décision finale concernant les rec anmendations de la Commis- 
sion d'&quête. LA ROTONDE prend position devant ce problè- 
me et propose ce que nous avons expliqué plus haut. Il faut agir 
avant qu'il ne soit trop tard; il y va de l'avenir de notre Cité 
étudiante. 

Jean Gobeil 
directeur. 



LA ROTONDE 



Page 3 







l'Université d'Ottawa, 





sion 




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de la dualité culturelle canadienne' 



Hugh McLenrfan 

15 novembre 1962 






l.-EX EXCEETE DE MEDECINE I si 
QUE8 IMI iva I 



A TOUTES UNS PRITI- 



2- \E\ PACTE II DES SCIENCES, A PARTIR DE I. \ 211 MI 1WII 
IvKS c-or-UK ~si>vi EN SEIGNE R I M'JI IMI VI E\ W»E\ls. I\ 
(I (RI CONCERNE LÈS DEl \ Al TKI s INNEES, C'EST-A-piRE 
I.'WMI PREPAR ATOI R E E J I SA HERE \\M I I \ P Ï10PÙR- 
TIOMHES COURS ENSEIGNES EN FR INC l|S EST TRES MIMMI 
ET CELA IN Dl PII i)E I IJT QtJÉ 533 B!» ETUDIA NTS SONT 
< \N\l>IKNS-KU\\r\|S. 



6.- UN PROFESSEUR OU DEPARTEMENT DE COMMERCE DE LA 
E\( I ETE iJI s \K ES OBLIGE LES ETUDIANTS A ECRIRE LEURS 
DEVOIRS EN INGLAB, AGISSANT VINS! DE FAÇON DISCRIMI- 
NATOIRE VIS- \ -VIS LES ETUDIANTS DE LANGUE FRANÇAISE 

. MUNI MUTHIS! NT P VS \SSE7 LA LANGUE ANGLAISE POUR 
EXPRIMEE CLAIREMENT LE frit PENSEE. 






?.- L'ADMINISTRA ITON DE L'UNIVERSITE 
PERSONNES QUI SONT I /NILIV.EI s. 



PERMET L'EMPLOI DE 



3.- ■ \U DEPARTEMI NI DE COMMENCE i 1)1 LA FACULTÉ ni s 
\RTS, LIS ETUDIANTS DE LANGUE FRANCAlBE DOIVENT 
APPRENDR1 1 V I \( on DE REDIGER DES II I IRIS D'AFFAI- 
RES ET EN \NGLALS El EN IR\N( \IS, I VNDIS Ql I LES 
ETUDIANTS Dl LINGUE \ Vil USE NE El FONT QU'EN XV 
«JE VIS. POUR" CES DERNIERS, DES E» I I RI S D' \F* VIRI s IN 

— FRANÇAIS, C'EST PAS IMPORTANT 



8. \l DEPARTEMENl DES SPORTS ON I PERMIS DERNIEREMENT 
L\ PU3UCATION DE PLUSIEURS PROGRAMMES REDIGES 
EXCLUSIVEMENT EN LANGUE W.EXtSE. 

9.- \l x.RXNir-CONSEIL DE LA FEDERATION, LES DISCESSIONS 



SE FONI l\ PLCPXRT DE TEMPS EN EXViEE \NGL\ISE. 



"S*. 



.4.- A LA FACULTE DES ARTS, \insi <u I D xns il s dep \r i i 
Ml VIS II FACULTES CONNEXES, El COURS DE ERW Vis 
DES ETUDIANTS DE LANGUE XV.T.XISE si RESUM1 \ Dl 
VOCApILLAIRE. BES I ÎII'MI S II DIS A ERSIONS. I \NDIS • )! ! 
LES EIEDIANTSDE LANGUE FR A NC USE DOIVENT VPPRENDRI 
LA LITTERATURE XV.LXISE. QU'ILS COMPRENNENT OU non 
LA LANGUE. 

3.- DANS PLUSIEURS FACULTES II DEPARTEMENTS, PTIVTPX- 
L LAIE NT EN COMMERCE El EN I < ONOMIC,, ON OUI.! i\Al 
„ 1 VINS PROFESSEURS DE LANGUE I R VV VISI \ ENSEIGNT : 
EN WiEXLS, El ( 1 E\. LE Plis SOUVï NT, ENTII PU )i 
FAIT QIE LA MMORIIl Dis IIEDIWIS sn\ | j)i ,1 \\ .(» 
FRANC USE M QUI DE I V LÀ MMORIII Dis COURS som 

EN S EIGNE * » N E \N( . I i: ANULAISL. -- ~- 



i 



in. LA GRAN DE MAJ ORITE DES I II DIXNIS BILINGUES A L'UNI- 
VERSITE D'0||\,\\ POiLLENT EN NOM FRANÇAIS. LA PLI - 
P\{| Dis I I EDl\ VIS (\N\DIENS-ANGLAIS REFUSENT O.JS- 
I INI MINI DE S'EXPRIMER EN FRANC US. 



11. U\NS NOMJIRI DE COCRS 01 I SONT ENSEIGNES EN FR\N( \|S 
LES LIVRES DI IA81 SONT DE LANGUE ANGLAISE. ET L'ON 
si PLAINT Dl M\l VMS FRANC VIS DES ETUDL1NTS. 

12. LA PLUPART DES .R \Dl ES ( \n \DIE\s IR \N( \is DE L'I Nl- 
\ • RMI I D ' O TT A WA ONT UNE \ssi / BONNE connusswi 

)' IV LANGUE \NGL\IS| . I \NDIS Ql F LES ETl'DIXNIs 

[ \NUrn NS -VN'GT Aïs, RIESSISSENT A GRIDUER SANS POU- 
VOIR DIRI DEI v MOIS DE SI III IN IR\N( \|S. LE RIEIN- 
•.IISMI ( \ NI XISII OI« POER El S ( \N\DII NS | R \N< \IS. 



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Jacques LEFEBVRE 



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$400. 



De.,peLni l'uj- 

nistnftion 

le,Tarinéi 
r la F '•■ lérakf i 

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I..M,,I kS( .. 

d'un 

Fat-atldfi ,00 fiai 

telle •! ne 

pouvait que 

ts tie : a jni r 

"rit. i m t< tiroii 
' ro] e 



Cependant, *un< enta- 

Hon 'lu !)u'i]f' '.\{,. d'un 

autre coté, une plus grande 
responsabilité financière de la 
part des dirigeants de la caisse 

/•tii'liuntf . Or. n arrive que 

sf la 
le $40 0.00 pour un party 
le . classe. Pour 

i3fê la situât! on, il faudrait 
dire i u«* i<^s ft nissanta art 
â se lairo pa'. it, ■ il ir 
la \\\f opposition fin prés! 
de la facult é et i • ■' • i ■ i - i |uès 
bfes du clSïsëil, la ntôlXXê 
dépensèirde* T- ur coquetel. 
Devant un U t< on pëûl • 

: î érie'ase rjuestionfi au 
sujel de la rgatur^léd.'esryil 
;f-tnissants « -i i 

• Uon publique. J'expjique mou 
1 attitude. 

i ■ 

te voir si la situation 
$cbn i permettait Ifpaié- 

• le "l;i. soûla ■!•• " ''u qûés- 
; caisse - contién i 
de M. 3TT.no pour 
cerclce 491 ! i 1. Çest ' 
mnàilre par i« ra 
que la repré 

flu'un tiers de la 



totale mise ;\ la disposition du, 
conseil, !>"iir voir A la bonne 




étaient d'intérêt « é nénal i alors 
tj-ue la soirée en qjtiestton 

ent au quart 

1 i t:i> ;.!!•'. D'un :.-'m1 Ç 

on balaye un tiers du budjet 
pour un quart des membres et 

on enterre ;\ jamais trois ac- 



SUR 



DEMAIN 



administration des a 
prévues pour tous les membres 
je la tac-tilt»-''. Bien plus, le 
rtétToursemênl oblig< [e conseil 
.i \sitfi ■: is âiloiiâ. |UÎ 

Mcvairut normal tettieltf aller au 
clufi fie CoinmerciEï; &upcarnayaJ 
il 'hiver el é la danse àe Noël. 
Remarquons en passant -*+u« : 
les ; ' T thdées 8 

cause de la pénurie \'\r,..i^ lèr( 



tivités jui auraient bénlficiées 
à tous les étudiants en Com- 
merce, 



~ Vous rno direz que les H- 

nissantB ont des misons sé- 
rieuses nour exiger qu'un tiers 
d u budjet leur soit verve pour 
leur cokteî. La raison don 

par ui,i lïnissant lue [4ntejTO- 
■ - est tellement* enfantine,- 
iw' l'ai honte rlo la drvulger 
publiquement. Mais puisqu'il 
faut expliquer cette- affaire â 
fond, je prend je ri sq ue de 
taire sourire le lecteur deirant 
l'explication donnée, Tenez 
VOUS Pitii, "les autres Tout 
eu pourquoi pas nous" EX oui, 
l'Union National'' favorisait le 
patronage alors pourquoi iës 
libéraux '• préconiseraienUls 
gestion honnête dés biens. 
public*. Certafru profésst 

m -"ils traitent comme ejes chiens 

a)cra pourquoi les professe 
qui ont du respect pour la 

Si 



personnalité étudiante de- 

w a'.-nt-ils nous "traiter coi 
des* hoi Vous voyaz h, 

qu'elle absurdité peut mener 
an tel raisonnement. Tout ceci 
pour expliquer une c^pse: 
aucua , ax^unwnt ne pouvait 
justifier la demande l< s fi- 
nissants. \u contraire, devant 

mpjlcations entrai: 
par ntant; on aurait lu 

tout simplement refuser 

iirser les $400.00. 



Les autorités verront 'l'un 

ivuis oeil les demandes 
monétaires de ht- Fédération 
après avoir été témoins d'une 
dépense aussi folle de la part 

:i Conseil étudiant <U : la 

Faculté de Commerce, Les 

étudiants de qu a trièm e année 
pourront se vanter d'avoir 
fourni à l'Administration une 
amie qu'ils sauront employer' 
a nos détriemertte. 



Pierre GA1IPEAU 

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1. A ROTONDE 



13 décembre 1962 



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THEATRE Premier spectacle 



de la Société Dramatique 






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TM SIS 



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LES ACTEURS 



v... • ■ 

Une fois Je plus, la Société 
' dramatique nous offrait un s|>ec- 
tacle de choix. Qui ^connaît Jo- 
nesco s'attendait a une pièce du 
genre. Mais >ie fait, ',uel genre? 
L'absunle évidemment. Ce ,ui 
"""excitait la curiosité, était sur- 
tout la façon -*Jont on nous pré- 
senterait une telle pièce. Pour 
qui aime le théâtre dit d'avant 
garde, **Tueur sans gages" fut 
sans l'oute un S|iectacle- de pre- 
mier prdre L'enthousiasme de 
plusieurs le montre bien. ht 
même si le | rentier acte..cum- 
portait d«j longueurs, les deux 
derniers ,r Te nriu s Trvec"' bFto?] eTi 
daient le 'spectateur* plus clément. 
La mise en scène, signée Jean 
Herbier, présentai! plusieurs dif- 
ficultés qui furent surmontées 
d'une façon qui- témoigne bien de 
l'expérience et du talent lu met- 
teur en scène. 




13 décembre 1962 



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LA ROTONDE 



Page 5 



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CHARLOTTE 
EST REELUE 



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des 



V'LA LTUN 

QUI CONTINUE 
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o. «» 



JEAN-LOUIS FUJS et JEAN LEFEBVRE 

au milieu'd'une scène pathétique de "TUEUR SANS GAGES" 



1 




On ne peut qu'avoir une gi an 
lie admiration pour la façon dont 
Jean-Louii» Fuj>, Berenger, ren 
n iôle. Tout au long de 
la ; îece, nous le mentions pris~ 
-par son personnage. Dans le pre- 
mier acte, son admiration can 
dlde nous faisan- .oublier les lon- 
gueurs 'du texte. Le contraste 
avec l'ai chitectei Gérard Gravelfe 

mirablement rendu. M"ii 
sieur Gravelle |>et sonnifia" très 
bien le ty|* administratif, même 
si quelques fois, son at itûde faus- 
sement détachée était un peu tr- p- 
accentuée. Le _mi>n< dogue de Be- 
rengei , [>endant le ,uel orTle Vo 
yait s'enliser de j>lus en plus dans 
ses arguments, nou-s fait souhai 

- ter le retour de Jean-Louis Fujs 
tians- un prochain rôle. 

T.. ouai , interprété par Jean 
Lefebvie, était ries bien rendu. 
Ct' personnage, dernier ilescen 
dant ne Chatterton, était une vé- 
iijabh caricature. lit mèm#- si 
l'épi Sode^É^jA serviette renver- 
«'t ait 'Tin |>eu forcé, <>n tecon- 
na-is^ait tous les signes du cumé/ 
dien |in possède bien son per- 
sonnage. 

Françoise Marier , la concierge 
et la merë Fibe, rendit très bien 
son i nie même si le dlSCOUi 
litique, interprété dans les eou- 

i'ttait pas très bien' cou. 
pris pa; les' spectateurs assis i 

" ï'rii ; - ■ - 1 salle: pëtw défaut 



Les décors, fabriqués par Ro- 
îgue Major et Claude Magand. 
étaient aussi une création de Jeaa 
Herbiet. Une telle pièce requé- 
rait t'es décors stylisés. On ne 
fut point désappointé: les résul- 
tats démontrèrent une imagina 
tion créatrice. ' • : 

, Les effets sonores et l'éclat» - 
rage étaient également' :e Jean * 
Herbiet et de Guy Asselini Les 
effets sonores auraient gagné à 
être plus "typique". Les brui- 
de la rue, par exemple, manquai 
*nt de vie. I> même l'éclair âge 
et ait -il trop -brutal. On aurait 
préféré un éclairage plus nuancé, 
graduel. 



.....N0UVELIES....N0UVELLES...N0UVE^ 4 



U t 



MADAME VANIER b l'ouverture de 

LA CORNE AUX 



TRESORS 



. 



e mise en scène jûTon .aui ait 
pu facilement rêsoudie. 

Le vieill u :. i la V01X chevro 
taïue et a la détoa ïrfois 

agile, était très bien nitei 
par Derrick de Keruove, de mê- 
me ,ue Un personnages du clo 
chard (( féi I •>■ ay< 11 ;, kg mon 
sieui !.. Pu (Lwi Lai. m lie), h 

l'épicier (René RoZ >, - l'an 
glais (Geoi Dany 

(Claire Thivierge), malgré 
Kfi 'ingénue < l - veut (Jac 

~>iue_s Madeauj Mui , M P ,i- , 
Alain Riv .i , H - t .v B I l i et 

Bei nâi Lai) i i iuIi) i i lient excel 
lentes malgré ,uel ,ues bési 
talions. •** 





Ottawa, le 5 décembre - - - 
Son Excellence Madame 
Vanier, l'épouse* du Gouverneur 
Général tfii Canada était l'invitée 
d'honneur à l'ouverture ae ja 
"Corne aux trésors"", vente -an- 
rtuelle.de l'Entr'aidç._ Universi- 
taire Mondiale à l'Université 
d'Ottawa, 

L 'ouverture officielle a eu 
lieu lundi, Je 10 déc. a 2.30 p.m. 
dans le Foyer des professeurs 
de la Facul.té de Médecine. Les 
deux premiers jours, soit les 
10 et lldécla vente était tenue 
a la Faculté de Médecine et les 
deux derniers jours, soit les 12 
et 13 déc., la vente avait lieu à 
la chambre 140 de la Faculté 
des Arts. 



Des objets d'artisanat en 
provenance de plus de vingt-six 
J* pays ont été mis en vente et 
— tous h- s profits iront au bénifice 
de l'œuvre de l'Entr'aide Uni- 
versitaire Mondiale auprès des 
étudiants étrangers. -^ 



ARTS. - Il va sans dire que nous aurons un campus dansant le 
15 décembre. La faculté des Arts a décidé d'organiser son 
petit party des fêtes au centre récréatif R. A: Le père Lavigne, 
pardon, le père Noël, sera aussi de la fête. 

GORDON. - La démonstration Gord"on a prouvé une chose: que 
les policiers éduqués (Gen^aîrmerie Rovale du Canada) sont 
toujours plus efficaces que les lutteurs d'Ottawa. 

BOÏTEM. - On attend toujours l'arrivée des Rois Mages avec 
notre fameux Bottin. Peut être se seraient -ils trompés d'étoiles 

INCENDIE. - Nos jeunes filles ont senti la soupe chaude et 
pour une fois les étudiants ne sont pas responsables d*âV6ir 
alimenter le feu. Un incendie est venue réveiller les demoK 
selles demeurant en résidence, la semaine dernièTe. Les dé- 
gâts furent minimes mais un.' tel accident .nous a., révélé la si-* 
tuation lamentable des résidences universitaires. Etre obligé 
de se réchauffer à la chandelle, c'est un peu fort. 

ACENL'. - L'Association Canadienne des Etudiants des Na- 
tions Unies a tenu son congrès à Ottawa du 28 novembre au 
1er décembre. Le manque de délégués a forcé les organisateurs 
à remettre les élections annuelles à une date ultérieure. 



■ 



Qu' est-il advenu de: 



Walt Ràleigh, 



PROMOTION 71? 



llltW» 



JEAN -LOUIS FUJS 

dans le rôle de Réranger 

D'auti t part, J (urne -• 

les , : 'Il finir Beau,. 

cli.tr: , - t & b i en 



du MAURIER 



**M.-» 







FRANÇOISE MAHIEB 

dans le rôle de la concierge 



a tt< n- lu'aj , oriei un éléè 

i m faveur le la - - 
La" un. Ique, intei préu •■ (Je 
ci «i - e iu*un Cei taixi mur 
cr. m et ail une 

i ■-. • tntaie 

Ren< R son, Marc I 

Guy .H.:»it , a] j .: - .,, - 

qUJ : • • j J'-'-J-':,- 1. , 

de la 

<~. n ible 

ITift; 

El B, Ce (m !, n BUCCC8 

,ui itou: incite ad - i ;i 

Société 

Vi « M - 

■entei un autre spiéçi ,- 

N. B - doubliez pa i \ 
'>■■■ \Muei 

1 1 i- 

j'-i Ue et Qpncyui^ [wuvej ■■ 
obt« nus-, e'ij l'Xl itn K , n , 

a/s Soi j . 

• \ 

i - M 




: les plus éminanls botanistes a passer 
sa licence. Walt établit sa première répu- 
tation avec son importante thèse "le soin 
et la culture de la Nui>tiniaa lins conimer- 
ci.ilcs l.n excellent athlète. Kaleigh tut le 
héros d'un incident mcmoiable duiant sa 
deuxième année universitaire. Tout juste- 
avant le majtch crucial. Walt jeta son 
chandail de îoothaît dans une flaque d'«au- 
sur le fSassage de la reine de beauté de 
celte année la ( e lut le seul match dans 
I histoire ou on/e uicmhics de uotie 
équipe portaient Jeui numéro et le dou- 
zième une large empreinte de pied Gra- 
dué, Walt passa outre-mer alm de stimuler 
la consommation du tabac de Virginie en 
Angleterre. Il tut choisi' a plusieurs repri- 
ses c o mme membre de kt pcem ièTc équipe 
d'Angleterre contre 1*1 spagne. Ilpeidit fi-" 
nalemenl sa place ci' sa tête après un match v 
ad-hoc contre une équipe de la Tour de 
I ondres.ir'n manuractui ici de bouts-filtres 
a propose Un monument a sa memoiie 



\> pr>_JiTli t is lu un ilailA du 

(fue\iioas d'argent ( n i un 
de < hèuuei •/« lu H ./«■ \l est le 
moyeu itiéu) de-yarder vtu a 
i 'i ordrç. Ouvrei rrttreevmp- 
ujfumFJtm 



G5iïJ 



Banoi ■» DE Montréal 

.Ja Pianièic "Banque au (?a*ux<(4 



LA BANQUE O'U LES COMPTES D'ÉTUDIANTS SONT BIENVENUS 



* 



Succurnale ave Laurier et rue O'Connor: R.\J. HALL, gérant 
Succursale rue Rideau 70 Rideau: V ELLIOT, gérant 




FEDERATION. - On demande des dactylographes pour le se- 
créUtriat de la Commission d'Enquête .sur latéorganisation de 
la F&dération. Tous les intéressés sont priés de communl quer 
avoc nç.Major Stewart. administrateur, à 611/ rue CumlxTland. 
(CE 6-1675). 

rilBfWgi' mil. QAMB. - Une rumeur circule voulant qu'une 
équipe de football américaine vienne rencontrer nos Grenats ot, 
Gris. En effet l'université de Syracuse aurait accejUé 1 (1 
disputé au parc Landsdown la nouvelle' classique ftanaoTënfie, 
intHiilè>r-€4Hnnw^-«aJl-<Tame. La date choisie: le 9 février 
prochain. Apporter vos mitaines.- • 

• 
INCIDENCE* - Un étudiant de la faculté des Arts rencontr» un 
copains: "Comment as-tu trouvé J a nouvelle revtie 
.•*lncidence" Vi > L'autre de lui répondre: "Je l'ai trouvé "t^irn 
quelle" 

SCENCES SOCl\LES. - La faculté des Sciences. Soc I 
tiendra sa Sànsé 3e Moêl le 19 décembre. Le manège militaire 

+i»- Htill serait l'onflroit choisi. 

IMPOR1 \M". - .N'oublie/ pas que l»>s cours se terminent à. 
midi le 21 décembre. 

s- 

mi sic "i\l.L. - Tous les étudiants et étudiantes qui désire- 
raient prendre une part aetiv* au HuaLc Hall 1062-63. sont priés 
d'adresser leur demande par téléphone au chef des noyvi 
de la Rotonde, Pierre Gàlipeau, CE 4-2798, ou 4. "Oe Salle 
f laut hier, CE 2-009 1,-et ou encore A Jacques Rrivé àCE.3-7616. 



s\ 




i i)\tli{I . - lia chqrale de l'université donnera son concert 
de Noôl le 14 décembre procTl&UI ft la salle Académique. Les 
sucera précédents nous font attenjl re avec impatience ce spec- 
tacle annuel. 

COMMERCE. - La première, année, aectjon anglaise, du <iépar- 
ont de Commerce nous annonce son intention de tenir une 
potite aafPéC *fl Nof-l k la Maison des Etudiants, \ÇrffB décem- 
bre prochain. On devra ïl pe ut être descendre tout le mobilier 
dans la rave... 

. ■ - 

INFIRMIERES. : Nos petites sarde-malades s'ennuient. Elles 
ont décidé àt avoir leur danie )£ L5 décembre prochain. Avis 
aux célibataires du campus. 



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Page 6 



LA ROTONDE 



13 décembre 1962 



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REDUCTION DE PRIX POUR VOYAGES 
(Période des Fêtesv) 

COLONIAL COACH LINES: N.B. On dojt se procurer une 
. : » formule spéciale 



^r 



\ 15T, rue Nicola^f: M. Gilles Giguère (CE 3-0362) 
M."MicheI Bédard (CE Ô-9648) 



Heures* de bureau: vendredi 14 décembre de midi à trois 
Samedi le 15 décembre, de midi â deux heures ; 



heures; 



Dimanche le 16 décembre, de midi à deux . -heure s, ainsi 
que les 17, 18, 19 décembre de midi et demie â une heure 
et demie. 



♦ * 



• .*> 



DECLARATION DE L'EXECUTIF SUR LA MANIFESTATION 



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ii .- 



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DANSE 



AU LAKESIDE 0ARDEN5 

PARC BRITANNIA 



MU PU. 



samedis Orcn: Al. DU 



'lOttawa, le 6 décembre - - - 
k 'Exécutif de laFédé ration des 
Etudiants de l'Université d'Otta- 
wa a fait l.a déclaration sui- 
' vante, hier soir concernant la 
manifestation étudiante au Par-' 
lement: 

' "Cet après-midi un groupe 
: ^l'étudiants 'de l'Université 



d'Ottawa a manifesté dans le 
centre de la ville contre les ré- 
centes déclarations de M. Do- 
nald Gordon concernant la posi- 
tion des Canadiens-français "au 
sein des chemins de fer natio- 
naux. 4 

"^ Ex é cutif de la Fédération 
des Etudiants désire rectifier 
toutes fausses impressions qui 



ont été données au public par 
les divers services d'infornja- 
)tion*en ce, qui concerne les ac- 
tivités des manifestants à la 
Place de la Confédération; Ces 
manifestants n'avaient aucune 
intention de manquer de respect 
—à — l'endroit — d u. , M o auuu i U d es 



tion n'était pas officiellement 
appuyée par la Fédération des" 
Etudiants, l'Exécutif est déçu 
de la conduite inusitée et otfensi- ■ 
vedeJaPoliceMurûcipale.L'Exé- 
cutif demandera officiellement 
au Maire de la Ville d'enquêter 



Morts. 

"Quoique 



cette maii if estra- 



Constabulaire en cette question, 
"La Fédération des Etudiants 



^S 



n'exiâte pas dans le but de pro- 
mouvoir une cause politique, 
mais l'Exécutil reconnaît le 
droit de tous les citoyens de 
s'assembler, de faire dés péti- 
tions et de manifester, y com- 
pris la gent étudiante. Nous 
avons remarqué Que le Premier 
Ministre a su reconnaître ce 
droit." 



S 



_! . Les étrangers, lorsqu'ils connaissent le 

Canada, ont toujours l'impression que les 
indiens sont toujours parmi nous. Des ten- 
tes remplacent les maisons, les. coureurs- 
des - bois-doivent-défendre-courageusement-**. 
leur-vie-contre -ces-xi la ins -sauvages. 

Je me suis toujours demandé d'où venaient 
ces conceptions maudites. Qui fait la pro 



pagande? On ne ie sait pas. On ne le crie 
pas sur les toits. Evidemment. 



J'ai enfin trouvé un article qui se mêle 
d e n ous f ai re u n e au ssi bo nn e p ublici t é , . Ce 



v voyez ça s'il fait "fret" par "cheu-nous". 
Et puis les indiens se promènent partout. 
Les automobiles? Qu'est-ce que c'est ça? 
On se promène en traîneaux... tirés par des 
chiens. Vous avez vu cet homme dans la 
maison: il est habillé comme si on ne con- 
n aissait pas le chauffage... On couche avec 
ces habits au Canada. 

Si je n'étais poli, je dirais que c'est 
écoeurant. On* défend des revues dites por- 
nographiques ou. qui faussent la morale. Je 
me demande, ctorïS la même ligne d 'i dées. 



sont d'excellentes personnes, des gens 



r- 



qu'on ne peut soupçonner de mauvaises 
intentions. Le clergé n'est pas nécessai- 
rement mauvais, me faisait remarquer un 
amï. , 

Voici la photographie tirée de/ 4 Fêtes et 
saisons", août-septembre 1962, qui nous 
montre une vue typique du Canada. 
, C'est tout de même formidable. Vous 



pourquoi on tolère dé telles faussetés. 

Quelle est la faute la plus grayer contem- 
pler un nu, provoquant ou non, ou fausser 
l'esprit des gens, détruire la personnalité 
d'un peuple et répandre des idées erronées, 
tout simplement parce que ces idées per- 
mettent une propagande édifiante? A vous 
Je juger. 

Nabuchodonosor 



L'EDIFICE DES ARTS. 




UN MUR D UNE CLASSE... 
UNE FISSURE- 
UN TROU.... 




0ud REGAIN 
DE 

FRAÎCHEUR 



n m : , ;«\ov. ( i joie 1 

C'csl ""t. K i i lllM oH(- ru'-' 



yx'use Jci r il te q(i 
- le ( oca </•!.» prqtraajl pi froid! 



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fytuvelUti d'Oliama 





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ROTONDE MANIFESTATION 



FAIRE FACE' 



LE 13 DECEMBRE 1962 







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éditoria 



L'équipe âè LA ROTONDE considère que l'une de ses tâches 
les plus importantes, est d'éveiller la classe étudiante à ses pro- 
pres problèmes et, en ce qui a trait aux affaires de la collectivité, ^ 
de la rendre consciente de son rôle social prépondérant. 

Voilà pourquoi nous n'avons pas hésité à prêter notre collabo- ~ 
ration aux organisateurs de la manifestation ','Anti-Gordon". Nous 
Nous irons même jusqu'à prétendre que la parution d'un numéro 
spécial le matin même a joué pour beaucoup dans le succès final 
de la manifestation. H y a cependant des gens qui ont refusé pour 






"\ 




toutes sortes de raisons plus ou moins sérieuses de participer à la 
manifestation. Je ne conteste aucunement le droit de ceux-ci à le 
faire, mais je questionne seriey.sein.ertt la validité de leurs argu- 
ments. Celui q-u'on invoque le plus souvent avec force et qui, à 
mon avis, me semble le plus faible de tous, c'est l'argument d'u- 
tilité. La question classique se pose ainsi: "Pourquoi faire des 
manifestations alors que cela ne sert pratiquement à rien?" 

A premier abord, notre interlocuteur peut sembler avofr raison; 
toutefois, si on analyse de plus près la situation, on constate que 
le monsieur en question raisonne exactement comme un financier 
le ferait. Il applique à cejte situation les mêmes critères que l'on 
aurait pour juger d'une transaction commerciale. Une manifestation 
n'est pas un marché, un échange ou un troc financier. Orme reçoit 
pas de bienfait immédiat ou tangible en échange de sa participa- 
tion. On n'en profite pas. Le but primordial de toute manifestation 
politique, sociale ou religieuse est d'abord et avant tout d'éveiller 
l'opinion publique aux problèmes réels de la société, et d'attirer 
l'attention des autorités sur le malaise qui existe. Dans le cas 
précis qui nous concerne il s'agissait de faire savoir au gouver- 
nement fédéral, notre gouvernement, qu'il y a nettement injustice, 
(pratiqué* volontairement ou involontairement) à l'égard des cana- 
diens-français dans les cadres de la haute administration des 
Chemins de fer nationaux. 

Je. crois que des manifestations comme délie que nous avons, 
tenue ont joué pour beaucoup dans les déclarations récentes de 
Donald Gordon. Quant on se* sent pressé par l'opinion publique on 
se doit de réagir favorablement. 

Au delà des questions de "désacràlisation" et de "profana- 
tion" il reste, que l'on réussi à éveiller la «.conscience de gjus de 
trois cents étudiants, pour une question d'injustice à l'égar 



^-4- 



Retire 



l 






au premier Jfflmtôtre 



"17. 



es 



nôtres; pour un milieu qui se dit amorphe et désïnteressé^de/fel 
questions, je trouve que c'est un bon début. ,* 



Pour la première fois depuis très longtemps... nous 
'fait face" à nos responsabilités. 

L'EQUIPE DE LA ROTONDE 



Ottawa, le mercredi, 5 décembre, 1962. 

I.e 1res Honorable John Diefenbaker, 
Premier "Tlinistre du Canada. 

Monsieur le premier ministre, 

I es récentes déclarations de M. Donald Gordon, président des chemins de fer Na- 
tionaux, lors de sa comparution devant le comité des questions ferroviaires de la Chambre 
des Communes, s'inspirent d'nffa situation choquante et humiliante pour les Canadiens 
français, situation qu'rtinlénonçent depuis trop longtemps pour pouvoir encqre la tolérer. 

c'est un fait, les Canadiens français ne jouissent pas au sein de l'administration 
fédérale de l'égalité des avantages à laquelle ils seraient en droit de s'attendre, f n trop 
petit nombre d'entre eux- environ 19% de l'ensemble—participent à l'administration des 
ministères, organismes et sociétés fédérales. Mais" ce qui est plus grave, on semble nier 
systématiquement l'accès aux postes de commande au sein de ces mêmes ministères, or- 
ganisme«rT»f "VBHMw! Partout les Canadiens français se heurtent au même système: une 
m norite de langue anglaise, une minorité de langue française, dohe deux poids et deux 
mesures. On rencontre trop souvent, dans l'administration fédérale la même indifférence- 
quand ce n'est pas du mépris-pour la langue et la culture du 'tiers de la population cana- 
dienne. > 

Cette injustice flagrante, cette évidente inégalité des avantages, entrent manifeste- 
ment en contradiction avec la Déclaration des droits de l'homme, que vous ave/ eu la sa 
;isse de taire adopter par le Parlement du Canada. 

i)e plus en plus, les Canadiens français ont la tendance a considérer le gouverne 
ment fédéral comme un gouvernement étranger et i n'attendre que du seul gouvernement de 
la province de Québec la protection de leurs droits et intérêts nationaux. I.a vague na. 
tionaliste qui soulève présentement le Québec, la tentation de l'indépendance qu'éprou- 
vent un nombre croissant de Québécois s'expliquent principalement par l'indifférence et 
la condescendance méprisante que l'administration fédérale a traditionnellement manifes- 
tes a l'égard des Canadiens français. In M sens l'injustice et l'inégalité des avantages 
dont souffrent les Canadiens français dans l'administration fédérale sape irrémédiable- 
ment le fondement même du lederalisme canadien. 

M. Donald Uordon n'A pas inventé cette injustice et cette inégalité. Mais il a eu la 
maladresse et l'arrogance d'en faire l'apologie. l,es Canadiens, français ne peuvent ac- 
cepter que l'on érige en système une situation déplorable, injuste et contraire à l'esprit 
de la Confédération canadienne. . 

Vous prions donc respectueusement le gouvernement que vous dirige/, monsieur le 
premier ministre, de faire pVess ion auprès de M. Donald Gordon, l'incitant à retirer les 
paroles injurieuses qu'il a eu à l'égard des Canadiens français et a m '1er son attitude 
en nommant sur-le-champ neuf Canadiens français au bureau de direction des chemins de 
fer Nationaux. 

si votre gouvernement ne peut obtenir satisfaction, nous le prions, toujours aussi 
respectueusement, de présenter au Parlement du Canada une loi spéciale, décrétant le 
congédiement de M. Donald Gordon de la présidence des chemins deTer Nationaux. Votre, 
gouvernement recevra à cette occasion l'appui unanime de la députât ion québécoise de la 
collectivité canadienne-française et aussi, nous l'espérons de tous les Canadiens de, 
langue anglaise qui acceptent le principe du fédéralisme canadien. 

I es Canadiens français ne sauraient tolérer l'inaction rîe leur gouvernement fédéral 
dans cette aHaire. 

Veuillez agréer, monsieur le premier ministre, l'expression de nos sentiments les 
plus distingues. 

Claude I.emelin t 

, * Jean (iobeil . 

' ' Jean- Piètre tiouroeau, 

au nom dès htudtants Cariadjens-français. 

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13 décembre 1962 




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LA ROTONDE 



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A L'Université Lùval 



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ARCHEOLOGIQUES 



Laodicée du Lycum, Turquie. Des équipes de 
piocheurs brisent le sol durci et des pelleteurs 
déposent la terre dans ■ des bards que des por- 
teurs déversent à une centaine de pieds du 

chantier. 



-> 



par 

YVON CHARTIER 



n 



**f**~ 



Que le lecteur ne tourne pas 
la page, il ne trouvera pas ici 
un article savant sur l'archéolo- 
gie ancienne. Tout au plus veut- 
on l'informer du travail effectué 
pour la première fols en ce do- 
maine par une université cana- 
dienne, travail dont le proies 
se ur Jean des Gagniers a entre- 
tenu ses auditeurs, avec diaposi- 
tives â l'appui, lundi soir, le 3 
décembre, a l'Ecole Normale de 
l'Université d'Ottawa. 



: . i. ■ 

LE SITE: LAODKJEETJU LYCUM 

Le département des Etudes 
anciennes de la Faculté des 
Lettres de Laval cherchait un 
site prometteur quand, en 1961, 
un membre de l'Institut français 
d'Istambul, M. Louis Robert, 
proposa la ville de Laodicée du 
Lycum-Laodlcée près du petit 
fleuve Lycos—, ancienne ville 
de Phrygie, aujourd'hui la I ur 
(( uie . 

Laddlcée fut fondée vers le 
milieu du !De siècle avant notre 
ère par le roi Antiochus II, de la 
dynastie des se le uc ides, et ap- 
pelée du nom de son épouse, 
Laodicée. Quelque 150 ans après 
sa fondation, la ville fut con- 
quise par les Romains et attri- 
buée au roi Pergame, allié de 
Rome. Lao dicée prit des lors un 
nouvel essor, mais subit de 
violents et fréquents tremble- 
ments de terre au point d'être 
presque entièrement détruite 



vers 60 ap. J.-C. On la rebâtit 
plus magnifique encore cepen- 
dant, et le christianisme s'y im- 
planta, comme en témoignent les 
ruines enfouies dans le sol. 

Laodicée, l'une des villes 
les plus riches d'Asie, dut sa 
prospérité à son agriculture et 
plus encore 4 l'élevage d'une 
race .particulière de moutons à 
laine noire, luisante et très 
estimée. 

Avantageusement placée au 
carrefour des routes importantes, 
Laodicée devint très renommée 
pour son commerce et pour ses 
banques: Cicéron avoue, dans 
une lettre, y effectuer des tran- 
sactions financières. 

\u onzième siècle de notre 
ère, cependant, Laodicée fut 
ravagée et peu a peu abandonnée 
par ses habitants, sans doute à 
cause de la fréquence des'trem- 
b le ment s de terre. Les ruines 
de quelques monument» ' sont 
encore visibles; les\ autres ont 



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Tronçon de rue jonché des nombreux blocs d'architecture 
exhumés. p 



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été réutilisées ou gisent en- 
foules dans le sable. __ %- 

INAUGURATION DES FOUILLES 

Le recteur de l'Université 
Laval, Mgr Vachon, et le doyen 
de la Faculté des Lettres, M. 
Maurice Lebel, accueillirent fa- 
vorablement le projet de M. des 
Gagniers et, grâce aux crédits 
accordés par l'Université, le 
Conseil des Arts et quelques 
mécènes, la première campagne 
put commencer â la fin de juillet 
1 961 et >e terminer un mois plus 
tard. Trois archéologues fran- 
çais se joignirent â l'expédi- 
tion au cours de laquelle cin- 
quante ouvriers turcs travail- 
lèrent a, trois chantiers. L'un 
d'eux, creusé sur la plus haute 
colline du site, révéla les fon- 
iations d'uïTbâirmehî rectangu- 
laire du 1er ou Ile siècle de 
notre ère vraisemblablement un 
temple d'Isls, déesse égyptienne 



dont le culte fut adopté et pro- 
pagé par les romains. 

L'équipe reprit son travail en 
avril dernier, avec cette fois un 
architecte de Copenhague chargé 
des plans et des relevés, j e 
temple exhumé l'année précé- 
dente fut complètement dégagé. 
LES DECOUVERTES: NOM- 
BREUX VESTIGES D'UN GLO- 
RIEUX PASSI 



\yec le temple, on mit â jour 
nombre de nombreux blocs d'ar- 
chitecture sculptés: figures fé- 
minines de caractère i s ta que, 
Thésée tuant le minotaure, Ga- 
nymède enlevé par l'aigle de 
/eus, chrlsme stylisé (motif 
chrétien), tête de lion, etc. 
Plusieurs statues furent aussi 
trouvées: un torse romain drapé, 
une superbe statue d'Isls de six 
pieds, en marbre blanc, plusieurs 
lampes de terre cuite, quelques 
inscriptions et des urnes funé- 
raires d'époque romaine. 



L initiateur des fouilles 



M.JEAN 



Les diapositives, les plus 
suggestives du temple d'Isls et 
des pièces d'architecture nous 
furent présentées et commentées 
par le directeur des fouilles de 
Laodicée: M. Jean des Gagniers. 
Né en 1929, il a fait ses études 
secondaires au Collège Jean-de- 
Bréboeuf A Montréal, est licencié 1 
en philosophie de l'Université 
Laval et diplômé de l'Ecole du 
Louvre de Paris, école qu'il a 
fréquentée pendant quatre ans. 
Actuellement directeur du certi- 
ficat d'archéologie et d'histoire 
de l'art â la Faculté des Let- 
tres de Laval, M. des Gagniers 
parcourt les universités de Qué- 
bec et de l'Ontario sous les 
auspices de la Société cana- 
dienne des Etudes classiques et, 
fait a noter, est le premier cana- 
dien de langue française â être 
choisi comme conférencier visi- 






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LA ROTONDE 



Dans le cadre d«s activités 



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13 décembre 1962 



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du Cercle-Moreas Cézanne: 



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JEAN-LOUIS GRAVEL 



Jean-Louis Grave I, 76 ans, de Chicoutimi,; 
s'adonne à la fifoîegreipriie comme profes-T 
sionnel depuis quatre ans. Ses oeuvres ont! 
été exposées au Centre. d'Art de Val -Me-; 
naud, au Saguenay, ainsi qu'au Donjon de! 
St-Hyacinthe et plus récemment au Collège! 
Jearr-de-3rébeuf de Montréal.- 



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P ■•■••■■■■■! 



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Quand une photographie ai- 
guillonne votre sensibilité, 
e*erce une expression de 
force qui vous subjugue, quand 
elle, vous suggère une idée de 
grâce de tendresse ou de 
-gaietéret quand, au-de ssus de 
toutes ces qualités indispen- 
sables, elle dévoile une ex- 
pression personnelle et carac- 
téristique chez son auteur; 
alors laj - et uniquement dans 
ces conditions - nous pouvons 
parler d'oeuvre' d'art. Or, a 
notre avis, Jean-Louis (iravei 
possède et maftrise toutes ces 
qualités qui constituent la 
virtuosité de métier. 

Ses nombreuses études de 
physionomies infantiles sou- 
lignent et confirment cette 
virtuosité de métier. Jean- 
Louis (iravel a su admirable- 
ment mettre en évidence la 
spontanéité de l'enfant, dans 
ses faits et gestes, la pureté 
qui le caractérise et son inev- 
tinguible besoin de s'initier 
au monde extérieur qui l'en- 
toure et qu'il découvre avec 
avidité. Il opère dans cette 
analyse des sentiments enfan- 
tins avec une dextérité et une 
finesse si bien réussies que 
l'image avait tendance a se 
métamorphoser en un poème 
incantatoire et cathartique. 



Incantatoire parce qu'elle nous 
permettait de pérégriner dans 
; lea sentiers merveilleux de 
** l'enfance; cathartique puis- 
qu'elle nous purgeaitde toutes 
nos bévues d'hommes inac- 
complis. 



Dans un a.utre optique et 
grâce a sa connaissance des 
humains, Jean-Louis nous 
prouve qu'il est avant tout 
un homme et que l'artiste chez 
lui ne Vient que compléter, 
extérioriser ce qu'il éprouve 
et sent au contact des autres. 
Il n'est pas un adepte de la 
banale théorie parnassienne 
de l'art pour l'art. L'art lui 
est plus qu'une "griserie": il 
est un médium où il peut tra- 
duire sa connaissance des 
éû*es humains Le sculpteur 
qui se mesure avec son oeu- 
vre, l'homme qui se désaltère 
et qui prend plaisir a savourer 
toutes les petites choses de 
la nature, la jeune fille qui 
éprouve une certaine sécurité 
â s'appuyer sur l'épaule de 
son fiancé et que sais -Je en- 
core? rien ne le laisse indif- 
férent. Jean-Louis se sert^de 
sa caméra pour "cristalliser" 
les différentes expressions de 
la nature humaine, et ce, par- 
ce qu'il aime l'homme. Il veut, 
à sa façon, propulser au-delà 
le l'immédiat tous les mobiles 
Jes actions humaines parce 
qu'il a foi en l'homme et res- 
pecte tout ce qu'il fait. 

H est également intéressant 

de remarquer que Jean-Louis 

prend un certain plairfir à 

photographier l'artiste à son 

■■propre- trav ail. C e tt e i dée e st 



très bonne puisqu'elle permet 
de faire ressortir le caractère 
e» l'oeuvre de l'artiste en 
question. Nous trouvons cette 






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•idée admirablement exploitée 
par toutes les études de mains 
qu'il met en exergue. Tantôt 
en quête d'une idée inspiratri- 
ce, tantôt s 'animant pour tra- 
duire un état d'âme, ou bien 
.se refermant sur un secret 
qu'elles ne voulaient guère 
dévoiler; toutes ces études 
de mains furent assez bien 
réussies puisqu'elles tradui- 
saient les intentions de son 
auteur. 

Enfin, Jean-Louis ne manque 
_pas d'imagination. Qualité 
essentielle pour un artiste, 
Jean-Louis l'exploita on ne 
peut mieux. Contentons-nous 
^e ne citer que deux photogra- 
phies. *La première nous mon- 
tre un homme dans une forêt. 
De prime abord, cette photo- 
graphie nous semble insolite. 
Mais après une brève analyse 
de celle-ci, nous détectons 
les intentions de son auteur. 
Ln effet, nous nous apercevons 
qu'il y a similitude entre la 
forme de l'arbre et la forme 
humaine. L'ne deuxième pho- 
tographie nous montre la main 
d'une mère tenant son nouveau- 
né. Ici, la facture de l'image, 
la limpidité du blanc, la pré- 
sence de l'époux symbolisé 
par le jonc, la' main énergique 
de la. mère qui semble animer, 
vivifier la main flasque de son 
bébé tout nous suggère tout 
nous révèle qu'il s'agit vrai- 
ment d'une création dans le 
sens le plus explicite. 

Jacques \ U)l \t 






Jusqu'à tout récemment, l'abstraction n'était qu'exclu- 
sivement le domaine de la peinture et de la sculpture. Un 
tel qualificatif était refusé à la photographie. Cette caren- 
ce n était tas due à la photographie elle-même puisque 
nous savons maintenant que ses possibilités sont illimitées 
dans cette nouvelle voie. Je crois plutôt pouvoir justifier 
cette langue par la trouille que devaient éprouver les pho- 
tographes face aux sacrilèges de l'abstraction. 

Or, ces temps sont révolus. La photographie s'éloigne 
de plus en plus de l'époque où elle délivrait les peintres 
de la représentation par trop fidèle^ monde, "L'objectif" 
tend à devenir de plus an plus "subjectif". Est-ce fumis- 
terie? Sont-ce quelques sortilèges de la 



Photogramme de irmaux d'.hypo publie 
dans la revue "Canadian An Ma/iazine". 



noir.' 






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Personnellement, je crois que cette nouvelle-phase mérite 
d'attirer notre attention. La photographie - quelle soit 
subjective ou objective - consjitue avant tout un "trem- 
plin" pour l'artiste. Nous ne devons pas être gênés par la 
facture. Elle n'est, somme toute, qu'un moyen pour traduire 
un état d'âme. Esclaves du rythme alarmant dans lequel 
l'homme moderne est empêtré, nous comprenons que l'abs- 
traction puisse fasciner quelques photographes. Parce 
qu'elle traduit certains phantasmes du vertige angoissant 
qui rongent l'homme contemporain, il est juste que nous 
nous arrêtions à cette idée de la photographie abstraite. 

Pour vous familiariser avec cette nouvelle forme d'art, 
LE CERCLE MOREAS-CEZANNE a présenté une nouvelle 
•«position de photographie non-figurative du 12 au 15 
décembre. 

Cette exposition était tenue dans le foyer de la faculté 
des Arts. L'ARTISTE INVITE: Monsieur Guenter Karlcult. 



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LA ROTONDE 



L3Jécembre 1962 tf décembre 1962 



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LA ROTONDE 



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C est par ie --brtttanï- pointage 



, L e : ■ matcrT'~B e . termine «u- 

compte de 6 à '1 avec Godfreid 

Plachta 3 buts, René Larouche 

2 buts et Roger Cormier 1 but. 

Harvey Sauvé avec 1 but, évite 



de 6 à 1 sur' les Arts, que le pre- 
mière équipe de soccer de 
l'Education physique remporte 
le championnat 1962. 

Samedi, le 24 novembre, ^pur "le blanchissage aux Arts. 
un terrain enneigé, les Arts, • Mais comme dans tous sports, 
détenteur de* la deuxième -posi- la fin d'une saison régulière pré- 
tion se mesurent en -semi^inale pare déjà celle â venir. Il esL 
à la seconde^ équipe d'Educwîô"rr^f»eut-étre bon de faire le point, 
physique qui elle se classa en , -Pourquoi la prochaine saison 



.Arts 



de soccer ne débuterait-elle pas 
et ne finirait-elle pas plus de 
bonne heure** Nous aurions ainsi 
le même nombre de parties tout 



troisième position. Les 

l'emportent par 2 à 0. 

Dimanche, c'est la grande 
. finale. Les Arts fonj. face aux 
/champions de la ligue, la pre- çn ayant la chance-de jouir d-'une 

mière équipe d'Education physi- meilleure température. 

que qui en plus de remporter 

toutes ses parties durant la 

saison, ne vit aucune autre 

équipe enregistrer un but contre 

elle. 

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Pourquoi les gars qui donnent 
leur nom ne se feraient-ils pas 
un devoir de se rendre à chaque 
partie? Quand une personne 
s'engage librement et que par 



la suite elle prend ses responsa- 
bilités, même si c'est difficile 
parfois, elle nous montre sa 
valeur et la force de sa person- 
nalité. Dans certaines facultés, 
lorsqu'il manque deux a trois 
Joueurs à' chaque partie pour 
former leur équipe, on peut se 
demander où est le bon vouloir? 

Puis devant le peu de rende- 
ment de ce. jeu qui, tout le monde 
le sait, en est un excellent aussi 
bien pour ce qui concerne la 
participation en équipe, que pour 
la mj+fc.ipation individu»']]»', et 
qui/a sa place dans un program- 
me/ de sports universitaires, on 
ne peut rester indifférent. 

Ce jeu demande â chaque par- 
ticipant desse démener, de cou- 
rir; -df a wùfe de bons réflexes, de 
la combativité, de l'endurance, 
de l'esprit sportif, et bien d'au- 
tres qualités . . . 

Alors pourquoi pas plus d'en- 
thousiasme, d'intérêt; enfin pour- 
quoi ça ne marche pas? 

S'agit-il encore ici du pro- 
b l'Orne que l'on retrouve chaque 
an iiêe non seulement dans celui- 
ci mais dans presque tous les* 
s ports pratiqués à l'université' 
Pourquoi s'acharnf-t-on à con- 
server un genre d'organisation 
qui ne satisfait pas la majorité 
des étrif&attU^ Alors pourquoi 
ne pas en venir à l'analyse, à 
l'amélioration, a la refonte s'il 
le faut de la structure actuelle 

Pourquoi lés étudiants se 
plaignent- ils de paver S 12.00 et 
d'en retirer presque rien' 




Si ce sont les étudiants o,ui 
paient, si ce sont eux les par- 
ticipants, c'est donc à eux de 
faire- quelque chose. Que tan 
représentants auS.A»B. prennent 
la situation en mains, nu'ils en 
apportent de , des solu- 

tions, qu'ils en approchent le 
département athlétique . .- . 

Et pput-«nre pourrions-nous 
faire quelque chosje nous- 
mêmes . . . 

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Si les changements sont bons 
dans bien des domaines, pour- 
quoi pas ici'' . . . Présentement, 
au lieu de voir les étudiants 
participer de plus en .plus aux 
>rts, nous les voyons de 
moins en moins! . . . 

Cest le temps de faire quel- 
chose. 

Maurice Pelletier, 
Education physique. 




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Au nombre des nouvelles recrues, nous reconnaissons de 
nauche à droite: Georges Michaud, Frank Palmer, Bernard 
Morissette, Jean-Claude Babin, Clernjont Simard, André- 
Soumis, Gaston Marcotte, instructeur, Martel Laruzon, Ser- 
oulin, ... et Richard Tremblay. 



HOCKEY 




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BALLON 







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Beaucoup de potentiel et de bons joueurs 



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L'HOMME QU'IL 
NOUS FAUT! 



C'est un hommè^Le trempe, un homme qui va de l'avant avec force et dé- 
termination. Mais il sait aussi faire preuve de bon sens— il sait reconnaîtra 
instinctivement une bonne occasion quand elle se présente. 

Cet homme, c'est peut-être vous. Dans ce cas, venez discuter avec nout 
de l'avenir prometteur que vous réserve Traders. Un généreux salaire de 
début— et des possibilités illimitées pour l'avenir dans une des industries 
les plus dynamiques du Canada. 

Parltz-en à vo^re conseiller d'orientation professionnelle ou, mieux 
encore, passez nolis voir en personne. Vous découvrirez que Trà'ders peut 
vous offrir exactement le genre d'avenir que vous désirez.. 



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TRADERS 

FINANCE CORPORATION LIMITED 

Membre du groupe de compagnie! Treëere 




BALLON-VOLANT 



Samedi, le 1er déCMObre, «Mil lieu l'ouvertur» 

officielle de la ligne ée beJlM vobuM e?ec la vlslli 

de S he f b r ook t a Ottawa, l .es oAlroa n'ont fait qu'une 
bouchée du Sherbrooke, en les e» r isanl r mu. parties 
à zéro. Le résultat des parties fut le suivant: 15 A 19, 
15 â y 15 à J; 15 a li. 15 à 1 1. 

Nus trois étoiles de l?SS dernier nous sont reve- 
nus en excellente rond ition. comme nous l'indiquent 
hs résultats. |l s'amt de MfftJ Sweria, llill iïarke 
• i I douanf Vin. I. 'équipe compte trois r»ou\elles 
recnies qui n'ont pas tarde a se faire valoir «laudc 

Monder, Paul Desjardins et r Lee 1ère, il ne faudrait 
pas oublier l'entraîneur, le Révérend l'en- Rosaire 
DiiKUav. qui accomplit du beau travail A la tet«- «le 
son équipe. 

Voie i la cédule «les parties a v»'iur au ballon- 
volant 

I \N\U R 

-- — : Ottawa 'fl Km«ston 

I 1 \ Kll R 

1* Kingston a Ottawa 
15 Ottawa a SI- Iran \ 

ib Ottawa* Sherbrooke 

23 St Jean à Ottawa 



CLASSEMENT INTER-FACULTE 



Education Physique 

TJÔmmerce 

Sciem 

HuraU.m l»h>sique II 

Droit 

Médecine 

Philosophie 

Education Physique I 

tHencês Politiques 

Arts 



PJ' 

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« la.s*»ement *u 1 décembre) 



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f'armi l< nous retrouvons: l< 

Jean »',' »ur j !.• . Uv4fl Doucet, I '.><• .ï'.lv, Pierre Canné. 
Robert Rochon, André* Lan» et Raymond Ph'arand. 



C'est en se déplaçant d'un panier à l'autre que les joueurs nous démontrent leur calibre de 
jeu. S'ils ont de la facilité à manier le ballon quand il s* agi trie-pas se r ou de lancer,, se plaçant 
ainsi très rapidement dans une position de compter, nous pouvons dire que ces joueurs forment 
une équipe excellente. — 

Si non, sans maîtrise de la passe et du lancer, les joueurs ont énormément de difficulté à 
construire un^eu d'ensemble efficace, se voient vite déclasser, toute l'équipe est médiocre. __ 

Carleton et Ottawa, dans leur partie du mercredi 5 décembre, ont semblé seconder nos dires 
par leur pointage de 85 à 45 pour Carleton* — : — 

La centaine de personnes présentes a pn constater le jeu maîtrisé, plus à l'aise et de meil- 
leure position de la paît du Carleton; et celui plus nerveux^**plus lent du Ottawa. 

Notre équipe possède beaucoup de potentiel et de bons joueurs, mais ils ne sont pas encore 
à leur meilleur; ne se connaissent pas encore assez étant tous pour la plupart des recrues 



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ilalleyrJohn 
Malley, Bobert 

• leasley, Wayne 

• ïLiis, Gaston 

floissonneau, -Gérard 
Hrooks, Michael 
Champagne, Philip 
(larke, ijllliam 
Kennedy, Charles 
Klrby, Peter 
Lebrun, Michel 
Malone, \nthony 

M a son, Morley 
Mondor, Jean -Claude 
Paré, Claude. 
Keanlon, Chris 
Keardon, Peter 
Uoberts, William 
Swords, Marty 
Trigonnlng, Lawrence 
Yânocko, Lorne _— - 



2e Arts 
4e Arts 
2e Commerce 
2e Arts 
2e Arts 
le \rts 



Nouveau 

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Ancien 
Nouveau 



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le Science 

2e Arts 

le «Commerce 

2e E4. Phys. 

le Arts ~^* 

4c \rts 

4e Commerce 

le Éd. Phys. 

le Eu, Phys. 

2e science 

Pre Science 

4e Commerce 

4e Commerce 

Gradué en science 

2e Ld. Phys. 



Ancien 
Nouveau 



\ncien 
ir 

Nouveau 







Avec beaucoup de difficulté à se placer dans la zone adversaire. Iios joueurs semblaient 
s'cntP-mMer; leurs passes manquaient beaucoup de précision et de rapidité, et leurs lancers ont 
encore besoin de fini et d'amélioration dans leur exécution. 

Un geste hatif, nerveux, sans concentration et mémo souvent exécuté avant d'avoir atteint le 
maximum de préparation ou en d'autres mots, de chance de réussite, non seulement nous empêche 
d'enregistrer des points mais bien souvent donne la possibilité aux adversaires d'en compter 
contre BOUS, ceuX-Cl entrant >'n possession du ballon • ■ — ^ 

AujÔVûM'hui le lencer lay-up et à une main (one hand set shôut) sont les lancers les' plus 
employés et l"s plus efficaces durant une partie de Ixisketball. Ces lancers, bien maîtrisés et 
exécutés sous plusieurs angles, se terminent normalement par 2 points. 

Or, mercredi, dans leur empressement, il est difficile, de dire qu'il en fut toujours ainsi pour 
tous les lancers dirigés vers le panier adversaire par nos porte-couleurs' 

Nous aurons un bon club intercollégial si chaque joueur entre en bonne condition physique le 
plus tôt possible. 

Un bon effort de chacun secondant les directives du Kév. pore Ciriff .Jones, instructeur, et 
M. Robert Byck, 4e commerce, gérant et de m. Robert McViegh ïç commence, assistant-gérant 
nous verrons bientôt ce pointage irnupsant tourner ëh notre faveur! 

Nous le souhaitons et nous manifestêrorc ir-et» hssisiaut de plus en plus nombreux 

aux parties A venir. 

. fc Maurice Pelletier, 

s .. • — tucation physique. 



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f * Il O T E S TA Ti O NS 



\nclen directeur de La Rotonde et ex -politicien (c'est moins 
sûr), Michel fleaubien n'a pu résister â l'attrait du Journalisme 
étudiint. \ cause d'un programme d'études très chargé, il n'a 
pas voulu prendre, une part très active dans îe journal même., Il 
résume son activité (on l'espère) à cette chronique régulière in- 
titulée: "Les carnets du Major Beaubien où il traitera de tout 
selon sa fantaisie ou selon l'inspiration du moment, La Rotonde 
lui souhaite la bienvenue au sein de l'équipe. 





Retrait du 
CARABIN et de 

ROTONDE 
de la PUC 



MAJOR BEAUBIEN 



L\ ÏÇ&ftQUI 



Le journal anglais de la fa- 
culté des Arts "The Artsmen" 
vient de me- tomber sous la 
Ma foi les rédacteurs de la 
feuille semblent y vouloir mettre 
de la vie et susciter la contro- 
verse. Leur journal est dyna- 
mique, intéressant et n.ordant. 

Il truite d'un sujet qui ne 
(ait ordinaitfijBBBl Qflfi tefl IMtt 



La conférence a ' débuté 
cahin-caha malgré le personnel 
impressionnant que l'on avait 
réuni pour cette occasion. Elle, 
a pris une allure plus vive par 
la visite des embassades dans 
la soirée. Qu'on a eu du fun, 
qu'on B tu du plaisir. Comme 
dirait l'autre: "Vive les patates 
frites, la .France et l'eau de 
Cologne". 



c nettes mais qui s'infiltre dans 
"tudiants et qui De ut 
malheureusement causé beaucoup 
de tort. "La^cliqu*-" puisqu'il 
faut l'appeler par son nom, i 
ble tn un jour de détruire la fé- 
dérât. 

Les auteurs de ce .virulent 
article, .MM Dic1< Ânka, Peter 
Mandia, Ray Verdon Shea 

y défendent solidement! &Uf po- 
sition. Que ceux qui les accu- 
sent de former' une clique 
cet horrible mot!) se lèvent. Ces 
messieurs sont décidés à vendre 
cher leur honneur» 

3e ne les blâme 



mas se^ de s étudiants avait fait 
<• le quart de ce qu'ils ont ac- 

compli pour la fédération des 
étudiants on serait aujourd'hui 
propriétaires " de l'Université 
d'Ottawa et l'on •• rait 

*- . aux Oblats! 



\CKM 

L'A,C.E.N.U., non pas T as- 
sociation Creuse q>s Etudiants 
Nonos Universellement (tout le 
tour), mais l'Association Cana- 
dienne Etudiant Nations- 
Unies a tenu ses- assises â la 
faculté de médecine de l'Univer- 
sité d'Ottawa, il -. étaient peu 
nombreux mais on^Vest entendu 
pouf déclarer que la qualité dé- 
passait encore une fois la quan- 
tité. 

Les invités dtfionneur. invi- 
tés qui devaient ouvrir nffici'-ll — 
"merit la -session ont brillé ar- 
demment par leur absence. Bah' 
c'est normal, tous ces gens sont 
tellement occupés!. 4 



I \IMI M I 

La dynamite est un explosif 
dangereux à manier. La dextérité 
est' un pré-requis important. 
C'est d'ailleurs ce que possè- 
dent une vingtaine de clercs et 
di laica qui Jouent posément, 
froidement avec les détonnateurs 
de la discussion qu'ils ont amor- 
ti! Tous ces grands^ mots 
n'en viennent qu'à- deux c*rmclu- 
l essentielles qui valent la 
peine d'être soulignées: la phi- 
.;opnie et l'enseignement reli- 
ix. 
— Lei deux solutions apportées 
w-*ont pas nouvelles. Elles ont 
déjà été proposées mais- jamais 
mises en pratique qu'à rares ex- 
tions prés. Ces! regrettable. 
Au lieu.de miner un corps mort 
au programme académique, bois 
,,mort. Que représentent présente- 
ment la philosophie" "et l'ensei- 
gnement religieux, on .en ferait 
dés matières vivantes, formatri- 
•t ai>préciées. 
Mais ce serait aller contre la 
tradition et se heurter brutale- 
ment a l'antique et solennel mur 
du thomisme et du petit caté- 
Chlailie de hl province de Qué- 
bec. Et un.mur comme cela avec 
S tenants et * partisans c'est 
solide . . . c'est épais. 



\„> 




■ 






Acte* du 

LA PLUS DOUCE! LA PLUS SAVOUREUSE 



La P.U.C. (Presse Universi- 
taire Canadienne) tenait les 
27, 28 et 29 décembre 1962 
son 25e congrès annuel à l'Uni- 
versité Carleton. Outre les deux 
délégués du CARABIN, journal 
hebdomadaire de l'Université 
Laval, nous étions les seuls Ca- 
nadiens français parmi quel- 
que cent journalistes étudiants 
venus de tous les coins du pays. 
On sait que LE QUARTIER LA- 
TIN de Montréal et LE CAM- 
PUS ESTRIEN de Sherbrooke 
s'étaient déjà retirés de la PUC 
il y a plus d'un an. Une concep- 
tion radicalement différente du 
journalisme étudiant, suivant 
que nous insistons plus sur le 
côté "opinions" que sur le côté 
purement "information"; une 
conception différente de la 
nouvelle tant du point de vue 
choix, abondance que disposi- 
tion; voilà nous semble-t-H les 
raisons fondamentales qui ont 
joué dans notre décision de 
nous retirer de la PUC. Du 
point de vue pratique, le ser- 
vice de presse de la PUC nous 
était d'aucune utilité, puisqu'il 
était rédigé exclusivement en 
anglais à l'intention des jour- 
naux de langue anglaise . 
D'ailleurs est-il nécessaire de 
mentionner que plusieurs jour- 
naux canadiens-anglais non sa- 
tisfaits eux aussi de ce service 
ne se servent pas de ces com- 
muniqués. Néanmoins l'on 
peut dire que ce qui nous a in- 
cité le plus à quitter la PUC 
c'est le fait .qu'il existe présen- 
tement une association de jour- 
naux de langue française en 
voie de réorganisation. En ef- 
fet, les anciens "Escholiers 
Griffoneurs" dont LA RO- 
TONDE fait partie à titre de 
membre spécial depuis trois 
ans, se sont donnés en novem- 
bre dernier de nouveaux ca- 
dres. L'Association porte main- 
tenant le nom de Presse Etudi- 
ante Nationale, et groupe prin- 
cipalement les journaux des 
écoles secondaires et collégi- 
ales. LA ROTONDE entend fai- 
re partie de cette organisation 
moyennant des conditions qu'il 
faudra discuter avec les repré- 
sentants de PEN. En effet, il ne 
nous est pas possible d'entre- 
voir la possibilité d'avoir au 
sein de cette dite association 
le même statut qu'un petit 
journal d'école secondaire ou 
de collège classique dirige le 
plus souvent par des esprits 
pro-cléricaux. 

Voilà nous semble-t-il des 
raisons qui justifient la posi 
tion que nous avons prise lors 
de la 25e Conférence Natio- 
nale de la "Canadien Univer- 
sity Press." 

LA DIRECTION. 



16 janvier - l'exécutif rencontre le Recteur: 

Casey: "LE RECTEUR NOUS ASSURE 






■ 



DECISIONS D'ICI LA FIN JANVIER SUR 



\ 



LES PROBLEMES ETUDIANTS" 






r 



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UNIVERSITE D'OTTAWA — 16 JANVIER 



" 



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-H 




BEAUBIEN 



Méfiez vous de ces 

demoiselles ! ! 



Filet: Tiara trèi l&ch€ formé de cordellettes entrelacées servant 
a prendre des poissons... '••■ 

C'est sur ce mot très banal que se base -toute une philosophie 
pratiquée de plus en plus dans les murs de l'Université. Et crqyez-le 
ou non, |f filet permet à une uistitution vieille comme le monde de 
se développer élégamment. Le dernier volume à la mode: Pêcheurs 

d'hommes. 

Non, rassurez-vous, je ne suis pas devenu maboule mais je me 
s* n ; en verve de vous faire quelques observations sur la technique 
de pêcheurs (pour ne pas dire pécheresses) d'hommes qu'emploient 
ave- raffinement nos consoeurs. 

Les avt'/.-vous déjà remarquées déambuler dans les eaux pois- 
sonneuses du cafétéria ? La technique est pourtant merveilleuse de 
■ le et d'intrigues. * 

Elles s'y rendent- aux moments les plus propices: notamment le 
midi. Elles entrent, jettent un regard voilé du haut du quai formé 
par le vestibule de la cafétéria, choisissent l'endroit le plus propice 
(de préférence à l'ombre d'une colonne ou en plein courant de l'allée 
fil ctiale), hument l'air, latent l'rau qui semble la. plus frétillante de pois- 
sons mâles et le procédé se met en marche. 

Comme les élégants noirs qui font la pêche aux crevettes, d'un 
geste majestueux, elles balancent leur filet au-dessus de leur tête. 
Le tout est fait harmonieusement, le sourire aux lèvres, les yeux 
brillants de plaisir, calculant Dourtant froidement les chances de 
ficeler, solidement le poisson de leurs rêves. 

Les carnets du major Beaubien 

(suite o lo page 8) 



Tout laisse supposer que les étudiants sauront enfin à - 
quoi s'en tenir en ce qui a trait à certains problèmes d'ordre 
majeur, tels que la réforme de la Constitution de la FEUO, 
la construction des résidences, le projet d'incorporation et 
peut-être même la possibilité de construire un Centre Social. 

C'est ce qui découle en essence de l'entrevue que le Père 
Recteur a accordé mercredi Le 16 janvier à l'exécutif de la 
Fédération des Etudiants. En effet, M. David Casey, prési- 
dent de la Fédé a déclaré à l'issue de la rencontre qui a duré 
une heure et demie "Que le Recteur lui avait assuré que des 
décisions d'importance majeure pour la société étudiante 
seraient rendues publiques d'ici la fin de janvier, soit par le 
Service des Relations Extérieures, soit au cours d'une confé- 
rence de presse convoquée spécialement à l'occasion. Le Pré- 
sident pour sa part a offert au TRP Recteur de faire cette dé- - 
claration dans le cadre des activités du Carnaval d'hiver. 

Au cours de la rencontre les discussions ont gravité au- 
tours de trois thèmes majeurs: (a) les problèmes de la ré- 
forme de la Constitution, (b) la nécessité URGENTE de 
construire des résidences d'étudiants et bien entendu, (c) Ja 
possibilité de la construction d'un Centre Social . . . 

1 — En ce qui a trait aux problèmes constitutionnels et aux 
relations Administration-FEUO-DAE, le très révérend Père 
Recteur a déclaré que le DAE ne pourrait devenir 1 totalement 
indépendant pour des raisons évidentes de HIERARCHIE ad- 
ministrative. Interrogé par l'exécutif au sujet de la possibi- 
lité que la FEUO s'incorpore, le Père Légaré a dit qu'il atteif=~ 
drait le rapport de la Commission Constitutionnelle étudiante 
a\ant .de se prononcer sur le bienjbndé de cet argument. 

2 — -Au sujet de la construction des résidences on a, repassé , 
les faits habituels sans apporter rien de neuf. On a tout de 
même insisté sur la nécessité de plus eh plus urgente de met- 
tre en oeuvre ce projet, 

-• 

3 — Quant au Centre Social, plusieurs propositions ont été dis- 
cutées sans toutefois en arriver à une entente quelconque. 
Fait nouveau cependant, le Père Recteur n'est pas opposé en 
principe au nouveau plan mis de l'avant par la Fédération, 
en rapport au financement d'un tel projet. En un mot, cela 
consiste à obtenir l'appui financier <j£s 12,000 membres de 
l'Association des Anciens en plus d'un versement statutaire 
de $10. de la part des étudiants. Il va sans dire que le plan 
"Mandia" a définitivement été rejeté. 

Plusieurs autres problèmes d'importance secondaire, tels 
que les subventions du gouvernement d'Ontario à l'Université, 
ou encore ht possibilité de convertir quelques pièces de l'édi- 
fice de l'Administration en salles de repos pour les étudiants, 
ont été abordés. Mais, pour le moment, il nous a été impossible 
d'obtenir une déclaration à ce sujet. 

Sur une question qui intéresse plus particulièrement 
l'équipe de LA ROTONDE, à savoir qui prendra la décision 
finale une fois que la commission de réforme aura ses recom- 
mendations finales, M. Casey nous a répondu que les recom- 
mendations iraient d'abord par les mains du Directeur du 
DAE (lui-même, membre de la "Commission de Réforme) et 
qu'en définitive, ce serait à la personne du Recteur seule qu'in- 
comberait la tâche de prendre la décision finale. 

On parle en certains milieux de la possibilité de la nomi- 
nation d'un vice recteur LAÏQUE en charge des affaires étû- . 
diantes mais nulle confirmation officielle n'a pu être obtenue 
de la part des autorités que nous avons approchées. Les diri- 
geants de la î^dé n'auraient rien à déclarer sUf le sujet. 



. NOUS ATTENDONS AVEC IMPATIENCE LES DE- 
CLARATIONS! 





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Page 2 



LA ROTONDE 



Le 17 janvier 1963 






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EDITORIAL 



Nous attendons 

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■ 






vos décisions ... . 





-i — _c 



A 






Un certain enthousiasme mêlé d'un sentiment de doute règne 
présentement dans les milieux informés de la FEUO. C'est que 
l'on attend avec anxiété les déclarations de T.R. Père Recteur face 
aux projets étudiants tels que le Centre Social, la Constitution, 1 In- 
corporation et les résidences. On croit savoir d'ailleurs que des 
déclarations seront faites définitivement sur deux des trois items 
mentionnés dans le compte rendu de première page.,. Plus spécifique- 
ment le t.R.P. Recteur fera des déclarations au sujet du problème 
• général de la refonte de la Constitution et celui de la construction 
f des résidences d'étudiants. 

TOUTEFOIS IL IMPORTE DE NE PAS SE LEURRER . . . 



ai peine à croire en effet que la situation financière et l'esprit 

Jministrateurs de l'Université d'Ottawa à l'égard de la FEUO 

ait changé à un tel point que l'on puisse entrevoir une ère de pros- 



J 

des ad 




que le Père Recteur nous annonce la découverte d'une fortune ver- 
sée spécifiquement pour les projets étudiants. Jl faut envisager la 
situation avec plus de lucidité en tenant compte des efforts accom- 
plis dans le passé et des données actuelles du problème. Il est temps 
de révéler aux étudiants que cette promesse de déclaration faite 
à l'exécutif de la FEUO vient à la suite de nombreuses rencontres 
qui ont eu lieu depuis un an entre les membres de l'exécutif et le 
Père Recteur. Ces rencontres, l'exécutif de la FEUO et le Père Rec- 
teur les voulaient secrètes afin que les délibérations se passent 
dans une atmosphère de calme et de responsabilité, loin des rumeurs 
et des spéculations nuisibles à une entente. En effet, le plus grand 
crédit que Ion puisse attribuer à l'exécutif de la FEUO cette année 
ce n'est pas tellement rl'avoir entrepris la Réorganisation (quoique 
ce soit là une oeuvre monumentale) mais bel et bien d'avoir insisté 
auprès du Père Recteur afin qu'il nous explique clairement les posi- 
tions et lesd écisions de l'Administration en ce qui a trait aux pro- 
blèmes étudiants. ,? 



Je ne crois pas tomber dans le ridicule quand je dis que je me ~^~ 
fais l'avocat du corps étudiant de l'Université d'Ottawa pour expri- 
mer notre désir de voir le Recteur nous faire une déclaration qui 
aura son poids dans les annales des étudiants de l'Université d'Otta- 
wa. Nous ne nous attendons pas à recevoir la lune, certes, mais nous 
exigeons que l'on n'évite pas la question, comme on l'a fait trop 
souvent dans le passé. On veut être renseigné exactement sur la 
situation et sur les intentions du corps administratif de l'Université, 
en ce qui a trait aux problèmes d'importance majeure pour les étu- 
■ (liants. 

PAS PLUS; MAIS TOUT CA. 

On ne peut que trop insister sur l'importance qu'il faut accor- 
der aux décisions qui seront prises durant les prochains jours. Il y 
va du "futur de l'esprit et de la condition sociale des étudiants à 
l'Université d'Ottawa. " « , 

Nous croyons savoir d'ailleurs, que l'exécutif de la FEUO ne 
se contentera certainement pas d'une solution mitigée ou d'une dé- 
claration évitant le problème. On ne peut en eflFèt, militer de la. 
sorte pendant des mois et voir d'un seul coup tous nos efforts abou- 



tir à un refus ou à une solution que l'on jugera inadéquate. Si on 
accepte la situation, c'est qu'on est lâche; et La Rotonde ne man- 
quera certainement pas l'occasion de la rappeler à l'exécutif -de la 
FEUO. 

J'ai l'air de me prendre au sérieux ... Il se peut fort bien . . . 
mais la question est des plus sérieuse En fait, je fréquente depuis 
quatre ans l'Université, et je ne puis me rappeler d'un événement 
aussi important, d'une décision aussi capitale, aussi vitale pour 
l'avenir de Ià~TEUO. Sortirons-nous enfin de notre ère de "survi- 
vance"????? Nul ne sait. 

Un fait demeure certain, cependant, c'est que nous sommes 
écoeurés de manger des miettes et qu'il nous hâte de goûter enfin 
au bon pain! 

JEAN GOBEIL, directeur. 









17 janvier 1963 



LA ROT O N D E 



Page 3 






f 



NOS LECTEURS NOUS ECRIVENT 




' 



Propos sur Demain 



r ' 



S'il nous fallait analyser le gouvernement responsable où 

rouage de la démocratie moderne nos ancêtres veçj feraient le fa- 

en y disséquant les parties im- meux mot d"<>rdre "No taxation 

portantéfcf^m reconnaîtrait fa- without représentation", 

cilement que le vote est le prin- Qjq pourrait continuer en 






cipe le plus important du mécha- < ant , iue le jeune de dix huit ans 
nisme puisque c'est par lui que est responsable au point de vue 
l'individu choisit librement ceux civique et criminelle, c'est-à-dire 
- à qui il (1. odirectemejtf un qu 'n p eu t r-tr* ju^e par la même 
. secteur de ses pouvoirs. 1/impor- société QUI fui. refuse le droit de 
tance du vote et la valeur que la "K^e. IîUmi plus, en tas de guerre. 
"•'tété lui attribue ne portent on ;i \ v pouvoir ÛTSXt&T. qu'il 
donc pa, a diseuukffl. , aille mourir pour une nation qui 
Mai- ce qu'il faut bien deter- lui refuse le plus important de 
miner . quel moment un ses privilèges. En somme, on le 
• membre de la société s> le pou voir coi ez vieux pour mon- 
de choisir ceux qui dirigeront ses rir, mais trop jeune pour choisir. 
propre* Instri Un regard Ra , iste :Jes 1MJUStit . es est ,,-. 
,T la mappemonde nous informe jà a>st . z im W1 , ante rt assez forte 
que la si! ane d un pays ..^^ m ehftng q neB< nuil . 

'- a " du T e JK" cri. Pourtant, nous n'avons mê- 

vmce a 1 autre Au pays du Que- me — aèvôné^ïâ plus grande 

bec. qui sera le sujet de notre injustice, celle qui à mon humble 

gteiitaton, ■«" I« citoyens de ;ivjs faUJJgfl lout k . tème 9fm 

21 ans et plus peuvent se preva- ;.,,._ ()n nQUS donne , e 

lo.r de ce droit capital. Je trouve von . ,,,. W(T • 2 , . ms sachant 

1 uu # ne le,e ' arh, traire ^ 8 . bien qu'en réalité nou» Wt* 

lvnfe! rons seulement à 23 an*. Voua-ra 

et je vnlont.ers a 1 idée w . z , ,, t ^ ^^ 

détendre le dnut de suffrage aux ced „ -^ deux ^ du 

citoyens de 18 ans et plus, campa- tlons U1 . X(>tcr . . „ Mmièrement 

grne.déjà amorcée par la Presse ^ fa ans et paiement il 

Ktud.ante de la pruvmre de Que- fffut Vlir flrrtimK r(jla t Vnus 

bec, appuyée par les mouvement. hre enfanlin - mais con ,.. 

d Action ,Çatholi<l m>z hl0n sn , impnI . tanre . VmB 

C'est aux injustices qu'il faut pouvez très bien avoir 21 ans 

s'en prendre. E ni nom- l'année prochaine, mais vous no 

breuses mais ne 'semblent pas pouTrei voter faute d'élection; 

scandaliser nos députés, ces no- Les élections provinciales ayant 
blés défenseurs de la démocratie générale ment lieu tous les qua- 
du vingtième siècle. Soulignons tre au-, l'individu a donc une 
d'abord le cas des jeunes travail- chance sur quatre de voter à 21 
leurs de 18 "à 21 ans. Ceux-ci ans. L'exemple pourrait très bien 
paient des taxes directes et, indi- clarifier ma pensée. Prenons les 
rectes sans pour cela avoir .le élections provinciales de novem- 
droit de nommer ceux qui redis- brj dernier. Supposons qu'un ci- 
tribuent leur argent. Il me sem- toyen ait eu 21 ans en d-cembre 
ble qu'on oublie aisément les 1962. Il n'a donc pas voté aux 
grandes théories abordées au dernières élections. Il s'acquitte- 
cours de la Campagne pour le ra de son devoir dans quatre arts. 



POUR LE VOTE A 18 ANS 

plus précisément à 1 âge de 25 mier ministre parle bien; "les que» ne se prononcent pas .sur le 

ans. Voilà où tout le système est pensants" que Ion pourrait dé-, sujet. La vieille garde du parti a 

fau>sé. Pour être franche, la lé- finir comme étant ceux qui pèsent une peur terrible des jeunes qui 

gislature provinciale devrait plu- la valeur de leur vote, qui analy- exigent une politique progressi- 

tôt dire qu'un quart des indivi- sent les différentes politiques des ve. un nationalisme constructif et 

dus de 21 ans ont droit au suffra- partis et qui choisissent la meil- un Ktat du Québec réellement 

ge. Les statisticiens en sont ar- leure équipe. Ce n'est pas l'âge "martre chez lui". On préfère 

rivés à calculer que la moyenne qui effacera la première option s'enraciner dans son cunserva- 

d'àge du premier vote était de 23 mais l'éducation sociale. tisme. se cacher derrière une po- 

ani et MM de 21 ans. De là dé-' f Une dernière. analyse profonde litique de bout de chemin. (àJa 
un sérieux avantage au vote' de l'argument apporté nous re- Bonà Arsenault» (pie de répon- 

à dix huit ans; celui de ramener vêle un aspect qu-'oa-XMiblie trop dre au* exigences des jeunes de 

la moyenne vers son premier ob- souvent. L'aspect politique est la' province. Voilà là seule raison 

jectif de 21 ans. c'est-à-dire de négligé dans toutes les explica- qun explique l'opposition dv> 

18 à 20 ans. tions' données au sujet de l'im- "boni»" devant le vote à dix 

Finalement, essayons d'expli- maturité des jeunes de 1S ans. huit ans. 

quer l'attitude de ceux qui s'op- Regardons un moment nos vieux 

Dosent a la proposition. Les mOP- bonzes, assagis par les an- 

dus du vote à 21 ans vous dirons endormis dans un conformisme 

que leur théorie est le chien de aajka libération possible. Nous 

garde de la démocratie. Ces mes- comprendrons alors plus facile- 

sieurs ont pour opinion que les- ment pourquoi les partis polJR- 

jeunes manquent de maturité ■■ 

politique, qu'ils ne sont pas en- 
core "«'adulte" donc qu'ils .n'ont — 
pas le droit de choisir leur re- 



('hoisissnns entre le conserva- 
tisme des bonzes endormis et le 
libéralisme des jeunes nationa- 
listes. 

l'ii m Galiptau 



entant. Quelle belle façade 

pour cacher leurs vraies inten- 
tions. Premièrement, il est faux r, 
de dire que la maturité s'acquiert 
automatiquement à 21 ans. ("est 
un long processus d'expériences 
humaines qui n'a pas d'âge, ni 
d'années. A dix-huit ans on com- 
mence l'apprentissage. Et pour- 
tant 'la vingt-et-unième année 
nous arrive sans rien chambar- 
der. Les mêmes questions se po- 
K ut. les mêmes problèmes de- 
mandent une réponse. A quand 
la cje'rnière question? 26, 50 ou 
100 ans, que sais-je? Une chose 
m'est pourtant certaine: la der- 
nière question et la dernière ré-' 
ponse sont peut-être nos derniers 
instants de bonheur. 

Tout ceci pour exprimer une 
chose: les votants se diviseront 
toujours en deux secteurs; "les 
nouilles", c'est-à-dire ceux qui 
votent machinalement pour tel 
parti parce que leur grand'père 
était un bleu ou parce qm? le pre- 



ta a oîo ttoc 



JOîknai, iRwrvis Dis ÉTUDIANTS DE 

I.TNlVKKKITfc D'OTTAWA 

Membrt ipéejal de la Pseavs Etudiants Nationale 
DIRECTEUR: .ban Gobeil 
Rédacteur en chef Chef des Nouvtlbs 

fîuy Robitaille ' r~ T. Pierre Galij.rau 

Secrétaire à la Rédaction \ Gaston Fortin 

Section Artistique: Jean Lefebvrc— Hélène Reauch'amp 

Actualités^Sportivos: Omèr Mnnfils — Maurice Pelletier — 

— ; François R(4)iehaud. 

Rédacteurs: Ren<- Rosberry — 'Germain f), - François de 

Martigny Michel Bea ubien 
— Murray Malt 

Equipe Technique: Char-nain.' Charbonneau 
Hi sette — Line Pierret. 

Photos Jean Guy Leelerc — Glen nfe8wetny - 

Caricatures Marcel Antfritfii..n. 

Autorisé comme envoi ' postal de seconde classe, 
Ministère des Postes, Ottawa. 

IMPRIMÉ PAR L'IMPRIMERIE BEAUREG ARP 



Jacques Lefebvre 
Alphonse. $forl 



. . - • - ■ 

La clique et le Fulcrum ! ! 



y 






Donald Gordon nous écrit 



leur des candidats selon les nor- 
— srmes dont l'équité repose sur la 
, ^compétence et la faculté d'adap- 
tation. 

% Comme je l'ai exprimé à main- 
tes reprises, noua comptons par- 
mi l'effectif de nos fonctionnai- 



. on ., -«/•« Messieurs Claude Lemelin, 

January 20th, 1963. Jean ûobei , £ 

I)ear Sir: ing theirs. So seldom does the Jean-Pierre Bouabeau, 

As we sit hère in Off ice^Jo. Fulcrum take a stand on any LA ROTONDE, ' 
11 of the Fédération House controversial issue, that thé Université d'Ottawa, 
pondering over the- fijiier label "Fence » sitter" is a va- Qttawa, Ont. 
things in bottles and solving lid criticism. The few times Messieurs: 

one earth-shattering problem when the so-called editorial Je suis reconnaissant au Pre- res des Canadiens-français que 
after another, amid the déluge page has adopted a positive mier Ministre et au Ministre du nous avons recrutés depuis que 
of paper and broken doors, we policy, the editorial in qués- Transport de m'avoir fait tenir je suis devenu Président du Ca- 
cannot help but call to mind tion was preceeded or followed un exemplaire de la lettre que nadien National. Au fur et à 
many of those things which with a by-line (Brian Me- vous av « 2 adressée à l'Honora- mesure qu'ils acquièrent plus 
make the University of Otta- Keown). Any editorial page ble Monsieur Diefenbaker le 5 d'expérience, leur valeur et leur 
wa what it is. Among the more which begins with the sen- décembre. stature augmentent et ils nous 

ont standing examples (like a lence: "The views exprésseâ Depuis la date de Votre lettre, font donneur. Avec le temps, je 
sore thumb) of things which hère are those of the author, m °n témoignage devant le Co- suis confiant que certains d'en- 
reflect campus life is the En- and are not to be considered as mité des Chemins de Fer a été tre eux parviendront aux plus 
gl.ish language newspaper (for those of the Fulcrum staff, the Publié dans le Hansard, qui^est hauts échelons de la hiérarchie 
want of a better term), the Students' Fédération or the le record officiel. Subséquem- administrative et opérationnelle 
Fulcrum. University of Ottawa," is not ment, plusieurs journaux de lan- du Canadien National. 

Now you might ask why at worthy of the trtle, Editorial £ ue française et anglaise et en En terminant, je me permets 
Ihis tiriie does the Fulcrum Page. And we cannot even lay P lus les postes de télévision et d'ajouter quelques notes sur un 
Ait across (he fancies of our the blâme on the editor; FOR d* radio ont fait des mises au aspect personnel. J'ai vécu une 
minds. Kut as we point ed out IT SEEMS THAT OF LATE, P° int en publiant et transmet- grande partie de ma vie parmi 
earlier, amid broken doors, THE EDITOR CHANGES tant des articles, des déclara- des Canadiens d'expression fran- 
garbuge, and blank paper WITH EVERY EDITION. tions et des commentaires cor- çaise-aussi bien que parmi des 
what could be more appropri- ITS TIME THE EDITOR respondanfc aux opinions que Canadiens d'expression anglaise, 
ate to contemplate upon than AND STAFF GREW UP. J'ai exprimées. Par exemple, j'ai eu plus d'occasion qu'il n'est 
the Fulcrum. Now please do Let's hâve an editorial board, monsieur Gérard Pelletier, avec donné à la majorité des Cana- 
not think that we are destruc- and get an editorial policy of Q ui i'ai passé cette affaire en diens^ ^'observer le développe- 
tively çriticising the Fulcrum. one sort or another (even an- revue, a eu la gracieuseté de ment culturel et économique de 
We are not jumping on the ti-Artsman). This is the only faire paraître un excellent comp- toutes et chacune des provinces 
band wagon. Unlike the ma- way the Fulcrum can corne of te-r^ndu dans "La Presse" du 12 canadiennes. J'ai la même ami- 

t'ority >of students, we feel it âge and produce a paper that décembre. tié pour tous mes compatriotes, 

as some potential. students will look iorward to. Ayant pris connaissance du peu importe leuçs antécédents 

Perhaps the basic trouble In journalism thereis no room texte officiel de ma déposition ethniques et sans égard pour le- 
lies nOt with the staff, but for cowardice. The ship is au Comité des Chemins de Fer quel des deux langages en usage 
rather with what they pro- floundering, and from the Fui- et des commentaires auxquels je ici est 4eur langue maternelle. 
duce. If there is an editorial crum office we can almost fais allusion plus haut, je crois De plus, je suis très attaché au 
page, we hâve yet to find it. hear the staff singing, "Near- que vous envisagez maintenant sol canadien, y compris le Qué- 
Every newspaper worth its er My God to Thee". . la représentation des canadiens- bec et Montréal où avec ma 

sait must hâve the courage of Dick Anka, Peter Mandia, français aux échelons supérieurs famille j'ai vécu d'excellentes et 
its convictions. Up to this Mike Shea, Ray Verdon, du Canadien National dans une heureuses années auprès de Ca- 
point, the Fulcrum has done affectionately known.to some, toute autre persTpective. J'espère nadiens d'expression française 



Conseil des Etudiants, 
Faculté des Arts, 
Université d'Ottawa, 
Ottawa, Ontario. 

, . Messieurs, 

Veuillez accepter ma 
démission datée du 22 
courant. 

Je remercie tous ceux 
qui m'ont aidé au cours 
de l'année dans les orga- 
nisations auxquelles j'ai 
participé. 



Bien à vous, 

Bertrand Roy, 
Vice-Président français. 



Dernier Congrès 
Régional de la 
FNEUC- 



an admirable job of conceal- 



.a»--"The Clique". 



Toujours ce $400 



Le 4 janvier 1963 
M." Pierre Galipeau: 



autres. Je saisis l'occasion de 



fit de $100.00, ce qui aurait été 
normal, mais plutôt un déficit de 

$198. Donc cette danse a fait per- réitérer que nous jugeons la va- 
La chronique "Propos sur de- dre au Commerce quelque $300. , 

main" parue dans la Rotonde du Deuxièmement, si on regarde 

13 décembre 1962 m'amène à bien le budget on constate que 

faire une mise au point. $200.00 ont été votés pour le jour- 

Le conseil de la Société des étu- nal "Mercurius". Douze éditions 

diants en Commerce a voté der- doivent paraître durant l'année et 

niirement la somme de $400.00 nous voici au' début de janvier et 

- pour ses finissants et devant un seulement trois éditions ont déjà 

tel geste de sa part vous vous paru. En plus, chaque. édition coûte 

posez de sérieuses questions au su- seulement $7.00 puisque le papier 

jet de la maturité d'esprit des fi- et l'impression, sont donnés 

nissants. N'oubliez pas, M. Gali- tuitement par l'Union du Canada) 

peau, que le conseil se compose Donc on peut .dire que $100.00 se- 

non pas seulement d'étudiants en raient amplement pour douze édi- 

4ièm« année mais aussi d'étudiants tions -possibles du Mercurius. 

des trois autres années. Avec les $300.00 perdus par la 

Le ?6t« au sujet du $100.00 a été danse et les $100.00 de surplus 

de six contre cinq et des six mem- Votés au Mercurius, le club du Corn- — 

lu. -s qui uni voté en faveur, deux merce et le carnaval d'hiver au- l**î|aa H 



que vous êtes d'accord avec, la et anglaise. Dans les circonstan- 

direction du Canadien National ces, vous comprendrez combien 

qui s'oppose à toute forme de il m'est pénible de me trouver 

discrimination envers qui que ce dans là situation créée par les 

soit dans la nomination de fonc- expressions fautives et exagé- 

tionnaires ou d'employés, que ce rées que l'on m'a attribuées, 

soit aux postes-de commande ou • Votre dévoué, 

Le Président. 



D. GORDON. 



École Secondaire 



étaient des étudiants non finis- raient bénéficié d'une plus juste 

ants. Je ne vois pas ici le pour- part. m - 

quoi de votre doute au sujet de L'année dernière une somme 

la maturité d'esprit des finissants, équivalente a été accordée aux fi» 

De plus vous avez examiné le nissants et l'état financier montra 

budget pour "voir si la situation un surplus. Cette année avec un 

mom+qUe permettait le paie- budget de $1,500.00 ($800.00 l'an 

ment de la soulade en question dernier) M. le Président s'oppose. 

(coquetel). Mais quel budget aVez- 




— n i l 



m mm wm mm mm mm mmKMtim 
m0mmmmmm 



mf.< 




Les étudiants de l'école se- pour les 9e et 10e années et 

Tout ceci m'amène à me poser condaire de l'Université. d'Ot- un édifice de 12 salles de classe 

e xamin é ! Gehn des Sciences de sérieuses questions non pas au tawa ne devront plus emprun- pour les lie et 12e années 

Politiques? Celui des Arts? Cer- sujet de la maturité d'esrrrit-des ^ ^ mènje chemin de la comprenant' aussi, une biblio- 

tainem.nt pas celui du Commerce, finissants mais plutôt au sujet de , gable , pour se rendre thèque. -d«WX laboratoires et 

Le.eaisse dp Commerce contient la compétence du président., du < ^ »*• 3rt c v „„ ..i^inm n» a nu,«nl lin 

*i«Uix.oo provenant des cotisations Commerce et de ses amis-mem- a la classe. un auditorium au sous-sol. .Un 

,t ont peut ajouter à ceci le sur- bres du conseil. L . école seC ondaire, jusqu'à troisième édifice comprenant 

plus, de l'année dernière ce qui Et quant à vous, M. Galipeau, mai ^ tenant s j tu ée dans l'édi- Un &y mnase et une salle de re " 

l'augnunte à environ $1,500. Vous ne croyez pas que parce que vous c ■ i»TT«l création sera prêt peu après 

parle-, de la s„mn,e d, $l,:i:i73. êtes étudiant en Sciences Politi- fice d administration de 1 Uni- 
Mais d'où provient cette figure? —que» et que vous vous baladez avec versite, avenue Laurier, a ete 

Voue mentionnes aussi, M. Gali- le journal "Le Devoir" sous le déménagée dans apn nouvel 

p. au,. <pic !«• déboursement de 



la rentrée. 



Lors du Congrès de la ré- 
gion d'Ontario de la F.N.E.U. 
C, les comités de l'Université 
d'Ottawa et du Collège St- 
Patrick reçurent le mandat 
d'entreprendre une étude et de 
préparer un mémoire qui se- 
rait présenté à la Fédération 
des professeurs des Ecoles Se- 
condaires de rOntario et à 
l'organisation parallèle exis- 
tant pour les professeurs des 
écoles primaires, sur le bilin- 
guisme au Canada. 

Le but d'une telle étude se- 
rait l'établissement d'un sys- 
tème obligatoire et uniforme 
de l'enseignement de la langue 
française dans les écoles de 
langue anglaise de l'Ontario. 

I-.es 13 universités assistant 
au Congrès adoptèrent unani- 
mement une résolution à l'ef- 
fet qu'il était nécessaire au * 
peuple canadien de reconnaî- 
tre l'aspect bi-culturel de leur 
pays et la nécessité du bilin- 
guisme autant pour les cito- 
yens* de langue anglaise que 
pour ceux de langue française. 

Le Congrès suggéra que le 
mémoire devrait appuyer spé- 
cialement sur 1 les points sui- 
vants: 1) Ue> système devrait 
être uniforme dans toute la 
province et obligatoire; 2) 
L'enseignement du français 
devrait être commencé dans 
les premières années du cours 
primaire; 3) Dorénavant, on 
devrait enseigner principale- 
ment lefrançais de conversa- 
tion tel qu'il est parlé au Ca- 
nada (Le "jouai" probable- 
men t) au lieu de l'actuel 
''français parisien"; 1) La F. 
N.E.U.C: favorise un accrois- 
sement dans le nombre des 
échanges étudiants et profes- 
soraux entre le Québec et le 
reste du Canada; 5) le Con- 
grès demanda aux universités- 
_ membres d'encourager les 
échanges inter-universitaires 
avec les universités de langue 
française du Québec. 



I 



- - 



- 



DON MANDERS. 



bras que vous pouvez résoudre édifice d'Alta Vista, prome- 

tous les pro 
ses cotisations qui devaient normal- VOUS consei 



Il ne restera plus que la ré- 
sidence des professeurs à 



$400.00 "oblige le consed a b.ff.r tous les problèmes du campus. Je rf R .. t h 

nseille pour l'avenir de w ^J^Vr~T' Jt ~ , construire. En décembre der- 

f Smythe et le Queensway. 

lement aller au club du Commér- vous renseigner davantage avant 



-y 




ce, au carnaval d'hiver et à la 
danse de Noël". 

Premièrement, *je mentionne que 
la danse a eu lieu avant même 
que paraisse votre article et 
qu'elle a rapporté non pas un pro- 

1 



d'émettre une opinion ou de rela- 
ter des faits qui trop souvent 
sont faux. 

Bien à vous, 

Bernard Montpetit, 
Commerce IV. 

•. ***£ 

- - V 



nier 664 étudiants- ont suivi 
Deux des quatre édifices pour la dernière fois les cours 
projetés sur le nouvel empla- "qui leurs étaient donnés dans 
cernent de sept acres seront l'édifice d'administration de 
prêts à accueillir les élèves -— ï la Côte-de-sable. L'école secon- 
un édifice de 16 salles de classe daire était située dans cet édi- 



fice depuis sa construction en 
1904. 

ha date de l'inauguration 
officielle sera fixée plus tard 
par Son Exe. HfJT M.-J. Le- 
mieux, o.p., archevêque d'Ot- 
tawa et grand chancelier de 
l'Université. 






*. 



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Le 17 janvier 1963 



■4 



Voici les locaux de la nouvelle Aumônerie des Etudiants qui abrite 
les nouveaux bureoux du Père ftaby et du Père Roy. 



-MALADIES DE COEUR- 

La collecte en faveur de La Fondation des Maladies du 
Coeur de l'Ontario aura lieu le 17 février prochain.. C'est ce 



CADAVRES 
RESPONSABLES 



qi i révélé 'M. VauKharï Stèwart. administrateur de la Fédé- 
ration, à la dernière réunion du Grand Conseil, le 20 janvier 
dernier. ■ ■ •• - - - -*~ ■ . . 



La- façon de procéder cette année pour recueillir les dons 

sera de répartir hë différent! quartiers de la ville entre les 

facultés d l'Université qui elles subdiviseront leur quartier 

respectif selon le nombre de collecteurs qu'elles auront à 

. m ,„„n i leur disposition. 

La FNEUC vous annonce un plan ^ 

d'assurance vie. Cependant, il fau- Les maladies du coeur constituent la menace la plus 
drait s'inscrire avant le 31' Janvier", sérieuse à la santé '«lu peuple canadien. Chaque- année, elles 
1963. causent le dÔL-à* de plus -de 60,000 r canadiens, c'est-à-dire 
, ' . .„. «^ presque autant que toutes les autres maladies réunies. Donc 
Dejades-m^iiersd étudiants ont un { ^ néral est j alR . t , a )()US les étudiants pour faire un 
apprécié ce plan d assurance-vie. ^^ de cette co n ecU , Toua l es volontaires sont priés de 
Puisque le 31 janvier approche il d leur nom au président de leur faculté ou à ra Fédéra- 
- serait bon que les lecteurs de La , même 
Rotond£ en connaissent les avan- 
tages, mêjne, si- votre. santé., est ."des" . . ' " "~"T . 




POSITION DE LA SECTIOlff DU RlN FACE AU PRQ 

* * . ■ * * 
Lors de sa réunion du 16 janvier à la Maison des 

Etudiants de 11 niverstté d'Ottawa, le RIN étudiant 
de Hull-Ottawa a adopté la résolution suivante relati- 
vement à la formation récente du Parti républicain 
du Québec par M. Marcel Chaput: 

Le RIN étudiant de Hull-Ottawa regrette que M. 
Marcel Chaput n'ait pas accepté la résolution du 
Congres National du RIN en octobre ,1962 qui décidait 
selon le voeu de la majorité de ses membres la trans- 
formation du mouvement en parti politique au prin- 
temps de 1964 et que M. Chaput se soit désolidariser 
du RIN pour former le Parti Républicain du Québec. 

Nous croyons toutefois que la formation de ce 
parti politique fera progresser la cause de l'indépen- 
dance du Québec. * 

Le RIN étudiant de Hull-Ottawa réitère une 
entière adhésion au RIN et assure ses dirigeants de sa 
conance. * \ 

* Jacques RIOU, Publiciste. 



L'ARMEE CANADIENNE 



Sero représentée sur le campus par le 



• 



LT. COL. W. L. G. GIBSON 



• • • 



au 



BUREAU DU CEOC 



162. rue Waller l 



MERCREDI, LE 30 JANVIER 1963 
L'Armée Canadienne a des 



r 






ouvertures dans tous les services 

pour \es gradues dans les Facultés 

des Arts, Science et Génie. 



Des renseignements peuvent être 
obtenus, sans obligation, par tous 
les étudiants sous-gradués, sur le 

ROTP. 



L'Officier d'état-major de L'Armée 

s'occupe d'obtenir des entrevues 

pour tous ceux que la chose intéresse, 

Le Colonel Gibson sera 
au Bureau du CEOC, le 30 janvier 63, 

\ < 

, pour passer les entrevues. 



*> 



meilleures. 

Vous devez tenir compte de votre 
assurabilité. La FNEUC offre un 
plan .spécial -aux étudiants, plan 
qui vous protège pour la vie, indé- 
pendemment de la détérioration de 
vojre santé. Vous avez le droit de 
convertir votre police FNEUC pour 
n'importe quel plan d'assurance-vie 
dans les prochains, dix ans ou à 
35 ans. 

La majorité des étudiants re- 
quiert l'assistance financière ou 
font des emprunts. En cas de mort, 
l'assurance'-vie FNEUC acquitte- 
rait toutes vos obligations. 

Lestauj^de plan FNËtTC sont 
•plus bas que la majorité. De plus, 
lorsque vous convertirez votre 
pulice en assurance ordinaire, fous 
payerez $2.50 de moins par $1000 
de protection. En cas de totale in- 
validité, toutes futures primes se- 
ront payées pour vous. 

M. Gilles Larose représente 1 
FNEUC sur le campus en matière 
d'assurance. On peut l'atteindre à 
611 Cumberland ou à BTïMTfffr Si 
vous préférez, appelez la Compa- 
gnie d'Assurance -Canadian Pre- 
mier Life à 233-9485. 



LE SERVICE PUBLIC DU CANADA 

OFFH€ 

1400 - EMPLOIS D'ETE - 1400 

AUX 

étudiants des universités 



$245 à $305 par mois 
aux étudiants 



• - 
Jusqu'à $537 par mois 

aux finissants 



et en supplément, lorsqu'il y a lieu, 

vivre et couvert pour travaux sur le ter- „ — 

-, rain et aide pour frais de voyage jus- 

qu'au lieu d'emploi, à l'aller et au retour. 
La plupart des emplois s'adressent à ceux qui 
étudient le génie ou les sciences, notamment la 
science ^forestière, la géologie et l'agriculture, 
mais on emploiera aussi un certain nombre d'étu- 
diants venant des autres facultés. 

• Pour obtenir les détails et les 
formules de demande, adressez-vou^ 

au _x 

BUREAU "UNIVERSITAIRE DE PLACEMENT 
CE 5-6751 - Local 260 
..jQu aux bureaux de la 
COMMISSION DU SERVICE CIVIL 

LE DÉLAI D'INSCRIPTION EXPIRE LE 31 JANVIER 



* ■ » fj 



Le 17 janvier 1963 



— r- 



LA ROTONDE 



Page 5 



'- 



par GERMAIN DION 

Peu de sujets ont entraîné 
autant de controverses que 
l'acquisition d'armes nucléai- 
res par les forces -armées du 
Canada. 

Le problème est de nature 
essentiellement complexe. Il 
implique au moins trois fac- 
teurs particuliers: le- diploma- 
tique, le militaire et le poli- 
tique. Il se pose à deux niveaux 
différents: pour nos forces .lo- 
cales, cantonnées au Canada/ 
et pour les troupes canadiennes 
servant en Europe sous la bon 
nièce de l'OTAN. Et naturelle- 
ment la solution qu'on veut y 
apporter varie à l'infini, selon 
que l'on se cjassc dans le camp 
des militaristes à outrance ou 
des pacifistes à l'excès. 

Deuxièmement, une grande 



difficulté provient du fait que 



les arguments utilisés par cha- 
cun des deux camps ne sont 
pas toujours dépourvus de bon 
sens. On trouve partout des 
gens qui sont pour les armes 
nucléaires, et d'autres qui sont 
contre. Mais on comprendra fa- 
cilement que, dans le court es- 
pace qui nous est alloué, il 
nous est impossible de faire 
une étude complète de tous ces 
arguments soulevés pour ou 
contre l'acceptation d'armes 
nucléaires par le Canada. No- 
tre étude- sera beaucoup plus 
restreinte. Elle ne touchera que 
les grandes lignes du problème. 
Ces restrictions faites, nous 
allons exposer notre point de 
vue honnêtement, en nous at- 
tachant surtout à un point: 
l'intégration de la politique de 
défense canadienne dans la 
politique militaire occidentale. 



ORIGINES DU PROBLEME 




■•>... 




OFFRE AUX DIPLÔMÉS D UNIVERSITÉ 
LA POSSIBILITÉ DE SE FAIRE UNE 
CARRIÈRE DANS SES SERVICES TECH- 
NIQUE, ADMINISTRATIF ET NAVICANT 

...UN OFFICIER DU PERSONNEL et 
L'AVIATION SE RENDRA A VOTRE 
UNIVERSITÉ EN VUE D'ACCORDER UNE 

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À TOUS LES ÉLÈVES DÉSIREUX D'OBTENIR UN EMPLOI 
PERMANENT DANS L A VIA TION 



POUR TOUTE ENTREVUE, ADRESSEZ VOUS AU 
BUREAU DE PLACEMENT DE VOTRE UNIVERSITÉ 



MA* 26- 62 F . 



ROYALE OU CAHADA 




Y 



Quelles sont les origines du 
problème actuel? Evidemment 
toute la source du mal remonte 
à la décision du gouvernement 
Diefenbaker, il y a trois ans, 
d'autoriser la construction sur 
le sol canadien de deux bases 
de lancement pour les fusées 
Bomarc, bases qui devaient 
être par ta suite intégrées au 
Commandement de la défense 
aérienne de l'Amérique du 
Nord — mieux connu sous le 
nom de NORAD. Ainsi le gou- 
vernement créait une présomp- 
tion que le Canada viendrait 
à accepter les ogives nuclé- 
aires pour les missiles mainte- 
nant installés sur le sol cana- 
dien. Cette présomption était 
d'autre part entrevue par la 
conduite de nos troupes en Eu- 
rope, qui participaient depuis 
trois ans à un entraînement nu- 
cléaire commun avec les au- 
tres membres de l'Alliance at- 
lantique. 



Selon la récente déclaration 
du général Norstad, il y aurait 
eu à l'époque entente entre le 
Canada et les Etats-Unis en ce 
qui concerne l'acquisition des 
armes nucléaires par le Cana- 
da, une fois la construction des 
rampes de lancement et les au- 
tres préparatifs terminés. Il 
s'agit pour nous d'une affirma- 
tion qui doit être utilisée d'une 
façon à la fois prudente et cir- 
conspecte, bien qu'il soit fort 
possible que le Canada ait pu 
accepter à la dote un tel ac- 
cord, comptant sur les perspec- 
tives du désarmement pour ne 
pas avoir à le tenir. Pourtant 
une constante demeure dans 
tout cet imbroglio: les fusées 
Bomarc, érigées à coup de mil 
lions sur le sol canadien, ont 
une valeur purement imagi- 
naire sans les ogives nucléaires 
qui Jetfr étaient originairement 
obstinées,. ~~ 



L'ANTITHESE 



y 



Mais si la construction des 
rampes de lancement pour les 
Bomarcs constitue déjà une 
première erreur, comme le sou- 
tient Paul Sauriol dans le De- 
voir du 17 octobre 1962, est- 
ce bien "une raison pour en 
commettre une plus grande par 
I acceptation des Ogives nuclé- 
aires"? 

Tout d'abord, même si le 
Canada respectait les cadres 
de la présumée entente secrète 
survenue avec le Pentagone, il 
faut bien se mettre dans la 
tête qu'il ne deviendrait pas 
pour autant puissance nuclé- 
aire. C'est plutôt un droit d'en- 
treposage que les Américains 
réclament sur notre sol, qu'une 



véritable cession qu'ils nous 
consentent. Les lois sont très 
sévères aux Etats-Unis sur ce 
point, le gouvernement améri- 
cain ne peut jamais se dépar- 
tir d'une certaine forme de con- 
trôle sur les ormes nucléaires 
dont il fait la cession à des 
pays étrangers. Le Canada ne 
ferait pas exception à la règle. 
Et pour des armes sur lesquelles 
il n'aurait tout au plus qu'un 
contrôle nominal, il perdrait 
beaucoup de son prestige au- 
près des pays non-engagés; en- 
tre autres, au cours des gran- 
des campagnes en faveur du 
désarmement que notre pays a 
pris l'habitude de mener de 
concert avec ces derniers, de- 
puis un certain temps. 



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. 



... 



rè? xJ-tyc^cV (fitoi caAC44e &f>af>ceA, 




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ST. LAMBERT, QUÉBEC 




reeard 

sur le 

moYide 



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OPINION 
PERSONNELLE 



Selon nous, pour avoir une 
meilleure idée du problème, il 
faut le diviser, et faire la. dis- 
tinction entre l'OTAN et le 
NORAD. 

Dons le NORAD, le Canada, 
comme partenaire unique et 
inégal des Etats-Unis, n'aurait 
qu'un bien faible mot à dire. 
Il n'est même pas sûr du tout 
qu'il ait, comme Je déclarait 
M. Pearson samedi le 12 jan- 
vier, "le doigt sur le cran de 
sûreté". La loi de l'équilibre 
entre les puissances joue tou- 
jours; et il est essentiellement 
douteux que le Canada, dans 
le NORAD, puisse aspirer à 
quelque chose de mieux que le 
rôle de satellite nucléaire des 
Etats-Unis. En effet comment 
le Canada pourrait-il faire ob- 
stacle à la puissance améri- 
caine? On ne voit pas. Il suffit 



qu'un général américain a la 
retraite parle un peu fort pour 
qu'un Prix Nobel de la paix 
change immédiatement son pa- 
letot de bord. 

Ce rejet de toutes armes nu- 
cléaires, les néo-démocrates 
l'appliquent encore aux trou- 
pes canadiennes servant dans 
les cadres de l'OTAN. L'équipe 
créditiste, jusqu'à un certain 
point, fait aussi de même. Mal- 
heureusement, avec cette thé- 
orie nous ne sommes plus d'ac- 
cord. 

Le Canada, il est vrai, ne 
peut prétendre au titre de 
tjrande puissance. Il est inutile 
de vouloir jouer le tigre, quand 
on n'est que félin domestique. 
Cependant nous sommes con- 
vaincus qu'il a un rôle à jouer 
dans la défense occidentale. 
Il ne doit pas renoncer à toute 
responsabilité. 

Dans le NORAD, Ta position 
du Canada est tellement ré- 
duite qu'il ne vaut presque pas 
la peine d'en parler. Il est évi- 
dent que les Etats-Unis ne 
comptent pas tellement sur 






nos fusées Bomarc pour dé- 
fendre le territoire américain. 
Ces fusées n'ont en tout état 
de cause qu'Une valeur mar- 
ginale. 

Par contre, il serait excep- 
tionnellement mal vu que le 
Canada décide, par principe, 
de se retirer de toute stratégie 
nucléaire de groupe conçue 
dans les cadres de l'OTAN. Le 
groupe est en soi plus large et 
plus important que le NORAD. 
Aidé des autres puissances oc- 
cidentales, le Canada serait en 
meilleure posture pour contre- 
balancer la pression améri- 
caine. L'Alliance atlantique 
possède aussi, comme groupe, 
une valeur symbolique: elle in- 
carne la résistance occidentale. 
Chaque pays a son rôle à 
jouer, et le refus du Canada 
d'accomplir le sien, s'il com- 
porte l'utilisation d'armes nu- 
cléaires, ne manquerait pas 
d'avoir un effet pernicieux 
sur les autres membres d&J'AI- 
liance de même que sur le 
comportement général de cel- 
le-ci. 



\ 



CONCLUSION 



En somme, il faut avant tout 
concilier l'efficacité avec l'hon- 
neur national. Il est bon 
d'avoir une politique indépen- 
dante. D'un autre côté, notre 
situation ne nous permet pas 
de faire cavalier seul. 

Nous avons des obligations à 
remplir et ces obligations, rien 
ne peut nous justifier de les 
négliger vis-à-vis de l'Alliance 
atlantique, même si nous de- 
vons pour cela accepter des 
armes nucléaires pour les trou- 
pes canadiennes cantonnées 
en Europe. - 



Mais que le Canada accepte 
des armes nucléaires pour les 
fusées Bomarc, dont la valeur 
est partout reconnue comme' 
marginale contre les engins 
ennemis, c'est un pur non-sens! 
Ce serait renier toute politique 
de bon sens et mettre notre 
pays juste un peu plus près de 
la griffe américaine. Et le pire, 
c'est que ce serait inutile pour 
tout le monde, à commencer 
par les deux principaux intéres- 
sés du NORAD: le Canada et 
les Etats-Unis. 

DONC, NOUS DISONS 

"OUI" A L'OTAN; MAIS 

"NON" AU NORAD. 



V 



Whateverbecame of : 



Lucy Borgia, 



CLASS OF '02? 




It is a tribute to our Homç Ec. course 
that the name of this little girl is eclebrated 
wherever food is eaten and wine is drunk. 
Lucy, carly in her course, gave, unmis- 
takabic évidence that food to her was not 
mcrcly a means to an end but an end 
ri ilself. Hcrself a sparing cater. she 
encouraged guests to cnjo\ eaeh me#l as" 
if it were their last. -Wffh a few simple 
ingrédients, Miss Borgia could produCC 
a banquet to end ail banquets.^ Her 
Omelette .1 la Fine Toadètoola il still 
talked a bout in hushed voïces. The few 
contemporanes who survived her, often 
recalled this gcntle lady dihgently tenîHng 
her little kitchen garden bf Deadly Night- 
shade, Foxgknc and Hemloek. You don't 
find cooking iike ^W.çy's in the collège; 
cafétéria thèse days. 



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LA ROTONDE 



Le 17 janvier 1963 




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CINE-CLUB 

Lors du dernier Ciné-Club, 
on nous offrait Jules- et Jim 
de François Truffaut. Que ee 
film soit vraiment matière à 
Ciné-Club, il n'importe: il 
vaut la peine d'être aau)ù qu'il 
soit présenté. 

Jules et Jim, c'est le trian- 
gle éternej poussé à bout, au- 
delà de l'idée moderne du "mé- 
nage à trois", au-delà des don- 
nées réelles de la vie courante, 
au-delà même du ridicule. 
C'est une pantalonnade qui 
n'est pas sans suggérer les 
"Keystone Kops" et les sur- 
émouvants mélodrames ampu- 
reux des débuts cinématogra- 
phiques américains. Mais les 
choses qu'on exagérait à cette 
époque ont été repassés au 
fer du bon goût actuel. Enfin, 
c'est l'histoire de l'amitié de- 
vant l'ampur ; ses avantages 
et désavantages. 

L'âme de ce film, c'est ce- 
lui qui l'a écrit, qui l'a tourné 
et -qui "l'a monté: Çrançois 
Truffaut. Perfectionniste et 
profondément attaché au nou- 
veau cinéma français qu'il a 
aidé à lancer, il a mis quatre 
mois à écrire le texte, deux 
mois à tourner, et sept mois à 
faire le montage de son film. 
Dans un rythme frénétique 
pour les passages sans consé- 
quence, plus lent pour les pas- 
sages importants, trois per- 
sonnages fabriquent en sou- 
riant leur destinée malheu- 
reuse. Ils' sont tous trois une 
représentation d'un peu tout 
le monde. 

Il f a d'abord Jules, sans 
doute le plus attachant des 
trois. C'est un sentimental^ 
un <à\ijf Qui incarne la doii-' 
ceurMa patience et la com- 
préhension. A un moment 
donné; il prononce une phrase 
qui le résume: '-Je suis prêt 
à tout pour .rester auprès de 
Catherine". Cette phrase, por- 
tée au plan religieux, aurait 
• fait un saint de celui qui l'eût 
prononcée. C'est la grande 
figure -romantique du film, 



fluéed et Çcw 



Giiticjfué fLGA, fjeaéi, jEefeJw*£> 



t 



parce que c'est lui qui souffre 
pour les trois. Sans lui, Ca- 
therine n'aurait jamais souri; 
sans son caractère conciliant, 
son amitié avec Jim n'aurait 
pu durer. Jim, par contre, est 
le rationnel, la pratique du 
tandem. Il n'est pas incapable 
de sentiments, mais il ne peut 
s'engager à fond comme son 
ami. Il a partagé sa vie amou- 
reuse en deux: si Catherine 



elle "veut" souvent, beaucoup 
de choses sans rapport entre 
elles. Sa vie est un drame: 
car elle ne peut s'abandonner 
complètement. Elle veut une 
équation entre elle et son par- 
tenaire. Si, par hasard, l'au- 
tre a un avantage sur elle, 
elle se venge en découchant. 
Le«^s£uls moments où elle est 
véritablement heureuse sont 
quand Jules et Jim sont avec 




Sautons la, musique : nous 
l'avons tous entendue et pou- 
vons nous en faire une idée 
qui se passe de commentaires. 
Mais les inventions et truca~ 
cinématographiques dont le 
film regorge ... nous, n'en 
mentionnerons que quelques- 
uns. 

Il y- a, pour commencer, un 
mélange de films d'époque et 
de films actuels qui donne l'il- 
lusion d'un décor, localisant et 
temporel, sans toutefois lui 
accorder une* importance qu'il 
n'a pas. Car Jules et Jim est 
yn film qui n'a pas fie temps 
réel, pas plus qu'il n'a de lieu 
fixe. Il y a ensuite ces mer- 
veilleuses scènes qui rappèlent 
les historiettes' de «Chaplin 
(par exemple le moment où 
Jim attend Catherine au res- 
taurant). Ce sont de petits 
chefs-d'oeuvres ramenant le 



spectateur à une naïveté qu'il 
a depuis longtemps pçrdue. Il 
y a aussi cçs moments chargés 
d'amitié et d'affection où le 
déroulement du* film s'arrête 
une fraction de seconde pour 
en prolonger l'e.ffet. Enfin, il 
y a ces longues scènes, sans 
texte utile, où l'on suitr les 
trois amis dans une équippée, 
soit à la campagne, soit à la 
ville, où le bonheur coule-avec 
le soleil ou la pluie. 

On pourrait continuer pen-_ 
dant des pages et ne jamais 
arriver au bout de nos décou- 
vertes. Pour finir, contentons- 
nous de terminer sur cette 
phrase de Truffaut qui justi- 
fie son film avec simplicité et 
candeur : "Vous 'comprenez, 
j'ai voulu faire un film moral, 
avec un sujet amoral . . . *>n 
est puni par où l'on a péché." 
Jean LEFEBVRE. 



manque, Gilberte pourra tou- 
jours aller, à la rigueur. Mais 
s'il démontre une certaine in- 
conscience affective, il est 
fortement marqué par son de- 
voir. C'est une personne qui 
s'analyse constamment, qui 
remet toujours en question 
des faits débattus aupara- 
vant. 

Enfin, il y a Catherine, per- 
sonnifiée par la grande actri- 
ce de la nouvelle vague: 
Jeanne Moreau. Tenter d'ana- 
lyser son personnage deman- 
derait beaucoup plus dé sa- 
voir que nous n'en^ avons, 
mais tentons au moins d'en 
tirer les traits généraux. Elle 
încarne le proverbe: "ce que 
femme veut, Dieu le veut". Et 



elle, ensemble (la course à 
travers bois, le pique-nique au 
bora de la mer, le jeu de gri- 
maces, etc.). Elle est, fémi- 
nine, intuitive, sensible, et 
contient en elle tous les dé- 
fauts et qualités d'une femme. 
L'espièglerie est chez elle, an- 
nonceur de tempêtes. Son sou- 
rire est son excuse. Catherine,, 
c'est la dernière expression de 
l'Eternel Féminin. 



@*HC*wu de 'Peé&ie 

Des étudiants et des professeurs de la faculté des arts de 
l'Université d'Ottawa se proposent de publier un album de 
poèmes composés par des étudiants dé l'université. 
Tous les étudiants de l'Université d'Ottawa sont invités a 
collaborer. 

Les participants peuvent envoyer autant de poèmes qu'ils le 
désirent. 

Chaque texte doit être dactylographié et doit être envoyé en 
quatre exemplaires, avant le 30 janvier 1963, à monsieur 
André Renaud, 165, rue Waller, faculté des arts. Université 
d'Ottawa. Les participants doivent indiquer leur nom et leur 
adresse. 

Un jury examinera les textes envoyés et fera un choix. 
L'album paraîtra et sera lancé en février 1963. Il comportera 
une soixantaine de pages et sera tiré à sept cent cinquante 
exemplaires. ■» 






CALENDRIER ARTISTIQUE 



THEATRE: 

The Canadian Players — 

ARMS AND THE MAN— Bernard Shaw 

24-26 janvier — 8 30 prn. 
TWELFTH NIGHT— Shakespeare • 

25 janvier— 8:30 p. m. 






Ottawa Technical High School — $1 50 - $2 50 - $3.00 

**^ l 

CINEMA : 

Elgin — BOCCACIO 7.0 ■ 

Capitol — GlGOT avec Jackie Gleason 

GALERIE NATIONALE : 

Riopelle: peinture et sculpture — ,11 janvier - 3 février 
Delacroix: exposition commémorative du centenaire de 
sa mort en 1863 — 18 janvier - 10 février 

SPECTACLE: 

Anna Russel — 28 janvier - ft 30 p m - Glèbe Collegiate 
Music Hall — 25 janvier \Jtf00 p. m. - Salle Académique 
Claude Leveillé — 31 janvier - 1 et 2 février - Le Hibou 




Procurez-vous un exemplaire de cette brochure explicative au bureau 
de placement universitaire, où vous pourrez en même temps demander 
une^entrevue avec l'officier de liaison de la Marine auprès des univer- 
sités, qui rendra bientôt visite à votre institution. 






Le 17 janvier 1963 



if 



LA ROTONDE 




Aucune défaite en 5 jou tes _^_ ..__. _. — 14 ^ 

UNIVERSITE 5 MACDONALD 4 

par lets du gardien Georges Mi- très attribuèrent des passes l'Université avec l'aide de 

" f rane . Q : % r __ chaud. aux joueurs Rochon et Gre- Soumis. MacDonàld riposta 

. r rançon , v L'Université ne tarda pas nier. La joute devint -plus ru- avec trois buts dont deux mar- 

Robichaud .»**"•'« se rallier à la deuxième et de vers 1/fin de la période et quës par Dave Slater dans l'es- 

les montées se succédèrent r.a- .de solides mises en échecs f u- pace de 35 secondes. Claude Résultats a» date 

pidement, A 7.56 ayant reçu rent administrées des deux cô- Francoeur qui n'avait compté S.G.W.U.: 3 U.O.: 5 

Ottawa 1% janvier: Devant une passe parfaite de Marcel tés. qu'une seule fois cette saison R.M.C.: 4 U.O.: 5 

une foule enthousiaste et sous Lauzon, Robert "Bob" Rochon Non moins de cinq buts fu- devak avoir -le dernier mot. A • Loyola: s — -U.O.: 7 

un brillant éclairage, lé Gre- enregistra le deuxième but rent enregistrés à la troisième 19:24 de la dernière période R.M.C.: 2 U.O.: 9 

nat et Gris a remporté sa cin- des siens avec un lancer bas période. En effet, ce qui sem- il compta le but victorieux MacDonàld: 4 U.O.: 5 
quième victoire en autant de qui ne quitta pas la glace, blait être une victoire facile avec un beau lancer dans le 
parties par le compte de 5 à 4 Moins de deux minutes plus pour les hommes de l'instruc- coin gauche du filet, 
vendredi dernier au Minto. tard, Luc Joly s'empara d'une teur Gaston Marcotte prit su-* 

Dès le début de la première rondelle qui a,vait rebondit sur bitement l'allure d'une joute - — '—^ * 

période Lucien Savoie trouva le gardien pour la lancer du fort serrée. A 2:39 Gagné LES COMPTEURS (U.O.) BUTS ASS. POINTS 

je fond du filet suivant le mag- revers dans les buts. Les arbi- marqua le quatrième but de „.*. » ^ -, ,« . n 

nifique jeu de passe de Pha- _ _ *• Hébert J.C. il 3 14 , 

rand et Rochon. L'Université SOMMAIRE DE LA JOUTE l 01 */ D - l . ! ♦ " 

conserva l'initiative du jeu - • v Rochon, R. ^. 5 4 . 9 

jusqu'à*, but égalisateur du , TT . . 4 . T . ^"«ere Période . Savoie, L. 2 ^T~ 9- 

MacDonàld Collège à 15 47 \ -,1— Université: L. Savoie ^Pharand, Rochon) 2:59 Gagné, P. - 5 3 8 

Cfi but fut enregistré par Ron 2-MacDonald Collège: R. Trivers . 15:47 Soumis, A. 4 4 8 

Trivers assisté de Brian Mur- Deuxième période Francoeur, V. , - 2 " 6 8 

ray, alors qu'un des nôtres X 3 " Université: R. Rochon (Lauzon) 7:56 Doucet, A. 2 3 5 

purgeait une punition de deux 4— Université: L. Joly (Rochon, Grenier) 9:04 Morisset, B. -4 8 5 

minutes. Les visiteurs don- Troisième période Grenier, J 1 3 4 

nèrent beaucoup de fil à re- 5— Université: P. Gagné (Soumis) » 2:39 Pharand, R. 4 4 

tordre à leurs adversaires du- &— MacDonàld Collège: B. Murray (Trivers) 4:30 Palmer, F. ,0 3 3 

rant les cinq dernières minu- 7— MacDonàld Collège: D. Slater (Murray, Trivers) 10:19 Lamy, A. 1 1 - 2 

tes et furent menaçants à plu- 8— MacDonàld Collège: D. Slater (Trvers, Murray) 10:53 Lauzon, M. 10 1 

sieurs reprises autour des fi- 9— Université: C. Francoeur (Hébert) 19;24, Simard, C. 1 1 



GaUnxJUieA, SfiO^Uff 



HOCKEY 



Janvier 



Osgoode Hall a U.O. 
Bishop à U.O. 



Février 



Minto 2.00 P. M. 
Minro 2.00 P. M. 



Minto 8.00 P.M. 



Sherbrooke à U.O. 

U.O. O Carlcton 

U.O. a St-Lowrence (Canton, N.Y.) - Hors-série 

U.O. à MocDonald 

U.O. à Sherbrooke . 

U.O. o Bishop 

Corleton à U.O. Minto 2.00 P.M. 



Mors 



U.O. o Loyola k 
U.O à S.G.W.U. 
O.S.L.I.A.A. — éliminatoires 



BALLON-PANIER 



Janvier 



Osgoode H. à U.O. 
U.O. a S.G.W.U. 



Hors-série 8.00 P.M. 



Février 



Loyola a U.O. 8.00 P.M. 

Corleton à U.O. 8.00 P.M. 

Mohowk Valley a U.O. (hors-série) 8.00 P.M. 

MacDonàld a U.O- 8.00 P.M. 

S.G.W.U. a U.O. 8.00 P.M. 



Mars 



1 U.O. à Bishop 

2 U.O. à Sherbrooke 

BALLON-VOLANT 

Janvier 



26 U.O. 6'tCJÂ.Ç. 

. f, . 
Février 

2 R M C a U.O. 

15 U.O. a C.M.R. 

16 U.O. à Sherbrooke 
23 C.M.R. a U O 



2.00 P.M. 
2.00 P.M. 






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VOICI 

L'HOMME QU'IL 

NOUS FAUT! 



("est un homme de trempe, un homme qui va de l'avant ;\\vv force et 
détermination. Mais n sait aussi, faire preuve de bon B«na— »il .sait 
reconnaître Instinctivement une bonne ocras km quand' elle se présente. 

Cet homme, c'est peut-être vous. Dans ce cas. venez discuter avec 
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Page 8 



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LA ROTONDE 



Le 17 janvier 1963 



4 



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Changements clans le -personnel 
de la faculté des sciences 



..■ ■■■ **^ 






Deux professeurs de l'Univer- 
sité. d'Ottawa, le Dr Keith J. 
Laidler, originaire d'Angle- 
terre, et le Dr George S. Glin- 
ski, originaire de Russie, sont 
nommés respectivement vice- 
doyen et vice-doyen adjoint de 
la faculté des sciences pures 
et appliquées de l'Université. 
Le Dr Laidler, âgé de 46 
ans et natif de LiVerpool, est 
depuis janvier 1961 directeur 



du département de chimie de 
la faculté des sciences. Il dé- 
tient le baccalauréat, la maî- 
trise et le doctorat es sciences 
du Trinity CoHege d'Oxford, 
et le doctorat en chimie de 
TUmversité Princeton, N»-J. 
Avant de venir enseigner à 
Ottawa, le DrJLaiçjïer était 
professeur agregecïe l'Uni- 
versité catholique d'Amérique 
à Washington. 




Elles~s'approchent lentement mais sûrement de leur proie, analy- 
' sant l'espace où le filet va s'abattre, s'assurant que les approches ne 
sont pas complètement bloquées par. le tournoiement d'un autre filet- 
soeur, calculent d'un oeil connaisseur la grosseur du poisson de peur 
qu'il ne base les entraves, hésitent un moment, un tout petit moment, 
un moment de remords et vlan! Ça y est. —\ 

Le poisson a une réaction curieuse, un peu comme celle de la 
loche ou du petit poisson des 'chenaux. Le filet et les bandelette* 
apparaissent si douces, si gentilles qu'il ne résiste guère à la pression 
tendre qui s'exerce. Les vieux guerriers, eux, connaissent le genre de 
combats ef baissent la tête au bon moment de façon à éviter les 
bandelettes mortelles. Mais les jeunes n'y voient rien. Ils ne réalisent 
que trop tard la réalité. 

A toi ma chère Louise, je dédie ce commentaire. 



~ 



CONSTITUTION 

Le sujet à la mode dans les milieux dirigeants de la Fédération 
demeure toujours la constitution qui régit notre organisme étudiant. 
Il n'y a rien de nouveau iSous le soleil; on veut la changer; la rénover, 
l'améliorer; en un mot on veut chambarder Je tout. 

Puis, une fois le travail accompli, on reviendra avec une formule 
que l'on qualifiera de nouvelle et l'on réclamera la sanction officielle 
des autorités universitaires. Au fond, l'idée de la constitution demeu- 
rera la même mais elle changera de nom. Ainsi l'on a connu la 
constitution Cliché, celle de Prudhomme, celle de Ouellet, celle de 
Grenier et l'on s'en va vers une autre. 

Pourquoi cet esprit de changement qui revient périodiquement à 
grand renfort de cris et de réclamations. A mon avis, le vice de 
chaque constitution qu'on noua, a imposée repose sur son caractère 
particulier. En d'autres mots, on structure une constitution d'après 
les besoins - du conseil en fonctions alors qu'on devrait la baser sur 
des principes généraux qui permettraient une souplesse adéquate. On 
pourrait l'appliquer à presque toutes les situations et il y aurait bien 
moins de réticences de la part des autorités quand il s'agirait de 
l'approuver. 

Les grands généraux ont leurs médailles, ici, les présidents ont 
leur constitution ... _^ 



DESIRS DE FEMMES... 

Décidemment la gent-féminine a eu le don d'accaparer mon atten- 
tion. D'ailleurs, elles ont des originalités qui nous portent quelquefois 
à s'esclaffer au risque d'en subir des conséquences qui se terminent 
par une longue dissertation philosophique sur leur raison d'agir de 
telle ou telle façon. 

La dernière expérience à laquelle j'ai assisté et qui valait vrai- 
ment le coup s'est déroulée dans un grand magasin de la capitale 
où madame (ou plutôt mademoiselle) tentait vainement de s'acheter 
--iun chapeau. Ça en valait le coup! '■ ■ ■ 

Elle s'est approchée timidement d'abord, regardant avec trans- 
ports pourtant, les formes variées, inconcevables, loufoques même, que 
lui présentait l'amoncellement de ces couvre-chef. Puis, il a fallu 
choisir et c'est ici qu'a commencé mon long écla r . de rira qui a failli 
se terminer par mon transport dans un asile d'aliénés. 

Majestueuse, les ailes déployées tel que '.'aigle de Normand 
Hudon, elle s'est mise à tournoyer autour du comptoir, alors que ses 
yeux extrêmement mobiles sautaient d'une forme à l'autre. 

En plein vol décisif, elle s'arrêtait brusquement et fondait sur 
une proie qui lui semblait attrayante soit par sa couleur ou sa forme. 
Elle s'en coiffait, jetait un long regard pensif dans le miroir, le tripo- 
tait, le changeait de côté? le mettais à l'envers ou à l'endroit sans se 
gêner, jetait .un regard furtif sur ïe prix et le rejettait. Et le vol 
reprenait autour du comptoir fatal; le rythme des arrêts se faisait 
de plus en fréquents et de plus en plus saccadé à mesure que le temps 
passait. . 

La vendeuse me faisait penser au chasseur qui, le doigt sur la 
gâchette, attend le moment propice pour abattre l'aigle qui le défie. 

Quand le moment crucial arrive (surtout quand il s'agit d'une 
étudiante aux maigres ressources) l'aigle plane orgueilleusement au- 
dessus du rayon où les chapeaux sont d'un prix abordable, reçoit en 
pleine tête, c'est le cas de le dire, le coup mortel de la vendeuse et 
s'abat, haletante, vaincre, fière même, sur le couvre-chef de ses 
"rêves ... j 





JEUDI 



9 HEURES 



TRENTE 



RADIO- 



ETUDIANTE 



10 février - à l'occasion du carnaval: 



DR KEITH LAIDLER 

Le Dr Georges Stanislaus 
Glinski, né en 1912 à Lenin- 
grad, Russie, a fait ses études 
à Varsovie, pu il fut diplômé 
en génie (équivalent d'une 
maîtrise es arts) de l'Institut 
de technologie de Varsovie. 
Après avoir obtenu son docto- 
rat en génie du même institut, 
il étudia à l'Université de Gre- 
noble, en France, d'où il dé- 
tient un doctorat en physique 



DR GEORGES GLINSKI 

industrielle. Il a fait de l'en- 
seignement aux universités 
McGill et Carleton avant de 
venir à l'Université d'Ottawa 
en juin 1958, et il a occupé des 
postes importants dans l'in- 
dustrie. 

Il est l'auteur d'un grand 
nombre de travaux scientifi- 
ques et d'articles techniques 
et aussi un conférencier re- 
cherché. _ , 



GRAND CONSEIL 

Fait nouveau dans les annales 
de la Fédération des Etudiants de 
l'Université d'Ottawa, la dernière 
réunion du Grand Conseil de la 
Fédé, le 20 Janvier dernier, a duré 
tout au plus une heure et demie. 
Rien de très important à signa- 
ler, sauf qu'une réunion spéciale 
sera convoquée le 27 Janvier afin 
de discuter du budget total de 
l'année. 



V« 



ÎJ*u<**uU d'OtUm* 




VOL XXXI N 8 



FAIRE FACE" 



LE 11 FÉVRIER 1963 



Gilles 

Vigneault 

(pages centrales) 



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■*•■ . •■ ■" 



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à. nos 




répond 



i-^. r- 



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ions 



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par Pierre Galipeau 



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.Construction de résidences, prêtes pour 

septembre 64. Nomination d'un Assistant 

du Recteur pour les affaires étudiantes. 

Revision du programme d'expansion. 



T 



DANSE 

AU LAKESIDE G A R D E N S 

PARC BRITANNIA 

9 à 12 P.M. toux les samedis - Orch: Al. Dionne 



r* 




Centre Social, projet à l'étude' par le Conseil 

d'administration. ° 
Nouveau défi aux étudiants de comprendre 
la valeur de l'Université. 

C'est devant une foule de quatre cent étudiants que le Père Recteur 
a dévoilé les plans de l'administration en ce qui concerne les affaires étu- 
diantes. Cinq grandes lignes se dégagent de son discours: Premièrement, 
tout le programme d'expansion est en voie de revision; deuxièmement, deux 
nouvelles résidence seront construites et probablement prêtes à être occu- 
1964; troisièmement, le R. P. Roméo Guilbeault, O.M.I., 
du Recteur pour les affaires étudiantes; quatrièmement, 
linistration reconnaît qu'un Centre Social est une nécessité 
tent un défi aux étudiants d'analyser leur université afin 
compte de la valeur qu'ils ont entre leurs mains. 

Parlant aux étudiants réu- 
nis au gymnase de l'universi- 
té, à l'occasion du carnaval 
d'hiver, le T.R.P. Henri Léga- 
ré a révélé que le temps où 
l'Université d'Ottawa pouvait 
prendre des décisions arbitrai- 
res est révolu. Faisant allu- 
sion aux différents groupes de 
pression, le conférencier s'est 
■ dit tl'axis^gue^tout ; Je campus,, 
devait être repenser. La réor- 
ganisation a été confié à M. 
'James Murray, expert conseil 
en urbanisme pour l'univer- 
sité. II. a de plus annoncé 
qu'une grande partie du nou- 
veau plan sera rendue publi- 
que d'ici quelques mois. 

Au sujet des résidences, le 
Père Recteur s'est dit opti- 
miste devant la construction 
des deux immeubles pour sep- 
tembre 1964. "Nous espérons 
— et nous sommes encouragés 
à croire que c'est là un espoir 
raisonnable — qu'elles seront 
prêtes à être occupées en sep- 
tembre 1964.". Il a ajouté qu'il 
lui est impossible actuellement 
de dire où seront construites 
ces résidences dans la cité étu- 
diante. Cependant il a précisé 
que la résidence des garçons 
pourra recevoir trois cent cin- 
quante étudiants tandis que 
celle des filles, recevra pour sa 




Dont l'ordre hobituel, David Casey, président de la FEUO. le T. R. Père 
Recteur Henri Légoré et le R. P. Guilboult, o.m.i., nouvel assistant du Recteur 
pour les affaires étudiantes. 




part cent cinquante étudian- 
tes. 

De plus, le Recteur a tenu 
bon de souligner les fonctions 
de son nouvel assistant pour 
les affaires étudiantes le R. P. 
Roméo Guilbeault, ancien rec- 
teur du Collège Universitaire 
de Roma au Basutoland de 
1953 à 1958. Le père Guil- 
beault sera appeler- à coordon- 
ner tous tes secteurs relatif 
aux services étudiants afin 
d'en faciliter le travail. Il 
agira aussi comme notre porte 
parole auprès du Recteur. No- 
tons que le nouvel assistant ne 
remplace pas le directeur des 
affaires étudiantes et qu'il sert 
d'agent de liaison entre la FE 
UO et l'Administration. 

Une note pessimiste allait 
introduire lajjiscussion sur le 
Centre Social. "C'est un fait 
reconnu. que ni les gouverne- 
ments ni les corporations, ni 
les particuliers n'accordent 
beaucoup d'importance aux 
centres récréatifs étudiants 
. . . "Après ce commentaire, 
le Père Recteur avouait que 
l'état financier de l'Universi- 
té ne permettait pas d'entre- 
prendre une telle construction 
avant 1965. Il poursuivit en 
disant: "je commence à me 
demander si la solution ne se- 



rait pas tout simplement d'un 
centre culturel, ou des arts, 
autour duquel pourraient être 
groupé certains centres- ré- 
créatifs . . ." 

Enfin, le conférencier expli- 
qua qu'une université était 
une grande famille d'intellec- 
tuels, un centre d'efforts com- 
muns' où tous, professeurs, ad- 
ministration et étudiants, .tra- 
vaillent à l'édification et la 
formation des citovens du Ca- 
nada. 

En terminant, il lança un 
défit au corps étudiant: celui 
de comprendre ce qu'est une 
université et la grande valeur 
que la société lui attribue. 

Le président Casey a remer- 
cié le Recteur de son discours 
en exprimant l^spoir que le 
Recteur n'aurait pas à atten- 
dre deux ans avant que le 
campus puisse relever le défi. 

La dernière allocution allait 
nous permettre d'entendre le 
nouvel assistant du Recteur. 
En effet, le Père Guilbeault, 
d'un ton jovial, souligna la né- 
cessité du travail d'équipe 
pour mener à bonne fin sa 
lourde tâche. 

Le Père Roy clôtura le ban- 
quet par la récitation des grâ- 
ces. 



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ROTONDE 

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Le 11 février 1963 




EDITORIAL 



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espérances" 



' **?ff»uf : ê Q Minwi èu * 3es h ew tm êê ut les hOHMf ê ê V 



L'UNIVERSITE D'OTTAWA car, comme disait le Recteur à îa 
page 3 de son Rapport Annuel (59-60 v - 60 61) : "A l'Université 
d'Ottawa, tout comme dans les autres institutions universitaires du 
** Canada, l'argent est à la base de tout développement- essentiel." 
La FEUO n'a pas d'argent. Le Conseil d'Administration n'a pas 
d'argent. Nous n'aurons pas de Centre Social à moins de le. finan- 
cer nous-mêmes. C'est une vécité amère mais une vérité qu'il nous 
faut accepter. 

nouveIlle nomination 

Les étudiants avaient demanda au Père Recteur cïe considérer 



-^ — ^Insolences du Frère Untel) 



la possibilité de la nomination d'un vice-recteur LAÏQUE en charge 



' Les récentes déclarations du Recteur nous ont fait compren- 
dre clairement que le "Bien particulier du corps étudiant de l'Uni- 
versité d'Ottawa" dépen d en grande partie du "Bréh général de 
l'Université d'Ottawa." ("est à dire, que les problèmes qUe* posent 
'l'amélioration (je la condition sociale déplorable du corps étudiant 
de l'Université sont liés directement au problème majeur de l'Uni-. 
versite d'Ottawa a savoir: L'INSUFFISANCE DE SES MOYENS . 
FINANCIERS POUR RAIRE FACE A SON DEVELOPPEMENT 
RAPIDE ET CONSTANT. 

C'est à la lumière de cette constatation que nous nous p 
posons de faire une critique saine et judicieuse du discours et des' 
prises de positions du Père Recteur t'acc aux problèmes étudiants 
en particulier, et aux problèmes de l'Université en général. 

LES PROBLÈMES ÉTUDIANTS — 

Contrairement à l'exécutif de la Fédération et de son président 
David Casey, LA ROTONDE n'est pas "satisfaite" du contenu et 
"làTporïée vitale des déclarât ioiis du père Recteur. Après des années 
de famine, de patience, d'attente, et de confiance envers l'adminis- 
tration, il était juste r\ t.juitable de s'attendre à un festin auquel 
nous avions ijroit. Faute de moyens financiers plus adéquats il fau-' 
dra nous contenter une fois de plus d'un repas frugal. Voilà ert 
essence ce que LA ROTONDE ne pe.ut accepter. 

En -premier lieu, analysons les points impputant's du discours"* 
Recteur. — ' M r ' ^~ — : 




des affaires étudiantes ayant drtn't de vote et de parole au sein du 
Conseil d'administration. Nous croyions et LA ROTONDE persiste 
à croire que cette demande était juste et équitable et qu'elle tenait 
compte de nos aspirations légitimes et de l'accroissement de nos 
responsabilités étudiantes. Le fait que l'on insiste sur le fait' qu'il 
soit LAÏQUE ne dénotait pas comme le voudrait certains esprits 
peu évolués un esprit d'anticléricalisme ou de mauvais laicisme 
mais simplement le fait que nous croyions "que le cours normal de 
l'évolution de notre milieu exigeait que les laies prennent désormais 
une part plus active à l'enseignement. 

(Cardinal Léger,. Responsabilités actuelles du Laicat, (Fides) 
D'ailleurs n'avions nous pas sôris nos yeux ..^exemple ...âê. ..l'Uni- 
versité Laval et plus récemment encore celui de l'Université cïe*" 
Montréal. Nous voulions selon les mots mêmes du Cardinal prou- 
ver que : „ 

"Tant au niveau dès hommes qu'au niveau des structures, enseigne- 
ment confessionnel et enseignement par des laies ne sont pas des 
réalités qui s'opposent." (Responsabilités actuelles du Laicat.) 

Tousfois pouf des raisons que noua ignorons, le-jlecteur T a-G£U< 
bon -créer, le poste d'assistant du Recteur -pour les affaires étudi- 
antes. Nous respectons sa décision, mais comme la question des rési- 
dences ou du Centre Social nous ne sommes pas satisfait de la solu- 
tion proposée. 



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j**.^ 



—au 

LES RÉSIDENCES: 

11 est inutile de vous casser les oreilles en vous répétant l'im- 
portance et la nécessité urgente d'un tel projet. Les étudiants qui 
ont vécu dans les "baraques" savent de quoi nous parlons. Pour le 
directeur du département des Affaires Etudiantes, le R.P. St-Denis, 
qui consacre depuis plus de trois ans une bonne partie de ses efforts 
et de ses moments de loisir a l'étude et à la mi*e en oeuvre d'un pro- 
gramme de construction des résidences, la déclaration du Recteur 
à ce sujet peut lui sembler énorme, en ce sens qu'elle. brise corrt- 
plêtement^avec le vide qui existait auparavant. Noua, ne critiquons 
pas cette position; en effet, bien insensé serait celui qui ayant con- 
sacré une. bonne partie de sa vie à la réalisation d'un projet, boude- 
rait saris raisons "un espoir raisonnable" entrepris dans son do- 
maine Toutefois, vue dans unetoérspectîve plus réaliste et en te-. 
Fiant compte des véritables besoins de la société et luttante future on 
ne -peut pa> s'en réjouir énormément. En effet, même si "l'espoir 
raisonnable" s'averre fructueux, il reste que le nombre total de 500 
étudiants que pourront acconioder ces résidences prêtes en sep- 
tembre 64 sera certainement insuffisant, en ce sens qu'il ne tient 
pas compte de l'augmentation démographique de la population étu- 
diante et que de plus, ees résidences ne serviront a proprement par- 
l'-r qu'ait^ étudiants 'de première et de deuxième année a l'Univer- 

Notre argument est Je suivant : Bien que nous nous réjouissons 
de la nouvelle oe la construction |$e résidences pour 1964, il est à 

• •mander s'il ne valait pas mieux attendri . afin de pouvoir em- 
prunter une somme plus considérable polir, permettre d'entrepren- 
dre in, veritaMe projet d'envergure dans ce domaine; un projet 
permettant a TOUS les étudiants gradués comme sous-graduée de 
profitei* d'un l o gement adéquat a .ia mesure de leurs movens 
financier^ Il faudrait une étude approfondie du problème pour 
répondre adéquatement à cette gestion. Xous n'avons ni le temps 
fti l'espace pour le Taire. Toutefois il importé de constater que le 
IVu-é Recteur au nom du Conseil 1 d'administration s'est finalement 
rendu compte de l'ui du problème et qu'il a posé un geste 

concret (minime soit), mais tout de même un geste primordial 

permettant d'entrevoir dans un avenir rapproché la réalisa- 
tion et la solution de cette question vitale. Bref, pour faire nôtre 
un*, formule utilisée par André Laùrendean, "C'est certainement 
•top peu." Espérons que ce ne sera pas trod tard. 

LE ( I;MR1; S(K !AL: 

il a été dit. redit, écrit et répété mille fois sur la question 

d-un ( entre S rial pour le.- étudiants a l'Université d'Ottawa. Nous 
navons d'ailleurs pas l'inu-ntion de ranimer tes vieilles querelles 
H " 1 li '' su sciter des arguments interminables sur la- nécessité d'un 
tel projet. Il importe seulemehl dé souligner un fait clair e1 pré- 
cis. Plus que jamais et malgré la déclaration à l'effet que le Con- 
seil d administration. est unanime à reconnaître qu'un Centre Social ■ 
est une nécessité majeure il faut désormais penser seulement en 

I't'v'a' I '' l '' i '' • l ' !; "' <fv , ' nall( -' , -' mL ' nt d ' un t- (, l édifice par les étudiants 
El A-MEMES. Nous savons^que c'est scandaleux, mais nous savons 
aussi que c est le seul moyen que nous avons de l'acquérir d'ici quel- 
ques années a moins d'attendre S 1080 (selon le plan d'expansion). 
En effet leilecteutnousa bien laisser entendre qu'il n'en était même 
pas qucstiot/ avant 1965 et qu'au reste ... il -n'en savait-rien du 
tout Xous ne commenterons point les probabilités ou les demi, solu- 
tions .que le Recteur a prit, la peine d'envisager comme plausi- 
bles. Est-il besoin de dire que LA- ROTOXDE se fera un point 
d honneur d'ici quelques semaines de publier une étude approfondie 
de I organisation si de la fonction d'un véritable Centre Social .dans 

une société étudiante afin que l'on sache une fois pour toutes dans 
les milieux administratifs ce qu'est un Centre Social. ~- 

Il reste que le. problème du T'entre Social comme celui de la 
construction des résidentes d'ailleur. est un problème d'ABORD 
de. financement, lequel problème est à son tour LÉ PROBLEME DE 



Avant de continuer il faudrait d'abord avertir que les remar- 
ques que- nous faisons ne ^att aquent pas à la perso nne du Fère 
Guilbâult que nous ne connaissons" pas ass ez bien pour pouvoir nous 



permettre de le juger. Je* vois t rois Xvant âges immédiats et im- 
pqrtants à ce poste d'Assistant du Recteur aux affaires étudiantes. ' 
D'une part, cela permettra de maintenir un dialogue constant entre 
l'exécutif de la FEUO et l'administration, dialogue qui est essentiel 
au climat d'entente et- de cordialité qui doit prévaloir entre ces deux 
corps représentatifs. D'autre part et je pense que c*est la contri- 
bution la plus positive et la plus réaliste du Recteur aUx affaires 
étudiantes cette année, c'est le fait d'avoir placé sous Uî^Ê. seule 
autorité responsable "TOUS LES SERVICES QUI NE^ONT 
PAS DE NATURE PROPREMENT .ACADEMIQUES". TouteV 
fois il reste que l'aspect le plus important de cette nomination- 
a été écarté à savoir: la représentation permanente et responsable 
de la chose étudiante autre que par le RECTEUR lui-même au sein 
du Conseil d'administration. C'est dans ce sens que por- 
tait tous nos efforts; vers cette reconnaissance de la force politique 
représentative étudiante, vers le syndicalisme, quoi n'ayez pas 
peur de prononcer le mot. Pour des raisons que nous ignorons, cet 
élément essentiel" ne nous a pas été accordé et c'est pourquoi LA 
ROTONDE ne peut être satisfaite de la nomination d'un Assistant 
spécial au Recteur. Non pas à cause de l'homme lui-même, répétons 
le afin qu'il n'y ait point d'équivoques, MAIS BIEN A CAUSE DU 
FAIT QU'IL N'AfPAS A PROPREMENT PARLER DE VOTE 
OU DE POSITIO>MlESPON3ABLE AU SEIN DU CONSEIL 
l 'ADMINISTRATION. Nous avons peut-être un pied dans la porte 
comme certains le prétendent . . . mais nous sommes Joins d'y ren- 
trer pour de bon. Voilé à notre avis ce qui était essentiel d'obtenir 
coûte que coûte. -Voilà pourquoi l'on ne peut être satisfait de ce 
compromis. Contrairement au président Casey nous croyons "qu'il 
est plus important, de s'assurer l'obtention d'une position pour un 
homme qu'un homme pour une position quelconque car, les hommes 
changent et les Institutions demeurent bien après eux". - 

C la ne veut pas dire que le Père Guilbâult n'accomplira pas 
une tache énorme sur le campus. Défait de concert avec l'exécutif 
de la FEUO nous fondons beaucoup d'espoir sur cet homme. Ce 
que nous disons c'est que le statut actuel qu'il détiwd est inaccep- 
table. ^— *^ 

LES AFFAIRES DE L'UNIVERSITÉ 

Il ne fait aucun doute dans notre esprit que le Père Recteur a 
u-icé très clairement la position de l'administration face au gou- 
vernement dT)ifftrrto. Evidemment LA ROTONDE ne peut être 
d'accord avec une telle politique de "entente cordiale et de compré- 
hension". Nous nous faisons d'ailleurs l'écho du président- de la 
Fédération qui déclarait à RADIO-tARSITY dimaVhe soir dej^ 
nier qu'après < teq ans de politesses il est grand temps de soumettre 
la question du jugement de l'opinion publique. Toutefois nous 
nstatons qu'il est trop facile de dire simplement que nous ne som- 
mes pas d'accord sans exposer les liaisons qui motivent nos prises 
de positions. A cet .-Het, et de concert avec THE FULCkUM nous 
publierons prochainement un supplément spécial sur ce problème 
spécifique de l'Université' et nous exposerons au cours de ce repor- 
tage, les raisons qui motivent notre prise de position. 

Nous avons exposer assez longuement les raisons qui nous ex- 
pliquent notre position, à savoir, notre insatisfaction à l'égard des 
Marations du RECTEUR. Il nous s semblé que- le principal en 
toute chose était de voir clair, que cela plaisait ou non. Le problème- 
majeur réside non pas dans la mauvaise foi du Recteur qui eQt un 
homme fort sincère et qui a fait énormément, pour le corps étudi- 
ant mais bel et bien dans la prise de position peu énergique du Con- 
seil d'administration vis à vis les subventions provinciales de la 
quelle attitude* résulte l'INSUFFISANCE DE MOYENS FINAN- 
CIERS NECESSAIRES AU DEVELOPPEMENT DE L'UNIVER- 
SITE, En un mot. n'aillant rien qui vaille en ce moment nous 
n'avons pas conséquent rien à perdre par un changement radical 
de politique. "Commencer par des compromis" voilà la mauvaise 
tactique et celle que nous refusons d'accepter. . 




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1 





LA ROTONDE 



Page 3 



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NOS LECTEURS NOUS ECRIVENT 



Ottawa, le 28 janvier 
Monsieur Jean Gobeil, 
Directeur de la Rotonde, 
Université d'Ottawa, 
Ottawa, Ont. 



Monsieur, 
Je 'Ils dans 



la dernière li- 
vraison de la ROTONDE, 17 
janvier 1963, que vous avez 
l'intention de vous joindre à 
la Presse Etudiante Nationale. 

Vous espérez vous y join- 
dre, et pour vous attirer la 
sympathie de cette Associa- 
tion, en effet vous désirez ob- 
tenir un Statut spécial, vous 
leur lancez ces belles fleurs: 
et je cite " En effet, il ne nous 
est pas possible d'entrevoir la 
possibilité d'avoir au sein de 
cette dite association le même 
statut qu'un petit journal d'é- 
cole secondaire ou de collège 
classique dirigé le plus sou- 
vent par des esprits pro-clé- 
ricaux." 

Puis-je vous demander Ce 
que vous attendez pour former 
votre propre association? 



Il est évident que vous esti- 
mez ia ROTONDE supérieure 
à cette association formée de 
journaux "pro-cléricaux", et 
. . . vous êtes bien Je seul à 
penser ainsi. 

La P.E.N. a été formée^iar 
ces journaux "pro-cléricaux": 
c'est vous qui le dites et non 
moi qui vous le fais dire. Au- 
riez-vous l'intention de tour- 
ner "pro-clérical" par hasard, 
et si tel n'est pas le cas qu'al- 
lez-vous chercher au sein de 
cette association qui lutte dé- 
sespérément pour coller à la 
réalité, qui 'est engagée dans 
une action constructive, qui 
tente de suivre l'évolution de 
notre société étudiante. 



CES ETUDIANTS LA NE 
SONT PAS ENCORE ECOEU- 
RES DE LA VIE PUISQU'ILS 
CHERCHENT A S'I ADAP- 
TER et non pas à en rejeter 
les cadres qu'ils trouvent eux 
aussi parfois gênants. 

Avec ces dispositions en tê- 
te, je vous dirai que vous com- 
mettrez une erreur grossière 
car je vous affirme que beau- 
coup de ces journaux pro-clé- 
ricaux sont beaucoup moins 
PRO que vous êtes ANTI, et 
j'ajouterai en outre que cette 
association ne s'enrichira nul- 
lement en admettant dans ses 
rangs une FEUILLE DE 
CHOUX comme la vôtre. 



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«■». • 



N'y ferez- vous pas figure 
d'adultes (le mot est bien 
grand pour la bande de sous- 
gradués et sous-alimentés in- 
tellectuellement que vous 
êtes) allant enlever à des étu- 
diants les moyens d'épanouis- 
sement qu'ils tentent de met- 
tre ati point! CAR VOYEZ- 
VOUS M. LE DIRECTEUR, 



Vous devriez lire les jour- 
naux des collèges du Québec 
peut-être que cela vous inci- 
terait à y voir autre chose que 
des feuilles "pro-cléricales". 

Bien à vous, 

Jean-Pierre Audette, 
Droit IV, Ottawa. 



V 



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. 






- et notre réponse - 



CHER PAPA AUDETTE: 

Permettez à des "sous-alimen- 
tés intellectuellement", c'est-à-dire 
à des "sous-^radués" de répondre 
très humblement à des gens de 
votre espèce rare "Qui ne sont 
pas encore écoeurés de îa vie puis- 
qu'ils cherchent à s'y adapter". 

Puisque vous" aveï bien daigné 
dans votre grande sagesse vous 
abaissez jusqu'à vous permettre la 
lecture d'une "feuille de choux" 
cpmme la nôtre, accordez-nous la 
faveur >-fT~*( nous vous en sup- 
plions)' de lire ces quelques mots 
qui, nous l'espérons ne vous bles- 
seront pas trop . . . 

Apportons d'abord quelques pré- 
cisions au débat — 

A titre de membre spécial, La 
Rotonde fait partie depuis trois ans 

v de la Presse Etudiante, Nationale. 
Nous avons assisté a plusieurs 
congrès régionaux et nationaux de 
la dite association et nous avons 
eu mainteVfoïs l'occasion de renr 
contrer les membres ainsi que le 
bureau de direction. Cette année 
nous voulons de concert avec le 
Carabin de l'Université de Laval 

^fajre partie de la Presse Etudiante 
à titre de membre permanent. Tou- 
tefois, compte tenu du fait que 
nous sommes "universitaires" et 
que nous représentons par le fait 
même une large proportion de la 1 
population étudiante nous esti- 
mons qu'il est jifÉte et éqyitable 
de demander à ce que notre statut 
au sein de cette association ne 
soit pas le même que celui d'un 
journal quelconque d'école secon- 
daire ou de collège classique re- 
présentant une faible -proportion 
d'étudiants et contrôlé assez sou- 

L vent par des esprits moralisateurs 
ou "pro-cléricaux". 

En faisant cette remarque, nous 
ne visions aucunement des jour- 
naux de grands collèges classiques 
tels que LE SAINTE-MARIE, le 
BREBOEUF ou LE LAUREN- 
TIEN qui voyant eux-mêmes leur 
population étudiante augmenter de 
jour en jour vise à obtenir le 
même statut spécial que les jour- 
naux universitaires . . . c'est-à-dire 
en essence le vote proportionnel 
et la représentation équitable au 
sein dè^'administration de l'asso- 
ciation. Nous ne faisions pas allu- 
sion également au bureau de direc- 



tion de la PEN que nous avons 
rencontré à maintes . occasions et 
qui compte des esprits libres et 
soucieux de l'avancement de la so- 
.ciété canadienne-française. Ou si 
vous préférez des esprits qui con- 
trairement aux "Pro-cléricaux" ne 
sont pas d'abord' des moralisateurs, 
décident eux-mêmes de la politi- 
que générale de l'association sans 
NECESSAIREMENT obtenir au 
préalable l'appui officiel ou non- 
officiel des "curés". — . Des jour- 
naux qui se bornent à être des 
feuilles littéraires ou artistiques, 
des journaux qui ne se préoccu- 
pent guère de l'aspect politique de 
la société étudiante ... ou encore 
de simples bulletins paroissiaux 
comme on en rencontre trop sou- 
vent dans plusieurs des séminaires 
de "la belle province". Voilà cher 
monsieur à quoi faisait allusion 
notre remarque. Nous n'avons au- 
cunement l'intention de contrôler 
l'association ou de lui imposer nos 
conceptions -du journalisme. Cons- 
cient de notre responsabilité en- 
vers la société étudiante canadien- 
ne-française, nous voulons tout 
simplement ne pas demeurer étran- 
ger à l'action politique et sociale 
de la PEN. Nous voulons en un 



mot offrir nos services à la PEN 
et non pas nous en servir. 

Est-il besoin de vous dire qu'il 
nous serait facile de se moquer 
de votre philosophie naïve de la 
vie (genre "TOI QUI DEVIENS 
HOMME"). Contentez-vous cher 
monsieur de critiquer sérieuse- 
ment notre remarque mais épar- 
gnez-nous S.V.P. vos commentai- 
res adolescents sur la vie et les 
idées de la jeunesse. Nous avons 
peine à croire que vous terminez 
cette année vos études en DROIT. 

Pour tout dire, permettez-nous, 
en dernier lieu, de porter à notre 
tour, jugement sur l'esprit et la 
lettre de votre diatribe. A notre 
humble avis, vous ferez, cher mon- 
sieur, un très mauvais avocat; car. 



vous êtes un moralisateur, vous 
avez une philosophie "à l'eau de 
rose" de la vie et surtout, vous 
ne stévez parfaire les distinctions 
qui s'imposent. 

Ceci dit, nous vous remercions 
quand même d'avoir pris la peine 
de nous alimenter intellectuelle- 
ment. 



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Bien à àvous, 



l'EQUIPE. 







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ta ftô î QNoe 



JOURNAL FRANÇAIS DES ÉTUDIANTS DE 
L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre spécial de la Presse Etudiante Nationale 

DIRECTEUR: Jean Gobeil 
Rédacteur 4ki chef Chef des Nouvelles 

Guy Robitaille Pierre" Galipeau 

Secrétaire à la Rédaction Gaston Fortin 

Section Artistique: . , Jean Lefebvre — Hélène Beauchamp 

Actualités Sportives: Orner Monfils — Maurice Pelletier — 
François Robichaud. * 

Rédacteurs: René Rosberry — Germain Dion — François de 
Martigny — Michel Beaubien — Jacques Lefebvre 
— Murray Maltais. * 

Equipe Technique: Charmaine Chârbonneau — Alphonse Moris- 
sette — Line Pierret. 

Photos Jean Guy Leclerc — Glen McSwedny 

Caricatures Marcel Angrignon. 

Autorisé comme envoi postal de seconde classe, 
Ministère des Postes; Ottawa. 

IMPRIMÉ PAR L'IMPRIMERIE BEAUREGARD 






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LA ROTONDE 



Le 11 février 1963 






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Séminar 



1 février 1963 



LA ROTONDE 



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de L'EUM 



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PAKISTAN 



Ottawa, le 29 janvier — 
Marcel Collin, un étudiant 
dé quatrième année à la 
Faculté de Sciences politi- 
ques à L'Université d'Otta- 
wa a été choisi par l'Entr'- 
aide Universitaire Mondiale 
comme délégué au quator- 
zième Séminar international 
annuel de cette organisa- 
tion. Le Séminar en question 
aura lieu au Pakistan l'été.. 
prochain. 

Le Séminar de cette an- 
née discutera® "L'Influence 
de l'Orient et de l'Occident 
sur le Pakistan" et les plans 
divers proposent: un cours 
. d'orientation dans un en- 
droit résidentiel d'Eu 




:— >. 






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fossoyeur 



Déclaration officielle de 
LA ROTONDE et du CARABIN 

PRESSE UNIVERStTAIRE CANADIENNE 



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fat. 



* II' 



MARCEL COLLIN 

des séances d'introduction à 
l'Université de Karachi; des 
visites à Quetto, Hyderabad, 
et Dacca; des tournées d'é- 
tudes à Lahorc, Rawalpinda, 
Peshawar, et a la fasse Khy- 
ber; ainsi qu'un séminar de 
deux semaines auprès des 
montagnes Himalaya. 

La délégation canadienne 
quittera le Canada vers le 
20 juin, pour revenir à la fin 
du mois d'août. 



NakééckodùHoàA\ 



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S t fa a % # t i & 



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Il y a quelque temps se réunissaient à St-Gliglin-des-Pumucennes les 
chevaliers de la table ronde. Présidée par le très populaire "FOSSOYEUR" 
(c'est [moi ça) ... l'assemblée comptait aussi: 



Ottawa le 29 décembre, 1962 

Monsieur le Président National» 

Monsieur l'Orateur, 

Messieurs les délégués. 

ATTENDU QUE 

la Presse Etudiante Nationale, organisme de presse 
et udiante caiiadi*flii*-françai*« parallèle à 4a PUC est 
en voie de reformer ses cadre». 

ATTENDU QUE 

nous croyons que cette dite association servira plus 
adéquatement nos intérêts et nos besoins immédiats. 

ATTENDU QUE' 

un choix s'impose entre notre participation à la PEN 
et à la l'I'C fl que nos affinités culturelles et sociales 
nous lient automatiquement à la PEN. i 

ATTENDU QUE 

4a conception d'un journal étudiant de langue française 
et celui de langue anglaise diffère sous plusieurs aspects.. 

ATTENDU QUE 

à notre "avis, la PUC n'a jamais satisfait pleinement lès 

exigences des journaux, canadiens-français et souvent 

même- n'a pa> tenu compte de leurs aspirations fonda- 



En .réponse à une lettre . . . 



Unité 






ou 















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Jacques Lefebvre 




À l'heure 



•*"*"ta. 



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LE EOSSOYEUR 



GILBERTE 
brillante speakrine repré- 
sentant avantageusement 
l'élément féminin de la 
province. 



L5 ÏL 



du travail 







de la 



> 



ROBERT 
digne historien et reporter 
de ces mémorable? discus- 
sions. 




REAL 

grand financier élu tréso- 
rier à l'unanimité. - 



LIONEL 

grand ami de Real à 
cause de DOLLAR. Au- 
mônier. 



JACQUES 
chansonnier. 



mentales. 
ATTENDU QUE 

les journaux canadiens-français, membres, de la PUC 
considèrent qu'il leur est impossible de profiter pleine- 
ment d'un service de nouvelle unilingue et non adapté 
à leur façon d'envisager la nouvelle. 
ATTENDU QUE 

le -premier but ou si vous voulez le "but immédiat" 
de la PUC, est de procurer à ses membres un tel service 
moyennant une somme d'argent variant selon l'impor- 
tance de l'Université, f 
LE CARABIN et I.A ROTONDE informent la 25e Confé- 
rence Nationale de la Presse Universitaire Canadienne de leur 
retrait de la dite association. * 

Nous vous remercions pour tous les services 
que vous nous avez rendus dans le passé. 
Respectueusement. 
Claude Archambault Jean Cobeïl 

,LB CARABIN LA ROTONDE 




La cigarette 

FILTRE 



fi&u/etiô 



Ij la plus savoureuse. des cigarettes 
à bout filtre • 



Après un court entretien. l'on a dû sortir Caouette, 
il disait la même chose que nous mais il essayait 
de tout embrouiller; nous avons décidé que les 
membres de notre club appartiendraient à la Saint 
Jean-Baptiste, mouvement qui a fait ses preuves... 
mais la raison principale de notre adhésion à ce 
mouvement, c'est que son nom nous plaisait bien. 

De même avons-nous décidé de nous joindre au 
cercle Lacordaire "mainly because" le cercle allait 
bien avec* notre table ronde et que l'abstinence... 
ça rend les hommes FORTS . . . comme Tarzan. 
Hercule et le Chanoine LIONEL Groulx. 



"~ C'est après • un copieux repas (tourtières, porc 
frais, fèves au lard, bière, sirop d'érable avec pain 
frais et de grands verres de lait pour noyer le tout) 
c'est donc aprè^un copieux tepas (seule GILBERTE 
n'est revenue que trois fois à cause de sa taille) 
que nous avons posé le premier problème à savoir 
si les Canadiens français ont su garder leur carac- 
tère français... C'est REAL (il était revenu au 
cours du repas) qui nous rapporta cette conversaV 
tion qu'il avait entendue au cours de' la dernière 
tempête de neige. 

— Es-tu stocké? demanda l'un 

—Non chu f;.. tight. répondit l'autre. 

Noutf fûmes transportés de Joie. Nos compatrio- 
te* possédaient encore le souci de leur langue. Les 
horizons lointains et Meus étaient à nous. * 

Il n'y avait aucun doute, nous devions nous sépa- 
rer: le "separatism" était la seule solution... Tou- 
tefois il se posa le problème suivant: De quelle, 
façon nous séparer? Voici trois suggestions émises 
au cours de la discussion. 



O LA PREMIERE venait de REAL (un g*rs qui 
connait ça le fédéralisme) c'est de nous trouver un 
transalateur et d'entrer en négociations avec Ken- 
nedy . . . Vous l'avez sans doute tteviné'; c'est l'an- 
nexion aux Etats-Unis. Les Américains avec leur 
sens pratique entoureraient la province (pardon... 
l'Ltat) d'une immense barrière. Comme les Indiens 
nous n'aurions plus de taxes et d'impôts à pay.r 
De plus un droit de $0.50 pourrait être exigé dont 
$0.25 nous reviendrait — pour venir nous visiter. 

Toutefoin GI LBE R TE n'aimait pas beaucoup cette 
solution car elle manquait de largeur de vue. El le 
proposa comme solution de rechange de transpor- 
ter la province de Québec dans l'Atlantique. Il fau- 
drait dit-elle apporter le fleuve St-Laurent avec 
nous. v . car il nous appartient. On pourrait même 
transporter la Province non loin de Cuba,,, le 
climat y est si merveilleux: l'avantage serait dans 
la vente des charrues, des souffleuses et des pneus 
d'hiver devenus inutiles... 

Finalement, . comme solution de compromis . 
LIONEL qui est un vieil habitué de la chose pro- 
posa la Solution pour mettre fin à toutes les solu- 
tions. II s'agit en deux mots de faire immigrer tous 
les habitants de la Province de Québec vers la 
Colombie-Britannique. On part en bogey — Jacques 
en a un lorsqu'il va à Québec — et l'on s'installe. 
On envoie alors les Colombiens dans le Québec pour 
résoudre nos problèmes. D'ailleurs avec les monta- 
gnes Rocheuses il serait beaucoup plus facile de se 
séparer dans cette province. Le seul inconvénient 
majeur de cette proposition est que le service postal 
serait grandement retardé par ce déménagement 
massif. 



A la page 173 de "La Sociolo- 
gie"* Joseph-H. Fichter dit que 
"la différence entre le jugement 
et -le préjugé consiste en ce que 
le premier est fondé sur une 
preuve tandis que le second se 
fait avant l'analyse de la preu- 
ve". Dans une lettre à l'éditeur 
parue dans la dernière livraison 
du "Fulcrum" un lecteur de ce 
journal m'accuse d'avoir des pré- 
jugés, ét^fe,' 1 tout simplement 
parce que je prouve douze fois 
ce que j'avance. En outre, ô 
comble de la bêtise, après avoir 
affirmé que j'essaie par mon 
article d'insinuer que les Cana- 
diens-français étudiant à l'Uni- 
versité d'Ottawa sont victimes 
d'une injustice (tries to imply 
an injustice to French-Cana- 
dians studying at the Univer- 
sity of Ottawa), ce même indi- 
vidu affirme quelques lignes 
plus bas que tout ce que j'affir- 
me est complètement vrai (his 
article . . . reveals truth). 

VERS L'UNITÉ 



embres de a 



ommission 
Constitutionne e 

M. Jules 1larrière,JJ!xfisident du Comité • Cbairman ofjhat 

Conimittee). 

M. Guy Prerret. f. Médecine) 4 

M. Marcel Pelletier. (Droit ( i\il> 



Donc, peser le pour et le contre de ces solutions et si vous désirez vous 
joindre à notre mouvement ou simplement pour avoir plus de détails écri- 
vez-moi à La Rotonde, 611, rue Cumberland. 

NABU. 



M. 1 >«d ( 'ogan. (Common Lan) ..*" 

Mlle Michelle Tremblay, (S. ien.es Domestiques, Infirmières. 

Nursinu Sdenee. Public Health, and Nursing Kducation) 
M. Daniel Soucy. (l'.dtoation Physique, Arts) 
M. P. O. Cou ri em a nette, (Commerce. Sciences Sociales. 

Philosophie) 
M. Paul Allard. (Sciences) 
M. David (as, y. (Président - F.E.U.0^ — Président S.F.l «» I 

I)£lk(.i i.;s ivikkim aiki.s . alternatk dkl i:<. AT KS:— 

M. Jacques Souadjian. t Médecine) 

M. .1 .-(.èrald Valiquctte. (Common L»w) p , 

Mlle Madrlcine_McDe\i;t. (Science* Domestiques, Infirmières. 

Nursing Science. Public Health, and Nursing Fducation) 
M. Jean Martineau. (Commerce. Sciences Sociales. Philosophie) 
M. Marcel Aubin. (Science»» 
Mlle Valérie I orbes. (Vice-président anglais - F.E.U.O., 

Lnjrli*h Vice-Président - S.F.U.O.) 

MEMBRES CONSEILLERS:— 

K. Père Jocelyri St. Denis, o.m.i . (D.A.F. - D.S.A.) 
M. Jean Marc Deniers, (Club 'Obiter Dicta" Club). 

A TITRE DE RENSEIGNEMENT - FOU INFORMATION:— 

Exécuti f et Membres du Cnand Conseil. 
La Rotonde — The Fulcrum,. 



On- m'accuse aussi de fomen- 
ter la désunité errtre les groupes 
anglophone et francophone de. 

. rL/THversité. Au contraire PCe 
à quoi je vise, aussi invraisem- 
blable- (pie eela puisse paraître, 
n'est pas la désunité mais l'u- 
nité. Maintenant expliquons- 
nous. On M plait en certains mi- 
lieux à» présenter l'Université 
d'Ottawa- comme le prototype du 
biculturalisme et de l'a dualité 
culturelle canadienne. Ce que j'ai 
fait, c'est de prendre douze 
points, sajis .d'ailkuxa. me cas- 
£ér les méninges pour les trou- 
ver, pour prouver l'absurdité 
d'une telle affirmation. Que ma 
position soit bien comprise, ce 
n'est pas lea-^Qblats que j'atta- 
que, n'eusse été ceux-ci, les can;i- 
diens-fnuiçwis d'Ontario seraient 
obligés de. poursuivre leurs étu- 

, des à Carleton ou à McMaster, 
ce- qui serait encore pis que 
• dans lequel ils se trou- 
vent actuelle m en t! C o - à quo i -jfe : 
m'attaque, c'est à l'état d'esprit 



qui anime la population anglaise 
non seulement à l'Université/' 
d'Ottawa mais partout au Ca- 
nada et qui fait que le rôle acttf 
dans le biculturalisme qu'on de- 
mande et qu'on chante à haute 
voix n'est rempli que par les 
canadiens-français. 

BICULTURALISME 
DUALITÉ . . 

Je m'explique: pour moi, les 
mots biculturalisme et dualité, 
culturelle connotent inter-rela- 
tions et inter-actions ; c'est-à- 
dire une action, un effort de la 
part des deux groupes ethniques 
à coopérer, à respecter l'autre, 
à le'comprendre, et si la situa- 
tion le permet, à condescendre 
à apprendre r sa langue afin de 
pouvoir mieux puiser à sa cul-~ 
ture. Ces mots connotent aussi 
pour moi l'obligation de chacun 
de connaître les deux langues, 
lorsque chaque jour il a à trai- 
ter, que ce soit dans le monde 
du fonctionnarisme, des affaires 
ou autres, avec des éléments des 
deux nations. Ce que je veux en 
définitive, c'est une pleine re- 
connaissance du français, de 
l'élément français au Canada. 
Ce que nous atteindrons lorsque., 
les Canadiens français seront 
traités sur un pied d'égalité avec 
les citoyens de l'autre nation, 
lorsqu'on n'enlèvera plus les af- 
fiches bilingues (vous savez, 
dans la banlieue de Toronto"), 
lorsque les étudiants gradués de 
l'Université d'Ottawa seront tous 
bilinguey.Horsque, lors d'une ma- 
uife^lttiioj: en faveur de la re- 
connaissance des droits d'une, 
des creux nations, des éléments 
de l'autre nation n'assisteront 
plus béatement à l'organisation 
de cette manifestation, ne trou- 
vant d'autres choses à dire que 
des formules d'amitié et d'en- 
couragement telles que "Crazy 
French-Canadians, Hurrah for 
Gordon etc... Ceci ne pourra 
être, atteint que si les Cana- 
diens-anglais pe r d en t leur es- 
prit "orangiste" (que voulez- 



vous, c'est le mot) lorsqu'ils se- 
ront prêts à coopérer, à .con- 
descendre à reconnaître l'exis- 
tence d'une population française 
au pays, à créer un état d'esprit 
qui permettra aux canadiens- 
français compétents d'accéder 
aux plus hauts postes. La co- 
existence pacifique ne suffit pas, * 
il faut de l'inter-relation, de l'in- 
teraction entre les deux grou- 
pes. Le but de mon article était 
de faire comprendre à ces mes- 
sieurs^Je^s anglais, comme l'a 
déjà~cfit lin personnage histori- 
que, qu'ils ont à jouer un rôle 
actif et non seulement passif, 
pour conserver l'unité de la Con- 
fédération, et aussi conséquem- 
ment l'unité entre les éléments 
des deux nations au sein de 



UNE UNIVERSITÉ 
BILINGUE? ■ 

l'université. L'idée d'une univer- 
sité bilingue était bonne, mais 
l'aspect utopique d'une telle ins- 
titution entrait -en jeu lorsque 
comptant sur une -réelle inter- ( 
action, une inter-relation entre 
les deux groupes, on assistait à 
la passivité d'un élément anglais 
laissant seuls les Canadiens fran- 
çais venir puiser dans leur cul- 
ture; c'est alors qu'on pouvait 
parler comme l'a déjà fait "Le 
Devoir" d'un processus d'assimi- 
lation des Canadiens français. 
Les autorités de l'université, in- 
fluencées par un tel état d'es- 
prit, un tel contexte économique 
et social qui refuse aux Cana- 
diens-français de s'affirmer sur 
une base ..nat iona le en se ser- 
vant principalement de leur pro- 
pre culture, ne peuvent faire 
autrement I ?, c'est un peu les 
justifier) que de formuler des 
programmes, poser des actions 
qui correspondent à cet état de 













• 




1 

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• 



clnises. Tant qu e- l'élément a n - 
glais ne se réveillera pas, et ne 
verra pas le problème tel qu'il se 
pose, et si jamais il ne le voit, 
il devra envisager, "se plier à la 
séparation du Québec du reste 
du Canada." 



t 



Augmentation de $60,00 



.»* *• 







\ 



LES JEUNESSES MUSICALES DE L'UNIVERSITÉ 
I- vous invitent ou 

Récital d'orgue _ 

DE M. RAYMOND DAVELUY 
le 12 février 1963 — 8:30 p.m. 



en l'Eglise de St-Matthews, Ottawa 



Le concierge de la Mai- 
son des Etudiants, M. Gilles 
Larose s'est vu octroyer une 
augmentation de $60.00 par 
le Grand Conseil de la FEUO. 

Ces mesures ont été prises 
à la suite des recommanda- 
tions du sous-comité créé 
par le comité des finances, 
sous proposition du Grand 
Conseil. Cette commission 
était chargée d'étudier le 
salaire de M. Larose et de 
proposer les avis qu'elle ju- 
geait nécessaires. 

hAM. Jean Louis Braun, 
trésorier de la FEUO, Don 
Davidson, du Fulcrum, et 
Pierre Galipeau, de l?c Pc 
ettonde se sont" réunis les 18 



dernier pour 
conseils sui- 



et 19 janvier 
soumettre les 
vants: 

1. Une augmentation de 
• $60.00 s'impose pour ra- 
juster le salaire du con- 
cierge. 

2. Un contrat doit spécifier 
les devoirs hebdoma- 
daires et semi annuels du 
concierge. 4 t * 

3. Le concierge doit être di- 
rectement responsable à 
l'administrateur de la 
FEUO, ou en cas d'ab- 
sence de celui-ci, au pré- 
sident de la Fédération. 

A la réunion suivante, le 
$.w..J C-i.scil approuvait le 
rapport du sous-comité. 




X 



GILLES LAROSE 






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Poge 6 



LA ROTONDE 



Le 11 février 1963 



Le H février 1963 



LA ROTONDE 



Page 7 



. 



gilles vigneault, lejrs de natashquân 



. 



NÉk 



-^ 



-•-.■• . ,: . . y^— ; — :_^-_ 



* « t . 

ce 13 février, le soir... 



a pointe 






s 




le 

cercle 



Rarement, a-t-on vu de cer- 
cles français aussi dynami- 
ques sur notre campus. Plu- 
sieurs se sont tus devant cette 
activité fébrile . . . c'est le lot 
de nombre de: nos, étudiants. 
< «pendant ja majorité s'est 
aperçue que, ça bougeait et 
l'enthousiasme spontané en 
fut la réponse. Un étudiant 
me confiait : "C'e,st plaisant de 
voir des panneaux habillés de 
peintures ou de photos dans 
le hall de notre faculté!" Al- 
lons plus loin et affirmons que 
cela ne doit laisser personne 
indifférent. Le seul fait qu'une 
démonstration artistique soit 
ën~ cou rs~ï>ro u ve que la cité 
étudiante n'a pas perdu le 
sens des vàleiurs. Dans le pas- 
sé, conférences et colloques se 
succédaient; mais il semble 
que ce fut organisé d'une fa- 
çon peu -éclatante, car le pu- 
blic réagissait peu ou prou. 
Grâce au Cercle Moréas-Cé- 
tanné, on a été à même de 
constaté le contraire: ce grou- 
pement a présenté des confé- 



rences, des colloques, des, ex- 
positions, -toutes goûtées. Je 
ne voudrais pas m'improviser 
adulateur, mais je suis con- 
vaincu que la vivacité du cer- 
cle est due presque unique- 
ment à deux personnes: Mlle 
Hélène Beauchamp et M. Jac- 
ques Nadeau. Sans leur inces- 
sante activité, le cercle n'au- 
rait pas été ce qu'il fut, et 
n'aurait pas affiché tel bi- 
lan . . . Nous ne sommes pas à 
bout de surprises: d'autres 
soirées très intéressantes sont 
à l'état d'ébauche . . . Peut- 
être même assisterons nous à 
une semaine du film. En at- 
tendant, ils sont heureux de 
vous inviter à cette agape que 
vous servira Cille Vigneault. 



Portageur. Rieur. Pleureur. 
Auteur de chansons, contes et 
poèmes. Fondateur d'une mai- 
son d'éditions. En plus, il a 
cueilli béris bleuets, framboi- 
ses. Ouf! "Il a 1'intentkm de 
continuer". Messieurs-dames, 
le rideau s'ouvre, la danse 
-commen ce. Vign ea ult, maîtr e 
es jigge, dirige la soirée. 



des pieds 



sur des 



étraves 



"Les enseignes sont mortes 
i Et la neige et l'herbe 
Chacune leur tour 
Prendront on le sent bien 
Une éclatante revanche." (p. 60) 
"Et soudain l'angle bleu s'est ouvert 
J'entends le cri du néon rouge 
Au^fond du gouffre découvert 

i du néon, rouge 
Le néon crie utr ronge, et bouge et crie e^menÉt.* 

_- _ - (P. '34) 



->■*«- 



Fatalement le goût du retour , taquine le poète. Une éva- 
sion définitive. Rompre d'avec cette planète qui "porte ses 
villes comme de très anciennes blessures lentement cicatri- 
sées" (p. 90). Le, retour apparaît comme la seule alternative 
valable. , 

"Un jour_je partirai à la recherche de mon pays 






le 
programme 

Larguez les amarres 

Petite gloire, pauvre fortune 

Jos Hébei^ 

.l'ai pour toi un lac 

Tî-Franc la Patate 



*m 



gilles 
vigneault 



Qui est-il? Un gars de Na- 
tashquân. Dans un essai de 
biographie, il déclare: "Je ne 
suis pas mort !" A le voir agir, 
on s'en rend facilement comp- 
te. Professeur. Rameur, Pê- 
cheur. Chasseur, J)anseur. 



Quand vous mourrez de nos 
amours 

Jack Monnoloy 

Caillou la Pierre 

Dans le jour qui s'éteint 

Jean-du-Sud 

Celle que j'aime 

Jos Monferrand 
-Le temps perdu 

La danse à St-Dilon 

E1 les nombreux rappels que 
le public, j'en suis sûr, re- 
querera de vive voix, LE 18 
FEVRIER A LA SALLE 
ACADEMIQUE. 



>» 



Album 



:* 



Que ferez-vous de mes paroles 

Maintenant que les voilà dites! 
% Leê nuttrez-vous dans votre poche 



au pays de Jack Monnoloy 



• 



Avec les papiers froissés de nps silences 
Et les Choses trouvé* s-jxrdues 



Que l'on jette un soir de reproche? 
Ou les mettrez-vovu doua m< ut. 



Av< <■ df g h )ttrnrs caressant» >■, 



Et de beaux moments immobiles, 

Dans l'album de VOS sounnirs 
Dont j'ai tant admiré tantôt la rcli> 
Et la paujiiérr d'or 
Et le parlé d< s tanin 

Lamhrequmé d'amour 

Et de mélancolie 



Que ferez-vous de nus paroles, , . 
Maintjenant que je les ai dites? 
Car je ne reviendrai jamais 
Vous les reprendre 



(extrait de Etraves) 



D'autres ont chanté cette terre du Québec. 
. D-'autres y ont dâambulé avec des guitares. 
des gigues, (\e^ boites aux mots curieusement 
amalgamés de pittoresque^ et d'ordurier, de 
tendresse et d'effronterie. D'autres ont re- 
constitué ces fêtes de bons "canayens" gail- 
lards. (Songeons aux Leclerç, aux Filion, aux 
Tex, etc . . .) Mais, à -notre avis, Gilles Vi- 
gneault reste le plus "eanayen" de nos chan- 
sonniers. Et nous n'appliquons aucun sens , 
péjoratif à ce terme. (')•_ 

Les "héros" de ses chansons sont tous 
hauts en couleurs. Ils s'imposent pa r leu r^ 
gigantisme. En effet, ils sont remarquables, 
mi par leur taille, ou par leurs gestes. Par 
exemple, Jos Monferrand, "le cul su'l bord 
du cap Diam'ant, les pieds dans l'eau du 
Saint-Laurent"; Jean-du-Sud, qui "marche 
SUT les étoiles"; Caillou la Pierre, qui "le jour 
de ses ^quatre-vingt dix ans prit femme". 
En somme, nous avons affaire à des types 
pleins de santé et prêts aux actes à la fois 
légendaires, invraisemblables et loufoques. 
Des hommes comme il ne s'en fabrique plus 
sur le marché de la fantaisie. Sains, vigou- 
reux, bourrés de qualité et de défauts, ils 
attendent que "la province lève son jupon". 

Mais il y a d'autre chose aussi . .'. Quelque 
chose rie plus triste, de moins éclatant: la 
routine ennuyeuse, les préjugés sociaux. 
Petite gloire, pauvre fortune (malgré son 
sentimentalisme apparent) et Jack Monnoloy 
en sont les témoignages probants. Mais tout 
ne s'effondre pas rapidement ; l'écorce de ces 
gens est plus résistante que cela. Le poète 
se lève alors comme un prophète des jours 
heureux et chante l'amour à faire claquer le 
globe (J'ai pour toi un lac, Quand vous 
mourrez de nos amours). Et les villageois, 
en ces soirs de chaudes amitiés, se réjouis- 
sent en communauté (La danse aSt-Dilon). 
Hasards et caprices des jours qui passent. 



Et la musique? Elle épouse les tergiversa- 
tions dé* moments. Tour à tour, elle est 
pathétique, enjouée, joyeuse, endiablée, lan- 
goureuse. J'irai même jusqu'à dire qu'elle 
pourrait inspirer quelque. ..compositeur de 
concerto ou de symphonie (celle de St-Dilon 
incluse). Vigneault n'a pas une voix onc- 
tueuse, mais elle revêt tout de même cer- 
tains charmes "qui ont de la v al e ur. Voix 
éraillée? D'accord! Elle n'est pas sans com- 
muniquer une chaleur humaine à ses chan- 
sons. 

Dans Quelques milieux, on prétend: "Vi- 
gneault serait un mauvais embassadeur de 
la cuit un- canadienne-française a Krtrtmger^ 
parce qu'il, fait trop'joual et qu'il ne repré- 
sente pas un beau visage de notre état. "Fai- 
sons une part équitable des choses; les débats 
sur le jouai se sont assez mêlés jusqu'à main- — 
tenant pour les reprendre. Avant de se poser 
la question, demandons s'il se^ari possible 
de cerner en une seule image LE CANA- 
DIEN- - KUANÇAls TYPIQUE. (Un Boston- 
nais quelconque qui déciderait de tracer un 
portrait de l'Américain, moyen, le ferait-il 
n'apportant pas les nuancer nécessaires, sans 
blesser un compatriote du Texas, ou de n'im- 
porte quel autre état? Pourrait-il se conten- 
ter d'UN SEUL AgPECT, ou devrait-il se 
résoudre a peindre PLUSIEURS types d'A- 
méricains?). -Vigneault. je crois, iienous pro- 
pose pas un portrait général, mais bien celui 
d'une classe spéciale QUI EXISTE ENCORE. 
Et ce, il le réussif à merveille. 



(')Chez f'olumbia, un long-jeu intitulé 
Gilles Vigneault, comprenant: Jos Monfer- 
rand Petite gloire, pauvre fortune Jos Hé- 
bert J'ai pour toi un lac Caillou la pierre/ 
A;m'néz-en d'ia pitoune/ Jean-du-Sud Jack 
Monnoloy Quand vous mourrez de nos 
amours/La danse à St-Dilon. 



*\ '■• 



Vigneault chante. Vigneault raconte. Vigneault poétise. 
Grâce à cette triple activité; il nous est permis de comparer, 
arbitrairement soit, les différents visages de l'homme. Nous 
avons glosé plus haut du chansonnier; maintenant nous con- 
fronterons le poète et le conteur. 

Fait assez mystérieux, les chansons et les contes de 
Vigneault regorgent de poésie; mais lorsqu'il se mêle de 
composer des poèmes, il manque de charme poétique, de cet 
envoûtement qui doit être nécessairement au sein même 
de l'oeuvre. Cette constatation soulève une question intéres — 
santé: à quoi attribuer ce décalage d'un genre littéraire à 
l'autre? Après la lecture de ses Etraves (1), j'y suis allé 
d'une petite hypothèse que je vous soumets à l'instant. Si 
la poésie de Vigneault semble faible de prime abord, c'est 
que l'auteur lui-même écri£ comme s'il n'était pas sûr de 
ses moyens. J'entends par là que la matière avec laquelle 
Vigneault musarde est en perpétu^^at de mouvement. 
Poésie nerveuse. Poésie qui se cherche sans cesse. Chaque 
texte ressemble à une e squisse dont l'auteur ne serait pas 
content et qu'il recommencerait à chaque nouvelle expé- 
rience. D'où répétitions des mêmes mots, des mêmes images, 
des mêmes structures de poèmes. En somme le poète nous 
transporte dans son laboratoire et nous fait assister à toutes 
le phases de la création. En science cela passe assez bien; 
en art, cela se conçoit moins: "le produit fini" devrait estom- 
per .les Affres qui ont précédé à l'accouchement final. Chez 
Vigneault, nous "avons l'impression de revivre le même poème 
où l'auteur, jamais satisfait, se reprend; se redit, se contre- 
dit, renforce une image ... Ce qui explique peut-être la mul- 
tiplicité des titres semblables et le retour fréquent des mêmes 
expressions. Par exemple, on note: trois poèmes intitulés 
Matin; deux, Paysage. Plage, Le départ. Je me suis aussi 
amusé à relever les termes- qui reviennent le plus fréquem- 
ment. Gela devient fastidieux a l'enui, car ils sont répétés 
d'un page à l'autre. 

En voi<*1 une liste sommaire; ceci vous aidera à déceler 
les thèmes principaux développés par Vigneault: ciel, nuage, 
sable, sel, hiver, lune, mer, silence, été. soleil, main, pierre, 
espace, temps, vent, vague, ville, .no.ir, filets, aube, jour, nuit, 
épaves, jeune fille, souvenir, arbre, mouillé, île, yeux, lac, 
sagesse, chagrin, coquilles, désespoir, passé, étranger, herbe, 
mélancolie, lèvre, équilibre, navire, au large, chimère, neige, 
voyage, cervelle, ennui, remo rds, métal, chanson, beau, g estes, 
saisons, savoir, aimer, oiseau, moiirîr, £roîd, lumière, frais,"" 
loin ...■"_ , » ^ 

«A*Ia rigueur, en diviserait le recueil en deux parties: 
l'amour des, espaces larges débouchant sur la mer; la haine 
de la ville et de son tintamarre. Ce dyptique est relié par 
des poèmes dits amoureux. Vigneault est fortement marqué 
par son pat elin natal. Comme dans ses chansons, la couleur 
locale est appliquée avec constance. Une certaine nostalgie 
envahit le poète perdu dans la vit é. 

"Deux cailloux bruns enclos 
=— - lians leurs coquilles d'eau 

fïltn 



géant à la grande quête des plaines à perte de-vie, 
et de toute cette langue de nuit qui m'attend de- 
. puis tant d'aurores, tant de soirs aux soleils bri- 
sés, la Route . . ." (p. 34) . 
C'est dans ses textes à consonnance amoureuse que Vi- 
gneault, ce me semble, est plus à l'aise. La.simplicité de l'ins- 
piration rejoint ici celle du ton poétique, d'un dénuement 
extrême. ? 

"Ne pas mourir . . . mais mourir presque 

Cela se dit mourir ma belle 

Cela se dit mourir d'amour." (p. 92) 



J 



seul regard 



M'ont 4 redonné la mer." (p. 55) 

Ce devient un leitmotiv pour lui que de. .se remémorer 
ce pays heureux, quoique frustre. En tous cas il préfère 
ces temps passés chez lui à ceux perdus dans la "cité 
décolorée": 

"L'après-midi se désagrège 

Comme Urr souvenir enfantin 

Que l'adulte mémoire abrège 

D'un doigt lointain." (p. 79) . 
Cette hantise de la ville tourne à l'obsession* et il se 
surprend à en souhaiter»l'anéantissement. Que tout s'écrase, 
sauf la mer, les grèves, les oiseaux! Ce qui subjugue l'homme 
doit mourir !■- 



En réalité la proportion des réussites sur l'ensemble im- 
posant contenu dans Etraves est minime." Il y a beaucoup de 
poèmes "avortes".' 'Cependant plusieurs méritent une atten r 
tion spéciale, et ce sont: Pluie dp Mai, Le bureau, Villes, Pla- 
nète, Album, Le geste. Chanson vieillotte . . . 

Tout autre est la-figure de Vigneault, conteur. Ces Contes 
sur la pointe des pieds (2) révèlent ses dons d'observateur 
minutieux. Si le poète s'engage et titube dans sa course, cet 
homme enjj regarde le monde sur le bout des orteils, xeste 
effacé. Ses* textes sont autant de -coups de -pinceau sur le 
canevas de la vie. . _ 

, .Ces contes ne pèchent pas par excès de longueur.- En 
. général, ils ne dépassent pas une page et demie. C'est là la 
première qualité de Vigneault qui a compris les exigences de 
ce genre: pas de "paraphrases, pas de considérations para- 
philosophiques; il va droit au but. Une conclusion s'impose- 
t-elle ? A nous de laJLirer..X 'auteur n'a créé- que pour. suggé- 
rer une impression, aussi fugitive que la vie elle-même. On 
assiste à des déplacements, des froissements de papier, des 
sauts de corps, dt^ dialogues, tous exécutés avec je ne sais 
quoi d'éthéré, d'évanescent ... 

* Le monde qui évolue devant le regard de cet homme? 
Des jeunes -filles, devenues moins jeunes; des amoureux 
l'étonnant de la fugacité du temps; den couples que le côtoie- 
ment quotidien a éloignes. Bref, le cycle de ia vie, vu dans 
. 4 des tableaux discrets, succincts. J'ai mentionné la discrétion: 
voilà le trait essentiel du conteur. Jamais il ne s'ingère de 
façon directe dans la marche des événements. Jamais il ne 
réduit à quia la personnalité propre de ses personnages. Nous. 
lisons des morceaux qui teintés d'humour, qui empreints 
d'amertume, qui voilés d'une douce mélancolie, enfin qui ma- 
riés à la gamme variée de<< sentiments humains. Certes il 
-y~«, en sotm+ine, c e du a lisme qui hanîe-Vi^neault, à savoir 
le sérénité dès^ays côtiers et rinhumanifé des villes. On le [ 
voit aux traitements qu'il offre à l'un et à l'autre. Mais là 
s'arrête la question: il ne la laisse pas voler la vedette; elle 
demeure à l'arrière-plaii. 

Un autre aurait écrit ceci avec lyrisme échevelé, sfc, ga- 
vant de phrases enchevêtrées: les sujets s'y prêtaient facile- 
ment. Néanmoins Vigneault parle rapidement, nerveusement. 
Ses phrases sont courtes, voire syncopées ... ce qui ajoute 
à la vivacité du récit. Pour rendre justice à Vigneault, il 
, eut fallu citer à peu près tout le recueil. Je m'en suis abste- 
nu de peur de déformer la pensée et la saveur des contes. 
Qu'A suffise d'en reproduire un au complet : vous le trouverez 
ci-contre. Tout de même. So uligno ns les plus importants: Les 
livres. Le véverbère. Le capitaine, ÎLes jeux. Le matin, 
Le zèbre. Le parc. El Senor. etc. etc . . . . • 

de bouquin cache un secret: lorsqu'on a fermé la cou- 
verture, il n«- disparaît pas, il reste ÊB nous. " — - — — 



(1) Etraves. aux Editions de l'Arc '(Collection de l'Escarfel), 
Québec, 1950, 1G7 p. 

(2) Contes sur la pointe des pieds, mêmes éditions et collec- 
tidn/Québec. !%<>, 122 p. 




Cela commença si im- 
perceptiblement qu'ils ne 
s'en aperçurent qu'une fois 
les choses trop avancées 
pour reventr en arrière. Elle 
I l'avait aperçu sur le trottoir 
d'en face et sans trop sa- 
voir pourquoi elle l'avait sa- 
lué du regard. Cela n'avait 
duré qu'une seconde, mais 
tous les deux étaient pas- 
sés maîtres en ce genre, de 
subtilité acrobatique d'une 
haute perfection. 



l T ne semaine plus tard, 
ils s'étaient rencontrés ra- 
pidement dans l'ascenseur 
(ils avaient continué de tra- 
vailler dans le même édifice) 
et par un oubli absolument 
inexplicable, il l'avait tu- 
toyé pour lui dire: Excu- 
sez-moi. 

Un mois passa au cours 
duquel chacun regretta ces 
incidents comme on regret- 
te des erreurs stupides. 
Puis un dimanche "après- 



midi qu'il marchait tout 
seul dans le parc, il se ren- 
dit compte soudain qu'on 
l'observait. Il se retourna et 
la vit sur un J>anc. Elle li- 
sait. Il continua sa prome- 
nade, agacé. Et au bout 
d'un moment, il réalisa que 
c'était la première fois 
qu'elle venait dans ce parc. 
Et que ce parc était très 
loin du quartier qu'elle ha- 
bitait. 

Et revint vers elle. Avant 



qu'il eût ouvert la bouche, 
quand il fut à quelques pas 
seulement, elle dit tout 
haut, sans lever les yeux de 
son livre; "Je suis bien de 
ton avis. Nous sommes deux 
imbéciles. Deux imbéciles 
qui s'aiment et ne veulent 
pas se l'avouer. Tu ne crois 
pas?" " r 

Il ne répondit rien, sou- 
rit et s'assit, auprès d'elle. 
Il pensa: Elle a raison, mais 
elle est toujours aussi bête - 



et aussi prétentieuse qu'au- 
trefois. Il faudra un jour 
que je lui dise une fois pour 
toutes. 

Ils rentrèrent comme ils 
le faisaient tous les soirs 
depuis cinq mois . . . dans 
leur tête. 



extrait des 

corircs sur la pointe 

des pieds 

_ I 



h 



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M- 



• : 






* "T 



-— r- 



Page 8 




Le 11 février 1963 



LA ROTÔN DE 



Page 



7T 



LA ROTONDE 



Le 11 février 1963 



— 



-Tf 



Tfatniafe | partis en liste 



7-8-9 mars: 



•/ 



étudiant 



Ottawa, le 6 février— Tous 
les étudiants de l'Université 
d'Ottawa ont été invités à en- 
tourer deux d'entre eux, Mlle 
Sandra Wright et M. Patrick 
1 Watson, qui se marieront sa- 
medi prochain à l'Université. 





SANDRA WRIGHT 

Secrétaire FEUO 



LIBERAUX 



CONSERVATEURS 




• 



NOUVEAU PARTI 



et oui 



mêmes 



LES CREDITATES 



~i "' ' ■ 



Elections - 28 février 



LE MODE D'ÉLECTION 

Le parlement-école a pour 
but, avons-nous dit, d'initier 
r !es étudiants à la vie parle- 
mentaire. Son intérêt réside 
essentiellement dans les ses- 



sions qui se'fiendront au dé- 
but de mars Les élections, qui 
sont nécessaires en autant 
qu'il faut une représentation 
des partis politiques à la Cham- 
bre des Communes, ne sont 
dans l'ensemble qu'accessoires 
Ce n'est pas une élection-école 
que nous tenons, mais un par- 



lement-école Là réside toute 
la différence, différence qui 
n'a malheureusement pas été 
saisie i'an dernie&ueûiôrS que 
l'enjeu porta davantage sur les 
élections que sur le parlement 
l ui-même. Afin d'éviter le con- 
cours* de personnalité auqûëT 
a donné lieu le parlementrécole 
l'an dernier, nous avons décidé 
cette année de faire les élec- 
tions sur la base des PRO- 
GRAMMES dés partis politi- 
ques Avant les élections cha- 
que parti politique présentera 
aux étudiants son programme 



Ce mariage étudiant, qui 
débutera à 11 h. du matin en 
la chapelle principale de l'Uni- 
versjté, sera le premier à être 
célébré durant l'année acadé- 



LE PARLEMENT ÉTUDIANT : 
MODÈLE OU ÉCOLE ? 

Se vouloir le modèle — dans 
ses beaux jours — du vérita- 
mique entre deux étudiants de ble parlement," est une préten- 
cette institution depuis 20 ans. tion que le parlement étudiant 

La future mariée, qui est ne peut faire sienne. En effet 
âgée de 20 ans, Mlle Sandra comment exiger des étudiants, 
Wright, étudiaitte de deuxi- des profanes de la vie parle- 
émè année à la faculté des arts mentaire, qu'ils se comportent 
et AUSSI SECRETAIRE DE à l'image de leurs aines alors 
LA FEDERATION DES ETU- que ces derniers n'y réussissent 
DIANTS DE L'UNIVBRSI-tjès souvent que difficilement, 
TE, est la fille de M. et Mme et cela après plusieurs années 
Andrew Wright, de Chapleau, d'expérience vécue Un f parle- 
Ont. Le futur époux, âgé de ment étudiant n'e*t pas une ré-. 
23 ans, M. Patrick Watson, plique de la colline parlemen- 
fils de M. et Madame James taire. Il est un endroit d'ap- 
Watson, 29, avenue Arlington, prentissage, une école d'initia- 
Ottawa, est inscrit en deuxi- tton à la vie parlementaire. Il 
ème année du cours de Com- se commettra certes beaucoup 
mon Law à la faculté de droit, d'erreurs mais il ne faut pas 

Assisté comme servants de s'offusquer le parlement étu- 
messe de deux étudiants de la diant n'aura-r-il réussi qu'à 
faculté de droit le R.P. Louis- corriger quelques-unes de ces 
de-Gonzague Raby, o.m.i., au- erreurs qu'il aura été fructu- 
mônier des étudiants de l'Uni- eux Voilà pourquoi nous pré- 
versité. officiera à la cérémo- ferons lui apposer le complé- 
nie. . - " ment ECOLE à MODELE. 



FACULTÉS PARTICIPANTES .. 



Vu l'innovation dans le système, et à cause de 
l'étendue du campus, nous avons limité pour cette an- 
née le parlement à 5 facultés: les Arts, le Commerce, 
le Droit civil, le Droit coutumier, les Sciences Sociales. 

PARTIS POLITIQUES AtCEtoÉS^ 

Les mêmes qu'au Fédéral, soit le parti Conserva- 
teur, le parti Libéral, le parti du Crédit Social et le 
Nouveau parti démocratique. " * 

NOMBRE DE DÉPUTÉS 

- 7 60 

REPRÉSENTATION PAR FACULTÉ 
A déterminer. • 

ENDROIT 

Salle commune de l'édifice des Arts. 

DATES DU PARLEMENT-ÉCOLE 
7-8-9 mars. 

DATE DES ÉLECTIONS 
28 février. 

N.B. SURVEILLEZ LES PROCHAINES ROTONDE 
POUR D'AUTRES DÉTAILS. 

Le Comité du Parlement-école, 
Guy Rohitaille, président 
. Mark Meredith 
Maurice Patry 
Albert Li hoir on 



I 



et la liste de ses candidats. La 
tâche des candidats ne sera 
pas de mousser leur élection 
personneHe mais dé' convaincre 
les étudiants de la valeur du 
programme politique de leur 
parti. Le jour du scrutin les 

"étudiants voterorTTdansrhaque - 
faculté, non pour un*candidat, 
mais pour un parti politique, 
en fait celui qu'ils jugeront 
comme ayant le meilleur pro- 
gramme Le parti qui dans cho- 
que faculté aura obtenu le plus 
grand nombre de votes aura 
droit au plujs_grand nombre de 
représentants alloués à cette 
faculté. Et ainsi de suite. 'Irap» 

.portiendr a aux p artis polit i ques 
de choisir "parmi leufS-e^P'dif^- 
dats dans "chaque faculté ceux 
auxquels ils ont droit d'après 

Je vote pour les représenter. La 
procédure Hu choix des candi- 
dats, avar\t comme après les 
élections, est laissée à l'initia- 
tive des différents partis. 

Voici un exemple: 
400 votes sont inscrits à la fa- . 
culte des Arts: 
de ce nombre 

200 vont au partiVV 
100 vont au parti X 
75 vont au parti >&. 
25 vont au parti Z 
comme la faculté des Arts a 
droit à 20 députés (nombre 
fictif) le parti W, quf a rem- 
porté 50% des voix aura 50% 
des. députés, soit 10. le parti X, 
Î^T des voix soi#-p- députés; le 
parti Y, 75"400yie 20 spit 3 
députés avec un reste de 3; 
et le parti Z, 25 400 de 20 
soit 1 député avec une reste de 
1 Un député est encore à dé- « 
terminer: il va au parti dont le 
calcul des voix donne le plus 
grand" reste,, soit ici le parti' Y. 




of: 



Jess E. James, 



CLASS OF '67? 




A life-long studcnt of transportation s\s- 
tems, James will be best remembercd for 
his provocative major thesis "Irorï HossCS" 
i Hâve Broke In." W'orking towards his 
doctoratc, he formcd a rescarch team 
with his brother and toured the West, 
takmg copious quâYitities of notes as 
they went. Sqon the whole country vyas 
talking about the James bo\s and they 
\\ctc in great demand as guests of honour 
at civic- parties (neckties to be wofn). 
Despite a réputation which grew by Icaps 
and bounds (mainly on to passing trains) 
Jess E. James remained an elusive, rctiring 
person who spurned formai gatherings no 
matter how pressing the invitation: A 
superb horseman, Mr. James had a way 
vvith coïts. His antimcly end came vvhcn 
he was engaged in breaking in a néw 
one — a 45, to bc exact. 



Kci'p your sightS on success 
bv forming # gbod bûnfrfng 

Connection — a "mnsi" for 
8UCCeu in uny profession or 
business. 



i mau » iAm/»«*ï 



Bank of Montréal 



BANK WHERE STUDENTS' ACCOUNTS ARE WARMLY WELCOMED 




Suyçeâttoaf 



Extrait du procès-verbal d'une réunion du Grand 
Conseil qui a eu lieu dimanche, le 27 janvier, 1963: 

"Proposé par: Vice-président fronçais. 

Appuyé par: Vice-président anglais. 

Attendu que: 

Que tous les étudiants de l'Université d'Ottawo 
sont directement en cause dans toutes les acti- 
vités de l'Université, 

La Fédération des Etudiants existe primordiale- 
ment dans le but de représenter l'opinion étu- 
diante à l'Administration, 

La Fédération des Etudiants a fait preuve de ca- 
pacité et de responsabilité dans la gérance de 
ces activités qui lui ont été confiées. 
Le Grand Conseil de la Fédération des Etudiants 
croît que le Comité des Affaires universitaires 
fait des recommandations au Conseil d'Adminis 
tration sur des sujets qui affectent directement 
le corps étudiant et qu'il est essentiel, lorsqu'on 
s'entretient des affaires concernant l'Université, 
' que l'opinion étudiante soit constamment prise 
en considération autant par les autorités univer- 
sitaires que par ceux qui les conseillent, 

Il est résolu que : 

Le Grand Conseil de la Fédération des Etudiants 
demande respectueusement au Conseil d'Admi- 
nistration de l'Université de permettre au Prési- 
dent de la Fédération de siéger au Comité des 
Affaires universitaires avec tous les droits qui lui 
incombent, mais sujet aux conditions supplémen- 
taire^ que le Conseil d'Administration jugera 



PREVI$I0N$ BUDGÉTAIRES 
62 - FEUO - 63 




Dépenses : 



Remise aux facultés 

Kneuc 

Obiter Dicta 

;té dramatique 




Revenu lotal 

Cotisations 

|»rofit sur le carnaval 

Annonces: —* 
La Rotonde 
The Fulcrum 
Bottin-Campus 
Ottaviensis 
Uni de graduation 



..-,* ... 



Président et Exécutif 
Amitiés Canadiennes Françaises 
Délégation dé la Fédé 
Initiation 
La Rotonde 

Prêt à la faculté des sciences 
Dactylographie — Bottin 
Trophées de débat 
Société de Droit Coutumier 
Carte de Noël 
Ottaviensis 
A.C.E.N.U. 
La Rotonde 
J]he Fulcrum 
Ciné Club 
Radio Etudiante 
Maison des Etudiants 
English dehate 
Débats français 
Bal de graduation 

Dépenses totales 
Surplus 



$5,620.00 

2,153.00 

• 400.00 

-25.00 

500.-00 

67.00 

150.00 

300.00 

100.00 

400.00 

î)2.00 

16.00 

100.00 

36.00 

2,600.00 

250.00 

4,858.00 

4,029.00 

300.00 

150.00 

2,880.00 

520.00 

210.00 

762.00 



Radio Varsity 

Comité d'annonces 

Exécutif 

Echange Macmaster 

Parlement modèle 

Club N.U.M. 

Campus 

Bottin 

Photographie 

E.U.M.C. 

Salaire de l'administrateur 

Vérificateur 

Frais de Banque 

C.U.S.O. 

Co-ordination 

Croix Rouge 

Prix. (Reine du Carnaval) 

Relations extérieures 

Banquet C.U.P. 

Pax Romana 

Mérite Etudiant 

Divers 

Réserve 5% 



1,330.00 
815.00 

1,290.00 
590.00 



150.00 

258.00 

750.00 

1,550.00 

115.00 

655.00 

5,100.00 

335.00 

55.00 

25.00 

20.00 

20.00 

25.00 

250.00 

250.00 

300.00 

650.00 

298.00 

1,800.00 



$41,949.00 
$ 2,162.00 



. On vient de nous présenter le budget 1962-63 Selon le bilan du 
r " trésorier Jw Jean Louis Brqun, les. recettes seraiept de $44,11 1.00 tondis que 
les dépenses se chiffreraient à* $41,949 00 L'administration des. étudiants- 
, avoue donc un surplus de $2,162 00 pour l'exercice financier en cours. 

Quelques remarques s'imposent devant une" telle Collection de chiffres 
D'abord notons bien que l'on prévoit une dépense de $41,949.00 On sait 
tres bien que certains comités devront dépasser leur budget afin de satis- 
faire aux exigences imprévues. Tout ceci pour vous avertir gue le surplus 
de $2, 162. 00 .est fictif et qu'en réalité l'administration de la FEUO n'accusera 
aucun profit à la fin de l'année fiscale. 

Vous vous demandez peut-être pourquoi "La Rotonde" reçoit plus 
d'urgent que son confrère anglais, 'The Fulcrum" La raison est très sim- 
ple Le coût'd' Impression de "La Rotonde" est de beaucoup supérieur à celui- 
du Fulcrum et ceci à cause du différent procédé employé par le journal 
français De plus, "La Rotonde" publiera un numéro' de vingt pages à 
J'occasion dejson trentième anniversaire Voilà ce qui explique l'écnjart bud- 
gétaire entre les deux journaux universitaires. 

PIERRE GALIPEAU. 



Sur la photo, Mlle Rosemarie Benoit, étudiante en 1 1 le année des Arts, 
; nouvellement élue vice présidente de longue française. 



Du Fédéralisme Intégra 

La situation est claire. Les Canadiens-français ont main- 
tenant le choix entre trois solutions: l'assimilation, le sépara- 
ou le fédéralisme. L'assimilation est l'aboutiasement 
normal d'une situation de fajts qui existe présentement; le 
séparatisme est l'aboutissement normal de l'Acte de l'Amérique 
'du Nord britannique. 

L'assimilation a peut-être désavantages immédiats «anus 
cela signifierait la disparition du peuple canadien-français 
au nom d'une situation plus calme, sans conflits et beaucoup 
moins complexe qui serait créée par ce phénomène. 

Le séparatisme apporterait une solution diamétralement 
opposée en implantant un retrait sur soi-même, formerait une 
espèce de cellule qui tenterait de tracer son propre chemin sur 
le plan international. Evidemment, le 'grand argument repose 
sur le fait que mms deviendrions maîtres de notre propre 
destinée autant sociale que politique et économique. 

Kcste le fédéralisme. Il ne s'agit pas ici de ce fédéralisme 
mitigé que l'on vit présentement et qui nous conduit lente- 
ment mais sûrement vers une assimilation: le "melting pot" 
dont parle 1/1. Diefenbaker. A ce prix là. à ces conditions là, je 
préconise un retrait immédiat «:'■ nfédération. 

Non, il faut un fédéralisme intégral hase sur le prie 
qui veut "Dix provinces pour un Canada et non un Canada 
pour dix provinces. "' Qui feru-t-on du bilinguisme et de ■ ■■ 
merveilleuse biculture: qu'on halance le tout par-dessus bord 
et qu'on nous foute la paix une fois pour toutes avec ces 
utopies. 

Le fédéralisme Intégral veut !» provinces de langue angl: 
et une île langue française. Il ne peut y avoir <!•• compromis, 
la-dessus. Si l'anglo-saxon^- est in a viviv OU à com- 






mercer avec fe -Qftétîêc; que te bu] se f.i-^.Mans la langue 

fra: rt français OU ne IV.-.t pas. Le moment où, 

Ton acceptera un compromis, eh bien!- l'on .uvera dans 

la galère actuel!' \ 



V 



POTir que ce ftidéraliSI] l deux ai - 

pniiiatttw et efficace.-., je socialisme poussé ou le séparatisme. 

Le Socialisme*] permettrait de reprendre la n 

mise BUT l'économie de notre province mais risque' de n 
entraîner dans une patte graduelle de. notre Iji-erte d'hommes. 
I.e séparatisme ROUI permet & devenir maitres 

nous bloque la vue sur d'autres h éritons que le véritable f. 

ralisme nous ouvre. 

Un .changement radical s'impose ot la nécessite apparaît de 
plus en plus. Si l'assimilation et t rejeté 

que le fédéralisme intégral ne peut s'appliquer parce qu 
refuse cette rs revenons en arrit re, considérons 

les -faits et retirons-nous de la Confédération. A ce munu-nt-là. 
la seule solution . . .• Mais ['opinion arurlo-saxonne ne 

commence qu'à Be rendre compte du problème al eu 

définitive à' elle que * le choix appartient... 

Michel BEAU BIEN. 



nécessaires. 



\ 



DANSE 




— 




AU LAKESIDE GARDENS 



PARC 4RJTANNIA 



9 à 12 P. M. fous les samedis- Orch: Al. Dionne 



FELICITATIONS 

> 

a 

J. L BRAUN 
trésorier 

pour un budget 

bien préparé 

et bien rédigé 



CALENDRIER ARTISTIQUE 

13 février — Salle Académique, 8 heures 30 du soir. 
GILLES VIGNEAULT 
étudiqnts: $T.OO - membres du Cercle Moréas-Cézanne 75 
11 février — Orchestre symphonique de Montréal 

Théâtre Capitol 
9-16 février — ? Ottawa Little Théâtre 

A Button Missing une comédie 

13-16 février — Le Hibou. 

John Lee Hooker 
22 février — Concert Tremblay 

Leontyne Price . . . Théâtre Capitol 

Jusqu'au 24 février — Le théâtre dé J'Egrégarë^' 

2111, rue Clark, Mt1 

Naïves Hirondelles, de Roland Dublllard 

avec Charlotte Boisjôli et Jacques Galipeau. 

Cinéma — Régent: The Longest^Dav., 

Nelson Mutmy On The Bounty. 



-.* 






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Page 10 



LA ROTONDE 



U 11 février 1963 



- 



CONCOURS LITTERAIRE FNEUC 
1962-63 

ouvert à tous les membres de la 
FÉDÉRATION NATIONALE DES ÉTUDIANTS 
DES UNIVERSITÉS CANADIENNES ^V 



PROCLAMATION DES LAURÉATS NATIONAUX 
dans la livraison d'automne de 

Campus Canada 

Le magazine national des étudiants canadiens 
DEUX SECTIONS DISTINCTES POUR LES INSCRIPTIONS: 



PI 



UNE DE LANGUE FRANÇAISE ET UNE DE LANGUE ANGLAISE 
TROIS CATÉGORIES: NOUVELLES, ESSAIS, ET POÉSIE 

DATE LIMITE POUR SOUMETTRE VOS INSCRIPTIONS: LE 28 FEV. 1963 
VOIR VOTRE DIRECTEUR DE FNEUC POUR PLUS DE 

RENSEIGNEMENTS CONCERNANT LES RÈGLEMENTS DE CE CONCOURS 

- VOTRE DIRECTEUR DE FNEUC EST 
Don Manders, 77, Presland Road — 745-3058 
Jacques Dubé, 55, ave. Marier ■= 746-6001 



A LA SOCIÉTÉ DRAMATIQUE 

Nouvelle constitution! 

\^ Pimanche 20 janvier, jour mémorable pour la Société Drama- 
tique de l'Université d'Ottawa! 

En effet, à 2.30 heures de l'après-midi s'ouvre l'Assemblée 
générale où tous les étudiants qui aiment le théâtre, et veulent se 
joindre à la Société, sont convoqués pour voter la Nouvelle Cons- 
titution, suggérée et présentée par Guy Désilet», le président en 
fonction: 

D'abord mentionnons qu'avant 19Ô9, la Société n'existait que 
par tradition; et ce n'est que depuis cette date qu'elle fonctionne 
sous la forme actuelle, c'est-à-dire qu'elle est une organisation 
d'étudiants de l'Université d'Ottawa et qu'elle s'engage à produire 
deux spectacles par année académique. 



DIFFEREND 
PRQ - RIN 



-j 



BUT: v 

_ Selon la. nouvelle constitution, 



ADMISSION: 



SERVICE DESCOMPTES DE LA FNEUC 



1. 



'. — 



2. 



3. 



4. 



5. 



56 Rideau 
Carlîhg 



20% 

Fleuriste Proulx .r-.----...:.:— - 9G Rideau —'99 Bank 

2d% 

Sherman's Musicland 151 Sparks 

15% -i • - 

Nettoyeurs Spic & Span 26 succursales 

15% 

Prescriptions — — 

Pharmacie Norman .....' - 

Pharmacie Civic 

10% 
Phamaoie Norman (achats réguliers) 
Pharmacie Civic (achats réguliers) 

Jack Snow (Bijoutier) 112 Sparks — 8& Rideau 

1143 rue Principale (Hull) 
Chaussures Wolfe 92 Rideau — 94'BanTt 

Vêtements pour dames 

Hejjry Feller 244 Elgin 

Koffman's, 62 Rideau 

.Vêtements pour hommes 

H. Agulnick 1126 rue Bank 

Albert's >. 74 Rideau 

Tip Top Tailors 202 Sparks — 1295 Carling 

Opticien - 

Jack Winter x .. ,,.,..-,„. 237 % Elgiw 

Articles de sports 

Ritchie's * 98 Bank 

ON* DOIT PRESENTER SA CARTE DE FNEUC 

POUR OBTENIR ^'ESCOMPTE 

DU FEDERALISME INTEGRAL 



1 



le but premier de cette organisa- 
tion se présente double: il s'agit 
de promouvoir le~goût du théâtre 
chez les étudiants, et d'espérer 
fonder un jour une école de théâ- 
tre attachée à l'Université. C'est 
en quelque sorte le premier pas 
vers un futur conservatoire. Par 
conséquent ces cours seraient of- 
ferts parmi les cours donnés à 
l'Université et procureraient un 
certain nombre de crédits. 

ADMINISTRATION: 

Le côté administratif de la So- 
ciété comprend le Grand Conseil, 
dont tous les membres font par- 
tie; et le Conseil Exécutif qui est 
formé du Président, du ou des 
Vice-présidents, du Secrétaire, du 
Trésorier, du Directeur artistique, 
du modérateur (représentant des 
autorités de l'Université) et du 
Comité de publicité. Quant au dé- 
parlement de la production, il y a 
d'abord le metteur en scène, puis 
les interprètes, et enfin les techni- 
ciens, décorateurs, maquilleurs et 
accessoiristes. 



,£pjnme la Société est une orga- 
nisation étudiante, tout étudiant, 
soit des cours réguliers, du soir 
ou par correspondance, peut en 
faire partie. De plus, à noter que 
la langue* officielle est la langue 
française. -* r . * 

D'autre part, la Constitution 
présentait en détail le rôle parti- 
culier de chacun des administra- 
teurs, en même temps que le pro- 
cessus dés élections et le point 
financier. Remarquons que l'élec- 
tion de l'Exécutif se fait dans les 
30 jours qui suivent le dernier 
spectacle de l'année en cours; et 
ses membres sont élus pour une 
période de deux ans, afin d'assurer 
une certaine stabilité dans l'or- 
ganisation.' qui, sans cela, serait 
toujours à re-administrer. 

Tout ceci se divise en 26 articles, 
de sorte que le vote de cette Cons- 
titution, porté à l'UNANIMITE,- 
s'est terminé à 6.30 heures du soir. 



Huguette Waddeïl. 
Arts III. 




L'HOMME QU'IL 
NOUS FAUT! 






'u 



C'est un homme de trempe, un homme qui va de l'avant avec force et 
détermination. Mais il sait aussi faire preuve de bon sens — il sait 
reconnaître instinctivement une bonne occasion quand elle se présente. 

, Cet homme, c'est peut-être vous. Dans ce cas, venez discuter avec 
nous de l'avenir prometteur que vous réserve Traders. Un généreux 
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peut vous offrir exactement le genre d'avenir que vous désirez. 




TRADERS 

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Mtmbr* du groupa d« compagnies Tradtn 



ïï importe de dissiper la con- 
fusion dans laquelle plusieurs 
âmes sont plongées concernant 
la fondation du Parti Républi- 
cain du Québec et de ses rela- 
tions avec le R.I.N. Pour cela, je 
résumerai les événements dans 
leur ordre chronologique. 

En septembre 1962, M. Mar- 
cel Chaput, alors président et 
directeur général du R.I.N., an- 
nonçait sa candidature aux élec- 
tions québécoises du 14 novem- 
bre. Afin de conserver au R.I.N. 
son caractère politique il dé- 
missionnait de son poste de pré- 
sident. 

En octobre avait lieu le con- 
grès général du R.I.N. Il fut 
alors décidé que le mouvement 
se transformerait en parti poli- 
tique au printemps de 1964. Aux 
élections tenues conformément à 
la charte du mouvement, Me 
Guy Pouliot accédait à la pré- 
sidence, succédant à M. Chaput, 
lequel demeurait „ directeur-gé- 
néral. 

En décembre. M. Chaput dé- 
cida de fonder un parti politique. 
A cette fin, il laissa ses fonctions 
au R.I.N. et forma le Parti Ré- 
publicain du Québec, dont il est 
le chef. 

Dernièrement, le Conseil Cen- 
tral du R.I.N., qui est composé 
de 17 hommes élus par les mem- 
bres, décidait à l'unanimité de 
proposer au Congrès dii R.I.N. 
du mois de mars, une résolution- 
ayant pour effet de transformer 
le R.I.N. en parti politique. Le 
Conseil Central se base sur. les 
motifs suivants à savoir que de- 
puis octobre dernier, le climat 
politique a changé à un point qui 
favorise maintenant la forma- 
tion du parti politique»indepen- 
dantJste. En témoignent le* ré- 
centes décorations du gouverne- 
ment o* de l'opposition n Québec, 
à L'effet eue •l'heure de la Con- 
fédération avait sonné"; les 
prochaines années sont l'heure 
de la dernière chance. Le R.I.N' 1 
ne veut certes pas les manquer. 

Pour l'instant le Rassemble- 
ment pour l'Indépendance Na- 
tionale poursuit son oeuvre, or- 
ganisant partout des sections et 
se préparant à l'action politique. 
Le mouvement possède son se- 
crétariat permanent à Montréal 
dont M. Gilles Grenier a la 
charge. D'autre part le lance- 
ment du journal "l'Indépendan- 
ce" permet un nouvel essor dans 
la diffusion' de la pensée du mou- 
vement. 

J'ai voulu Vous exposer l'es- 
sentiel du différend fc.I.N.- 
P.Q.R. Le reste est accessoire. 

Louis Courtcmonche, 
Président - Section Locale 
RIN 



JEUDI 

9 HEURES 
TRENTE 



RAplO- 



ETU QUARTE 



"Bea?"" 4 



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Le 11 février 1963 



OTON DE 



Page 11 











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LE GRENAT ET GRIS DEMEURE INVINCIBLE: 



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WHO TARES PAL 



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•'rPH^-UKfVi^HSTT.Y OF'OT'I A W A . 
'ON UNTVERSITY, AND 

y,' 



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WH; , ; TX ÎHfMJDIîTORWM OF \ 

' ; r-THE FACULTY OF MEDICfrlE 



L'UNIVERSITÉ défait SHERBROOKE 4-1 



Pour un système- inter - faculté 



par 



Maurice 
Pelletier 



VTHI -:N: 

WHATNX) WE DO: 



'srxnAY. FEBRUARY 17. AT 12:30 ï$ î . 

CARRY OUT A no( o-nooR CANVASS 

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WOR'UiWUi: CAUSE, . 



*j Ca>^w. 






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. l U *^L 



**L- 



Pour les facilités, sait-on tirer 
tout le profit de celles que l'on 
a présentement? Depuis Noël, 
lèves du.High School étant 
déménagés, le |rymna.se de l'U- 
niversité demeure prestjue toute 
la journée noji ^utHisé . . £ Il me 



Enfin, ce ne sont que quelques 
idées, mais si un tel changement 



par Froneei s RaWehaud 



J.-C. Hébert brille pour les siens avec un 

Dimanche dernier, le Minto était la scène d'une des par- 
ties les plus excitantes cette année dans le circuit Ottawa - 
St-Laurent. Par cette victoire de 4-1, le Grenat et Gris s* est 
bissé au sommerdu classement et conserve toujours une fiche 
intacte. ' .'.'•.. 



'tour du chapeau' 






une seule activité. Puis, si les 
résultats se montrent satisfai- 
sants, pourquoi ne pas l'étendre 
Si l'interfaciRté ne donne pas sembte que VesT^ùne* chance et à une autre,' puis à une autre, 

le rendement attendu ou désiré,' que déjà on aurait dû voir de- et ainsi de suite .. . 

à savoir très peu de pafticipa- puis le retour des Fêtes plus de 

tloB, d'enthousiasme et de di- remue-ménage, plus d'heures at- 

vrsité dans les activités*" indivi- tribuées pour les étudiants de 

duelles et de. groupes tant pour telle ou telle faculté, et . même 
gara que pour les filles, c'est plus d'activités nouvelles. 

que l'on sait vraiment trop bien ^ ^ ^^ d . interfacultéï 

pourquoi ne pas le transformer 
em intra-faculté? Selon un pro- 
gramme général d'activités pour 
tous les étudiants de l'Université 



ne peut se faire d'un seul coup, e ^ k,j t : A remarquer, les arbitres infligèrent non moins de 
pourquoi ne pas l'essayer dans 9g punitions durant c< 



Tous les buts furent enregistrés à la deuxième période 
, les arbitr 
punitions auram cette joute. 

Jean-Claude Hébert s'est particulièrement distingué pour 
les siens en réussissant le tour du chapeau. Des assistances 
sur ces trois buts allèrent à Claude Francoeur, Jean Grenier 
et Lucien Savoie. L'autre but de l'Université fut compté par 
Robert "Bob" Rochon ave/' l'aide de Luc Joly. A 17:22 de la 
C'est le temps de faire quel- deuxième période Jean-Pierre Perron enregistra l'unique filet 
que chose de vraiment positif. dii Vert et Or avec l'aide de Bureau et Laflamme. 



se contenter de peu ; qu'on ne 
sait pas s'organiser ou qu'on ne 
le veuille même pas. 



Le sport, bien compris et bien 
joué, procure une satisfaction 
et une joie qu'on n'a pas le droit 
de laisser passer auprès de soi 
sans y prendre la part qui nous 
revient. - — 



Université 28 
Syracuse 



Présentement, il est terrible 
ce fait de voir tous ces gars et 



L'activité physique, bien adap- 
érigé par le directeur athléti- tée à sa personnalité et f aite avec 
ces -filles de* notre université, que et par ses conseillers, pour- mesure, a le secret de faire .iail- 
pleins de possibilités et de capa : quoi chaque faculté né l'occupe- lir en nous de la vitalité; beau- 



rites, qui pourraient jouir d'un rait-elle pas d'organiser H dé 

-^système de récréation et de réaliser elle-même ce program- 

sports vraiment efficace et qui me dans ses propres murs?... 
ne s'en occupent mçmepas; bien soit par système de classes ou 
plus, qui se laissent dépAMer et autres, pourvu qu'il soit avali- 
se donner le pion en M domaine tageux pour tous. 
par bien des écoles primaires et 
• -ondaires. 



COUP de sourire dans -les yeux 
et sur les livres et peut-être 
aussi beaucoup de sagesse. Pour- 
quoi pas en vivre un peu? . . . 



I 







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On n'a pas de temps! Non, 



Les gars et les filles de chaque 
faculté, se connaissant ainsi rta- 
rçnt^ge entVt eux. seraient plus 



Maurice PELLETIER, 
Education physique. 




SOMMAIRJE DE LAyJOUTE 
1ère période 

Aucun but — 10 punitions 

2e période • 

1— U. O.: J\-C Hébert 

(C. Francoeur) 1:55 

2— U. O.: J.-C. Hébert 

(J. Grenier) 9:21 

3_U. 0.: Robert Rochon 

(L. Joly) 9:41 

4^-TJ. O.fc J^-Ç. Hébert (L. Savoie, 

C. FVantoeur) 16:12,1 

5— U. de Sherbrooke: J. P. Perron 

(Bureau, Laflamm^) 17:22 



15 punitions 
3e période 

Aucun but — 3 punitions 



■ 



• 



contraire» on ne le prend unis. 

genre <!<• compétition «•' de 

— On n'a pas d'argent! N<m,' rivalité errerait plus d'enthou- 
il n'est peut-être pas kseer ré- giasme É! <!•• vit alité. ■ 

^* ' " " • Kt bien des activités. f>t ■ 

— On n'a pas de facilités! fcéej ÉOUI ^reurv de toumoifl ele- 

\'mii, si au moins on exploitait minatoirei avec inscription fra- 
ie peu que l'on a... toi t« favoriseraient une plus 

grands partirtnjiflon. «gon», 
moine bone, tous, qfâKpA 

pour le simple - plaisir, pren- 

■ ■nt pas le be^n a rortaoc- ^^^ ^ ^.^ fc S( . , m ., llI .. | . 

à un adversaire quand bien mê- 

.; ■;,. ce ne serait que peur 
connaître ses propres eapai I- 



Qui d'entre nous, même au 
programme icouUra trea chargé, 



moments de faire autre cl 

. . de se divertira ; . . de la 

'.'• p.. U' • 'h;i!l 

Ifer les idées; pour vivre un 
peu ? . . . 



Tout individue qui veut gB* 
rantir l'équilibre dans sa [.- i 
aonnalité devrait prendre au 

rn-oins. et c'est loin d'-ètre exi- 
l'eant. Otti au moins une net i ! 
pai -jour pont se récréer, pour 

s'adonner à un sport. Combien 
le font? . .'. 

de 



A in- i. chaque faculté aurait 

son champion et sa championne 

dans chaque activité: et à la lin 
de la cédille ou du toumejs, re- 
venant à M moment là sur le 
plan inter-fa.ulté. tous ces cham- 
pions et championnes h rencon- 
| n'piversité pour l'activité 
t seraient de nouveau pour le ti- 
Kt le bUdgôt, il y "il 8 de • ,,. de meilleurs athlètes de l'an- 

l'argen! -mais où va-t-il? . . . ( . n question, et de ce fait celui-ci 

pour l'ensemble ou pour quel-,. ,.| cjeUe-cl emporteraivMit le irp- 
ques-uns?... pour le\ nom • de phée chez eux dans la' faculté 

l'Université ou pour la forma- gagnante. ' ^ 

tion physique des étudiants <]uJ 

la fréquentent?... Il y a bien Le programme actuel p-ut être 

des activités qui, pouvant Jjtre amélioré pour offrir mensuelle- 

ajoutées au pnHtrjinime actuel, ment une activité de groupe et 

ne demanderaient pas une for- «laits le même mois deux à trois 

tune... - activités individuelles. 



— . 



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Procurez-vous un exemplaire "de cette brochure explicative au 
bureau de placement universitaire. L'officier de liaison de la 
Marine auprès des universités accordera des entrevues à l'univer-. 
site même — 

Date: ^25 février — Heure: 10 a m. - 4 "p.m. 
Endroit: Bureau de Placement, -Salle' 302. ■ 
Demandez un rendez-vous dès maintenant en v"ous"~$dressant 'au 
bureau de placement universitaire 



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SYSTEME de "TRUIES 



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"Farme la porte, les mouches"! expression lancée à pleine 



\~o\ve a la cafétéria de ITimrr.siU' sien k]M feÙ M (Nul 

étudiantes tentaient de se glisser à l'intérieur de l'immeuble 
et que le froid sibérien M collait à leurs talons et s'engouffrait 
dans l'immense salle. 

Et le geste §e répétait trente, quarante, cinquante fois alors 
que les dinours. attablés se couvraient de leur manteau pour se 
protéger de la morsure de plus en plus insistante de l'air froid 
qui s'y installait en maître et seigneur. Ceci n'est qu'une 
scène répétée mille et mille fois dans le lieu de prédilection de 
ces dames: la cafétéria. 



/ 



Il faut trouver un moyen de remédier à cet état de 
choses. Quant à^moi j'ai recueilli plusieurs solutions dont une 
m'a particulièrement frappé. La thèse veut que l'on installe des 
"truies" (ne vous offusquez pas, il s'agit d'un type spécial de 
fournaises qui est désigné sous_s* vocable) aux quatre coins 
de la cafétaria. Ce serait revenir au système de chauffage de 
nos ancêtres, mais ce serait efficace. Le seul problème demeu- 
rerait celui du combustible. 

A cette objection, mon interlocuteur déferla sa théorie: 
Il s'agit tout simplement de faire d'une pierre deux coups et 
d'utiliser tous les matériaux qui nous tomberaient sous la main. 
On pourrait commencer à débâtir les baraques en passant par 
le Juniorat.la faculté d'Education physique, les Sciences^domes- 
tiques et en terminant par la, maison des étudiants. 

En face de ce phénomène non pas nouvelle vague mais 
nouveau feu. on serait tenter d'y appliquer les paroles de 
Voltaire: "Chauffez, chauffez, il en restera toujours quelque 
chose . . ." 



'L'Àffoire Gordon", comme il es* maintenant convenu de 
l'oppeler, vient de se terminer. En effet même si la ™"'î«- 
ration contre le président des Chemins de fer Nationaux s est 
tenue le 5 décembre dernier, ce n'est que le 25 janv.erque 
deux étudiants deJ'Université, Alfrédo Levesque et Orner Mon- 
fils, accusés d'avoir troublé l'ordre public, ont connu la déci- 
sion du tribunal en Cour Municipale. 

Après deux heures d'interro- 
gatoires et de contre-interro- 
gatoires, au. cours desquelles 
pas moins de huit témoins, ont 
comparu à la barre, le juge 
5auvé a rendu un verdict de 
non-culpabilité à l'endroit des 
deux accusés, les exonérant du 
fait même de tout blâme. Quel 
mal y-a-t-'il à lever.et baisser 
les bra s sur le trottoir, de dire 
le savant magistrat, qui consj 
fata'en outre qu'il était diffi- 
cile pour un individu d'être 
^complice (comme l'avait pré- 
tendu la couronne) de quel- 
qu'un (en l'occurence le groupe 
des étudiants) qui n'est accu- 
sé d'aucun délit. 



OMER MONFILS 

Rédacteur sportif de Lo Rotonde 

sans moike'qui faillit tourner 
au tragique (l'es journaux an- 
glais de la capitale dixint) par- 
ce que les dignes policiers de 
la cité, formés à l'école de la 
passivité anglo-saxonne? n'ont 
su que faire de leur tête- de- 
vant l'exubérance pourtant 
fortlimide des étudiants fran- 
çais de l'Université. 

Quoiqu'il en soit, l'incident 
est elers. La gent étudiante s'en 
tire sans blessure. Qua«*t à la 
gendarmerie outaouaise elle 
aura compris, nous l'espérons, 
que de telles, manifestations 
K font partie du rouage démocra- 
tique et qu'il en faut beaucoup 
plus pour perdre son sang- 
Ainsi a pris fin 'l'Affaire froid. V 
Gordon", une manifestation Guy Robitaille 





exte de télégramme envoyé 
mardi, le 5 février, 1963, à l'Ho- 
norable Paul Gérln-Lajow, Mi- 
nistre de l'Education de la Pro- 
vince de Québec; utie copie f4it 
aussi expédiée au Premier Mi- 
nistre de la province, l'Honora- 
ble Jean Lesage. 

J'apprends que les premiers 
versements des bourses de la 
province de Québec commencent 
seulement à arriver à l'Univer- 
sité déjà beaucoup en retard. Je 
comprends que les deuxièmes 
versements de ces bourses de- 
vaient être payés au mois de 
janvier. ~~ 



Vu vos promesses en décem- 
:•»• tjifil n'y aurait pas de délai 
dans le paiement de ces bourses 
et vu les conditions pénibles 
sous lesquelles plusieurs de vos 
boursiers québécois existent au 
moment je trouve cette situation 
totalement inacceptable. 



TKtidem 



a 







ALFREDO LEVESQUE 



Je dois alors vous demander 
d'expédier ces versements et de 
me renseigner le plutôt Dossible 
des dates auxquelles les premi- 
ers versements auront été payés. 
Nos étudiants vous demandent 
une réponse à cet effet. 






£& AÙ{£& (ftCU cadette &. fiapiAt 




S; votre v ' '>' Rh« ■ ' • ■ 

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H^ 







VOL. XXXI N 9 



FAIRE FACE'' 



LE 22 FÉVRIER 1963 



Le 28 février 



-il — t. 



AUX URNES! 

L'Université d'Ottawa, sans gouvernement de- 
puis près d'un an, se choisira un nouveau parlement 
le 28 février. C'est en effet le dernier jour de ce mois 
que les étudiants de l'Université iront aux urnes pour 
élire leur Parlement-école 1963. 

Quatre partis politiques — les Conservateurs, les 
Libéraux, les Créditistes et les Néo-démocrates — se 
font la lutte pour remplir les quelques soixante sièges 
que comportera le XXVIe Parlement. 

Personne n'ignore mainte- pert de toute évidence que les 
nant que la procédure de vo- grands thèmes de la campa- 
tation a été modifiée de telle gne porteront sur les armes 
sorte que cette année les étu- nucléaires, le biculturalisme 
diants voteront pour le parti et le bilinguisme, le chômage 
politique de leur choix et non et l'économie canadienne. Un 
pas, comme le voulait le sys- cinquième domaine, dit clîamp 
tème précédent, pour le can- libre, a été établi et permettra 
didat de leur choix. aux partis politiques d'atta- 

Le nouveau système a en- quer n'inlporte quel problème, 
gendre chez les différents par- out T re ceux déjà mentionnes 

Quelque, membre, de lo Commission Con.titutionelle. De gauche à droite: tis politiques le SOUCÎ d'élabo- ip ^ i^évrâr^Tbure&UX 
Morcel Aubin, Gérold Voliquette. Jeon Loui. troun. Me Jules Borrière, rer Un programme à la foiS i^l^lt " ™i^„-."™"î 




président, Jeon Be.ner et Jean More Dcmers 



programme 
sérieux et constructif. Il ap- 



A l'ONU -Modèle 



LA FRANCE SE RETIRE! 



Les 6, 7, 8 et 9 février avait lieu à Montréal la cinquième 
session générale des Nations-Unies Modèles, à laquelle ont 
participé plus de 70 universités nord-américaines. A la suite 
d'une invitation reçue par le président du club des Nations- 
l nies, M. Jean-Pierre Borduas, l'Université d'Ottawa fut ap- 
pelée à participer aux délibérations en tant que représentante 

de la France. 

Le but d'un tel congrès est tout d'abord de renseigner 
les délégués sur le fonctionnement et sur les tâches de 
l'O.N.U. *H/e n'est pas un état suprême, non plus un parle- 
rnent^ mondial, disait la présidente du comité, Mlle Miriam 
Lieblïch, mais plutôt un instrument de négociation dont se 
servent les représentants des états, afin d'arriver à une motion 
de toutes les nations dans la paix et la prospérité". 

Les trois principaux organis- Vous faisant grâce de trop de 
mes de TO.N.U., soit l'Assemblée détails, je me contenterai de 



Générale, le Conseil de sécurité, 
et le Conseil économique et so- 
cial étaient appelés à siéger, et 
à discuter de problèmes mon- 



vous rappeler ce qui se passa lors 
de l'avant-dernière session de 
l'Assemblée générale. A l'agenda 
était inscrite une résolution qui 



'liaux qui étaient tous à l'ordre proposait .la. dénucléarisation de 




du jour. La délégation de l'U. 
d'Ottawa à ces assemblées ae 
composait de Mlle Suzanne Lab- 
bé, de MM. Pierre Boileau, direc- 
teur de la délégation, André Lo- 
nuiKer, Claude Lemeljn et Pierre 
lui four. 

Il n'est pas toujours facile 
d'entrer dans la peau de son per- 
sonnage, surtout lorsque celui-ci 
est Charles de Gaulle! Afin de 
bien jouer le rôle de la France et 
de faire valoir dans toutes nos 
interventions cette politique de 
grandeur si chère au Général, il 
ne nous appartenait pas de pré- 
senter des résolutions^choc, mais 
plutôt de tenir tête aux autres 



l'Amérique du Sud, de l'Améri- 
que Centrale et de l'Afrique. Cet- 
te mesure tendait à prohiher tou- 
te expérience thermo-nucléaire 
de la France dans le Sahara: la 
seule • solution possible était de 
s'y op|K>ser. Ce fut catastrophi- 
que! Nous fûmes renversés par 
un vote de 66 voix contre 1. Nos 
explications ne voulurent point 
être écoutées, et, après quelques 
sèches réparties avec le prési- 
dent de l' Assemblée, la France 
se vit dans L'OBLIGATION DE 
QUITTER TEMPORAIRE- 
MENT L'ASSEMBLEE. 

Le lendemain, à la dernière 
assemblée, le Secrétaire-Général 



grandes puissances et de garder donnait publiquement la lecture 
intacte notre tour d'ivoire. Ce- d'un pneumatique dont le conte- 
pendant, le plus drôle devait ar- riu était le suivant: "Le Gouver- 
river' * nement de la République Fran- 



çaise prie sa délégation de se 
retirer de l'Assemblée générale 
pour une période de temps indé- 
finie." Nous fûmes certes les plus 
surpris de tous, car un tel mes- 
sage n'avait jamais été porté à 
notre connaissance. Réalisant 
que c'était là l'oeuvre d'un mau- 
vais plaisant, l'on décida à l'una- 
nimité de pousser le jeu jusqu'au 
bout, et c'est dans une course 
contre le temps que fut rédigée 
une déclaration grandiloquente 
et enflammée, avisant les états 
membres de notre retrait. M. An- 
dré Loranger, se faisant le porte- 
parole de notre délégation, fit 
connaître notre décision dans un 
style ronflant et autoritaire qui 
en aurait fait frémir le Grand 
Gharles lui-même. 

Cette décision entraînait iné- 
vitablement la chute d'une réso- 
lution et d'un amendement qui 
avaient été proposés lors de la 
session. On doit noter aussi que 
cette manifestation n'a eu lieu 
qu'au terme des délibérations, et 
que notre geste n'a nullement en- 
travé le travail ayant été accom- 
pli au préalable au Conseil de 
Sécurité ainsi qu'au Conseil éco- 
nomique et social. Ainsi, dans ces 
deux comités où la France sié- 
gait comme membre permanent, 
nous avons eu des félicitations 
quant à la manière dont les délé- 
gués ont su maintenir la position 
de leur pays, malgré qu'ils 
n'aient été mis au courant des 
discussions à l'ordre du jour 
qu'au moment de leur arrivée, 
(suite à la page 3) 



de votation seront ouverts de 
8 hres a.m. à 5hres30 p.m. La 
compilation des votes se fera 
dès la fermeture des bureaux 
de scrutin et sitôt celle-ci ter- 
minée les résultats seront pro- 
clamés. — * ■ 

Le moment sera venu pour 
les partis politiques de choisir 
leurs candidats d'après le 
pourcentage du vote qu'ils au- 
ront récolté individuellement 
dans chaque faculté. 

Le Parlement tiendra sa 
session inaugurale le jeudi 
soir 7 mars à 8 heures. A cette 
occasion le Gouverneur Géné- 
ral lira le Discours du Trône, 
lequel sera suivi immédiate- 
ment du Débat en réponse au 
Discours du Trône. Le tout 
devra prendre fin le soir mê- 
me de sorte que le travail ré- 
gulier de la session puisse dé- 
buter le vendredi matin et se 
poursuivre jusqu'au samedi 

midi.. 

La campagne électorale bat 
son plein. Elle connaîtra son 
aboutissement le 28 février 
dans le vote que chaque étudi- 
ant (e) déposera dans l'urne. 
Nous saurons alors quelle ori- 
entation prendra le Parle- 
ment-école des étudiants de 
l'Université d'Ottawa. 



"Lo Rotonde" opprend en 
dernière heure que l'Uni- 
versité d'Ottawa prépare 
un "tournoi invitation", 
qui réunira les meilleurs 
gymnastes des universi- 
tés et collèges canadiens. 
Les Universités Laval et 
Montréal ainsi que les 
Collèges St-Jean et King- 
ston se mesureront aux 
athlètes d'Ottawa le 9 
mars prochain au gym- 
nase de l'Université. 



Du 13 au 16 février, avait lieu 
à l' Université de Toronto, la 13a 
festival inter-universitoire de thé- 
âtre. Lo Société dromatique de 
l'Université d'Ottawa y présentait 
LA CANCATRICE CHAUVE d'Eu- 
gène Ionesco. Cette initiative était 
de Guy Désilets, président de la 
Société at la direction de la troupe 
était confiéa à M. Jaan Herbier, 
professeur et metteur en scène. 

Les universités Queen's, McMoi- 
tar, Loyola, Bishop's, Toronto, 
Western Ontario, Sir George Wil- 
liams, McDonald, Carlaton at Ma- 
rionapolis y participaient entre 
outras. 

Ja vous rapporta ici des extraits 
da la critiqua que l'on fit de la 
pièce de l'université d'Ottawa. 

MEILLEUR QU'A PARIS 

"Suddanly a night of theoter . . . 
They hâve mode of this festival 

"9" fo stlf a l " .-^- 
Monsieur David Gordnar, réoli- 
sateur à la "C.B.C." at adjudica- 
teur au 13e festival du théâtre in- 
ter-universitoire canadien, sa pro- 
nonçait ainsi vendredi soir der- 
nier en jugeant la présentation de 
LA CANCATRICE CHAUVE par la 
troupe de la Société dramatique de 
l'Université d'Ottawa. 

C'était là une aventure unique: 
notre université était la seuls de 
langue française à participer ou 
festival (parmi 16 institutions ins- 
crites) et la présentation, tant dans 
la misa en scène que par le jeu des 
comédiens fut jugée, au dire de M. 
Gordnar, plus qua professionnelle: 
"a work of theatricol ort". 

Jean-Louis Fujs at Jean Lefebvre 
furent particulièrement appréciés 
à causa da leur versatilité! Tout 
leur était possible, sentiment et 
expression. 

La caricature de Mr. Martin, 
par Jean Lefebvre, dràle et inno- 
cent à lo fois, mérita à l'interpréta 
cette reconnaissance de comédien 
très habile. 

On apprenait le même soir que 
Guy Désilets et Normand Zadra, 
avaient été élus respectivement, 
vice-président et trésorier préposé 
è lo publicité, au sein de cette 
Association du théâtre inter-uni- 
versitoire canadien. Ces résultats 
rejaillissent nécessairement sur la 
Fédération des étudiants de votre 
Université. 

De tout cala, la délégation d'Ot- 
tawa aura longtemps en tète, j'en 
suis persuadée, ces deux faits re- 
marquables: 

—l'accueil chaleureux que leur ré- 
servèrent les gens de Toronto 
oinsi que ceux de toutes les ou- 
tres universités. Tant chex les 
personnes directement responsa- 
bles du festival que chex le pu- 
blic qui a applaudi, la sympa- 
thie à leur égard était partout. 
Partout on s'efforçait de parler 
français, de chanter en français. 
— et surtout, ils se souviendront de 
cette phrase, prononcée par M. 
Gardner, à' la séance d'odjudi- 
cation publique: 

"Soyez surs que vous êtes 
toujours les bienvenus à 
Toronto". 
Pour foire suite è cette réussite, 
Guy Désilets, m'annonçait la nou- 
velle d'un projet qui est à se ma- 
térialiser. Dans deux semaines, LA 
CANTATRICE CHAUVE ainsi que 
THE ZOO STORY, production de 
l'Université de Carleton, seraient 
présentés conjointement en une 
soirée. Il y aurait intermède musi- 
cale par des étudiants des deux 
universités. C'est un projet intéres- 
sant, qui mérite d'être encouragé. 



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Hélène Beaychamp. 



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Page 2 



LA ROTONDE 



Le 22 février 1963 



Le 22 février 1963 



LA ROTON DE 






Page 



l. -. 



EDITORIAL 



POLITIQUE 



/ 



4-L 



Il semble que le campus soit une boîte à surprises. Chaque jour 
nous dévoile un nouvel aspect de sa complexité. La semaine der- 
nière, un étudiant du campus que je n'avais jamais connu me ten- 
dait la main pour m'offrir les souhaits habituels. 

Je restais ébahi ne sachant quoi penser devant cette attitude 
surprenante. Pourtant le mystère devait bientôt s'éclaircir et dès le 
lendemain j'apprenais que le ^nouvel ami" allait poser sa candi- 
dature à l'échelle politique universitaire. Enfin je comprenais le 
pourquoi de la généreuse distribution des sourires et des poignées 
de main. Les élections approchaient rapidement et les futurs can- 
didats se masquaient pour mieux préparer leur entrée théâtrale. 

"C'est là une vieille tradition politique fortement établie qui 
oblige les futurs élus à se ihaquiller de sourires hypocrites qui ca- 
chent trop souvent leur irresponsabilité. Le malheur vint aue l'on 
îublie les qualités essentielles d'un président pour s'attacher à de 
pareilles banalités. Et pourtant l'administration étudiante ne peut 
pas se permettre d'être dirigée par des hommes dont les qualités 
oratoires dépassent largement lés qualificatifs d'un administrateur 
compétent et d'un penseur sérieux de la politique étudiante. L'enjeu 
est trop important. [ 

L'évolution normale de toute institution sociale vient de placer 
l'Université d'Ottawa à la croisée dfes chemins. Deux choix 
possibles: l'agrandissement de ses cadres actuels en une institu- 
tion d'enseignement capable de répondre aux exigences de la so- 
ciété moderne oii, le statu quo. Si la deuxième option prime sur la 
première, il faudra désormais s'appeler "collège" et non univer- 
sité. Voilà l'enjeu actuel et les étudiants ont un rôle important à 
jouer dans l'évolution de leur centre intellectuel. N'est-ce. pas le 
Recteur lui-même qui définissait dans son dernier discours l'univer- 
sité moderne comme un centre d'intellectuels où, administration, 
professeurs et étudiants travaillent ensemble à la préparation des 
chefs de demain? La situation est d'une importance si capitale 
qu'elle exige de la part des administrateurs étudiants une grande 
maturité d'esprit afin que ceux-ci puissent travailler, en collabo- 
ration avec l'administration, à l'édification d'une Cité Etudiante. 
La personnalité de la communauté étudiante doit toujours être 



respectée. Seul un conseil sérieux, capable de définir une politique 
étudiante claire, peut assurer que l'on ne légiférera pas à notre dé- 
triement. 



Une autre tâche incombe aux dirigeants élus au suffrage uni- 



À 



versel. Celle de voir à la bonne administration des affaires étudi- 
antes. L'année qui s'écoule nous a fourni plusieurs exemples d'ir- 
responsabilité administrative au sein de certaines facultés. Il 
faudra préférer les bons administrateurs aux grandes gueules soli- 
dement écrasées sur un programme utopique. 

Je pourrais continuer pendant des pages et des pages a enu- 
mérer les responsabilités de ceux qui s'engagent dans la politique 
étudiante. Cependant, je m'arrête ici afin d'étudier une situation 
déplorable qui s'aggrave d'année en année. C'est un fait reconnu 
que la participation de l'élément canadien-français aux échelons 
supérieurs des activités étudiantes est à la baisse depuis plusieurs 
années. Il en est résulté une apathie générale qui a réussi à para- 
lyser complètement les principaux chefs canadiens français de notre 
campus bilingue. Si la personnalité canadienne française ne marque 
pas de ses traits caractéristiques cette période transitoire de la 
FEUO, les conséquences s'avéreront catastrophiques. Au lendemain 
des élections, on se retrouvera peut-être sur un campus qui nous 
sera entièrement étranger. Et. ceci par notre propre décision. 

En effet, comme je l'ai déjà fait remarqué, "nous sommes tou- 
jours Je grands jïlaignards incapables' d^agir lorsque l'action nous- 



le commande". Enfantillage qui caractérise trop fiîert flOtTêT>erson- 
nalité. Pourtant les élections prochaines nous offrent l'occasion par 
excellence de se réveiller. Tous les postes-présidentiels nous seront 
ouverts. Vingt six comités soliciteront notre collaboration; Il s'agit 
simplement de répondre QUI pour s'assurer une place de choix. 

La manifestation Gordon nous demandait un effort négatif; 
celui de crier, de pleurer, de gesticuler. Nous y avons réussis à mer- 
veille. Les élections de mars exigent de notre part une contribution 
positive; l'engagement, le risque, l'action. Demeurerons-nous tou- 
jours muets aux appels de la maturité? 



Pierre Galipeau. 



LANCEMENT DE LIVRE 

"Les cloisons en Vertige" de M. RONALD DESPRES. 

Le mercredi 27 février à 8 heures du soir. 

Salle 140 de la Faculté des Arts. 

Cet auteur nous est déjà connu par deux volumes: 
"Silences à nourrir de sang", recueil de poèmes Qui èrr 
1959 remportait le 2e prix des concours littéraires de la 
Province de Québec: et, 

"Le Scalpel Ininterrompu" roman paru en 1962. 

Selon Madeleine Leblanc, c'est là "tantôt l'aveu dis- 
cret, parfois une confession passionnée." un y rencontre 
les thèmes du destin et du sang ainsi que cette quête de 
l'inaccessible, cette inquisition devant le flégitif." (LE 
DROIT, samedi 16 février). 

INVITATION À TOUS. M. Pierre Doviault présentera 
l'auteur et M. Gérard Grovelle lira quelques extraits du 
recueil. - • . 



MuMc-Jlcdl 






Le 1er mars 



Entrée 0.75 



L 



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I 







LE 8 AVRIL 



sur le 

"monde 







Le sort en est jeté . . . Une 
fois de plus, le Canada devra 
faire face à la perspective d'une 
seconde élection tenue en moins 
d'un an. Le gouvernement Die- 
fenbaker, depuis longtemps ma- 
lade et infirme^ minoritaire de- 
puis le 18 juin, est finalement 
tombé, victime de son indécision. 

Pendant longtemps, M. Die- 
fenbaker a pratiqué la politique 
du retardement et du non-enga- 
gement. Il a tempéré— l'ejMjuête 
sur le bîculturalisme par une 
simple conférence fédérale-pro- 
vinciale sur le sujet, il a différé 
la question des armes nuclé- 
aires . . . Partout il s'est ingénié 
à concevoir une politique de ca- 
taplasmes et de succédanés, avec 



des miettes pour les libéraux, un 
clin d'oeil au Nouveau Parti, et 
des "crédits" pour les créditistes. 

Ma]gré tous les efforts dé- 
ployés par M. Diefenbaker pour 
contenter tout le monde et ne sa- 
tisfaire personne, il s*est finale- 
ment fait battre mardi dernier, 
par le vote concerté des trois par- 
tis de l'opposition sur une motion 
de non-confiance. 




'Ne renverse* pot la borouefte — Do no» upset the opple cort" 

(Père Recteur, 10 février 1963) 



Quel sera le résultat de l'élec 1 
tioh qui vient? Il n'est pas facile 
à prévoir. A la lumière de l'ex- 
périence de 1957 et de 1958, on 
"devrait" être à même de pré- 
dire une victoire libérale. Mais 
cela n'est plus si facile, aujour- 
d'hui, depuis la montée des tiers 
partis, ,et nous ne pouvons tout 
au plus qu'employer le condition- 
nel. 

En 1958, on se rappelle que 
les conservateurs, dont le gou- 
vernement minoritaire venait 
d'être battu en Chambre au cours 
des derniers mois de 1957, sont 
revenus en force auprès de l'élec- 
torat canadien. M. Diefenbaker 
a même remporté, alors, la plus 
forte majorité qui ait jamais été 
octroyé e à un premier ministre 
canadien : 2Ô8 sièges sur un total 
de 265. Une tendance nettement 
conservatrice s'était manifestée. 
Il suffisait de se présenter con- 
servateur pour se faire élire. 
C'était presque aussi simple que 
de se faire élire créditiste, dans 
certains comtés de la province de 
Québec, en juin dernier. 

Les dernières élections ont dé- 
noté, il est vrai, une tendance li- 
bérale assez poussée, dans la pro- 
vince de Québec et dans diverses 
parties du pays, entre autres, 
dans l'Ontario. La grande incon- 
nue, maintenant, est de savoir si 
cette tendance va s'accentuer et 
si, éventuellement, elle sera suf- 
fisante, pour porter le groupe de 
M. Pearson nu pouvoir, le 8 avril 
prochain. 



Avec la montée des tiers par- 
tis, il est devenu embêtant de 
prédire quoi que ce soit en fait 
de résultat. Le phénomène cré- 
ditiste dans la province de Qué- 
bec a déjoué la carte libérale, aux 
dernières élections. On leur en 
concédait bien quelques-URftf-wais 
jamais 26, comme Ta décidé le 
vote populaire. Ce phénomène 
aura-t-il tendance à disparaître 
ou à s'accentuer, dans le Québec 
et ailleurs? Une fois de plus, il 
peut très bren voler la palrhe. aux 
libéraux. 

Disons que je ne suis pas un 
adepte du Crédit social; je n'ai 
pas encore "compris" la mysti- 
que spécieuse des théories de 
Douglas, _tel tes que diluées par 
RéaK Caouette. Mais je me de- 
mande bien pour quelle raison 
le cultivateur de la Beauce, qui 



a voté créditiste aux dernières 
élections, ne ferait pas la même 
chose au mois d'avril. 

Nous sommes loin pour porter 
un jugement. Cependant il faut 
tout de même reconnaître que le 
groupe créditiste a certaines ré- 
alisations à son crédit. Son grand 
mérite a été d'affirmer le fait 
français aux Communes, un do- 
maine où les représentants des 
deux vieux partis se sont mon- 
trés aussi peu valeureux les uns 
que les autres. Il faut en plus re- 
connaître aux créditistes un at- 
tachement sincère pour leur cir- 
( inscription, et pqur la , cause 
qu'ils défendent; de même, la 
présence (ie quelques hommes de 
valeur dans leurs rangs. Nous 
pensons à M. Gilles Grégoire, par 
exemple, M. Caouette s'étant 

(suite o la page 4) 



CALENDRIER ARTISTIQUE 

GALERIE NATIONALE: Groupe canadien de peintres 
du 8 février au 3 mars. 

SPECTACLES: , ■* 

^ 25 février: 8 30 p. m. - Fisher Park H S 

Annie Fisher - piano - Pro Musica Society of Ott. 
28 février: 8 Î5 p. m. - Technical H. S. 

v "MARTHA" - une opéra - Ottawa Grand Opéra 
Association. 

2 «mars: reprise de l'Opéra au même endroit. 
6 mars - théâtre Capital - 8.30 p. m. 

THEATRES: 27 février - 1 et 2 mars - Ottawa Little Théâ- 
tre - $1.00 - "Two for the Seesaw" - William Gibson. 

CINEMA: Nelson. Mutiny on the Bounty. 

Capitol: 26 février, 2 15 - 8.15 p m. - "Bittersweet" 

Capitol: 5 mars, 2.15-8.15 p.m. - "Firefly" 
dans le cadre delà série Golden Opêretta 



Ciné-Club: 10 mars. 



-.-.^ 



Guy Desruisseaux 

Sous la direction de son 
maître de cérémonie Guy Des- 
ruisseaux, chanteur-comédien, 
le Music Hall Etudiant lève 
son deuxième rideau à la po- 
• pulation étudiante. On se rap- 
pelle facilement l'éclatant suc- 
cès obtenu l'année dernière. 
Cette année,, une pléiade de 
vedettes se partageront la dis- 
tribution. Mentionnons entre 
autres les fameux "What 
Four", le chansonnier-poète, 
Jean Chevrier, le pianiste 
Mike Shea, le jongleur bien 
connu De Salle Gauthier, 
Pierre Bleau, Marcel Forget 
et les Caribeans complètent 
le spectacle. La musique est 
sous la direction de Pierre 
Alain tandis que les décors 
sont signés Gottfried Plachta. 

Soulignons eh. passant que 
le Music-Hall-Etudïant a pour- 
but premier de faire connaî- 
tre les artistes du campus. Les 
recettes de la soirée sont ver- 
sées a un fond spécial: la 
bourse du Music-Hall accor- 
dée chaque année a un candi- 
dat méritoire. 



De Salle Gauthier — jongleur 



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■Si unie N-.rth Rite i 

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ST. LAMBERT, QUÉBEC 



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ta Rôîôcîo€ 



JOURNAL FRANÇAIS DES ÉTUDIANTS DE 
L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre spécial de la Presse Etudiante Nationale 

DIRECTEUR: Jean Gobeil 
Rédacteur en chef Chef des Nouvelles 

Guy Robitaille Pierj-e Galipeau 

Secrétaire à la Rédaction v ,.., Gaston Fortin 

Section Artistique: -. Jean Lefebvre — Hélène Beauchamp 

Actualités Sportives: Orner Monfils — Maurice Pelletier — 

L François Robichaud. 

Rédacteurs: René Rosberry — Germain Dion — François de 

Martigny -*- Michel Beaubien — Jacques Lefebvre 

— Murray Maltais. 
Equipe Technique; Charmaine Charbonneau — Alphonse Moris- 
sette — Line Pierret. 

m 

Photos Jean Guy Leclerc — Glen McSweeny 
Caricatures ., ». Marcel Angrignon. 

Autorisé comme envoi postal de seconde classe, 
Ministère des Postes, Ottawa. 

IMPRIMÉ PAR L'IMPRIMERIE BEAUREGARD 




(suite de la pa^e 1) 

Je puis à ce moment vous affirmer sans 
cfainte que le nom de l'Université d'Ottfcwa 
a été le plus prononcé, tant dans le domaine 
des activités sérieuses que sur le plan so- 
cial. La preuve de ce que j'avance se trouve 
dans les nombreuses propositions d'échan- 
ges d'étudiants qui nous ont été suggérées 
par plusieurs universités. Ce qui" semblait 
les fasciner le plus, et ce qui fut aussi le 
. véritable point de mire de ce congrès, c'elt 
le caractère français qui régnait autour de 
nous. Ceci a semblé charmer surtout lès 
américains, mais aussi lea canadiens-an- 
glais» qui venaient noua_voir_jioji_Sfeulernent 
pour discuter, mais pour discuter en fran-^ 
•;ais. Je fus l'un des plus surpris de la com- 
préhension et de l'intérêt qu'ils déploient 
envers certains problèmes. 

Somme toute, l'expérience acquise est très 
précieuse. L'on pourrait "cependant en pro- 
fiter davantage avec plus de préparation ; il 
est facile de constater chez les universités 
américaines cette aise et ce naturel dans les 
discussions, et aussi leurs ' connaissances 
techniques bien développées, ce qui trop sou- 
vent nous manque. 

Tant en politique internationale que dans 
d'autres domaines une largesse de vue s'im- 
pose. Ce n'est pas en se recroquevillant dans 
sa coquille et en se bornant à une petite 
politique tracée d'avance que nous pouvons 
juger les systèmes opposés ou pour le 
moins différents du nôtre. Comme le' disait 
si bien Mlle Lieblich, "l'influence grandis- 
sante des universitaires à travers le monde 
est un fait incontestables Conseient de ce 
rôle dé futur dirigeant d^ la société, l'uni- 
versitaire se doit d'instaurer parmis les 
peuples un renouveau, une vague de com- 
préhension entre les nations." C'est là le 
véritable but des Nations-Unies Modèles. 

' Pierre Dufour, Droit Civil IL 



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L'HOMME QU'IL 
NOUS FAUT! 



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C'est un homme de trempe, un homme qui va de 1 avant avec force et 
détermination. Mais il sait aussi faire preuve de bon sens->l sait 
reconnaître instinctivement une bonne occasion quand elle se présente. 

Cet homme, c'est peut-être vous. Dans ce cas,- venez discuter avec 
nous de l'avenir prometteur que vous réserve Traders. Un généreux 
salaire de début— et des possibilités illimitées pour l'avenir dans une 
des industries les plus dynamique* du Canada. 

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peut vous offrir exactement le genre d'avenir que voua désirez.- 



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LA ROTONDE 



Le 22 février 1963 



Les élections... 



(suite à la page 4) 

jusqu'ici contenté de son rôle 
d'évangéliste du Crédit social. 

D'une façon générale, aussi, la 
prise de position catégorique de 
M. Pearson en faveur des armes 
nucléaires sera peu prisée par 

•^électorat de la province de Qué- 
bec. Le Québec ne sera pas mû, 
pour cette raison, à revenir en 
masse vers le bercail libéral.' A 
part. le quotidien *i*The Gazette"", 
il est impossible de «trouver un 
journal du Québec qui soit fa- 
vorable à l'acquisition d'armes 
nucléaires par les formes armées 

-Canadiennes; elencore JTh e Ga- 
zette" Test-il plus par dévotion, 
que par conviction. 



Pourtant les libéraux devraient 
normalement être les héritiers 
présomptifs du gouvernement 
défait. La.jnachine conservatrice, 
usée, gangrenée et finie, est en 
--train de se décomposer d'elle mê- 
me*: a l'heure actuelle, quatre mir 
nistres du cabinet fédéral ont 
déjà offert leur démission; et il 
n'est pas impossible que d'autres 
suivent. A part le château-fort 
de l'Ouest "où les conservateurs 
se sont montrés inexpugnables, 
et dans un certain «eus l'est du 
pays, on voit mal où ceux-ci 
pourraient enregistrer leurs 
gains. . ; 

La victoire des libéraux de- 
vrait d'autre part être assurée 
par là condition ^de désarroi du 
Nouveau Parti. €elui-ci est pro- 
bablement en avance -sur son 



l'électorat canadien ; d'autant 
plus qu'il n'est pas solidement 
installé dans toutes les provinces. 

Donc — nous -employons tou- 
jours le conditionnel — les libé- 
raux "devraient" normalement, 
sortir vainqueurs de la prochaine 
épreuve électorale. Si elle les dé- 
çoit, dans une très large mesure 
ils n'auront à blâmer qu'eux-mê- 
mes. Entre temps,, leur chef de- 
vra montrer les qualités de leader 
qu'on lui connaît mal. Etant don- 
nées les circonstances, toutefois, 
nous retenons une affirmation* 
plus catégorique, parce que trop 
d'inconnues entrent en jeu. Nous 
partons du marasme et nous jxto- 
vons très bien retourner encore 
une fois' au marasme. 

Germain Dion. 




temps. Il exerce, errfcut cas, un 
attrai.t peu considérable sur 



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éludât* 



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Procurez-vous un exemplaire de cette brochure explicative au 
bureau de placement universitaire. L'officier de liaison de la 
Marine auprès des universités accordera des-entrevues à l'univer- 
sité même — 

Date: 25 février —^ Heure: 10 a m. - 4 p. m. . 
Endroit: Buredu de Placement, Salle 302 
Demande*"un rendez-vous dès maintenant en vous adressant au 
bureau de -placement universitaire 



Whatever became of : 



Jess E. James, 



-C4ASS OF '67? 



A life-long student of transportation Sys- 
tems. James will bc best rememberecl for 
his provocative maior thesis "Iron Hoss e* 



' .t 




I Hâve Broke In." Working towards his • 
doctorate. hc formed a rescarch team 
with his brother and toured the West, 
taking copious quantities of notes as 
they went. Soon the whole country v\as 
t.ilking about the James boys and they 
Nvere in great demand as guests of honour .. 
at dvk parties (necktics tO bc v\orn). 
Dcspite a réputation which grew by Icaps 
and bounds (mainly on tO passing trains) 
Jess E. James remained an clusive. retiring 
personwho spuened formai gatherings ho 
matter how pressing the invitation. A 
superb horseman, .Mr. James had'a way 
\Mth coïts. His uniimcly end camo î when 
— he was engaged in break ing in a new 
one — a 45, to be exact. 



tCeep yonr tights a$ tuccess 
hy (orming a food boni ing 
connenkm -* û "mn.st" for 
iuvetsi in any procession or 
business. 



il l miii'im 'amapiâii; 



t 



■ 



\de <2*uutd &6&tt€& 



L'élérnent féminin de l'université peut respirer à l'aise: je 
les laisse tranquilles, dans leur petit monde, pour faire le bond 
sur la scène politique internationale. L'idée m'est venue après 
un débat inter-classe à la .faculté de droit. Le général-président 
De Gfla^le faisait les frais de l'argumentation. L'un des débat- 
tants y racontait une journée typique du roi-soleil. 

iharles I, roi "de France et empereur de l'Europe se lève tét 
lç matin au son des clairons et à la vue des courtisans et lèche- 
bottes qui assistent "au lever. Il s'étire, se place devant la fenê- 
tre, prend une profonde respiration de l'air embaumé qui im- 
prègne le royaume de France. II. considère attentivement et 
sérieusement la température et déclare sans ambages: "Belle 
journée pour un référendum". 



A 8 heures, le grand Charles prend son petit déjeuner et 
s'enquiert des affaires de l'Etat; car, l'Etat c'est lui. "Quoi? il 
y en a qui rouspètent contre le çégime loyal et absolu que j'ai 
établi? Qui? Mendès-France et Guy Mollet? 

— Ah, Ah! Au référendum, au référendum! "D'autant plui 
que Charles des G-aulles est passé maître dans l'art de la con- 
sultation populaire. Il ne prend jamais de chances: voilà son 
.secret! Il s'assure que tous les journaux et média d'information 
qui sont contre lui sont réduits au silence par une censure adé- 
quate. Cette censure durera tant que le référendum ne l'aura 
pas appuyé. Et le tour est joué. Four mêler le tout, il se aert . 
des articles 11 et 16 de la constitutibn française dont il semble 
être le seul à saisir la portée. Et voilà. . 

A dix heures il rencontre son médecin, en l'occurence son 
premier ministre qui vient lui tater. le poulx et lui conseille de 
.se ménager. Car le général est atteint d'un mal incurable :< le 
pouvoir. A 11 heures, le roi-soleil se rend chez son psychiatre. 
Que voulez-vous? Il y en a qui se prennent pour Jules. César, -- 
lui se prend pour la France. 

Noire frtfotrvons Charles fvers les trois heures de l'après- 
midi - à son spectacle de marionnettes qui se donne à l'Elysée. 
Il en est le créateur, l'auteur et l'acteur. Il tire les ficelles à 
gauche et à droite si bien qu'il obtient un succès "sans précédents. 

Nous pourrions le suivre ainsi le soir pendant son menuet 
sur le plancher de danse international." Nous le verrions faire 
la ballerine entre Kennedy et Moscou de façon à s'attirer les 
applaudissements. Bah, tout de même, il faut reconnaître que 
de Gaulle a une qualité essentielle: il a le courage d'impîan- 
ter ses idées et de les défendre. 



Le 22 février 1963 



TUTO TON D r 



Poge 5 




atiiiiBv 







FIN DE SEMAINE A SHERBROOKE: 



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Victoire et do-Faïto 



HOCKEY INTE& FACULTÉS 






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MERITE ETUDIANT 



fîfïïl 

Bank of Montréal 

E BANK WHERE STUDENTS' ACCOUNTS ARE WARMLY WELCOMED 



Le Mérite Etudiant 

(article 28, a, b, et 29, a, b, de fa Constitution) 

28. a) Ive "-Mérite Etudiant" est une distinction publi- 
que accordée annuellement à un maximum de 
cinq (5) membres de la Fédération qui, au 
cours de leurs études à l'Vniversité-, se sont fait 
remarquer particulièrement par leur act-ivité, 
leur initiative et leur dévouement envers leurs 
confrères, par l'intermédiaire des organisa- 
tions étudiantes. 

b) Les récipiendaires de cette distinction se ver- 
ront octroyer un diplôme d'honneur attestant 
leur qualité de membres de L'ORDRE DU ME- 
RITE - ETUDIANT de l'Université d'Ottawa, 
lors d'un banquet qui aura lieu samedi soir, le 

' 23 mars, 1$63. 

Les présentations doivent être remises au bureau du 
Président, à la Maison des Etudiants, 611, rue Cum- 
berland, jusqu'au Mardi, le 5 mars, 1963. 





J 


G 


P 


N 


PP 


PC 


Total 


Commerce f 


11 


10 


1 





51 


18 


2<V 


Ed. Phy. UI 


11 


7 


3 


1 


32 


22 


15 


Ed. Phy. II 


10 
13 

7 


7 
2 
4 


B 

6 
| ■ 


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5 




34 
30 
24 


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14 


Ed. Phy. I - 
Science 


34 
14 


' 9 . 
8 


Médecine 


7 


3 


3 


1 


13 


24 


7 


Philosophie 


11 


2 


7 


2 


37 


56 


6 




6 


2 


3 


1 


14 


1*9 


5 


Droit 


7 

| 


2 
0. 


4 
8 


1 

1 


15 


26 


5 


Science politique 


12 


29 


1 



par François Kohichaud 



Compilation des résultats au 18 février 1963. 

Plusieurs d'entre eux, (manque d'organisation?), n'ont pas 
été enregistrés . . . Peut-être les retrou vera-t-on d'ici la fin? . . . 

Tout de même, on peut reconnaître les équipes en tête et 
prévoir que les parties finales commençant le 2 mars prochain se- 
ront des plus contestées et des plus intéressantes. 

Que les étudiants de chaque faculté viennent encourager en 
grand nombre leurs portes-couleurs. 

• » - 

MAURICE PELLETIER, Education physique. 







'U VOUA pfa& 

V 
TTE 

LA PLUS DOUCE. LA PLUS SAVOUREUSE 



" LA CIGARC1 




SHERBROOKE, VENDREDI LE 15 FÉVRIER : 

En marge du c ar n aval tHriver tfé TUhiversUé de Sher- 
brooke, le Grenat et Gris se rendait dans les Cantons de 
l'Est pour y disputer sa dixième joute cette saison et tenter 
d'augmenter son avance en tête de la Conférence Ottawa St- 
Laurent. - • 

Par une victoire de 5-£ l'Université infligeait au Vert et 
Or de l'instructeur Claude Richer sa première défaite à domi- 
cile cette saison. * Faisant preuve d'une excellente condition 
physique et de beaucoup de rapidité malgré le long voyage, 
notre équipe a dominé le jeu durant toute la partie. 

Jean-Claude Hébert, toujours dangereux autour des 
filets, a enregistré deux buts. Les autres filets des nôtres re- 
viennent à_ Joly, Savoie et Lauzon. Claude Francoeur s'est 
mérité trois passes. Pour te Vert et Or, les compteurs furent 
Pierre Trottier et Jean-Pierre Perron. 

Apres la partie votre chroniqueur fut témoin du bel es- 
prit de corps qui règne an sein de notre équipe. En effet, les 
joueurs présentèrent au Torontois Frank Palmer, joueur de 
défense, un magnifique gâteau de fête en l'honneur de son 
vingt-deuxième anniversaire de naissance. 

, * * - 

SOMMAIRE DE LA JOUTE 

Première période . _. 

1 — Ottawa: Joly, (Grenier, Morissette) 4:32 

Punitions: Donahue (6:24*, Hébert (11:25), Grenier (14:38) 

s . Gagnon et Morissette (16:36), Bureau (19:05) 

' ■' . ■■ 
Deuxième période 

2 — Ottawa: Hébert, (Savoie, Francoeur) "4:26 

3 — Sherbrooke: Trottier, (Rosa- Bernard) V 9:34 

Punitions: Rochon (1:18),. Simard (1:47), Gagné (8:28), 
Mpr;.. o tt ,(fl.jn) Faucher (11:05), Bernard 
(14:06)/ 

Troisième périodfe / , 

4 — Ottawa: Savoie, (Francoeur)- 4:15 

5 — Ottawa: Hébert*,' (Francoeur, GrenierJ . ... ZZZ. 13:01 

6 — Ottawa: Lauzon, (Brunelle, Pharand) -1- 18:10 

7 — Sherbrooke: Perron, (D'anjou, Bureau) 19:13 

Punitions: Gagné et Isabelle (10.:29), Palmer (19:42) 

Arrêts: I 

• ; Mirhuùd 13 14 7 —34 

Murray 10' 14 6 *' -^33 

» t 

LENNOXVILLE, SAMEDI LE 16 FÉVRIER : 

Malgré un formidable effort à la troisième période, le 
Grenat et Gris subissait un revers de 4-3 aux mains des Gai- 
ters de l'Université Bishop. 

Doug Staniforth enregistra deux buts pour les siens tan?— 
dis qile les autres allaient à Johnston,pt Bodtker. Pour l'Urïi- 
versirésce fut Joly, Morissette et Hébert. Il est vraiment fâ- 
cheux de constater que notre équipe réussit à se faire 
vaincre à deux reprises par des équipes de deuxième ordre 
comme Carleton et Bishop's. Mais dans le sport comme dans 
l'amour tout peut arriver. 



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SOMMAIRE DE LA JOUTE 

'Pr emièi e pé riode : 

1— Bishop's: Johnston (Welsh) 1:43 

2— Bishop's: Staniforth (Bodtker, Thomas) 3:09 

3 — Ottawa: Joly (Morissette, Rochon) 17:04 

4— Bishop's: Staniforth (Kirby, Bodtker) 18:55 

Deuxième période : 

o-yOttawa: Morisette (Joly, Rochon) 2:19 

Troisième période : 

6— Bishop's: Bodtker (sans aide) 6:05 

7_Ottawa: Hébert .(Savoie) 17:28 




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Page 6 



£ LA .ROTONDE 

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Le 22 février 1963 



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■:-.-*.■ !j*: jt&v-:™ ■:'*:"•**:>*:■• 





Entrevue avec le nouve 



assistant du recteur 

(affaires étudiantes; 



•>•; . 



Mercredi 20 février - 11 hres 
du matin. Je m'introduis dis- 
crètement dans le bureau 
"temporaire" du nouvel assis- 
tant du Recteur pour les Af- 
faires Etudiantes. Titre fort 
impressionnant et qui impose 
la dignité. J'y rencontre un 
hom me d'une cinquantaine 
d'années qui en parait quâraiw 



— Siègerez-vous au 
d'administration? 

Définitivement. 

— Y aurez-vous droit de vote? 
Je l'espère .*. . éventuellement. 
Avez-vous rencontré les di- 
rigeants de la FEUO et quelles 
sont vos premières impres- 
sions? j 1_ 



Conseil autre lien dans la longue chaî- 
ne administrative. 

' Je crois tout au contraire que 
mon poste centralisera tous 
ces efforts éparpillés qui tra- 
vaillent pour les étudiants. Il 
n'y aura désormais qu'un seul 
responsable ; c'est à dire le bu- 
rpini qiip je form erai pour 



J'ai rencontré à quelques re- 
prises 'es dirigeants de la Fé- 
dération et je puis dire que 
j'ai été bien impressionné par 
le travail qui s'y fait. Je cmis 
Maigre la fonction im po- L , n ) a n é c e ssité 4'unç ropréson .. 



te, Ai homme au regard franc 
et jovial'qui a une facilite 
étonnante pour s'exprimer et 
nous mettre à l'aise. 



R. P. Roméo L Guilbeault, OMI 

BIOGRAPHIE 






Le Père Guilbeoult est né à Klocks, Ontario, près de Mattawo 
en 1912. Il fit ses études à Klocks, Marra wo, le Collège de 
Sudbury et enfin l'Université d'Ottawa où il obtint son M.A., 
sa License en Philo et sa License en Théologie. 



santé de Recteur qu'il a occu- 
pé pendant plus de sept ans, 
je n'ai pas l'impression 4|u'il 
me parle de haut. Je me sens 
en présence d'un missionnaire 
qui me livre ses impressions 
le plus simplement et le plus 
naturellement du monde. Je 
rencontre pour la première 
fois Te père Roméo Guilbeault, 
O.M.I. 



— Père Guilbeault, quelles se- 
ront vos_ïonctions comme nou- 
De 1939-41 II étudie la langue et les coutumes du Basutoland. ve | assistant du Recteur? 



De 1941-53 Officier d'éducation pour le Département d édu- 
cation du Basutoland et agent des relations extérieures 
pour l'Eglise Catholique. 

« 
Il o ouvert plus de 50 écoles primaires, deux écoles se- 
condaires et réorganisa les écoles normales. 

Il fut fondateur de l'Union Nationale des Instituteurs dont 
font partie plus de 2500 professeurs. 

Fut Chef et Commissaire général des scouts du Basutoland 

Avec deux autres canadiens il fut fondateur du Collège 
Pie XII et jusqu'en 1953 il détenait le poste de Registrar. 



De 1953-60' M fut Recteur du Collège Universitaire Roma et 
membre du Conseil du Sénat de l'Université d'Afrique du 
Sud. 

Il fut élu Président honoraire de l'Institut des relotions 
racioles et président honoraire de l'Union Nationale des 
Etudiants Sud-Africains. 

De 1960-63 Principal du Collège Universitaire ~et agent des 
relations extérieures. 




Eh bien voilà ! je suis délégué 
du Père Recteur auprès des 
étudiants de l'Université d'Ot- 
tawa par l'entremise de leur 
Fédération. J'ai reçu aussi la 
responsabilité, de voir à faire 
collaborer les' différents ser- 
vices qui- tombent sous ma ju- 
ridiction. Je suis responsable 
de la coordination et de la li- 
aison entre le D.A.E., le Ser- 
vice de Santé, l'Aumônerie, le 
Département des Sports, le 
Service de Placement, et le 
Service d'Orientation pour les 
étudiants lorsque celui-ci sera 
formé. 

— <luand vous a-ton approché 
pour prendre en main cette 
fonction et quelle a été votre 

réponse? 

« 

J'ai reçu. 60 janvier 1963 une 
nUdiejice de l'Université d'Ot- 
tawa'. Lorsque le Recteur m'a 
demandé de m'occuper des af- 
faires étudiantes, je dois vous 
a\oué que j'ai manifesté ime 
certaine crainte. En effet. le 
père Recteur me connaissait 
à peine et de mon côté je ne 
connaissais pas be a uc oup le 
milieu dans lequel j'allais tra- 
vailler. Néanmoins j'ai accep- 
té le poste avec la plus grande 
joie\ demandant au Père Rec- 
teur de mettre sa pleine con- 
fiance en moi. 

— Que pense/.-vous du Canada 
en gé néra l et du Canada-fran- 
çais en particulier? 

Je n'ose pas encore me pronon- 
cer sur cette question du fait 
qu'ayant été éloigné du pays 
pendant si longtemps je ne 
connais pas assez bien la situ- 
ation politique et sociale. Tou- 
tefois, je crois fermemenl 
f d'après mon expérience au 
Basil tolalnd) à un pays bilin- 
gue et biscuit urel. J'ai foi dans 
le Canada uni. 



tation forte des étudiants au 
sein du conseil d'administra- 
tion. J'espère entretenir avec 
eux une relation très, étroite. 

— Votre rôle se borne t-il à 
conseiller le Recteur? 

Certes pas. J'ai le pouvoir de 
prendre des décisions dans 
les domaines des activi- 
tés^ udi an tes sauf pour des 
"affaires extraordinaires" que 
je discute avec le Recteur et 
le Conseil d'administration. 



■ > 



par JEAN GOBEIL 



— (Jue pensez- vous, de la pro- 
position visant à la nomina- 
tion d'un Vice Recteur laïque 
pour les affaires étudiantes? 

Je ne suis pas opposé à la pars 
ticipation des laïques dans les 
affaires de l'Université d'Ot- 
tawa. Je crois que nous avons 
fait un grand pas présente- 
ment et qu'il, importe avant 
tout de créer un organisme 
fort ppttr représenter la" cho- 
tudiantë sur le campus". 
.)Vnvisar<- cette solution pour 
plus tard. 



m'assister. 

— (Jue pensez-vous de la Mai- 
son des Etudiants à 611, rue 
Cumberland communément 
apçelé "Notre Taudis"? 

J'ai conscience du fait qu'elle 
est dans un état insatisfaisant 
et vous pouvez être assuré que 
je ferai tout mon possible 
pour remédier' à cette situa- 
tion. 

— Quelle est la différence fon- 
damentale entre un étudiant 
noir et un étudiant blanc? * 

.Je. dirais d'abord que je trou- 
ve que les noirs en général ont 
beaucoup plus d'ambition que 
les étudiants américains et ca- 
nadiens que j'ai connus. Ils 
ont conscience de faire quel- 
que chose pour leur pays. Ils 
ont surtout ce que j'appelle- 
rais "le culte de l'essentiel". 
Ils ont- un grand respect de la 
loi naturelle et ils ont une lo- 
yauté à toute épreuves. Les 
étudiants canadiens ou améri- 
cains que je connais me sem- 
blent habitués à un certain 
confort, une {rrande aisance 
qui leur enlève une habitude 
de' travail. Toutefois; ils ont 
lin profond désir de remonter 
leur niveau intellectuel. 



— Le programme de la Cohs 

t met ion de Résidences pour p aS( hitout! 

196 1 vous semble t-il adéquat? 

Je n'ai pas encore pris con- 
naissance de ces plan*. Je ne 

nuis à l'heure actuelle me pro- 
noncer sur le sujet. 



— Vous a-t-on expulsé du Ba- 
sutoland comme le voudrait la 
rumeur? 



—Que pense/.-vous de la cons- 
truction et des possibilités 
d'axoir un Centre Social? 

.le crois que c'est absolument 
nécessaire pour la Cité étudi- 
ante. Je ne suis pas opposé en 
principe a ce que les étudiants 
ie financent eux-mêmes. 

— Qu'est-ce qu'un véritable 
étudiant pour vous? 

CVst à mon sens un travail- 
leur intellectuel profond. Un 
homme cultivé et tolérant, 
travaillant pour le développe- 
ment de son paya. C'est d'a- 
bord et avant tout un TRA- 
VAILLI-U'H. 

— On a prétendu dans certains 
milieux que vous n'étiez qu'un 



DANSE 

AU LAKESIDE GARDENS 

PARC BR1TANNIA 



12 P.M. r« 



lis - Orch: AtèDionne 



Puis la discussion se pour- 
suit sur de nombreux sujets. 
Le Père Guilbeault me confie 
que comme tout missionnaire. 
il s'ennuie énormément de son 
pays et qu'il aimerait bien» y 
retourner. Toutefois il m'as- 
sure qu'il veut faire beaucoup 
pour le bienfait des étudiants 
et qu'à sa façon à lui il espère 
pouvoir faire de nombreux 
changements dans la façon de 
voir le Monde étudiant. "Les 
étudiant < /dit-il, c'es t ce 

qu'il y a cïe piôe important 
dans l'université. C'est ce que 
nous rendrons le plus impor- 
tant." - ' 

Le Père Guilbeault insiste 
beaucoup sur la nécessité 
d'une excellente formation 
académique qui compte à 
yeux plus que tout autre ch< 
se. Avant .âe terminer noti 
conversation je demande au 
Père Guilbeault de dire quel- 
ques mots aux étudiants: 

"L'important c'est de s'im- 
poser par notre compéten- 
ce et notre efficacité. Voilà 
la clef du succès de nos en- 
treprises communes." 



JOURNEE HISTORIQUE 




QUEBEC 












■••*■• 



8 mors 1963 

Une centaine d'étudiants ve- 
nus de tous les coins de la Pro 
vince de Québeo assistaient ven- 
dredi le 8 mars à la première 
journée syndicale dans l'histoire 
du monde étudiant canadien- 
français. En effet c'est au Cen- 
tre Social de l'Université de Mon- 
!;t .il qu'avait lieu cette rencon- 
tre organisée et convoquée par le 
i<.mité d'Education ~dé l'Associ- 
itlion Générale des Etudiants de 



et Alphonse Morissette de "LA 
ROTONDE." 

Après le mot de bienvenue de 
la part (lu président de l'AGEUM 
Jean Bernard Landry, M. Pierre 
Marois, directeur du Comité 
d'Education de l'AGEUM donna 
la première conférence sur la dé- 
finition du .Syndicalisme étudi- 
ant. "Le syndicalisme étudiant, 
dit-il, traduit essentiellement une 
attitude d'esprit." Il a pour mis- 
sion la défense collective des in- 



por A. Morisetta et 3. Gobcil 



le syndicalisme étudiant ne sera 
pas viable au Québec sans une 
Union Générale des Etudiants du 
Qu.ébec. "Aucune personne, dit-il 
vraiment consciente des problè- 
mes et des besoins du monde étu- 
diant et qui, par ailleurs saisit 
les exigences fondamentales du 
syndicalisme étudiant, ne peut 
rester indifférent» d e v a nt u n tel 
mouvement." 

Dans la deuxième conférence 
qui fut donné par Jacques Girard 



Au cours de l'après-midi, après 
les rapports des secrétaires de 
commissions on put assister à 
un brillant' spectacle donné par 
Pauline Julien. Puis ce fut au 
tour de J. Bernard Landry à 
donner les aspects pratiques de 
l'idéologie du syndicalisme étu- 
diant. Il rappela les grandes li- 
-gnea-xle l'action -syndicale étudi- 
ante des étudiants de l'AGEUM 
au cours de l'année, et brossa un 
tableau des choses à venir. "Il 



cation de l'AGEUM: "L'origine 
sociale des étudiants." 
~TJn des aspects les plus impor- 
tants de cette journée syndicale 
fut sans aucun doute la déclara- 
tion conjointe des exécutifs de 
LAVAL, Montréal et de Sher- 
brooke qui adoptèrent le princi- 
pe d'une Union Générale des Etu- 
diante jiu Québec, condition né- 



* 




cessaire du succès du syndica- 
lisme étudiant. 

A cet effet un exécutif provi-. 



l'iniversité de Montréal. Les 
membres des exécutifs de Laval 
et Sherbrooke ainsi que des délé- 
gué? de la Presse Etudiante Na- 
tional assistaient à cette rencon- 
tre. Pour sa part l'Université 
d'Ottawa était représentée par 
son président monsieur David 
Câfey ainsi que par Jean- Gobe il 



térêts de la classe étudiante. Sur 
le plan social, la démocratisation 
de l'enseignement et de l'univer- 
sité; sur le plan économique, là 
réforme de l'enseignement; sur 
le plan civique, la politique de la 
jeunesse." ■• A 

M. Marois termina sa confé- 
rence en soulignant le fait que 



directeur du "Quartier Latin" 
celui s'employa à dégager "Quel- 
ques idées essentielles du Syndi- 
calisme étudiant." "Le syndica- 
lisme étudiant dit-il se cristal- 
lise autour des idées qui sont les 
suivantes: le service des étudi- 
ants, le service de l'Université, 
le service de la nation." 



est temps au Québec que les étu- 
diants .disent adieu dans tous les 
domaines à leur immobilisme de 
classe privilégiée et participent 
activement à la vie d'un Etat 
dont ils attendent tout." 

Ces conférences furent suivies 
d'un coquetel et du Jancement du 
premier livre du Comité d'Edu- 



soir a été nommé dont le pré- 
sident actuel de l'AGEUM, J. 
Bernard Landry, Jacques Girard 
directeur du Quartier Latin a 
été nommé secrétaire provisoire 
de l'organisme. 

Bref jme journée mémora- 
ble . . . / Félicitations aux orga- 
nisateurs! 



I 



Parlement 
Ecole f 63 



Par René RoseBerry 

Le Parlement-école de l'Univer- 
ifté* d'Ottawa nous en aura fait voir 
Àe toutes les couleurs pendant «es 
trois jours de session. Certains ob- 




la R oî ONoe 



•FAIRE TACT 



Vol. XXXI, No 10 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



le 11 mors 1963 










sure, M. Olivier a donné des expli- 
cations claires et précises sur la 
procédure à suivre et à r^s^ecter à 
la Chambre des Communes.-il a su 
maintenir l'ordre jusqu'à la fin, et 
cela d'une façon remarquable étant 
donné l'exubérance ou la totale 
ignorance de certains membres 
quant à là procédure parlemen- 
taire. Nous avons pu apprécier la 
présente et la finesse d'esprit dpm^ 
il n'a cessé de faire preuve tout 
au cours de la session. 

Les étudiants qui ont yoté en 
j-tfaveur "du Crédit social dans le, 
but de s'amuser ont été servis à 

•n 

souhait. C'est un député créditiste 
qui a ouvert le bal avec" son. dis- 
cours sur, les outardes voleuses de 
graines (de semences). Ces fa- 
meuses outardes sont revenues "suh, 
le tapis a toutes les périodes allou- 
< h é aux Question et pour employer 
L'opposition officielle de sa majesté un trait de l'Orateur, le ministre 

lire ** e l'Agriculture sentait "l'outarde 




Elections à la Fédération 
CASEY réélu président 



iteurs s'accordent pour 



lui monter au nez". Outre les ou- 



que ce fut une farce monumentale, 
.. . .. ,. , -, ,, tardes d fut question de nationali- 

>1 autres qu il a rempli le rôle qu on H - . .,,, 



sation de la prostitution, de l'édu- 
cation sexuelle des adultes avec 
Cours théoriques et pratiques, ain- 




11 mars. 

En dernière heure on apprend que David Casey, prési- 
dent sortant de charge de la FEUO a été réélu par acclama- 
tion au- poste de président de la Fédération. On sait que 
David termine sa première année de Droit Coutumier. "La 
Rotonde" se fait l'interprète de tous les étudiants pour féîi- 
■ citer MrCàsey de sa réélection à ce poste très important. 



"t 



attendait <le lui. ' L'opinion diffère 
selon via conception que l'on a d'un 

parlement-école . 

. Mt^. , si que d un projet d aide aux nls- 

A notre avis 1T* rôle principal * ' JKT . - 

. ,, ... .-. , . ♦-„ ♦ „♦ pères. Il faut tout -de même remar- 

•i un Partement-éeele n est pas tant ' , : _ 4 _ „.-^„..„ „ nn% 

i ~dc trouver des s 



GILLES BOURQUE 



aux 



Iqucs projets sérieux com- 



me 1 a ho îtion du Sénat, présente 
problèmes de 1 heure que d initier B • * j„ 

,. . , par e NDP. Pour ce qui est du 

• t.!. liant au rouage complique de » , .... , . , 

, . . , , ■ T ,.,„ 'gouvernement, les bills, présentes 

la procédure parlementaire. L et.u- ** ', J * .,. 

, . j • , portaient sur , les questions d îm- 

diant qui se destine a la carrière F " • M , .. -. 

.... ». portance vitale comme la reforme 

politique peut y acquérir u ne cer- ' . .. ,, ,, , .. „ , „ __ 

1 . . ' .iic- -constitutionnelle, 1 adoption des ar- 
talne expérience dont il bénéficiera 



w Alix autres postes toutefois, 
la lutte est la plus serrée qu'on 
ait vu sur le campus depuis 
quatre ans. En effet, à la vice- 
présidence française, .fcrois 
candidats dont deux gradués 
briguent les suffrages. Il s'agit 
en occurrence de messieurs 
Jean-Charles Desjardins, étu- 
diant à la faculté de Philoso- 
phie et vice-président sortant 
de charge; Gilles Bourque, 
étudiant en Droit et directeur 
(1962-63) du Ciné-Club; enfin, 
Robert René de Cotret, étudi- 
ant en Sciences Sociales et di- 



m# 



■'■■■■ '-■•■'• •■■'.' "'■'' -.—'S 



ititut 



plus tard. Dans cette optique, le 
Parlement-école 1963 aurait été 



nus atomiques, l'agriculture, etc. 
mais la teneur des projets n'était 



rariement-ecole lwa aurait ete • . , 

I , f . . . ;*,._ pas de nature a apporter des solu- 

heaucoup plus formateur, tant pour [ 

les spectateurs qui l'ont suivi que 



p«ur ceux qui en étaient membres 



tions. 

Quant à l'organisation du Parle- 




ll on s'était Appliqué à plus de se- ment-école, ÎI n'y a rien à redire. 

r j eux r Tout a été mis en oeuvre afin de 

Mnipré le manque de maturité donner le plus de décorum possible 

de certains étudiants Si de leurs **.* faciliter la bonne marche de 

Interventions Btupldes, la session a la session. Félicitation aux orfaai- 
tout .1,. roftme w un aspect m^sate&a, 617 Hobita.lle et Mark 

ut avec, un Orateur tel que M. M«'reditn. 
Maurice Olivier, conseiller parle- Pour conclure, le Parlement-école 

mèntair/f la Chambre des Coin- n'est pas un échec: on s'est bien 

munes. Err' effet, au fur et à me- amusé et à peu de frais 





recteur: du comité de l'Initia- 
tion. Comme on peut le cons- 
tater ce sont tous des candi- 
dats qui de près ou de loin ont 
travaillé cette année et par 
les années passées au service 
de la Fédération. Le choix se- 
ra donc extrêmement difficile, 
et la lutte promet d'être chau- 
de et mouvementée. 

A la vice présidence (an- 
glaise) de la FEUO deux étu- 
diants font part de leur nomi- 
nal ion. Ce sont messieurs Ri- 
chard Anka, étudiant à la Fa- 
culté des Arts et Michael Kir- 
by Etudiant en Sciences So- 
ciales et directeur du Bot tin 
(1962-63). 

Il est encourageant de voir 
tant d'étudiants prendre les 
problèmes de la FEUO au sé- 
rieux. Cela démontre un cli- 
mat politique sain et profitable 
pour la fédération. Rappelions 
que l'élection aura lieu le 20 
mars à compter de dix heures. 



ELECTIONS 
de la FEUO 



■ 



J. C. DESJARDINS 



KObtKi de COTRET 



20 mars 



» 



* f. 






-. ; 






v z 



w 



M 



. 






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l 



Page 2 



LA ROT ON D 



Le H mars 1963 



Le 11 mort 1963 



LA ROTONDE 



Page 3 






EDITORIAL 



Nos Prof 



•■ y . . . . ,.• 



• • • 






une 



association de Croulant: 









r' 



A 



h > 



~~ C'est ulTfïït. le corps professoral de l'Université d'Ottawa n'a 

jamais compte e continuede ne pas compter présentement ^dans 

S féTificaUon P de la Cité Universitaire. Alors que f étudiants pa 

l'en! remise de la FEUO, font des efforts remarquables pour trans- 

fomTleîcadrWet les conditions sociales de leur milieu et que 

i'\Tministration même semble reconnaître pour la première f ois Je 
sérieux de uos entreprises, le mutisme* l'absenté»*»* le plusJiQ- 
loire régnent chez le» prof esseurs de 1 Université. ..-„ 

Pour ceux qitfWfc*wiraient point, H existe une institution 
à cadres fantomatiques qui s'appelle l'Association des Professeurs 
ae PUnTversité d'Ottawa. On s'y réunit deux ou trois fois par année 
cour v discuter de questions fort sérieuses comme les plans de pen- 
sion, ^règlements sur la présence des étudiants aux cours et 
(j'oubliais!) la température qu'il fera demain. Toute^ sur d« 
questions aussi vitales et aussi importantes que LA PAKI JC» £- 
TION COLLECTIVE DU CORPS PROFESSORAL DE L'UNIVER- 
SITE DOTAWAA L'EDIFICATION DE LA CITE UNIVERSI- 
TAIRE ou encore, la question de l'insuffisance des moyens finan- 
ciers de l'Université due à sa position intenable au sujet des sub- 
ventions provinciales, on préfère rester muet. 
Pour dire vrai, les professeurs à Ottawa sont des irresponsables! 

En effet, avons-nous déjà vu les professeurs de l'Université se 
nrononcer sur une question sociale et politique importante comme 
refonîtrès souvent ceux de McGill ou de U.B.C.? (Je pense à l'ac- 
quisition d'armes nucléaires par le Canada). Ou bien encore, faire 
preuve d'action collective et présenter un jmemoire sur la reforme 
de notre système d'éducation? Ou sur l'état des recherches dans 
telle ou telle faculté? (Je pense en particulier aux travaux admi- 
rables des professeurs de l'Université de Montréal). 
A l'Université d'Ottawa, les professeurs ont peur de leurs convic- 
tions! 

K Peur d'entreprendre une campagne forte et énergique contre 
les injustices flagrantes du gouvernement provincial en matière de 
subventions à l'université. Peur de soutenir des opinions contraires 



Drôle de convictions! Comme s'* existait , une religion pour 
la classe et une autre religion pour la vie quotidienne. Cet homme 
qu ^ nous faisait mûrir subissait lui aussi l'influence d u «niUeu 
Quant à ceux qu'on appelle "les jeunes professeurs et qui sont 
éritablement les seuls avec lesquels un certain dialogue pourrait 
s'amorcerje crois qu'ils ne font pas assez pour Provoquer en ce 
moment uV changement radical d'esprit de leurs cadres étouffante 
Ce n'est pas rparcirirue Fon fait partie d'un* université catholique 









'engagés' 

Deux exemples particuliers montrent bien à notre avis l'état 
pitoyable du climat actuel. Je me rappelle fort bien d'un professeur 
d'histoire qui, avant admirablement bien démystifié et désillusionne 
ses étudiants sur l'utilité et la nécessité du bilinguisme au Canada, 
s'empressait aussitôt de demander de ne pas tenir compte du fait 
qu'il avait émis cette opinion ... de peur, bien entendu, que les 
autorités ne l'apprennent! Pis encore, cet excellent professeur de 
religion que j'admire beaucoup et qui d'une part nous expliquait 
fort intelligemment les conditions d'une religion honnête et adulte, 
mais qui d'autre part ne manquait jamais une occasion de nous re- 
péter d'user «l'extrême, prudence dans la discussion et 1 interpréta- 
tion de ses enseignements. 



pas parce que i xm ib»-i»mw » "f"V ^'7 r " ^4. 

me l'on n'a pas le droit d'émettre ses opinions franches sur une 
politique de l'Administration que l'on n'aime pas. "Nous sommes 
C des hommes," disait le Frère Untel "et les hommes ^sbnt f a ts 
pour se parler debout." Si ceux qui sont censés être 1» defenseun 
de la liberté de l'Esprit n'ont pas le courage de leurs convictions, 
qu'en sera-t-il, je vous le demande des citoyens de .«emain. La 
Rotonde, pour sa part, a toujours mis sa page editonale à la dis- 
position des professeurs. Ce n'est pas beaucoup, mais c est notre 
fa^on à nous de les faire parler et de les faire prendre position sur 
la situation actuelle. Bref, ce n'est pas parce que vos premiers 
efforts subissent un échec monumental qu'il n'y a pas heu de recom- 
mencer à nouveau. A ce compte-là, nous serions encore sous 1 égide 
de nos bons "conseillers moraux" et il n'existerait pas à proprement 
parler de Fédération des Etudiants. 

Il faut changer l'esprit d^Fprofesseurs de l'université et c'est 
de l'intérieur que s'accomplira le changement ou bien il ne s accom- 
plira pas du tout. 
Tout ça pour dire quoi. 

Simplement pour faire comprendre que »«s professeurs de 
l'Université ont un rôle collectif important à jouer dans 1 édification 
de la Cité universitaire, et qu'il importe que cette action soit entre- 
prise dès maintenant. 

Présentement les professeurs n'exercent aucune influence sur 
leur milieu, d'autant plus qu'ils n'ont pas, à proprement parler des 
cadres qui puissent leur permettre d'agir effectivement et de pren- 
dre position collectivement sur des questions vitales, Ils n existent 
pas, au sens d'être là dans le monde "universitaire". Ils comptent 
pour très peu et sont par conséquent responsables en grande partie 
du manque de dynamisme de la communauté universitaire. 

Il n'en tient qu'à vous, messieurs les professeurs, d'effectuer 
des changements profitables. 

Il n'en tient qu'à vous en un mot de cesser d'être des crou- 
lants.(I) % 

(I) expression*d'argot qui signifie des hommes sans aucune volonté, 
enclins au défaitisme et au manque d'énergie. Des "bonzes" quoi. 

(II) II faut faire les distinctions qui s'imposent. C'est ê au manque 
d'action collective de la part des professeurs que je m'objecte et 
non à* l'effort individuel remarquable dans plusieurs cas. 

■* JEAN GOBEIL, directeur. 




En taudis ant . e Semaine, deà A>i£i 



Sur la photo lo Nouvelle Bibliothèque de la Faculté de Mcdexjne à l'angle 
~>^ det rues SoïwerïêY er Cumborlond. ■— 



SEMAINE DE PHILOSOPHIE 



FEDE — 9 mars — Dés sour- 
ces généralement bien infor- 
mées nous annoncent que d'ici 
quelques temps, la Fédé se 
verrait allouer un deuxième 
taudis . . . euh! une maison, 
située à 609, rue Cumberland 
(à deux pas de la maison mè- 
re). 14 va sans dire que cette 
maison serait divisée en plu- 
sieurs locaux. Ces bureaux 
pourraient être mis à la dis- 
position des facultés à popu- 
lation étudiante nombreuse, 
e.i. les Arts et le Commerce. 
En plus, les Graduas pour- 
raient avoir un local à eux 
tout seul (ce sont des grands 
garçons vous savez . . .). La 
Société Dramatique ne serait 
pas o ubli ée ; un e sa] 
ra allouée pour leurs nombreu- 
ses répitftj<)ns. Espérons que 
ce sera pour bientôt. 



x Semaine du 11 au 16 mars 1963 



LUNDI 11 MARS: 

Concert de JAZZ à la Salle Académique. 8 heures et 
demi du soir. ' "~*~ 

MARDI 12 MARS: 

"Humanities în Arts; Re-evaluation?" 
Une discussion ouverte à la salle 135, Edifice des Arts, 
8 heures du soir. 

te Club d'histoire présente une CONFERENCE donnée 
par M. A. de Villiers. Le sujet: Les conséquences économi- 
ques de la Ségrégation Raciale en Afrique du Sud. Salle 140, 
Edifice des Arts, 8 heures du soir. 

Jeunesses Musicales. 

QUATUOR ALARIUS DE BRUXELLES (flûte, violon, 
viola). Salle Académique, 8 heures et trente du soir. 

t RS: ' < ' ■ 



organisée par les étudiants de la Faculté de Philosophie 
et de l'Institut d'études médiévales de l'Université de 'Montréal. 



Nouveaux 



Soirée Artistique: Invités d'honneur: Ronald Despré, 
Gille Diguard, Jean Chevrier. Salle Académique, 8 heures 
trente du soir. 

CINEMA: "On the Waterf ront" ; "Lonely Boy" (court 
métrage). Auditorium de Médecine, 8 heures du soir. 



17 au 23 mars 1963 



OUVERTURE 



Bureaux 



FEDERATION fc MARC: 



% 



le 17 mars, à huit heures trente du soir 
E Jcp e tttlOB M <'entre sëcîal 

Lancement des d#UI "Cahiers de l'A.G.E.lT.M." 
Existence et pensée (Jean Wahh 



•• * 



Bétail philosophiques 

DÉBATS 
au "Salon du ReetfeUr", à neuf heures de l'avant-midi 
Lundi Philosophie et Sciences politiques 
Mardi — Philosophie et Littérature 
Mercredi — PI)i|oaophie a! Religion 

Jeudi - Philosophie et Sciences 

CONFÉRENCES 

• - • 

publiques à huit heures quinze du soir 



"Lundi — salle H-llô -4 M. Gustave THIHON: 

"Tradition et mouvement" 

Mardi, à l'Auditorium. M. Ltienne GILSON: 

"Réflexions sur l'éducation philosophique" 

^ Mercredi, salie 11-415 - : M. Michel amiiachkh: 

"La philosophie dv< Sciences de Gaston Bachelard" 

Vendredi, salle M-115 — M. Raymond KLIBANSKY: 

. " Re g a r da sur l'homme" 

BANQUET 

a huit heures du soir Jeudi, le *-l mars, à l'Hôtel Lucerne 



Des travaux commenceront bien- 
tôt à la Maison des Etudiants, 611, 
rue Cumberland, en vue de trans- 
former une pièce située à l'arrière 
de la Maison, en un bureau mo- 
derne pour le trésorier et l'admi- 
nistrateur de la FEUO 

On y placera également la ma- 
chine à polycopier ainsi que les 
nombreuses filières qui encombrent 
Il bureau du président. Ces 1 tra- 
vaux, rendus nécessaires par le peu 
de locaux disponibles à la FEUO 
viennent à la suite d'une demande 
effectuée tôt cette année par l'exé- 
cutif de la Fédé. Il est entendu que 
l'Administration seule défraie les 
coûts de cette opération. 



JEUDI 14 MARS: 

Lancement de livre — Poésie étudiante — "Cahiers de 
poésie". 

Conférence du R.P. Benoit Lacroix o.p. "Présence de 
Saint-Denys-Garneau". Auditorium 'de Médecine — 8 heures 
du soir. 

VARSrTY PAYERS: "FINAL FROLICS" (Comédie Mu- 
sicale). Salle Académique, 8 heures trente du soir. 






VENDREDI 15 MARS: 

* CONFERENCE par John A. Oesterle Ph.D. (Notre- 
Dame), "The Rôle of Pleasute in Moral Life". Auditorium 
de Médecine — 8 heures trente du soir. 

SAMEDI 16 MARS: 

Après-midi : Patinage au Minto. 

Soir: Danse avec les BEAU .MARKS. 

MIMlifENOPr, Publiciste. 






». 



Propos sur Demain 



ien 



len 



par M. WILFRID DUBE 
professeur de philosophie 



Qu bien anglais ... ou bien 
français! Il semble bien que la 
tension actuelle nous presse de 
faire un choix, de décider dans 
quel camp l'on se place, sous quel 
drapeau (!) l'on se range. Je 
trouve coincé et pourtant, 
voue franchement que je n'rfï au- 
cun désir d'être ni l'un, ni l'au- 
tre. Je veux être ce que je suis, 
un canadien. 

Etre anglais, soit! Cela m'ap- 
porte nombre d'avantages prati- 
ques. Côtoyer la classe régnante, 
jouir d'avantages commerciaux, 
être soutenu par la majorité, 
courir de meilleures chances d'a- 
vancement, etc. . . . Mais au prix 
de quels sacrifices: réprimer les 



élans d'un esprit latin, négliger 
vingt années de formation, sa- 
crifier mes attaches à une cul- 
ture, prononcer mon nom de fa- 
mille avec un "ou" au Heu d'un 
i". 
Pourtant épouser la causé 
française entraine aussi ces diffi- 
cultés. Accepter d'être français, 
c'est premièrement être accepté 
des français ... Ce qui n'est "pas 
toujours chose facije. Et si on 
défend la causé minof"it«ure, l'idé- 
al de justice, la survivance d'une 
culture fertile et toujours fé- 
conde, on les défend souvent pour 
assurer le profit de certains poli- 
ticiens, certains financiers qui 
ont autre chose en vue que la li- 



berté du méprisé et l'avènement 
de la race. 

Le choix n'est pas facile . . . 
Et entre thèse et antithèse, je 
choisis d'être canadien. Est-ce 
une synthèse? Un compromit? 
Une réalité hybride? Fusion ou 
confusion? Enfin existe-t-il quel- 
quechôsév-è laquelle cette épithète 
puisse être attribuée. 

Beaucoup disent: non! En quoi 
ils ont partiellement raison, mais 
beaucoup plus tort. C'est vrai, il 
n'y a pas de réalité canadienne. 
Pourquoi? Parce que "être ca- 
nadien", c'est être vivant ." « . 
Un Canadien ce n'est pas une 
chose faite, c'est une chpse à 
faire. C'est un nouvel être, enga- 
gé dans Une condition physique 
exceptionnellement riche, projeté 
dans une situation sociale en 
pleine effervescence. Il lui faudra 
arracher à la terre son trésor, il 
lui faudra guerroyer pour sur- 
nager les troubles qui cherchent 
à le désunir, le diviser, à émas- 
culer un coeur qui a laissé des 
preuves saillantes de sa virilité. 
Et ce s^ngTn'est ni français, ni 
anglai/T . . c'est un sang cana- 
dien! 



C'est toujours plus facile d'a- 
dopter une des deux position ex- 
trêmes. Lés enfants s'amusent 
sur les balançoires, l'adulte re- 
cherche l'équilibre. Rester ^en- 
fant, cela nous épargne la diffi- 
culté de grandir, de nous cons* 
truire nous-mêmes. Car nous 
sommes canadiens, "d'un océan 
à l'autre" et personne n'a le droit 
de capituler devant les difficultés 
géographique sociale» ou - polU 
tiques. 

Un canadien ce n'est pas un. 
assimilé. C'est quelqu'un de neuf 
. . . Un canadien refuse de con- 
fondre 1763 avec 1963 ... Un 
canadien refuse aussi de se join- 
dre aux pleureuses à gages qui se 
lamentent au pied du mur du 
souvenir. Un canadien c'est quel- 
qu'un qui voit le monde d'un oeil 
rtord-américain, qui voit la di- 
mension planétaire de l'événe- 
ment politique et social," qui se 
rwid compte qu'il lui faut être 
plus que bilingue, il faut être po- 
lyglotte. Un canadien sait que 
mieux connaître, c'est compren- 
dre et tolérer. Mais tolérer ce 
n'est pas courber, fuir ou divor- 
cer, c'est "faire face".— — 

Un canadien c'est celui qui 



n'accepte de perdre rien de ce 
qui l'a formé. Les eaux poisson- _ 
nèuses des nîaritimes, la fière ci- 
tadelle .dé Québec, le fleuve, la 
Laurentie, les grands lacs*, voilà 
un canadien. Les déserts blancs 
et glacés du nord, les plaines on- 
duleuses et blondes de l'ouest, 
voilà un canadien. La fraîcheur 
des Laùrentides, le mystère des 
Rocheuses, voilà un canadien. Un 
canadien parle anglais et fran- 
çais comme un canadien. Il con- 
naît des poètes, ses romanciers, 
des deux langues,.- faibles ou gé- 
niaux. Il est fier des Thompson, 
des Jackson, des Kerr comme des 
Péllan, des Riopelle, des de Ton- 
nancour. Un canadien est cana- 
dien d'un océan à l'autre. 

Je n'oublierai jamais le jour, 
où, visitant nos édifices parle- 
mentaires, accompagné d'un vieil 
ami haitien, octogénaire, celui-ci 
m'arrêta, émerveilfë devant cet 
édifice, qui, à la fois, parle de 
nos grandeurs et crie nos misè- 
res. "Il faut être fier de te dire 
canadien!" dit-il. Je lui répon- 
dis: "Je le suis!" 



Le bal annuel de la fédéra- 
tion aura lieu au Château Lau- 
rier, LE VENDREDI 21 MAL 

La soirée débutera par un 
coquetel vers 7:00 du soir, sui- 
vi d'un banquet et enfin du bal 
qui devra se terminer vers 
1 :00 du malin. Le programme 
musical a été confié à l'orches- 
tre de Barney Ross et il sem- 
ble que l'orchestre jouera sans 
interruption. Cette année, ch;^ 
que faculté doit organiser 



son propre après=bal. 

Comme à l'habitude, l'habit 
de soirée (cravate blanche et 
robe longue) est de rigueur. 
Le coût du billet, qui-fan der- 
nier était -de $12.00, est fixé 
à SU). 00 — une économie de 
$2.00. 

Veuillez consulter les pro- 
chains numéros de La Rotonde 
pour obtenir de, plus amples 
renseignements. 

Le comité. 



<£e àùfCo qu* cadette &.paptf/L 




Si ■!-.' N 

p4i .1: . ■ ,w 1! I« 

dev! nt, a 

VP U I CUTÏÎ 

rechange GKATtnTt— 



SEULEMENT 



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ST-LAMRERT, QUÉBEC 



Wilfrid M. Dubé, 
professeur de philo. 



DANSE 

AULAKESIDE GARDENS 

PARC BRITANNIA 



9 à 12 P. M. tous les samedis - Orch: Al. Dionnc 



N.D.R.L. 

Merci beaucoup pour une répara- 
tion effectuée en vue d'améliorer 
"notre taudis", (pardon .... la 
Maison des Etudiants!) Il reste, 
malgré tout, que le président aura 
enfin, après seize ans d'attente, un 
bureau à lui seul. Un autre pas de 
limaçon accompli dans la marche 
vers la construction de notre Cen-' 
tre Social. 



Vol à la Fédé • . . 

Un vol a été commis vendre- 
di soir dernier à Ta maison des 
Etudiants entre huit heures 
trente et neuf heures et 
quart du ■oll. Op » défoncé, la 
porte d'un bureau situé dans 
la cave et on a volé une camé- 
ra ainsi que dé l'équipement 
photographique pour un» va- 
leur de trois cent dix dollars. 

L'incident a été rapporté 
par (ilen McSweeney, direc- 
teur d'Ottaviensis et pho- 
tographe officiel du campus. 

Il va sans dire que si c'est 
un étudiant qui a commis ce 
délit, c'est un geste criminel 
qui se passe de commentaires 
... A cet effet une récom- 
pense de vingt-cinq dollars est 
offerte par l'exécutif à quicon- 
que rapportera en bon état les 
objets volés À la Maison des 
Etudiants avant la fin de l'an- 
née scolaire. 



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Jean-Louis Brown, trésorier 
236-1675 



JOURNAL FRANÇAIS DES ÉTUDIANTS DE 
L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre spécial de la Presse Etudiante Nationale 

DIRECTEUR: Jean Gobeil 
Rédacteur en chef Chef des Nouvelles 

Guy Robitaille . Pierre Galipeau 

Secrétaire à la Rédaction- Gaston Fortin' 

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Actualités Sportives: Orner Monfils- — Maurice Pelletier — 
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Rédacteurs: René Rosberry — Germain Dion — François de 
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— Murray Maltais. 

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sette 4-- Line Pierret. ■»*- • 

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Autorisé comme enwi postal de seconde classe, 
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Le 11 mors 1963 



LA ROTONDE 



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Le H mort 1963 



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Fossoyeur 



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ciitiGM* de Mwvuuf. MaitaU 



CALEPIN D'UN RATOUREUX 



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Le rôle d'un "music-hall" Raymond Duquette s'est ré- 
est selon moi, de plaire à tous vêlé excellent imitateur du 
les 'goûts. Si l'on en juge par Père Gédéon et d'autres per- 
les applaudissement de la soi- sonnages "canayens". Je lui 
rée du 1er mars, le dernier dis bravo! Mais je me tais 
"music-hall" a remporté un pour son interprétation de la 
franc succès, et j'estime, sans chanson. "La drave"(?) de Le- 
crier au grand talent, avoir clerc. L'absence de musique, 
passé une agréable soirée. la transition trop brusque du 

comique au sérieux a pesé sur 

Les décors étaient peu cou- leg spectat eurs. 
teux et formaient une atmos- 



SOLITAIRE . . . 



L'enfant prodigue demanda son héritage et partit. H dépensa tout, sennu.va, reMnt. 
So S P tua fe veau gras. On festoya 'en l'hortneur de son retour. 
Moralej Partez de chez vous, on vous appréciera beaucoup plus. • y 

tous les chemins mènent à Rome." . ' - • 

Je suis non non-conformiste: le mien ne mené nulle part. 



Un seul Dieu tu adoreras 

Et aimeras parfaitement. • - Y 

Le trouble dans tout cela, c est <Ten choisir un. 

— Y 

M'aimes-tu? * 

De tout mon muscle. 






Vérité: mère fie tous les vices. 



- Ma planète 



u-n 



J'habite une au re planète, dans une autre galaxie, dans un autre amas de ^axies 

Dans un autre amas de galaxies, il y a un ".groupe fed". Parmi les galaxies de cet 

amas, il v en a une en particulier que je connais: le système de la voie actee.Dans 

un des bras de la voie lactée, il y a une petite étoile, très ordinaire: le soleil. Ce soleil 

est le centre d'un petit svst/me de corps célestes qui tournent autour de lui. Farmi, 

ces corps il v a une petite planète habitée par des êtres pensants. Ces êtres pensants 

sont divisés eh petits groupes. Chacun de ces petits groupes possède sa petite vente. 

Et ces petits groupes font la guerre entre eux afin de prouver a l'autre que sa vente 

est la meilleure. 1 Il y a même un petit homme ... Ce petit homme, c'est toi, lecteur» 

et tu connais sorrhistoire mieux que moi. i ^ %T à n .. 

v__ , ■'■NABli 



ie groupe satirto^ie-des— Jr 

phere de fête. * w \l M . , . 

^ M.C. nous a bien montre le n- 

L'ensemble musical de J.P. dicule du. "Clair de lune à 

Alain fut assez bon. Il retenait Samte-Tite". Je regrette amè- 

l'attention des spectateurs, rement que l'effeuillement 

tout en comblant le vide des n ' a it pas eu lieu. Ce sera pour 

spectacles sans musique. L'in- une autre fois. 

terprétation des pièces de jazz j^' cnanaon8 créoleg des 

ne fut pas divine, certes, mais „ Carrabeans » ont mis une tou . 

elle ne manquait pas de souf- che exotique à cette so[rée 

'•"■ Très- bonne interprétation. 

Anne Légaré, sur un ton un Amlré Bastien-peut se van- 
peu déclamatoire, nous a bien ter de > connaîtr e son saxopho- 
fait sourire. Son choix de po- ne bien que je n'aie aimé cer- 
èmes était judicieux, et ces tames de seg variations> Q ues . 
derniers contenaient un comi- tion de goût 

que délicat et subtil. 

La sympathique Josette 

Le pianiste Mike Shea plut Biais s'est bien tirée d'affaire 

au public qui lui a demandé un tout en ne manquant pas de 

rappel. Ce genre de musique naturel. Signalons toutefois 

ne me touche pas, mais je pen- qu'elle était trop soprano pour 

sç être juste en affirmant qu'il "Allez, venez Milord" et des, 

est excellent dans ce domaine, chansons de ce genre. — - 



Quant à la leçon de danâ*e Bravo aux "What Four", 

donnée par Francine Maillot Leur interprétation, le choix 

et Claude Bibeau, je dirai des chansons, ne manquait ni 

qu'elle ne m'a' rien appris et de goût, ni d'équilibre. Ils 

m'a laissé indifférent. Enfin, iront loin. 

Pita savent danser et nous l'ont DeSale Gauthier sait se ser- 

bien montré. v ir de se* mains. Tous les * 




£ < I 




\ 



V 



L'HOMME QU'IL 
NOUS FAUT! 






! 



C'est un homme de trempe, un homme qui va de l'avant avec force et 
détermination. Mais il sait aussi faire preuve de bon sens— il sait 
reconnaître instinctivement une bonne occasion quand elle se présente. 

Cet homme, c'esTpëlot^tre vous. Dans ce cas, venez discuter avec 
nous de l'avenir prometteur que vous réserve Traders. Un généreux 
salaire de début— et des.possibilités illimitées pour l'avenir dans une 
des industries les plus dynamiques du Canada. 

ParléVen à votre conseiller d'orientation professionnelle .bu, mieux 
encore, passez nous voir en personne. Vous découvrirez que Traders— 
peut vous offrir exactement le genre d'avenir que vous désirez. 



TRADERS 

„ FINANCE CORPORATION LIMITED 

Membre du groupé, de compagnies Traders 



spectateurs ont pu s'en con- 
vaincre en suivant ses diffé- 
rentes évolutions de jongleur. 
Un gros bravo. 

Il y a de la révolte et du dé- 
goût chez le chansonnier Jean 
Thevrier, mais aussi un élan 
vers le beau. Tout cela équili- 
bre son tour de chant et nous 
fait prédire son succès. Un au- 
tre gros bravo et encore des 
chansons. 

Il reste le maître de céré- 
monie. Ce dernier s'est bien 
acquitté de sa tâche, mais 
quelques farces sonnaient 
faux. Question de goût. Espé- 
rons que la prochaine fois il 
sera moins guindé. 

En conclusion, disons qu'on 
pourrait très bien faire deux 
"music-hall" par année. C'est 
ce que je suggère au comité 
et le félicite pour le dernier. 

Murray Maltais. 



Mérite Etudiant 

L'organisateur de la soirée 
Honneur au Mérite Etudiant, 
Robert René de Cotret, nous 
informe que le Banquet du 
Mérite Etudiant aura lieu 
samedi, le 23 mars', à l'Hôtel 
Duvernay de Hull. Les coûts 
de cette soirée sont défrayés 
entièrement par la Fédéra- 
tion de l'Université d'Otta- 

"wa. 
- Sur invitation seulement - 



/• 



. 



— 






te 11 mars 1963 






..*.._ 



LA ROTONDE 



Page 5 



-LL- 



1 



La machine à Real 





40 cours de plus cette année 



T 



Ottawa, le 7 mars." — Un 
grand total de 217 cours, soit 
environ 40 de plus que l'année 
dernière sont offerts cette 
année par l'Université d'Otta- 
wa dans son programme des 
cours d'été, a-t-on annoncé 
aujourd'hui. 

La session annuelle d'une 
durée de cinq semaines des 
cours supéri e ur! et du bacca- 
lauréat débutera le 2 juillet 
avec une inscription qui sera 
supérieure, croit-on, à celle 
de 2,668 étudiants, enregistrée 
l'été dernier. 

Le dernier jour pour rece- 
voir les demandes d'inscrip- 
tr ou sera l e K> jtmir L e s ex a^ 
mens auront lieu les 8 et 9 
août. 



La plupart des facultés, éco- 
les et instituts prennent part 
au programmé. d'été, permet- 



tant ainsi, à ^'Université d'of- 
frir une grande variété de 
cours dans différents domai- 
nes., ' 

6mme par les années pas- 
sées, des étudiants des 10 pro- 
vinces, de plusieurs états des 
Etats-Unis et d'autres pays 
s'inscriront en masse le jour 
de l'ouverture des cours au 
Centre sportif de l'Université, 
255, avenue Henderson. 

Des professeurs désireux 
d'augmenter leurs qualifica- 
tions constituent une bonne 
partie des étudiants aux cours 
d'été, et il y a aussi des étudi- 
ants à temps partiel, désireux 
de profiter de leurs vacances 
d'été pour "acquérir d'autres 
crédits académiques. 

Les cours dans la plupart 
des sujets offerts seront don- 
nés six matinées par semaine 



comme dans les années pas- 
aéesjt L'Université a cependant 
/yihoncé aujoùrcThui qu'à 
cdrripter de 1964 la session des 
cours d'été durera six semai-, 
nés et qu'il n'y aura pas de 
cours le samedi. 

€es cours sont organisés par 
le v département de l'extension, 
dont le directeur est le R.P. 
Forcier, o.m.i. On peut se pro- 
curer des calendriers des 
cours d'été, en s'adressant à 
ce département, à 165, rue 
Waller, ou au téléphone à 
235-6751, poste 278. 

Ce département offre égale- 
ment plusieurs cours du. soir 
durant les mois d'été. 

Les cours pour lesque ls il 
n'yaura pas assez de demari- 
des d'inscription seront can- 
cellés. 






• la nouvelle acquisition du trésorier de la FEUO. 

• "Ce que tout jeune homme «devrait avoir pour vaincre la résistance de 
toute jeune fille. A* 

• la solution à tous vos problèmes! Ni 



// 



"Un magazine étudiant 



CAMPUS CANADA 




Enfin la FNEUO publie son 
magazine. Après une lecture at- 
tentive du premier numéro de 
Campus Canada" il me semble 
utile de faire certaines réflexi- 
ons sur le bilinguisme à la FN 
KIT, tel qu'illustré dans ce nu- 
méro, j 

La qualité et la quantité de la 
participation française est bon- 
nè\Mais la présentation . . . ouf! 
pfrtfRvTabord. on nous assomme 
xfirfecj an page 3., une très mau- 
nw/ adaptation" française de 
i .(litorial. Entre autres défauts 
j ai relevé une^dizaine de cons- 
tructions fautives et des fautes 
d'orthographe, et encore des fau- 
tes d'orthographe. Que djre du 
sous-titre des articles sur le fé- 
déralisme: "Deux canadiens se 
concernent avec le Canada". Ro- 
ger Richard sera surpris de trou- 
ver en- tête— d'un paragraphe de 
son article sur le mariage étu- 



diant le sous-titre "Féliciter la 
tâche", là où il a sûrement écrit 
"Faciliter la tâche". Il y en a 
tellement que j'ai été tenté de 
conclure, avec le Carabin, que: 
"c'est la connerie des conneries ". 
- Mais, si je ne suis pas prêt 
à m'associer à cette opinion, il 
me semble que ce magazine est 
une autre preuve de l'inanité des 
entreprises bilingues. Campus 
Canada est dirigé par une équipa 
de six; un seul est canadien-fran- 
çais. Que dire de la coordination 
entre les deux groupes ethniques 
alors que l'éditeur avoue que: 
"Ronald Sabourin, of the U. of 
M., did an excellent job of col- 
leeting the French material- on 
shojrt notice". Mais que diable 
allait-il faire, dans cette galère? 
Pourtfttoi pas une revue d'expres- 
sion française sous l'égide do la 
P.E.N .'.' ' 

Alphonse MoHssetts. 



À l'heure 





ak .. •— "7 




John A. Oeaterle (PhD) donnera 
une conférence vendredi le II mars 
sur "Le Hait du Plaisir dans la Vie 
Morale". Cette conférence aura lieu 
a l'Auditorium de Médecine à huit 
heures et trente du soir. 



A**ne. pas manquer 

"FINAL FROLICS" 

Jeudi, 14 mars 



1 



CONGRES POLITIQUE A MONTREAL 



L'an 
site de Montréal 



dernier, le Club de Relations Internationales des étudiants de lTniver- 

treàl organisait un Congre* dépolitise internationales où furent invités 

les étudiant! des universités de la province, ainsi qu'un bûS nombre de collèges 

classiques. Des personnes, réputées dans le domaine de l'éducation, qn1 déclaré qu'un 
congres tel qu'organisé par notre Club de Relations Internationales offràM encore 
plus qu'une enrichissante rencontre d'étudiants: il constituait un merveilleux stimu- 
lant a mie connaissance objective du. monde international, ainsi <|iio "l'amorce" d'un 
mouvement de fraternité universelle. s 

- < 

Or. cette année, durant la fin de semaine du 15 au \1 mars, notre Club 

tiendra un Congrès qui promet de doubler l'enthousiasme de l'an dernier. Ton., les 
étudiants y sont Invités. Le prix de l'inscription nVst que !•' $2.75. Il couvre toute» 
les activités du Congrès, y compris le banquet et la danse. 



FORMlLi: D'INSCRIPTION 



Nom de l'Institution 



Nom du participa nt 

Adresse 
Téléphone 



du travail 




de la détente 




du rendez- 




ri î. t ■ ■ 



^ 



Cl inclus $1.00 — La solde (*1.75) devra être payée à l'arrivée. 

Les formules d'inscription doivent nous parvenir pour le S mai*. On doit écrire a. 

Club de Relations Internationales. ^ 
■ • - 2982 ave. Maplewood. ^W 

MonrVéal. , 

». 
Pour tout détail supplémentaire, on i>eut conimimiuui'r par téléphone à Montréal 
avec Mlle Andrée Lecours, assistante-secrétaire, R A '2-4988. , 



La cîgnxette 

FILTRE 



P/at/eÇâ 









la rilus savoureuse des cigarettes 
à bout filtre 



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LA ROTONDE 



Le H mort 1963 



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CALENDRIER ART4STIQUE 

THÉÂTRE 

Kps billets sont en vente, actuellement, pour les-repré- 



sentations de Stratford, ,cet été. 

Troilus and, Cressida — Cyrano de Bergerac 
The Comedv of Errors — Tiinon of Athens 

Allan's f ravel Service, 63, rue Sparks 
19, 20, 21 mars - Théâtre du Pont Neuf 

Académie de la Salle - 8.30 p.m. 

Le temps des lilas - Marcel Dubé 



28, 29. 30 mars - Société Dramatique 

Salle Académique - 8.30 p.m. 

Le malade imaginaire - Molière 

Montréal: Orphéum - Irma la douce - comédie en musique 

Stella - Patate - Marcel Achard 

Comédie canadienne - Le marchand de Venise 

Shakespeare 
Gésu - L'Auberge des morts subites - Félix Leclerc 

CINÉMA 

Le Hibou - 17 mars - Harp of Burma - de Kon Ichikawa 

Little Elgin - Through a Glass Darkly - Bergman 
Snowdon - Montréal - Phaedra - "quand une tragédie 

n'est pas trahie" 

PEINTURE 

Galerie Camille Hébert, 2075, rue Bishop, Montréal 



Henriette Fauteux-Massé 



SPECTACLE 



Capitol - 8.30 heures - 6e Concert Tremblay 
Cary Craffman - pianiste 



A NOTER 



Nouvelle galerie d'art à Ottawa: 

Little Blue Barn 
48 ch. Northside, Bell 's Corners 
mardi, mercredi, samedi, 10 à 5.30 heures i* 
jeudi, vendredi, 10 à 9 heures. 



Recueil 



Bë 



Poésie 



Fiche minute 



- 14 mars - 



M. Jeon Ménord, profes- 
seur de français à la faculté 
des Arts nous informe du 
lancement d'un "Recueil 
de Poésie" jeudi le 14 mars 
à 8 heures du soir dans l'am- 
phithéâtre de la faculté de 
Médecine. 

Publiés aux éditions du 
Coin du Livre, ces "Cahiers 
| de Poésie " contiennent un 
peu plui.de soixante poèmes 
écrits par une vingtaine d'é- 
tudiants de l'Université 
d'Ottawa. 

Tous les étudiants de 
l'Université d'Ottawa sont 
invités à venir encourager 
"Leurs poètes."- 



NOM: 
PHOBIE : 
mSROTTE : 
PANOPLIE : 
POURQUOI : 
AMBITION : 
PREDILECTION : 
INFLUENCE : 



Tex Lecor 
la mort 



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l'alc o ol *£tf. 

ma ferbe 

j'ai pas l'air imberbe 
le meilleur 
Taverne Royal 
mon chien 



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Le 11 mars 



1963 



LA ROTONDE 



Page 7 






• 



Pour la troisième année consécutive: 



* % 




. 



V - 



L'université d'Ottawa termine 





saison 





LIGUE OTTAWA ST- LAURENT 






... 



~PJ ' G 



N BP BC\ Pts 



■V 



*1. Université d'Ottawa 

2. Sherbrooke 

3. R.M.C. Kingston 

4. Sir George William 

5. Loyola 

6. MacDonald 

7. Carleton 



par François Robichaud 

Pour la troisième année consécutive, l'Université d'Otta- 
wa peut s'ennorgeuillir du fait que son équipe de hockey ait 
terminé la saison en tête du classement de la Ligue Ottawa- 
§t-Laurent. En effet, la puissante équipe du Grenat et Gris 
sous la direction de son instructeur Gaston Marcotte, n'a 
perdu que deux parties cette année. De plus, le cerbère 
Georges Michaud n'a alloué que 38 buts pour conserver la 
meilleure moyenne chez les gardiens du circuit — soit 2.71. 



t. 



' 



14 .3 9 g 50 



TEX LECORS 



La Société Dramatique de l'Université d'Ottawa 






présente 






i 



s4e TftcUadè ^m^ùuicre 



Sanu-di *<.ir, au café le Hibou, nous assistions aux deux 
derniers tours d« chant du "Canayen" Tex Lecor. Nous lui 

avons demandé: 

UNE BIOGRAPHIE: 



Pièce en 3 actes de Molière 

Argan Gérard Gravelle 

Toinette "•■■ Hedwige Herbiet 

Beline Hélène Beauchamp 

Angélique Pierrette Vachon 

Louison Pierrette Vachon 

Cléaute : Gilles Lamer 

Béralde J Jean-Louis Fujs 

Le Notaire '..: Jean Lfefebvre 

M. Diafoirus i » Jean Lefebvre 

Thomas Diafoirus : Claude Le Moine 

M. Purgon 1......^»^,... Guy Désilets 

M. Fleurant : .*. ..». Robert L'Heureux 

28, 29, 30 mars Mise en scène: Jean Herbier 



. ' Je suis né a Saint-Michel de \Ve ntw orih; j'ai fait partie 
de la marine marchande pondant deux ans; ai complète 
six ans pétiole au* lieaux-Arts de Montréal- Je suis pein- 

f{ tre et sculpteur; je chante depuis deux ans. 

UNE (T)NTKPTION DE LA CHANSON CANADIENNE: 

("est de la chans<mii<' t^- française. Vigneault. 'Leclerc, 
Gauthier sont des eXCekions. .l'aime Jean-Pierre Ferland. 
Jacques Labrecque-^P »n excellent "interprète". La 
chanson est le moyenne plus rapide d'expression. 

ET LES ETUDIANTS: 

il le meilleur public, Dfl sont formidables. (Tex nous 
((.'(liera d'ailleurs une chanson ce S OJTp ^ nous les -étu- 
diants d'Ottawa). 

LA LIBERTE SELON VOUS: 

Je ne suis pas libre. Je veux y arriver. La liberté .c'est 
le droit de s'exprimer, de dire ce que l'un pense, de faire 
ce que l'on doit faire. f 

OPINION SUR LE MONDE CONTEMPORAIN: 

Perdu complètement. s \ 

UN PEINTRE PREFERE: 

•Roberta ... il est dur et simple. 

ET yABSTR ACTION: *,- ' . 

L C'est un moyen facile. . 

IN VOLUME QUE vois AYEZ AJME: 

Jean Narrache . . . c'est dans ma langue, c'est typique- 
Adagio aussi. 

POURQUOI CE "LANGAGE SPECIAL" de vos CHANSONS:' 

C'estgna langue. Je ne la force pas. Je veux provoquer 
les gens, leur faire dire ce qu'ils ont dans la tête. 

PROJET D'AVENIR: 

Je veù3 faire connaître le véritable folklore canadien. 

Nous avons appris au Hibou que Tex I 4 ecor représentera 
le Canada et son folklore n un festival qui aura lieu en Russie 
très bientôt. Nous lui souhaitons bon voyage et bonne chance. 

HELENE et JACQUES. 



8. Bishop's 



14 



47 



83 



♦Depuis son entrée dans le circuit Ottawa St-Laurent il y a trois ans, l'équipe 
de l'Université a terminé en tête du classement à trois reprises. 



v 



I 




OFFRE AUX DIPLÔMÉS D'UNIVERSITÉ 
LA POSSIBILITÉ DE SE FAIRE UNE 
CARRIÈRE DANS SES SERVICES TECH- 
NIQUE, ADMINISTRATIF ET NAVIGANT 

...UN OFFICIER DU PERSONNEL DE 
L'AVIATION SE RENDRA À VOTRE 
UNIVERSITÉ EN VUE D'ACCORDER UNE 



À TOUS LES ELEVES DESIREUX D OBTENIR UN EMPLOI 
PERMANENT DANS L AVIATION 




hvJR ÏOUTE ENTREVUE, ADRESSEZ-VOUS AU 
RUREAU DE PLACEMENT DE VOTRE UNI VERSITI 



VENDREDI le 1er mars le 

club se rendait dans là .Métro 1 
pôle pour y disputer les deux 
dernières parties de la saison. 
Le Collège Loyola qui occu- 
pait la quatrième position se 
devait de remporter la victoire 
pour se permettre de partici- 
per aux éliminatoires. Par 
ailleurs, nos porte-couleurs 
voulaient s'assurer de la tête 
du classement de façon déci- 
sive. Ils y ont réussi, à mer- 
veille ajoutant un blanchissa- 
ge à leur record fort impres- 
sionnant. La joute fut rude, et 
l'on sentait que les Warriors 
allaient combattre jusqu'à la 
fin. Pendant un accrochage 
entre Gord Làckenbauer et le 
joueur de défense Jean Gre- 
nier, J.H\ Hébert, le franc- 
tireur du St -Jérôme, en profita 
pour compter stfns aide. 

A la deuxième, a/icun club 
n'eut vraiment l'avantage et 
les montées se succédèrent à 



vive allure des deux côtés. Ce- 
pendant w Bob" Rochon eut 
raison du gardien Bruce Mc- 
Kay pour marquer le dernier 
but de la partie. 

AJa troisième, Loyola de- 
vait tenter l'impossible, mais 
leurs efforts s'avérèrent inu- 
tiles, et cela malgré la parti- 
sapnerie évidente des arbitres 
en leur faveur. 



SAMEDI le 2 mars 

Après une randonnée au- 
tour du Mont-Royal, l'auto- 
bus nous transportait à l'Aré- 
na de l'Université McQill pour 
rencontrer les Mâroons de Sîr 
George Williams. 

Bien que cette joute comp- 
tât peu pour Sir George Wil- 
liams, qui était assuré de la 
quatrième position, elle don- 
nait un avant-goût des élimi- 
natoires qui auront lieu les 8 
et- 9 mars prochain au Collège 
MacDonald. 



- Résultats des éliminatoires - 



8 mars 



9 mars 



Ottawa 5 



Ottawa 5 



Sir G. -Williams 3 Sherbrooke 6 



A. 



Félicitations à l'équipe et à son instructeur pour une 
excellente année ! 



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LE 



CARNET 



DU 




LA ROTONDE 



Bureau élit 



Le H mort 1963 



Président des 
Sciences Sociales 



MAJOR BEAUBIEN 



ro 



Lf 



, 



Pimpante, piquante, entraînante; tel. sont les trois qual.f.- 
catifs qu'il faut employer envers la comed.e mus.cafc que les 
élèves de la faculté des Arts préparent pour le jeud, 14 mars 
Créée par MM. Mike Shea. Peter Mandia. Ray Verdon et Richard 
Anka. la revue "Final Frolica" déborde d'esprit. 

Grâce à un stratagème qui a consacré leur réputation dans 
les Rocheuses. 'les auteurs emploient l'esprit français et le 
servent avec une sauce britannique entachée d'un soupçon d ame- 
ricanisme. 

J'ai assisté à une avant-première qui m'ai tout simplement 
séduit. L'esprit court, vole et se venge littéralement. Le tout 
saute, nous entraîne à tou* allure, le sourire aux lèvres, a 
travers le dédale des problèmes sérieux qui prennent aujour- 
d'hui la vedette sur la scène canadienne. 

Guidés par un sens aigu de la réalité, les auteurs ont exploité 
| fond le thème du séparatisme. Ils y ont mêlé l'atmosphère 
antique, les institutions universitaires comme l'Albion et le 
radicalisme des séparatistes. Mais le succès de la comédie musi- 
cale reposera certainement sur l'allure endiablée que prend le 
tout. 

Pimpante elle l'eSt parce qu'on y retrouve l'esprit *»rabin 
que l'on voudrait tant voir évoluer sur le campus de l'Université 
d'Ottawa. Piquante parce qu'elle révêle un sens aigu de l'obser- 
vation et un talent satirique exploité au maximum. Enfin, en- 
traînante parce que l'on y retrouvé'ce souffle humoristique qui 
saute d'un sujet à l'autre et ironise le tout. 

Je ne peux que mettre ma parole en jeu pour assurer les 
spectateurs d'une soirée récréative qui en vaut vraiment la pejne. 
Comme l'institution menée à bien par les Vestales des Sciences 
Domestiques, la revue présenté* par l'élément anglais de la fa- 
culté des Arts est digne d'être mentionnée et surtout d'être 
encouragée. En fait on peut l'apparenter à la revue annuelle 



. -. 

Les Vestales! 



) 



C'est par une voix de ma- Michel Légère, soit une majo- 
jorité seulement que M. Ed. rite de 6 voix seulement. . . 
André Robert Va emporté sur Devant l'égàhte de Robert 
son adversaire, M. Robert et Campbell, le président des 
Campbell, aux élections à )a élections, après recomptage, 
présidence de la faculté des n'avait dfeutre alternative que 
Sciences sociales. Le dépouil- de se prononcer en faveur de 
lement du scrutin mettait les l'un ou l'autre. Sa décision n a 
deux candidats sur un pied pas eu l'heur de plaire aux 
d'égalité avec 94 voix chacun, supportéurs de Campbell qui 
Et c'est le président des élec- ne manquèrent pas de mon- 
tions, M. Gilbert Bureau, qui "trer leur mécontentement. 
a donné la 'majorité (sic) à i La campagne a la vice-pre- 
Robert en lui accordant son sidence comme àja ^présidence 
vo te a été menée d'une façon fort 

— *■'"• active et le résultat du -vote 

--vOuant^Ja viee-préôidence, révèle l'intérêt des étudiants 
la victoire "a également été relativement aux élections, 
tort contestée^ M. Denis Po- Sur un nombre possible de 232 / 
thier a otitenu 83-voix compa- voteurs, 188 se sont rendus j- 
rativement à 77 en' faveur de aux" urnes, soit 81%. 

La médecine aura $7.00 



M. PJ$p>i*i! 



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La faculté de Médecine aura 
dorénavant la même ristourne 
que les autres facultés gradu- 
ées. Eh effet c'est à la dernière 
réunion du Grand Conseil de 
la <• Fédération que le Grand 
Conseil a voté à l'unanimité 
de remettre sept dollars sur un 
montant de treize aux étudi- 
ants de Médecine. Jacques 
Souadjan, président de la fa- 
culté de médecine a accueillit 
la nouvelle avec enthousiasme 



et a exprime la conviction que 
la faculté participerait doréna- 
vant d'une façon régulière et 
enthousiaste aux activités de la 
FEUO. "Notre participation 
active au Comité Constitution- 
nel démontre déjà que nous 
sommes prêts à collaborer en- 
tièrement à l'unité de la FE- 
UO." Cette décision met fin à 
deux années de querelle entre 
le Grand Conseil de la FEUO 
et la faculté de Médecine. 




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JEAN-LUC PEPIN, professeur de sci- 
ences politiques à l'Université d'Otta- 
wa, animateur de plusieurs émissions, 
télévisées, ainsi que commentateur 
politique, a été choisi candidat du 
parti libéral dans le comté de Drum- 
mond-Arthabaska. Plus de 400 parti- 
sans ont préféré M. Pépin à son ad- 
versaire, M. Samuel Boulanger, qui 
représenta le comté de 1957 à 1962. 
En juin, l'année dernière il s'était 
fait ravir son siège par un créditiste. 



que la faculté de Droit Civil présente à la communauté étudiante. 
Les Vestales des Sciences domestiques reçoivent à dîner, 
chaque mardi midi, un petit groupe de gastronomes choisis. Le 
repas est servi selon l'étiquette impeccable que nos bachelières 
en chaudrons s'efforcent d'apprendre. Le ^put est servi chaud 
avec un sourire engageant qui nous invite même à mâcher la 
vaisselle. Il s'agit là d'une institution digne de mention et sur- 
tout digne d'être encouragée. Mais il existe un trait amusant 
à faire ressortir chez ceux qui fréquentent le temple des Vestales. 

La majorité des convives sont des étudiants en droit. Ils 
s'introduisent dans l'édifice par la porte de côté, pénètrent dans 
le sanctuaire et, en bons disciples de Thémis, entament une 
discussion sur la profonde philosophie" "Caouettienne", ou bien 
se concentrent à se rappeler lès moindres détails de la cause de 
viol qu'ils viennent d'étudier. 

Pendant ce temps, l'hôtesse-vestale qui a préparé le repas 
et qui les accueille, tente de leur mettre un cabaret à la 
main, les dirige gentiment vers les autees futures bachlières 
quijattendent patiemment pour déposer la nourriture dans leur 
cabaret (même si l'assiette chaude leur brûle les doigts), les 
tire gentiment par des gestes avenants et leur indique la, 
"station-service" des breuvages; finalement nos compères se 
retrouvent à table. 

Pendant ce temps, les nouveaux initiés se tiennent bien 
tranquilles, attendent patiemment leur tour et se retrouvent,' 
brutalement transportés dans l'atmosphère accueillante de la 
salle à dîner. 

Parle, mange, discute, parle, mange, discute, s'énerve, sou- 
tient une thèse fantaisiste, rit aux larmes . . . parle . . . mange . . . 
discute... Ouf! le repas est fini. Vite, vite le Bromo Seltzer! 

Ils ont besoin d'une aide pour leur digestion non pas parce 
que la nourriture, n'était pas adéquate mais parce qu'ils ont 
trop parlé et trop discuté. Il s'agit tout simplement d'une indis- 
gestion de mots! ,__ 







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